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30 décembre 2009

LES VERTS ET LE CANNIBALISME INTELLECTUEL NOIR

Du 7 au 18 Décembre 2009 se tenait à Copenhague au Danemark le dernier sommet mondial sur le réchauffement climatique.

Pour la forme, l’Afrique Noir subsaharienne y était représenté comme depuis des années à ce gens de rassemblements. L'éternel assisté et spectateur a eu son mot à dire par la voie du représentant actuel de la communauté des états d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ; comme d’habitude un discours qui n’est qu’une autre copie des récurrents pleurnichements certainement glissé sous la porte de l’autre monde pendant la pause café des membres du G20 considéré par les experts comme étant les états les plus pollueurs de la planète.

Les conclusions de ce sommet tellement important pour l’avenir écologique de la planète bleu ont été jugées insuffisantes, voir nul les pour les spécialistes des dérèglements climatiques et de leurs incidences sur la vie végétales, aquatiques et humaines. Ce faisant, le drapeau rouge planté dans la conscience collective au travers des messages martelés par des hommes comme le Français Nicolas Hulot ou l’Américain Al Gore restent en berne : la planète se porte mal et il faut réagir maintenant au risque de se retrouver dans moins d’un siècle à un stade de non retour à notre mode de vie actuel.

Ceux qui veulent entendre ont entendu depuis quelques années et bien que difficile à mettre en œuvre, un peu partout en occident, sous l’impulsion des pouvoirs publiques et d’organisme indépendants, des campagnes de sensibilisations à grands renforts médiatiques sont menées pour faire face à cette dégénérescence de notre habitat commun.

Dans l’espoir de réduire la production des gaz à effet de serre responsable de la destruction progressive de la couche d’ozone et de la préservation des acquis de notre biosphère, des esquisses de solution des plus simples comme fermer le robinet en se lavant la bouche, trier et recycler les ordures au plus ingénieuses comme les voitures électriques, l’énergie éolienne ou solaire sont expérimentées avec un certains succès toutefois prometteur pour l’avenir.

Comme le dit l’adage, quand le vin est tiré il faut le boire. Le mal est fait, il est là à nos portes, pugnace et téméraire. Alors la question n’est plus de savoir qui a fait quoi pour que notre belle planète en soit arrivé là, mais plutôt qui fait quoi pour que le phénomène s’estompe et mieux qui ferra quoi pour que peut être la terre retrouve son lustre d’antan. Hypothétique voit utopique comme démarche peut être mais envisageable et expérimentable vue qu’on n’a pas d’autre choix si on veut laisser un monde viable à nos enfants.

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Et que fais l’Afrique pour emboiter le pas aux pompiers verts ?

Comme si on était tous ou presque atteint d’une sévère lobotomie cérébrale consanguine, on fait totalement abstraction de cet état des choses sur le continent Noir. On s’étonne presque de la chaude température insoutenable qu’on supporte malgré nous, des changements ou disparitions pure et simple de certaines saisons climatiques, de l’avancée rapide du désert du Sahara, des pénuries d’eau potable à répétions, etc.…

On est pratiquement à la fin du mois de Décembre en Côte d’Ivoire et c’est comme si on avait jamais connu le vent de l’harmattan. Cela n’émeut personne et on ne se remet pas en cause. Non : On continue de faire de la culture itinérante sur brûlis et de transformer les arbres de la forêt en charbon de bois. Ce n’est pas grave… S’il ne pleut pas, Grand père Kouadio viendra taper son Tam-Tam fétiche pour faire tomber la pluie.

C’est ce que j’appelle le cannibalisme intellectuel. Comment cela peut il encore être possible dans nos pays où on a soit disant des grands frères intellectuels, des papas chercheurs, des grands pères avec de multiples agrégations en plusieurs disciplines ? Cela est inadmissible.

J’ai presqu’envie de me résigner à admettre que l’actuel Président Français Nicolas Sarkozy a eu raison en nous disant dans son fameux discours à scandale de Dakar que le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire.

Pire que les railleries et l’humiliation ressenti en Afrique Noir suite à ces propos peut être vrai mais blessant de Sarkozy, si nous n’y prenons garde, si nous ne relevons pas la tête, nous devrons faire face au déshonneur devant nos descendants qui lirons ce discours qui marquera à jamais notre jeune histoire. Et là, aux yeux de ceux-ci, ne serions sortis par la petite porte de l’histoire.

Je ne supporterai pas d’être de ceux qui vont dire demain : « Mon enfant, on ne pouvait rien faire d’autres, on n’avait pas d’autre choix ».

On a toujours le choix et je ne crois pas que cela soit un exemple ambitieux ou courageux. Déjà, décider de ne pas faire le premier pas aussi infime soit il face à la tache la plus titanesque qui se présente à nous, est tout de même un choix : celui de l’indignité.


Loin d’être une lutte des races, cette quête est universelle. Cependant, il va falloir que chacun apporte sa pierre à la restauration de l’édifice terre et cette fois, l’Afrique, l’Afrique Noir ne peut se permettre d’être en marge. C’est une question de responsabilité et d’honneur, mieux… de survit.

 

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