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17.08.2010

Régulation de la circulation à Abidjan - La BRMC est née

Circuler avec un engin motorisé à plus de deux roues à Abidjan n'est pas une tâche aisée. Et pour cause, le nombre sans cesse croissant de voitures en circulation et surtout le comportement peu orthodoxe de certains chauffeurs au volant qui très souvent occasionnent des embouteillages monstre sur certains axes au heure de pointe en générale. 

Les autorités Ivoiriennes semblent avoir pris la mesure du problème et commencent à agir et bien agir en vue de tenter de résoudre le problème.

Après l’installation de nouveaux panneaux de code de la route et des panneaux d'affichage d'orientation dans les communes d’Abidjan, c’est la Brigade Motorisée de Circulation et de Régulation (BMCR) qui vient de voir le jour. 
Cette unité de la Police Nationale composé exclusivement de jeunes femmes aura la lourde tâche de veiller au respect du code de la route et du rétablissement de la fluidité de la circulation en cas bouchon sur une voie.

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Equipées de motos flambant neuves type Scooter, il sera plus facile à ces motardes de circuler et de détecter les possibles formations de bouchons qu’elles devront désamorcer pour empêcher un engorgement du trafic routier.


Cette louable entreprise doit être soutenue par les usagers de la route qui devront respecter les consignes de ces jeunes policiers dans l’intérêt de tous quand on sait tous les désagréments que peuvent engendrer un ralentissement forcé ou une paralysie pure et simple de la circulation.

Loin d’être pessimiste mais tous simplement refusant d’ignorer le revers de la médaille, j’ose espérer que la Brigade Motorisée de Circulation et de Régulation (BMCR) ne deviendra pas la Brigade Motorisée de [Continuité, Confirmation, Certification] du Racket.

15.08.2010

AFFAIRE PROCUREUR KIMOU CONTRE "LE NOUVEAU COURRIER": LES JOURNALISTES SONT LIBRES. C’EST QUOI LA SUITE ?

 

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AFFAIRE PROCUREUR KIMOU CONTRE "LE NOUVEAU COURRIER": LES JOURNALISTES SONT LIBRES.

C’EST QUOI LA SUITE ?


LIBRES !!! Oui
Théophile Kouamouo, Stéphane Bahi et Oula Saint Claver les trois journalistes du quotidien "Le Nouveau Courrier" arrêtés depuis le mardi 13 juillet 2010 sont LIBRES. Pour rappel ils étaient accusés de 
• « diffusion d'information sur un dossier judiciaire non encore évoqué à l'audience publique »,
• « révélation d'un document couvert par le secret »
après la publication par leur journal de la première partie des conclusions de l’enquête sur la filière Café-Cacao en Côte d’Ivoire. 
Normalement le Procureur de la république qui a intenté une action en justice contre ces journalistes ne pouvait les accuser au pire que d’être coupable d’un « délit de presse ». Et comme en Côte d'Ivoire les peines d'emprisonnement sont exclues des délits de presse depuis 2004, et que sous la contrainte de l'éthique et de la déontologie journalistique les mis en cause refusaient de « livrer » leur source d’information, le Procureur Kimou qui acceptait mal cette situation en sa défaveur, accuse en sus les infortunés journalistes de « vol de document administratif » après un tourniquer extraordinaire digne d'un jeu d'échec.

Le VOL étant un délit de droit commun et donc sortant du cadre des délits de presse, ces journalistes de valeur devaient être jugés comme de vulgaires malfrats

Après un procès marathon aux multiples rebondissements, le tribunal a finalement jugé que « le vol n’était pas constitué ». Dénouement heureux même si le Nouveau Courrier devra payer 5 millions de francs CFA en plus d’une suspension de 15 jours.


On peut se permettre de dire sans fioriture aucune que le journalisme d'investigation vient de remporter sa plus grande victoire en Afrique Noir grâce à ces 3 journalistes valeureux qui sont devenus de vrai héros pour plus d’un. Les privations, les menaces et autres tentatives d'intimidation n'ont pas eu raison de la détermination des ces hommes qui sont restés fidèles aux préceptes de base de leur corps de métier. 

Le droit a été dit et bien dit et la justice Ivoirienne sort grandit de cette épreuve. Vive la Côte d'Ivoire !!! Vive le journalisme VRAI et les journalistes DIGNES.
…………….

MAINTENANT C’EST QUOI LA SUITE ?

La suspension de 15 jours du journal est arrivée à terme et le Nouveau Courrier sera à nouveau disponible dans les kiosques à journaux dès demain matin.

Le Nouveau Courrier DOIT/PEUT il publier la suite du dossier (Le livre Noir de la filière Café-Cacao) ?

 

29.07.2010

SORO éjecté de la tête du MPCI: Enfin le RDR prend officiellement la tête de sa rébellion armée

« Quand la tête est là, le genou ne porte pas le chapeau » nous dit l’adage. Transposée dans le contexte de la crise politico-militaire que subit la Côte d’Ivoire depuis le 18-19 Septembre 2002, cette assertion confirme l’erreur qui est à la base des échecs successifs dans les tentatives de sortie de crise; le Président Laurent Gbagbo et la Côte d’Ivoire ne se sont jamais directement adressé au bon interlocuteur et père de la rébellion armée mais plutôt à ses subalternes ou à des gens qui n’y comprenaient pas grand-chose et qui se sont fourvoyés en espérant jouer des pions qu’ils n’avaient pas.

Aux premières heures de la sale guerre imposée au peuple de Côte d’Ivoire, le MPCI (Mouvement Patriotique de Côte d’Ivoire) est apparu et s’est auto proclamé comme étant un mouvement rebelle-armé opposé au régime du Président Laurent Gbagbo. Ce mouvement ne se réclamait proche d’aucune obédience politique, mais très vite les observateurs de la vie politique Ivoirienne avaient fait le rapprochement et établie une théorique mais très probable filiation, entre le MPCI et le RDR au vue du discours et du nombre d’anciens militaires devenus chefs rebelles, ayant déjà été au service de Alassane Dramane Ouattara en tant que garde rapproché. 
Cette thèse fut rapidement confirmée avec pertinence par les chefs rebelles Koné Zakaria et Koné Messamba lors d’un meeting dans la région d’Odienné alors que ceux-ci croyaient avoir gagné cette guerre dans laquelle ils avaient sous estimé l’armée loyale à l’état de Côte d’Ivoire.

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Dans cette intervention, Koné Zakaria qui voulait dissiper les doutes dans le conflit de leadership au sein du MPCI entre lui, Ibrahim Koulibaly dit IB et Guillaume Soro, porta un coup dur au RDR et à son chef en proclamant Alassane Ouattara SEUL et LEGITIME bénéficiaire de leur combat car ayant été le penseur et le financier de leur guerre ; grosse bourde et vrai coup dur pour le RDR car en fait, le MPCI et ses satellites (MJP, MPIGO) n’avaient pas encore gagné la guerre.

Dès lors le RDR (qui n’a jamais osé condamner les atrocités commises par ses rebelles) pour gagner un peu de crédibilité, réfuta laconiquement cette affirmation et prit MOMENTANEMENT ses distances vis-à-vis des groupes rebelles armés. Sauf que, suite à l’exil de IB vomit par ses pairs pour avoir voulu prendre le fauteuil destiné à ADO, le seul candidat crédible et déjà dans l’arène était Guillaume Soro un autre militant du RDR et non des moindres : le colistier de Henriette Dagri Diabaté (N° 2 du RDR après ADO) aux législatives de 2OOO dans la commune de Port-Bouet à Abidjan. Malgré cet autre élément de preuve compromettant, le RDR continuait de nier son lien flagrant avec cette rébellion armée qui était en train de défigurer la Côte d’Ivoire. 

Sous l’impulsion (ou la pression… c’est selon) de la communauté internationale, le Président Laurent Gbagbo et son parti le FPI devaient en ce moment aller à la table des négociations avec plusieurs pôles nationaux de décisions à savoir d’un coté l’opposition conventionnelle (RDR, PDCI, MFA, UDPCI…) et de l’autre coté l’opposition de rebelles armés (MPCI, MJP, MPIGO). Pour mieux harmoniser leurs revendications, les différents groupes rebelles ont vite fait de reformer leur rang en se regroupant au sein du MPCI car en fait il n’y avait qu’un seul groupe rebelle bien que pour mieux profiter du partage des postes ministériels, le MJP et le MPIGO existe officiellement. 

Aux sorties des premières tractations devant conduire le pays sur le chemin de la paix, un Premier Ministre dit de consensus devait être nommé en remplacement de Pascal Affi N’guessan du FPI. Celui-ci devait avoir pour mission de conduire le périlleux processus de sortie de crise en vue de nouvelles élections présidentielles dont les points fondamentaux se focalisent sur la restauration de l’autorité de l’état, le désarmement des rebelles, l’identification et le recensement des populations. 
Le premier cobaye pour ce test à l’issu improbable fut Seydou Elimane Diarra qui essuya un échec cuisant face à Soro et ses rebelles : pas le bon négociateur et pas le bon interlocuteur. Il fut remplacé par l’Ex-Gouverneur de la BCEAO Charles Konan Banny un Premier Ministre au pouvoir renforcé. Lui aussi connu le même destin (sinon pire) sur la route de la paix véritable avec Soro et ses rebelles : encore pas le bon négociateur et pas le bon interlocuteur. Il faut préciser qu’au fil du temps, Soro s’est forgé une ossature et une vraie carapace de leader avec sa position de Secrétaire Général du MPCI. Ce qui n’était pas fait pour plaire à tous le monde ni au MPCI, encore moins au RDR surtout quand Soro retira le MPCI du G7 (un groupement de partis politique de l’opposition).

Après des années de tergiversation et de blocage dans le processus de sortie de crise, le Président Gbagbo initia « le dialogue DIRECT » en 2007 entre lui et Guillaume Soro après l’avoir nommé Premier ministre en lieu et place de Banny. Cette option devait permettre d’aller plus vite aux élections présidentielles avec l’accord politique de Ouagadougou conclu sous l’égide du Président Burkinabé Blaise Compaoré. Là, pour la ligne dure du MPCI (Chérif Ousmane et Koné Zakaria) et pour le RDR, Soro Guillaume était allé trop loin dans sa folie des grandeurs. 
Mais « le caïman sorti de notre pipi ne peut pas nous effrayer », disait Amadou Gon Coulibaly le Directeur National de Campagne de ADO en parlant implicitement de Soro. C’est sur cette lancée que l’avion Présidentielle à bord duquel voyageait Soro Guillaume essuya des tirs nourris à l’arme lourde lors de l’attentat meurtrier (4 morts) dont il sortit miraculeusement indemne le 29 Juin 2007 à l’aéroport de Bouaké…son fief.

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Visiblement à partir de ce moment il apparaissait évident que dans ce tandem Gbagbo-Soro on avait peut être le bon négociateur mais certainement pas le bon interlocuteur : c’était la mort de l’accord de Ouaga car on avait la preuve que Soro ne pourrait jamais faire désarmer cette rébellion qu’il ne contrôlait plus. Tout le reste n’était qu’un mirage.

Pendant ce temps « Chassez le naturel, il revient aux galops » : 
- Alassane Ouattara et son épouse sont les témoins du mariage du sanguinaire chef rebelle de Bouaké Chérif Ousmane lors d’une fastueuse cérémonie à Ouagadougou en Décembre de la même année 2007. Ses rapports avec les hommes en armes du MPCI sont restés intact et il fait tout pour les renforcer. Eux, ils savent encore qui est leur vrai patron et les choses ne doivent pas changer.

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- Le cabinet du Premier Ministre Soro devient le refuge des cadres du RDR.

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- Les années suivantes (2008-2010) d’autres éléments viennent confirmer le lien certains entre les rebelles du MPCI et le RDR de manière plus concrète :
• Le ministre RDR Hamed Bakayoko parrain de l’anniversaire du commandant de zone rebelle Wattao

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• Le mariage de Alphonse Tiorna Soro (conseil spécial de Guillaume Soro à la primature) parrainé par Alassane Ouattara, célébré par le Hamed Bakayoko avec pour témoins respectifs du marié et de sa nouvelle épouse, Guillaume Soro (SG du MPCI) et Amadou Gon Coulibaly (Directeur National de campagne du RDR)

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Toutefois, Soro n’est plus que l’ombre de lui-même en zone rebelle et il le sait. Ce n’était plus qu’une question de patience pour le RDR et ses fidèles alliés militaires du MPCI. Il finirait par se coucher tout seul comme un grand. Et contre toute attente à un moment quasi improbable ou le Président du RDR est en campagne électorale dans les zones sous contrôle de la rébellion armée du MPCI, ce qui devait arriver arriva avec le remplacement dit «provisoire » de Guillaume Soro par Mr Koné Mamadou (un pure produit du RDR, ancien chef de cabinet de Henriette Dagri Diabaté, devenu Ministre de la justice et des droits de l’homme au nom du MPCI lors de la grande transhumance pour pourvoir les postes octroyés par le Président Gbagbo à la branche armée du RDR) à la tête de Secrétariat Générale du MPCI ; la raison évoqué est que le Premier Ministre Guillaume Soro veut se consacrer entièrement au processus de sortie de crise.Cette excuse est elle insultante donc inacceptable. On veut nous faire croire que dans sa nouvelle posture ( ???) au sein du MPCI, Guillaume Soro réussira à faire ce qu’il n’a pas réussi en tant que Secrétaire Générale donc premier responsable du mouvement.

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D’abord que devient SORO Guillaume au sein de la rébellion armée du MPCI après son éjection qui ne dit pas son nom ? Rien qui vaille à mon humble avis.
Que deviennent les accords de Ouagadougou ? Sont-ils vraiment morts ? A quel titre SORO demeure-t-il Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire ?


Maintenant que « le chapeau a été retiré du genou », que nous réserve le RDR et Alassane Dramane Ouattara ? Vont-ils ENFIN « porter le chapeau de cette crise sur la tête » pour trouver un accord véritable et applicable avec le Président Gbagbo pour sortir le pays de cette situation de ni paix – ni guerre qui entrave la bonne marche de notre nation ?