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16 avril 2008

Policiers Racketeurs et auteurs de violence gratuite: Situons les responsabilités.

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La fronde du peuple contre les forces de l’ordre en générale et plus particulièrement la police Nationale de Côte d’Ivoire est imminente…
Je n’en suis pas l’instigateur même si je suis pour, cependant, il suffit d’écouter les individus vivant sur le territoire ivoirien. Tous le monde en a marre.
Via les bavures et agressions sur les personnes vivant en Côte d’Ivoire, les policiers Ivoiriens ont gravis à mon avis tous les echelons de la bétise «inhumaine » en prenant plaisir à passer à tabac des gens, du quidam le plus insignifiant à une gloire mondial telle que notre Papa Nationale Laurent Pokou. Ce qui est le plus choquant pour moi est la futilité des causes de ces actes ignobles, dignes d’êtres incultes. C’est triste de constater que les gens à Abidjan par exemple, à la vue d’un barrage de police, au lieu de se sentir en sécurité, deviennent systématiquement anxieux, ne sachant la prochaine invention des policiers pour les faire ch…. en s’amusant à leurs faire perdre du temps, beaucoup de temps pour une misère.
Le plus ahurissant est le fait que cela ne semble point émouvoir les hommes à la tête des institutions dont dépendent ces veinards. A tel point que je me demande si le mal n’est pas plus profond que l’on ne le pense ?
Comment sont ils selectionnés ? Comment sont ils formés ? Quel est leur cahier de charges sur le terrain ?
Le code de déontologie de la Police Nationale est explicite. Je conclue donc que, si les policiers continuent à racketer et à humilier les citoyens de ce pays, c’est qu’ils savent qu’ils ne seront pas inquiètés. Pourquoi ?

LE CODE DE DEONTOLOGIE DE LA POLICE NATIONALE
Titre Préliminaire

Article 1 : La police nationale concourt, sur l'ensemble du territoire, à la garantie des libertés et à la défense des institutions de la République, au maintien de la paix et de l'ordre public et à la protection des personnes et des biens.

Article 2 : La police nationale s'acquitte de ses missions dans le respect de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, de la Constitution, des conventions internationales et des lois.

Article 3 : La police nationale est ouverte à tout citoyen français satisfaisant aux conditions fixées par les lois et règlements.

Article 4 : La police nationale est organisée hiérarchiquement. Sous réserve des règles posées par le code de procédure pénale en ce qui concerne les missions de police judiciaire, elle est placée sous l'autorité du ministre de l'Intérieur.

Article 5 : Le présent code de déontologie s'applique aux fonctionnaires de la Police Nationale et aux personnes légalement appelées à participer à ses missions.

Article 6 : Tout manquement aux devoirs définis par le présent code expose son auteur à une sanction disciplinaire, sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale.

Titre 1er : Devoirs Généraux des fonctionnaires de la Police Nationale

Article 7 : Le fonctionnaire de la Police Nationale est loyal envers les institutions républicaines. Il est intègre et impartial ; il ne se départit de sa dignité en aucune circonstance. Placé au service du public, le fonctionnaire de police se comporte envers celui-ci d'une manière exemplaire. Il a le respect absolu des personnes, quelles que soient leur nationalité ou leur origine, leur condition sociale ou leurs convictions politiques, religieuses ou philosophiques.

Article 8 : Le fonctionnaire de la Police Nationale est tenu, même lorsqu'il n'est pas en service, d'intervenir de sa propre initiative pour porter assistance à toute personne en danger, pour prévenir ou réprimer tout acte de nature à troubler l'ordre public et protéger l'individu et la collectivité contre les atteintes aux personnes et aux biens.

Article 9 : Lorsqu'il est autorisé par la loi à utiliser la force et, en particulier, à se servir de ses armes, le fonctionnaire de police ne peut en faire qu'un usage strictement nécessaire et proportionné au but à atteindre.

Article 10 : Toute personne appréhendée est placée sous la responsabilité et la protection de la police ; elle ne doit subir, de la part des fonctionnaires de police ou de tiers, aucune violence ni aucun traitement inhumain ou dégradant .
Le fonctionnaire de police qui serait témoin d'agissements prohibés par le présent article engage sa responsabilité disciplinaire s'il n'entreprend rien pour les faire cesser ou s'il néglige de les porter à la connaissance de l'autorité compétente.
Le fonctionnaire de police ayant la garde d'une personne dont l'état nécessite des soins spéciaux doit faire appel au personnel médical et, le cas échéant, prendre des mesures pour protéger la vie et la santé de cette personne.

Article 11 : Les fonctionnaires de police peuvent s'exprimer librement dans les limites résultant de l'obligation de réserve à laquelle ils sont tenus et des règles relatives à la discrétion et au secret professionnel.

Article 12 : Le ministre de l'Intérieur défend les fonctionnaires de la Police Nationale contre les menaces, les violences, les voies de fait, les injures, diffamations ou outrages dont ils sont victimes dans l'exercice ou à l'occasion de leurs fonctions.

Titre II : Droits et Devoirs Respectifs des fonctionnaires de Police et des Autorités de commandement.

Article 13 : L'autorité investie du pouvoir hiérarchique exerce les fonctions de commandement. A ce titre, elle prend les décisions et les fait appliquer ; elle les traduit par des ordres qui doivent être précis et assortis des explications nécessaires à leur bonne exécution.

Article 14 : L'autorité de commandement est responsable des ordres qu'elle donne, de leur exécution et de leurs conséquences. Lorsqu'elle charge un de ses subordonnés d'agir en ses lieu et place, sa responsabilité demeure entière et s'étend aux actes que le subordonné accomplit régulièrement dans le cadre de ses fonctions et des ordres reçus.
Le fonctionnaire de police doit exécuter loyalement les ordres qui lui sont donnés par l'autorité de commandement. Il est responsable de leur exécution ou des conséquences de leur inexécution.

Article 15 : L'autorité de commandement transmet ses ordres par la voie hiérarchique. Si l'urgence ne permet pas de suivre cette voie, les échelons intermédiaires en sont informés sans délai.

Article 16 : Hors le cas de réquisition, aucun ordre ne peut être donné à un fonctionnaire de police qui ne relève pas de l'autorité fonctionnelle de son auteur, si ce n'est pour faire appliquer les règles générales de la discipline.

Article 17 :
Le subordonné est tenu de se conformer aux instructions de l'autorité, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. Si le subordonné croit se trouver en présence d'un tel ordre, il a le devoir de faire part de ses objections à l'autorité qui l'a donné, en indiquant expressément la signification illégale qu'il attache à l'ordre litigieux.
Si l'ordre est maintenu et si, malgré les explications ou l'interprétation qui lui en ont été données, le subordonné persiste dans sa contestation, il en réfère à la première autorité supérieure qu'il a la possibilité de joindre. Il doit être pris acte de son opposition.
Tout refus d'exécuter un ordre qui ne répondrait pas aux conditions ci-dessus engage la responsabilité de l'intéressé.

Article 18 : Tout fonctionnaire de Police a le devoir de rendre compte à l'autorité de commandement de l'exécution des missions qu'il en a reçues, ou, le cas échéant, des raisons qui ont rendu leur exécution impossible.

Titre III : Du contrôle de la Police

Article 19 : Outre le contrôle de la chambre d'accusation, qui s'impose à eux lorsqu'ils accomplissent des actes de Police Judiciaire, les personnels de la Police Nationale et les autorités administratives qui les commandent sont soumis au contrôle hiérarchique et au contrôle de l'Inspection Générale de l'Administration et, s'agissant des seuls personnels de la Police Nationale, également à celui de l'Inspection Générale de la Police Nationale.

Commentaires

La formation de nos policiers n'est pas vraiment celle qui fait défaut !!!
il faut plutôt situer les causes au niveau du mode de recrutement .
Je suis sûr qu'un constat statistique soulèverait le constat ethnico-régional ou "clientéliste" du recrutement des sous-officiers, officiers et autres.

Un individu qui n'aime pas son métier mais plutôt les opportunités d'argent facile qu'il aura, peu importe le niveau de formation militaire ou déontologique, il restera un "lascar"

Écrit par : Krathos | 16 avril 2008

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