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24 avril 2008

Lettre ouverte au Président Laurent Gbagbo "Par Léandre Sahiri"

Le dimanche 13 avril 2008

Lettre ouverte au Président Laurent Gbagbo

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Excellence,
Monsieur le Président de la République de Côte d’Ivoire,

Vous vous rappelez sans doute encore que, en 1989, vous aviez visité le Château de Versailles. Vous aviez alors eu l’occasion de voir un versant des grandes réalisations de Louis XIV, Roi de France, nommé à sa naissance Louis-Dieudonné et surnommé par la suite Louis le Grand ou encore le Roi-Soleil.

Aujourd’hui, par mon livre intitulé « Le Code Noir de Louis XIV », qui vient de paraître aux Editions Menaibuc en France, je voudrais, Excellence, donner à découvrir ou redécouvrir non seulement à vous, mais à tous et à toutes, un autre versant plus ou moins connu des réalisations de ce grand homme d’Etat qui, se comparant au soleil, se disait « non inégal au grand nombre » et qui, au soir de sa vie, reconnut que, effectivement, « toute chose a une fin ».

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Vous savez, Excellence, je me suis senti l’obligation d’écrire et de publier ce livre pour tenter d’apporter quelques éléments de réponses aux questions suivantes que nous n’avons cesse de nous poser chaque jour et à tous instants :
- Pourquoi, malgré ses richesses incommensurables, l’Afrique va-t-elle mal et demeure-t-elle sous-développée ?
- Pourquoi les Noirs sont-ils généralement les plus défavorisés dans la vie ?
- Pourquoi beaucoup d’entre nous s’adonnent-ils à l’autodestruction (guerres, rébellions, génocides…), allant jusqu’à conforter les autres peuples dans leurs préjugés de mépris sur les Noirs ?
- Pourquoi, quelles que soient nos zones de vie, quelles que soient nos valeurs intrinsèques, quels que soient nos degrés de réussite, nous les Africains, sommes-nous vilipendés, brimés, dénigrés, déconsidérés, discriminés… ?
- Pourquoi nous les Africains n’avons pas la force de construire ensemble dans nos riches diversités, ni de nous épauler ensemble dans la solidarité, ni d’entreprendre ensemble dans la complémentarité, ni de vivre ensemble dans le respect des uns et des autres ?
- Pourquoi nos vies ne valent-elles pas ce qu’elles nous coûtent d’efforts ?
- Pourquoi nos organisations ne sont-elles ni manifestes, ni fiables ?
- Sommes-nous à jamais condamnés, maudits, incapables ? Comment faire et que faire pour ne pas laisser perdurer cet état de servitude ? Etc.

Et, pouvez-vous vous imaginer, Excellence, que, en ce qui me concerne, c’est après avoir découvert et lu le Code Noir que j’ai trouvé quelques réponses à nombre de ces questions brûlantes. D’où, ma détermination de faire connaître le Code Noir qui est, comme dit le professeur Louis Sala-Molins, « le texte le plus monstrueux que l’histoire ait jamais produit ». Et, j’ajoute, Excellence, que c’est une abomination que d’ignorer le Code Noir.

En vérité, c’est l’ignorance du Code Noir qui favorise la continuité, voire la pérennité de l’esclavage des Africains, ne serait-ce qu’au plan mental, ainsi que la perpétuation du sous-développement de l’Afrique. C’est pourquoi, de mon point de vue, nous devrions, tous et toutes, connaître le Code Noir, d’une part pour enrayer de notre mental le complexe d’infériorité pour les uns ou les unes et le complexe de supériorité pour les autres, et d’autre part pour tuer en nous les germes du larbinisme, de la dépréciation, du racisme et des discriminations de tous genres.

En effet, c’est notre ignorance du Code Noir qui est la cause essentielle des réactions bizarres et des comportements étranges que nous observons les uns à l’égard des autres.

C’est notre ignorance du Code Noir qui maintient les Noirs dans des situations de défavorisés, de sous-hommes.

C’est notre ignorance du Code Noir qui justifie le mépris terrible que certaines personnes portent sur les autres, ou que d’autres personnes se portent sur elles-mêmes, au point d’en arriver à se sous-estimer, voire à se mésestimer, à se détester, à se haïr, à s’abandonner au fatalisme, à vouloir changer de peau…, sans savoir pourquoi, alors que les autres le savent depuis le départ.

Et, voyez-vous, Excellence, autant j’ai compris que ce n’est pas confortable d’ignorer ce que d’autres savent, autant je déplore qu’il ne soit pas du tout fait cas du Code Noir dans la plupart de nos manuels et programmes de nos écoles et grandes écoles, de nos collèges et lycées, de nos universités... : il n’y a rien de plus terrible que cela.

Le Code Noir doit, Excellence, avoir sa place dans tous les centres de documentation, dans toutes les librairies, dans toutes les médiathèques, prioritairement de chez nous en tout cas. Car, comme vous ne l’ignorez pas non plus, l’asservissement d’êtres humains par d’autres êtres humains, en l’occurrence l’esclavage, demeure encore de nos jours une réalité, en dépit de l’abolition de l’esclavage.

En effet, Excellence, des millions d’enfants, d’hommes et de femmes sur la terre, vous le savez, en sont hélas ! encore et toujours victimes à travers le monde, sous des formes diverses, et avec toutes sortes de subterfuges. L’esclavage demeure encore et toujours, tout simplement parce que l’abolition n’a pas, comme vous le savez, tué le mal à la racine : le Code Noir, dont l’existence est encore et toujours ignorée par des millions et des millions de personnes, malgré de nombreuses publications et malgré leur degré d’instruction.

Et pourtant, il se trouve que le Code Noir demeure, qu’on le veuille ou pas, un document de référence incontournable, absolument fondamental de notre humaine condition, vénéré, vous le savez très bien, par certaines gens au même titre (ou peut-être plus) que la Bible, le Coran, les Veda et autres : le Code Noir est inévitablement au cœur de notre histoire, de nos rapports avec le Nord ; la connaissance du Code Noir demeure une des conditions sine qua non de notre libération.

J’en viens, pour terminer, au contenu de mon livre « Le Code Noir de Louis XIV», pour préciser, Excellence, qu’il s’agit d’une pièce de théâtre en quatre actes, inspirée des textes et œuvres de Louis Sala-Molins, Dominique Torrès, Bassidiki Coulibaly, Christiane Taubira, André Castaldo, Frantz Fanon, Nicolas Agbohou, entre autres.

Mon objectif premier, en publiant ce livre, est de montrer, par la représentation, comment et pourquoi, en 1685, le Code Noir a été conçu, rédigé et, partant, promulgué par Louis XIV. Il s’agit pour moi, d’en dévoiler la face cachée et surtout de mettre en lumière ses incidences et ses influences dans nos vies actuelles, plus de deux siècles après l’abolition de l’esclavage. Il s’agit, en d’autres termes, de contribuer à combattre le mensonge, l’ignorance, la discrimination, les complexes, à situer les responsabilités des uns et des autres… C’est aussi pour amener les gens à regarder par deux fois les « vérités » officielles et les arguments d’autorité, à combattre les préjugés et les opinions préconçues, les idées reçues... C’est enfin pour dire aux gens que, de par la loi même de l’existence, toute personne ayant le souffle de vie en elle ne peut être une nature morte éternelle. Et donc, mon souhait est, par-dessus tout, de contribuer, à mon humble niveau, à réveiller les consciences, ainsi que de participer à l’édification d’une humanité nouvelle, débarrassée de toutes les affres des idéologies négatives, néfastes.

Voyez-vous, Excellence, à l’occasion de la sortie de mon livre, j’ai été invité au Salon international du Livre de Paris (France) qui a eu lieu à la Porte de Versailles du 13 au 19 mars dernier. J’y étais effectivement présent tous les après-midi des 15, 16, 17, 18 et 19 mars pour la dédicace (ou « signature », comme disent les Anglais). J’étais à la fois heureux et honoré de participer à cet éminent rendez-vous du donner et du recevoir qui, soit dit en passant, mériterait d’être organisé dans notre pays, dirigé par l’intellectuel et homme de culture que vous êtes. Au Salon international du Livre de Paris, j’ai eu l’opportunité de rencontrer des femmes et des hommes de Lettres, de Sciences, de Medias, d’Edition, de Presse du monde entier… Nous avons longuement échangé sur le pourquoi et le comment du Code Noir, ainsi que sur d’autres sujets. Qui plus est, j’ai eu des propositions fort intéressantes entre autres de porter mon livre à l’écran, d’en faire une mise en scène (théâtre), ainsi que des cassettes audio, CD et DVD, etc.

En attendant d’avoir l’opportunité de venir dédicacer mon livre « Le Code Noir de Louis XIV», chez nous, en Côte d’Ivoire, probablement sur initiative du Ministère de la culture ou de toute autre structure intéressée, je vous ferai parvenir dans les prochains jours, par voie autorisée, en l’occurrence par valise diplomatique de l’Ambassade de Côte d’Ivoire au Royaume Uni, deux exemplaires dédicacés, et pour la Première Dame et pour vous-même, comme je l’ai toujours fait, notamment pour mes ouvrages précédents : « La victoire par la voie des urnes », « Contes d’actualité », « Les obsèques de Bahi Oromé »…

Tout en vous souhaitant d’avance bonne lecture, je vous prie d’agréer recevoir, Excellence, mes respectueuses salutations.

Léandre Sahiri
(Professeur. Ecrivain. Auteur de « La victoire par la voie des urnes », essai, « Contes d’actualité », contes, « Les obsèques de Bahi Oromé », théâtre, etc.).

Titre : Le Code Noir de Louis XIV
Auteur : Léandre Sahiri
Genre : Théâtre, 173 pages
Editions :Menaibuc, Paris


E-Mail: menaibuc@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-35349-038-7
Date de publication : Mars 2008

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Auteur : Léandre Sahiri Professeur/Ecrivain

23 avril 2008

Honneur et gloire à Aimé Césaire

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Comme il l'écrit dans la tragédie du Roi Christophe:
"
Le Roi est mort!
TAMBOURS LOINTAINS, de colline en colline.
Le Feu s'est éteint dans la maison
Le grand feu dans la grande maison
Le Roi est mort!
"
Pour le paraphraser je dirais, Césaire est mort, Vive Césaire !!!

Vive Césaire pour que vivent des noirs qui savent d'ou ils viennent,
Vive Césaire pour que vivent des noirs ayant une vrai identité culturelle et humaine,
Vive Césaire pour que vivent des noirs travailleurs, dignes et fières de leur Négritude,
Vive Césaire pour que vivent des noirs conscients de la menace que peut représenter "Babylone",
Vive Césaire pour que vivent des noirs plus unis et qui regardent tous dans la bonne direction,
Vive Césaire pour un monde meilleur.

Puisse ton Oeuvre, tel un Flambeau, nous guider à travers les âges.
Adieu Papa

16 avril 2008

Lettre ouverte à Venance Konan

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Ehhh !!! Venance. Permet moi de t'interpeler en ces termes car je me suis donné la liberté de ne plus t'accorder, ni la considération, ni le respect dû au quidam le plus inssignifiant de ma patrie. Amnesty International lutte avec foi pour une garantie de la liberté d’expression : Action noble.
Mais quand un veinard comme toi en fait son fond de commerce pour deverser sa bile empreint de violence verbale, de haine et d’affabulation, ils faut que tu saches que tu n’aides pas ton pays en agissant comme un apatride qui va se fondre dans un autre peuple et continuer à vivre sans remords quand la Côte D’Ivoire sera en train de Bruler.
Ne joue pas le jeu de L’hyppopotame qui, après un bon bain dans le fleuve qui est pour lui un second environnement de vie, demande à la biche de l’aider à mettre feu à la forêt pour l’aider à se rechauffer. Ou ira la biche quand la forêt serait en train de se consumer ?

Moi, je n’ai pas besoin d’une Côte d’Ivoire qui refuse de se relevez après une chute.
J’ai 27 ans et je compte passer le temps qu’il me reste à vivre dans la quietude pour pouvoir laisser un héritage positif à ma progéniture.
A part tes dépêches incendiaires, parle nous de ce que tu as apportés de plus à ce pays et de ce qu’il a ou peut avoir de bien pour qu’on puisse le mettre en exergue. Ton pamphlet sur le président Laurent Gbagbo adressé à L’Artiste-chanteur, Franco-Algérien, Enrico Marcias est une honte et un manque de respect à l’endroit de la Côte d’Ivoire et de cet illustre invité.
Tu vaux mieux que ça. Ressaisie toi grand frère, Ressaisie toi Papa. La Côte d’ivoire n’a pas besoin de ça en ce moment et tu n’arriveras pas à instaurer l’anarchie dans mon pays.
La Côte d’ivoire a besoin de tous ses fils et de ses amis pour sortir de cette situation et esperer des jours meilleurs. Ne la deçois pas.

Passe le message à tes amis Tiburce Koffi et à Kouadio Konan Bertin dit KKB.

Pardonne mes outrages et reconnait que tu l'as mérité.

Policiers Racketeurs et auteurs de violence gratuite: Situons les responsabilités.

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La fronde du peuple contre les forces de l’ordre en générale et plus particulièrement la police Nationale de Côte d’Ivoire est imminente…
Je n’en suis pas l’instigateur même si je suis pour, cependant, il suffit d’écouter les individus vivant sur le territoire ivoirien. Tous le monde en a marre.
Via les bavures et agressions sur les personnes vivant en Côte d’Ivoire, les policiers Ivoiriens ont gravis à mon avis tous les echelons de la bétise «inhumaine » en prenant plaisir à passer à tabac des gens, du quidam le plus insignifiant à une gloire mondial telle que notre Papa Nationale Laurent Pokou. Ce qui est le plus choquant pour moi est la futilité des causes de ces actes ignobles, dignes d’êtres incultes. C’est triste de constater que les gens à Abidjan par exemple, à la vue d’un barrage de police, au lieu de se sentir en sécurité, deviennent systématiquement anxieux, ne sachant la prochaine invention des policiers pour les faire ch…. en s’amusant à leurs faire perdre du temps, beaucoup de temps pour une misère.
Le plus ahurissant est le fait que cela ne semble point émouvoir les hommes à la tête des institutions dont dépendent ces veinards. A tel point que je me demande si le mal n’est pas plus profond que l’on ne le pense ?
Comment sont ils selectionnés ? Comment sont ils formés ? Quel est leur cahier de charges sur le terrain ?
Le code de déontologie de la Police Nationale est explicite. Je conclue donc que, si les policiers continuent à racketer et à humilier les citoyens de ce pays, c’est qu’ils savent qu’ils ne seront pas inquiètés. Pourquoi ?

LE CODE DE DEONTOLOGIE DE LA POLICE NATIONALE
Titre Préliminaire

Article 1 : La police nationale concourt, sur l'ensemble du territoire, à la garantie des libertés et à la défense des institutions de la République, au maintien de la paix et de l'ordre public et à la protection des personnes et des biens.

Article 2 : La police nationale s'acquitte de ses missions dans le respect de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, de la Constitution, des conventions internationales et des lois.

Article 3 : La police nationale est ouverte à tout citoyen français satisfaisant aux conditions fixées par les lois et règlements.

Article 4 : La police nationale est organisée hiérarchiquement. Sous réserve des règles posées par le code de procédure pénale en ce qui concerne les missions de police judiciaire, elle est placée sous l'autorité du ministre de l'Intérieur.

Article 5 : Le présent code de déontologie s'applique aux fonctionnaires de la Police Nationale et aux personnes légalement appelées à participer à ses missions.

Article 6 : Tout manquement aux devoirs définis par le présent code expose son auteur à une sanction disciplinaire, sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale.

Titre 1er : Devoirs Généraux des fonctionnaires de la Police Nationale

Article 7 : Le fonctionnaire de la Police Nationale est loyal envers les institutions républicaines. Il est intègre et impartial ; il ne se départit de sa dignité en aucune circonstance. Placé au service du public, le fonctionnaire de police se comporte envers celui-ci d'une manière exemplaire. Il a le respect absolu des personnes, quelles que soient leur nationalité ou leur origine, leur condition sociale ou leurs convictions politiques, religieuses ou philosophiques.

Article 8 : Le fonctionnaire de la Police Nationale est tenu, même lorsqu'il n'est pas en service, d'intervenir de sa propre initiative pour porter assistance à toute personne en danger, pour prévenir ou réprimer tout acte de nature à troubler l'ordre public et protéger l'individu et la collectivité contre les atteintes aux personnes et aux biens.

Article 9 : Lorsqu'il est autorisé par la loi à utiliser la force et, en particulier, à se servir de ses armes, le fonctionnaire de police ne peut en faire qu'un usage strictement nécessaire et proportionné au but à atteindre.

Article 10 : Toute personne appréhendée est placée sous la responsabilité et la protection de la police ; elle ne doit subir, de la part des fonctionnaires de police ou de tiers, aucune violence ni aucun traitement inhumain ou dégradant .
Le fonctionnaire de police qui serait témoin d'agissements prohibés par le présent article engage sa responsabilité disciplinaire s'il n'entreprend rien pour les faire cesser ou s'il néglige de les porter à la connaissance de l'autorité compétente.
Le fonctionnaire de police ayant la garde d'une personne dont l'état nécessite des soins spéciaux doit faire appel au personnel médical et, le cas échéant, prendre des mesures pour protéger la vie et la santé de cette personne.

Article 11 : Les fonctionnaires de police peuvent s'exprimer librement dans les limites résultant de l'obligation de réserve à laquelle ils sont tenus et des règles relatives à la discrétion et au secret professionnel.

Article 12 : Le ministre de l'Intérieur défend les fonctionnaires de la Police Nationale contre les menaces, les violences, les voies de fait, les injures, diffamations ou outrages dont ils sont victimes dans l'exercice ou à l'occasion de leurs fonctions.

Titre II : Droits et Devoirs Respectifs des fonctionnaires de Police et des Autorités de commandement.

Article 13 : L'autorité investie du pouvoir hiérarchique exerce les fonctions de commandement. A ce titre, elle prend les décisions et les fait appliquer ; elle les traduit par des ordres qui doivent être précis et assortis des explications nécessaires à leur bonne exécution.

Article 14 : L'autorité de commandement est responsable des ordres qu'elle donne, de leur exécution et de leurs conséquences. Lorsqu'elle charge un de ses subordonnés d'agir en ses lieu et place, sa responsabilité demeure entière et s'étend aux actes que le subordonné accomplit régulièrement dans le cadre de ses fonctions et des ordres reçus.
Le fonctionnaire de police doit exécuter loyalement les ordres qui lui sont donnés par l'autorité de commandement. Il est responsable de leur exécution ou des conséquences de leur inexécution.

Article 15 : L'autorité de commandement transmet ses ordres par la voie hiérarchique. Si l'urgence ne permet pas de suivre cette voie, les échelons intermédiaires en sont informés sans délai.

Article 16 : Hors le cas de réquisition, aucun ordre ne peut être donné à un fonctionnaire de police qui ne relève pas de l'autorité fonctionnelle de son auteur, si ce n'est pour faire appliquer les règles générales de la discipline.

Article 17 :
Le subordonné est tenu de se conformer aux instructions de l'autorité, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. Si le subordonné croit se trouver en présence d'un tel ordre, il a le devoir de faire part de ses objections à l'autorité qui l'a donné, en indiquant expressément la signification illégale qu'il attache à l'ordre litigieux.
Si l'ordre est maintenu et si, malgré les explications ou l'interprétation qui lui en ont été données, le subordonné persiste dans sa contestation, il en réfère à la première autorité supérieure qu'il a la possibilité de joindre. Il doit être pris acte de son opposition.
Tout refus d'exécuter un ordre qui ne répondrait pas aux conditions ci-dessus engage la responsabilité de l'intéressé.

Article 18 : Tout fonctionnaire de Police a le devoir de rendre compte à l'autorité de commandement de l'exécution des missions qu'il en a reçues, ou, le cas échéant, des raisons qui ont rendu leur exécution impossible.

Titre III : Du contrôle de la Police

Article 19 : Outre le contrôle de la chambre d'accusation, qui s'impose à eux lorsqu'ils accomplissent des actes de Police Judiciaire, les personnels de la Police Nationale et les autorités administratives qui les commandent sont soumis au contrôle hiérarchique et au contrôle de l'Inspection Générale de l'Administration et, s'agissant des seuls personnels de la Police Nationale, également à celui de l'Inspection Générale de la Police Nationale.

15 avril 2008

La Date de la "Saint Glin-Glin" enfin connue

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Ils ont énuméré explicitement les conditions sine qua none pour aller à des élections libres, ouvertes à tous et transparentes selon leurs termes.
Bien entendu, c’est le souhait de tout être doté d'un sens noble : faire des élections pour être en phase avec la constitution.
Cependant, de manière très réaliste, vue le chemin à faire pour y parvenir, connaissant la moralité des acteurs de ce jeu trouble et me basant sur ce qu'on n'a déjà vu dans ce pays, moi, je reste attentiste en espérant voir si la "Saint Glinglin" aura bien lieu le 30 Novembre 2009.
Pardon je voulais plutôt dire, si les élections présidentielles en Côte d'Ivoire auront lieu le 30 Novembre 2008.

Ce que l’opposition doit comprendre est que, le président Gbagbo après tellement de sacrifices, va inexorablement vers la paix et les élections présidentielles.
Cependant ils auront beau être pressés de vouloir de nouvelles élections, qu’ils acceptent qu’elles n’auront pas lieu tant que les rebelles auront les armes à la main et tant que l’intégrité territoriale ne sera pas acquise.

Même si le président y est contraint par quelle pression que ce soit, il ne flanchera pas. Et si par absurde cela arrivait, les Ivoiriens ne le permettront jamais.
Les temps changent, alors si certains ne se respectent pas, qu’ils respectent notre mère patrie.

14 avril 2008

Aimé Césaire Vivra !!! Vivra !!!

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Lire l'article "Et mon peuple danse"



Le titre de cet article m'étais venu de cet éminant homme de lettre et écrivain qu'est Aimé Césaire l'un des père fondateurs de "la Négritude".

Ce Matin, c’est avec grand étonnement que j’ai lu un article concernant son supposé décès. Comme Feu Amadhou Hampathé Bah, je me suis dit qu’une Bibliothèque venait de bruler. Dieu merci, ce n’est pas le cas vue les dernières info en ma possession. Bien qu’il soit dans un état de santé très délicat, papa Aimé Césaire n’a pas encore cassé la pipe. Puisse Dieu lui donner encore la force pour continuer à être la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, et que sa voix soit encore longtemps, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir.