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01 août 2008

Le Sarkopéssimisme de l’Afrique

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« On ne peut accueillir toute la misère du monde » dixit Nicolas Sarkozy, président de la république Française.
Ici ‘ON’ désigne la France dont l’homme qui parle est l’actuel plus haut représentant.
Il dit ce qu’il pense et qu’on l’accepte ou non, qu’on aime ses idées ou non, qu’on aime sa personne ou non, admettons qu’il a le droit de dire ce qu’il pense être bon pour le bien être de ces congénères.
J’ai comme beaucoup de jeunes Africains, lu le discours prononcer par Nicolas Sarkozy à l’université de Dakar , le 26 Juillet 2007.
J’ai aussi suivit par la suite le Tsunami de commentaires "d’intellectuels" de tous bords (Africains, Français…) répondant à Sarkozy après les propos soit disant racistes et insultants envers les noirs qu’il aurait proférer sur le sol Africain.
Comme on le dit chez moi, « La vérité rougit les yeux, mais ne les cassent pas ».
Je pense qu’il n’a fait que dire la vérité, sa vérité.
Je respecte les réactions parfois virulentes des uns et des autres, mais je n’arrive toujours pas à les comprendrent. D’aucun dirait que je ne suis pas suffisamment intelligent pour comprendre : je demanderais alors une explication plus accessible à cet érudit.
Hahaaaaaaaa… les nostalgiques du paternalisme de « leurs ancêtres les gaulois »… Ils veulent le beurre, l’argent du beurre mais aussi la vendeuse de beurre…
Pourquoi l’Afrique noir refuse de grandir à tous les sens du terme en fuyant ses responsabilités vis-à-vis de la traite negrière, de l’esclavage et de la colonisation ?
Pourquoi l’Afrique noir refuse qu’on la mette au pied du mur du progrès ?
Pourquoi l’Afrique se confond entre pleurs, accusations de l’occident et mains tendues ?
J’ai honte quand des soit disant « intellectuels Africains » qui pour la plupart ne viennent presque plus sur le continent osent s’insurger après une déclaration de Sarkozy qui n’est pas à leur gout.
Que font ces gens là pour le renouveau de l’Afrique à part aller jouer les mariolles au cours de débats télévisés organisés sur les chaines de télévisions Françaises de seconde zone ?
Quand Sarkozy pète, c’est comme si Dieu venait de juter un mauvais sort sur le berceau d’humanité qui inexorablement devient le tombeau l’humanité.
Contrairement à nos chefs d’états incompétents et trop laxiste sur le plan diplomatique et au niveau des relations internationales, voila un Monsieur qui à le courage de dire et de faire ce qu’il pense être judicieux pour le pays dont il tient les rênes.

Des gens (Occidentaux et Africains) on écrits des livres pour vilipender Sarkozy et encore une fois essayer de nous flouer et nous inciter à continuer sur cette voie que nous avons empruntez depuis « les indépendances » et qui n’a rien donné de bon : la voie de la complaisance.
On a le droit de lutter, mais ne nous trompons pas d’adversaires.
On a le droit de rêver, mais ne dormons pas sur nos lauriers.
On a le droit de vouloir d’une Afrique plus représentative dans le concert des nations, mais c’est à nous de bâtir cette Afrique là.

Je suis Africain, fière de l’être, mais j’aimerais poser une question idéologique qui va peut être faire jaser certaines personnes.
Que serait l’Afrique sans le monde occidental ?


“La liberté de penser peut seule donner aux hommes de la grandeur d’âme et de l’humanité”
Baron d’Holbach

Commentaires

En réponse à ta dernière question,
version courte comme indiqué à l'entrée de ma case : « C'est celui dont tu as soigné l'impuissance qui te prend ta femme »

version longue :
Une grande partie de notre force vive ne serait pas "exilée" en Amérique (esclavage), nos traditions séculaires qui nous ont permis de traverser les siècles ne seraient pas perdues au seul profit du christianisme, nous porterions pas les stigmates des différentes humiliations que notre peuple a subies(complexes d'infériorité), nous jouirions pleinement de nos ressources naturelles et intellectuelles, nous nous querellerions pas pour des frontières tracées parfois à la règle(diviser pour mieux régner), nous aurions profité des enseignements d'une multitude d'esprits éclairés (Sankara, Biko, Lumumba...), nous en serions pas à payer 5 fois une dette qui ne nous a jamais profité (le poids de la dette nous contraint à négliger des secteurs de premieres nécessités tel l'éducation et la santé), nous n'aurions certainement pas adopté un mode de vie qui ne nous correspond pas, nos femmes ne se détruiraient pas le cuir chevelu pour ressembler aux canons de beauté occidentaux, nous serions auto-suffisant au niveau alimentaire, comme nos ancêtres nous respecterions l'environnement, nous serions développés car quand la compétition des nations n'est pas pervertie toutes accèdent au développement par le jeu de la concurrence ...nous ne sommes pas plus bêtes que les autres comme le sous entendait le torchon de Dakar, l'homme noir a beaucoup contribué à ce que l'humanité est aujourd'hui, le problème est que l'histoire a tellement été falsifiée que nous en sommes nous mêmes a douté de nos propres capacités.

Pour ma part, et ça n'engage que moi, la rencontre avec l'occident a été une calamité et nous vivons encore jusqu'à ce jour ce cauchemar.

Maintenant, oui tu as raison, on ne peut se complaire dans cette stature de victime, nous devons prendre exemple sur nos cousins asiatiques qui au moment des indépendances étaient pour beaucoup d'entre eux moins riches que nous. Preuve qu'il n'y a pas de fatalité.
Le levier de ce combat , c'est l'éducation, l'instruction, l'abandon des logiques tribaliste, clientéliste, l'affirmation du nationalisme puis du panafricanisme. Partout des grands blocs continentaux ou sous continentaux se constituent, et l'Afrique est encore à la traine.

En définitive frère Claudus, je ne rêve que d'une ère du Meiji version africaine.

Écrit par : Djé | 03 août 2008

Nos ancêtres... Oui, tu les as nommés. Tous ce que l'Afrique vie aujourd'hui est parti de leurs faiblesses et à ce niveau on ne doit plus s'en prendre à l'homme blanc parce qu’il a été plus intelligent, plus entreprenant et plus fort. L’homme blanc était un conquérant, un aventurier, un homme qui prenait beaucoup de risques, un visionnaire, un inventeur… C’est tout à son honneur
Pleurer, accuser, insulter, sans jamais se remettre en cause… tel est la démarche de l’homme noir pour justifier sa situation actuelle dans le monde : Cela nous a apporté quoi de bon ? Rien mais on ne change pas de stratégie.
« Seul le travail paye » et à ce niveau nous ne sommes pas des experts en la matière tant on est habitués à se contenter de peu et même de presque rien.
On a cru à une Afrique nouvelle dans les années 60 avec le vent d’ »Indépendance » qui souffla sur nos pays. Indépendance ? Laquelle ? Là aussi se trouve un autre grand débat.
On a vue l’ascension de nouveaux leaders politique Noir-Africain avec pour ambition de redorer le blason de cette Afrique humilié par la traite négrière et la colonisation et le travail forcé sans rémunération.
Cependant ils ne se sont pas montrés plus intelligents que nos ancêtres et ça, ce n’est pas la faute aux blancs qui ont réussi à faire fonctionner les choses à leur avantage. Ce ne fut qu’une indépendance factice et jusqu'à ce jour, c'est-à-dire 48 ans plus tard, on en subit les conséquences mais on ne fait pas grand-chose pour sortir de cette situation calamiteuse.
Qui est l’homme noir aujourd’hui ? Rien qu’une pâle copie de l’homme blanc le plus minable.
Loin de subir une certaine forme de complexe d’infériorité, je met en lumière un malheureux constat : regarder autour de vous…
C’est triste mais il faut avoir la force mentale et le courage de «reconnaître » cette affligeante réalité avant de pouvoir nous donner de nouveaux objectifs et se donner les moyens de les atteindre.
Je trouve insultant pour cette Afrique qui se meurt, qu’un Africain soit assis confortablement dans un restaurant sur les « Champs Elysées » pour critiquer Sarkozy et parler de développement de l’Afrique alors qu’il à tous ses comptes bancaires en Suisse.
Le Blanc cueille chez lui et vient cueillir en Afrique pour aller assurer son autonomie tous azimuts et la pérennité de sa nation, tandis que le noir qui ne cueille nulle part d’autre que ce que le blanc lui laisse, va encore déposer sa maigre moisson dans les pays occidentaux.
Et on espère ainsi aller de l’avant ?
Le Noir au lieu de trouver des solutions durables à ses problèmes, fuit son continent par tous les moyens possibles même au péril de sa vie pour aller lécher les bottes de son persécuteurs d’hier et pleure quand on lui lance « Saleté de nègre »
Et on espère ainsi être respecté dans le monde ?
On parle, on parle, on se dit aussi intelligent que le blanc voir plus intelligent que lui, mais on se comporte comme de vrais plouks.
Il aurait été plus intelligent pour les Africains de dire Merci à Nicolas Sarkozy après son intervention de Dakar, car il a eu le courage de dire au grand jour, la salle vérité qui est la notre.
Mais comme on n’a pas envie de prendre un bain, on se fâche parce qu’il nous dit qu’on n’est pas très propre, et on veut lui demander, pas de nous aider à nous lavez, mais de nous lavez avec du très bon savon car se seraient ses parents qui nous auraient sali.
Comme le dit un livre Saint : « Aide toi et Dieu t’aidera »



Un autre commentaire sur cet article posté par un internaute sur un forum auquel je participe :

Claudus, j'ai été parfois interloqué par la levée de boucliers suscitée par l'intervention de Sarko à Dakar. On a reproché à Sarko de n'avoir point montré de signe de repentance dans son discours, relativement à la l'esclavage et à la colonisation subies par l'Afrique, même s'il "s'est indigné" des effets pervers. Mais au moins, il l'a reconnu et condamné!
Par ailleurs, même si ça peut paraître déplacé qu'un étranger vienne chez vous pour vous faire des leçons, Sarko a touché du doigt des plaies de l'Afrique et ça ne fait pas toujours plaisir.
D'ailleurs même, la colonisation qu'on met à l'index est finie depuis longtemps. Qu'a-t-on fait de potable depuis près de 40 ans? On se complait dans les dictatures, les détournements de deniers publiques, les guerres civiles, les enrichissements illicites et on continue de chercher la petite bête ailleurs.
La réaction des intellos africains n'est ni plus ni moins qu'un sursaut d'orgueil sans grande substance, sinon, ce n'est pas la faute à Sarkozy, encore moins à la France si des Chefs d'Etats Africains qui n'ignorent pas que les Etas n'ont pas d'amis mais des intérêts se font manipuler comme des pantins, et ce, depuis 4 décennies.

Écrit par : Claudus | 04 août 2008

Le discours de M. SARKOZY prononcé le 26 juillet 2007 à l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar se démarque à peine de cette façon de penser l'afrique telle une spécificité fallacieuse.

Le président français a commencé son discours en caressant l’audience dans le sens du sentiment : « Je suis venu vous parler avec la franchise et la sincérité que l'on doit à des amis que l'on aime et que l'on respecte. J'aime l'Afrique, je respecte et j'aime les Africains. ».

On a dû lui dire que les Africains avaient la particularité d’être friands de caresses dans le sens du sentiment. Même si M. Sarkozy admet que « l’âme africaine [n’est pas] imperméable à la logique et à la raison » ; même s’il reconnaît que « l’homme africain est aussi logique et raisonnable que l’homme européen », les incohérences et les contradictions qui émaillent son discours peuvent laisser perplexe. Par exemple, le décalage entre le message et le destinataire supposé. Le président Sarkozy s’adresse à un public composé d’étudiants qui fréquentent une université ouverte sur le monde, une université où sont enseignées des matières telles que la médecine, les mathématiques, la physique, les techniques de l’information, les sciences juridiques… A ces jeunes, il prétend enseigner : « la Renaissance de l'Afrique commencera en apprenant à la jeunesse africaine à vivre avec le monde, non à le refuser. » Peut-on vivre dans l’enfermement et s’intéresser aux domaines de recherches précités ? Le discours s’adressait à la jeunesse africaine en général, et tous les jeunes africains ne sont pas des universitaires. Soit ! Mais la jeunesse africaine dans sa majorité ne passe pas son temps à écouter les contes et légendes autour du feu ! Elle ne passe pas la majeure partie de son temps à répéter les rituels des ancêtres, ni à ruminer le passé ! D’où M. Sarkozy tient-il ces informations ? Les chefs d’État africains qui ont défilé à l’Élysée ces derniers temps, lui ont-ils confié que la jeunesse africaine ne pensait qu’à ça ? Pourtant M. le président reconnaît bien que « la tentation de l'exil (…) pousse tant de jeunes Africains à aller chercher ailleurs ce qu'ils ne trouvent pas ici pour faire vivre leur famille.». Où est alors l’enfermement ?

M. le président doit savoir que les jeunes africains, qui ne sont ni des universitaires ni des candidats à l’émigration - et c’est la majorité -, passent la majeure partie de leur temps à survivre tout simplement ; et ceci dans un contexte où très souvent les acteurs politiques pensent à se servir quand ils ne servent pas le FMI, la Banque mondiale, le Club de Paris… Les jeunes passent leur temps à réfléchir sur quelles stratégies parallèles mettre en place pour pallier les insuffisances d’un État souvent démissionnaire. Où sont ces africains qui jugent « le présent par rapport à une pureté des origines totalement imaginaire et que personne ne peut espérer ressusciter » ? Où sont ces Africains qui ne se lassent « de s'inventer un passé plus ou moins mythique pour s'aider à supporter le présent »?
De quel passé imaginaire et mythique parle-t-on ? Du passé révélé par les travaux scientifiques de Cheikh Anta DIOP ? On sait que ces travaux constituent une hérésie aux yeux de ceux qui continuent à penser que l’Afrique n’a que « la mystique, la religiosité, la sensibilité, (…) » (Extrait du discours de Nicolas Sarkozy) à apporter au rendez-vous du donner et du recevoir. Il faut qu’on nous explique alors pourquoi l’UNESCO a sollicité Cheikh Anta DIOP pour devenir, en 1970, membre du Comité international chargé de rédiger l’histoire générale de l’Afrique !

On comprend mieux pourquoi M. Sarkozy ne prononce pas le nom de l’auteur de Nations nègres et culture. Il préfère parler de l’Université de Dakar, appellation qui date de l’époque coloniale et qui a été remplacée par la dénomination Université Cheikh Anta DIOP(UCAD) depuis 1987. Il est d’usage, quand on tient un discours dans un lieu, d’avoir une pensée pour la personnalité dont le lieu porte le nom. Ainsi, Martin Luther KING a commencé le discours tenu au Lincoln Memorial en 1963 par une allusion à Abraham LINCOLN. Mais, peut-être que M. Sarkozy n’a jamais entendu parler du savant et humaniste africain. Cela peut tout aussi bien se concevoir.

Mais l’on ne peut pas concevoir que M. Sarkozy affirme que « la civilisation musulmane, la chrétienté, la colonisation, (…), ont ouvert les cœurs et les mentalités africaines à l'universel et à l'histoire. ». Les africains, qui n’ont pas uniquement un cœur et une mentalité, tissent la trame de l’Histoire depuis la nuit des temps et avant les temps des Lumières. L’Afrique a des Valeurs et une Histoire propres qui s’intègrent dans le patrimoine universel. Même Axelle KABOU, qui ne fait pas dans la dentelle quand elle évoque la part de responsabilité des Africains dans les malheurs du continent, reconnaît ces valeurs.

« Or, quiconque a vécu dans un village africain sait à quel point la carte postale exotique du tam-tam permanent sur fond de farniente est un mythe. Dans la réalité, fût-elle celle d’une économie communautaire de subsistance l’émulation, le courage au travail, l’endurance sont, non seulement des valeurs hautement appréciées, mais qui caractérisent l’homme et la femme dignes de ce nom. Dans un village, les accusations de paresse ou de couardise figurent au nombre des plus grands camouflets que l’on puisse infliger à un individu en âge et en état de travailler. » (Et si l’Afrique refusait le développement ?).
En fait l’Afrique mythique, c’est l’Afrique de M. Sarkozy, celle qu’il évoque avec un lyrisme sans éclat, celle « des chants qui parlaient, à tous les hommes, d'êtres fabuleux qui gardent des fontaines, chantent dans les rivières et qui se cachent dans les arbres ».

Écrit par : hermeister | 05 août 2008

Merci hermeister pour la leçon
J'espère qu'elle permettra à notre ami Claudus de raviser son jugement.
C'est la deuxième fois que je te lis et la générosité, l'humanité ainsi que la sérénité que dégagent chacune de tes phrases me sont très familières. ;)
Au plaisir de te relire

Écrit par : Djé | 05 août 2008

Peut-on vivre dans l’enfermement et s’intéresser aux domaines de recherches précités (la médecine, les mathématiques, la physique, les techniques de l’information, les sciences juridiques… ) ?
Le fait que Sarkozy ferme ses frontières à l'Afrique signifie t'il notre éviction du monde moderne ?
Pourquoi accorder autant d'importances à quelqu'un qui ne nous apporte rien de positif ?
Ils ne serait pas venu nous faire la morale si on ne lui en avait pas donner l'occasion. En outre ce n'est pas totalement une mauvaise chose en soi.
Au lieu de crier au scandale, il serait tant qu'on montre une autre image de notre belle Afrique.
Je suis Africain, Noir et fière de l'être. Je sais quelles sont les potentialités dont disposent notre riche continent. Profitons des acquis du moment et utilisons les comme le socle de notre nouveau départ.
Comme on le dit, "Rome ne s'est pas fait en un jour".
Cependant, il a fallu commencer à faire Rome avant de pouvoir apprécier le résultat final.
L'Afrique de nos enfants ne se ferra pas un jour, et il va falloir en batir les vrais fondations.
Mais à quand le déclic ?

Écrit par : Claudus | 06 août 2008

"Le fait que Sarkozy ferme ses frontières à l'Afrique signifie t'il notre éviction du monde moderne ?"

Mais il est libre d'avoir la politique d'immigration qui sert le plus l'intérêt de son pays, sur ce point je ne lui fais aucun grief. Mais l'idée que les aficains n'entrent pas assez dans l'histoire, c'est lui qui l'avance en ressucitant une afrique mythique qui a servi au XIX e siècle à Jules Ferry et autres intellectuels défenseurs de la mission supérieure des peuples occidentaux à apporter la civilisation aux peuples inférieurs au nom de l'universel. cette même notion d'universel qui au passage se sont bien gardé de définir. Donc il faudrait demander au président Sarkozy, de quelle modernité historique il parle, celle qui prétendait nous amener la civilisation avec la colonisation, ses privations et infériorisations pour l'indigène, ou bien celle des indépendances encadrés initié par un autre fameux discours celui de Brazaville, avec comme legs pour nos pays actuels ses institutions et ses structures sociales seulement déracialisés.

"Pourquoi accorder autant d'importances à quelqu'un qui ne nous apporte rien de positif ?
Ils ne serait pas venu nous faire la morale si on ne lui en avait pas donner l'occasion. En outre ce n'est pas totalement une mauvaise chose en soi."

Parce que le statut de cette personne en tant que chef d'état, ne peut laisser sans réactions quand il tient ce genre de discours, qui se fait tant à l'adresse des peuples africains qu'il cite mais aussi à l'attention des français et de son électorat. pour se faire respecter, il faut soit même determiner le seuil de tolérance acceptable.
Il est en voyage diplomatique et effectivement la régle veut que l'on tienne un discours qui porte sur les relations entre le pays hôte et invité, sauf quand il s'agit de l'Afrique noire, qui est toujours considéré comme un bloc sans grande diversitées et variétés. Toujours accompagné du fameux homme africain, pour lequel une définition vague et approximative sert à désigner des centaines de millions de personnes. en gros le contenant vaut plus que le contenu.

En outre on fait la morale aux enfants, et c'était d'ailleurs toute la philosophie intellectuelle de l'esclavage et de la colonisation : les noirs ne sont que des grands enfants, et c'est notamment en s'appuyant sur cette doctrine, que le colon se permettait d'interpeller le noir peut importe son age avec le mot "boy".
Aussi si on a obtenu et voulu les indépendances, ce n'est pas pour attendre les bons points du tuteur d'antan.

"Au lieu de crier au scandale, il serait tant qu'on montre une autre image de notre belle Afrique."

Effectivement sur ce point je te rejoins, je pense qu'il n'aurait pas fallu répondre de manière polémique mais d'envoyer à M. Sarkozy les ouvrages des travaux d'intellectuels africains comme Ki Zerbo, Anta DIop, Niangoran Bouah, Memel Foté, théophile Obenga, Mahmood Mamdani etc. pour lui faire comprendre qu'entre Lucie et les premiers contacts avec l'europe, notre histoire n'était pas plongé dans un trou noire, et qu'elle ne s'arrête pas aux indépendances.

Écrit par : hermeister | 07 août 2008

A hermeister :
Je te cite:"je pense qu'il n'aurait pas fallu répondre de manière polémique mais d'envoyer à M. Sarkozy les ouvrages des travaux d'intellectuels africains comme Ki Zerbo, Anta DIop, Niangoran Bouah, Memel Foté, théophile Obenga, Mahmood Mamdani etc. pour lui faire comprendre qu'entre Lucie et les premiers contacts avec l'europe, notre histoire n'était pas plongé dans un trou noire, et qu'elle ne s'arrête pas aux indépendances.
".
Tel doit être notre démarche.
Merci pour ton appréciable intervention.

Écrit par : Claudus | 08 août 2008

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