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28 novembre 2008

La grande Vadrouille

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Depuis le début de la "guerre" en Côte d'Ivoire, après l'échec des offensives militaires visant à anéantir la rébellion armée montée par le MPCI (Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire) de Guillaume K. Soro, les vagabonds de la politique Ivoirienne se sont rencontrés à maintes reprises ça et là dans le souci de trouver un accord de paix totale, condition sine qua non pour atteindre le point de chute qu'est l'élection présidentielle ouverte à tous et surtout transparente, "sous la supervision de la communauté internationale".
D'abord les fameux accords de Linas-Marcoussis piloté par la France de Jacques Chirac: Fiasco
Ensuite les multiples accords d'Accra au Ghana (Accra 1,2 et 3): Fiasco
Vinrent les accords de Lomé: Fiasco
Par la suite ce furent les accords de Pretoria qui connurent eux aussi le même sort.
On sollicita alors l'intervention de premier ordre de l'ONU via la médiation du Béninois Albert Tévodjré qui plia bagage après avoir tant bien que mal essayé de trouver une solution définitive de sortie de crise, puis celle de l'Ex-président Sud Africain Tabo-Mbéki: là aussi Fiasco.
Après d'autres tentatives interne, ce fut le tour de l'accord de Ouagadougou entre les deux belligérants.
C'était cela le remède miracle selon les plus optimistes. Cet accord devait permettre d'aller VITE, VITE, VITE aux élections. Qu'en est-il à ce jour ?
Que de tergiversations, de mensonges et de non-dits au cours de cette grande vadrouille.
Soro et sa bande de rebelles se sont montrés plus malins que "notre très chère Président".
A chaque rencontre pour des négociations en vue de trouver une solution de sortie de crise, ils arrivent toujours à grignoter des postes de responsabilités au niveau des instances dirigeantes de la zone gouvernementale tout en ne concédant rien.
Aujourd'hui Soro est chef de la rébellion armée et Premier ministre de la République de Côte d'Ivoire sans compter ses camarades issues de sa mouvance qui sont ministres de la république: et pourtant ses hommes n'ont toujours pas désarmés, pire, ils continuent de faire souffrir la population dans les zones qu'ils contrôlent (réquisition de biens, tuerie, viols, emprisonnement arbitraire...)
Les institutions de l'état ont étés bradées à la rébellion pour rien alors ?

L'accord de Ouaga bien qu'agonisant peut, tel un sphinx, renaitre de ces cendres.
Cependant il faut avoir le courage de mettre l'opposition et la population face à la réalité.
Etant donné qu'un flop de ces élections à venir pourrait avoir des conséquences dramatiques,
il serait bien judicieux de prendre le temps, tous le temps nécessaire à l'enrôlement total de la population avant de songer à passer à une autre étape sur la route de ces élections à grands risques.
Cette situation de ni paix ni guerre n'a que trop duré. Ayant tous choisi le chemin de la paix, sachons qu'il peut s'avérer un peut tortueux par endroit. Toutefois, ce seront des obstacles surmontables sans besoins d'effusions de sang.
L'histoire jugera nos actions d'aujourd'hui, alors sachons raison garder.

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