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09 mars 2010

Le manège de la vie…LAURENT GBAGBO, HAMED BAKAYOKO et le RDR, d’hier à aujourd’hui.

« Nous tenons le présent dans nos mains; mais l'avenir est une espèce de charlatan qui, en nous éblouissant les yeux, nous l'escamote », disait Fontenelle. Cette maxime, bien que ne tenant pas d’une démonstration scientifique infaillible, s’est avéré dans bien de situations sous l’effet des nombreuses péripéties de la vie politique en Côte d’Ivoire. 

Pour vous en rendre compte en tant que spectateur de premier rang, nul besoin d’être un érudit ou un illuminé: il suffit de regarder dans le rétroviseur de la jeune histoire politique de notre nation à travers des hommes et leurs mercenaires de la plume et du verbeLe verbe, la parole, un couteau à double tranchants, une véritable épée de Damoclès.

Méditons ce conseil que le Cheick Yacouba Sylla donne a son fils le 27 Juillet 1985: "Celui qui, lorsque la vérité et la vertu sont mises en doute, est assez courageux dans les grands desseins pour assumer la part de sa vérité au service de la justice, et qui ne considère aucune connaissance comme inessentielle, respectant la connaissance de l'homme comme son étude d'élévation, celui-là est la lumière appropriée pour éclairer les gouvernants"
Mon fils, je te conseille d'aimer une chose et de la redouter en même temps "LA PAROLE"... qui est vertu éclairante, virus d'une toxicité dangereuse. Construis ta parole dans ces quelques sentences Soufi : préserve ton âme, "reste le mieux le maitre de ta langue". Sache que "l'homme glisse plus souvent avec la langue qu'avec les pieds", ta sincérité se trouve dans : "Une langue économisée et des paroles pesées dans la balance de la vérité", si tu veux être compris, comprends le fait évident : " L'Autorité appartient a celui qui sait parler avec sagesse et se taire avec discernement, aies l'humilité "Présente-toi devant les hommes non selon ton état d'âme personnel mais en fonction du leur"
Il est certains que bon nombre de journalistes ou propagandistes à la solde de l’ancien régime PDCI à la naissance du multipartisme, puis du RDR, n’ont pas eus la chance de bénéficier de tels conseils ou tous simplement le cri du ventre a été plus fort que celui de la conscience professionnelle
Laurent Gbagbo dans sa lutte politique pour la conquête du multipartisme, du pluralisme politique, de la démocratie en Côte d’Ivoire et l’accession au pouvoir d’état, en a subit l’amer expérience : montage théâtrale pour accusations fallacieuses, affabulations dignes de menteurs pathologiques, propos injurieux et extrêmement blessants… à ce niveau il n’a connu que des vertes et des pas mures. 
Son seul crime : avoir eu l’audace de rêver d’une Côte d’Ivoire meilleure avec ses idées.
Cependant face à l’adversité il est resté digne et égale à lui-même. Son rêve jugé hyper prétentieux et à la limite de la folie de l’utopie est devenu réalité : oui, car en l’an 2000,Laurent Gbagbo est devenu «Président de le Côte d’Ivoire». Comme quoi, le destin d’un homme ne dépend pas des paroles d’un autre mais de ses convictions à lui et des efforts consentis pour y arriver. 

EDITORIAL DE HAMED BAKAYOKO :
18 février 1992 -18 février 2010… 18 ans d’une marche historique. Il y a des anniversaires qu’on célèbre avec faste et joie. D’autres par contre rappellent des jours sombres et tristes : 18 février 1992. Cette date restera à jamais marquée de manière indélébile dans l’histoire politique de la Côte d’Ivoire. 
Suite à l’emprisonnement abusif du couple Gbagbo et de certains autres militants du FPI après la marche du 18 Février, Hamed Bakayoko alors Directeur de publication du quotidien "le Patriote", publie le 21 Février un numéro spécial consacré à cet évènement majeur qui fait suite au souci du FPI de pousser le pouvoir à dire le droit et rendre justice suite à une terrible descente punitive (défénestration, brimades, viols,…) orchestrée de main de maitre par les para-commandos de Guei Robert sur la cité universitaire de Yopougon avec le bénédiction du gouvernement PDCI dirigé par le premier Ministre Alassane Dramane Ouattara. L’éditorial de ce numéro est intitulé « J’ai vu Laurent Gbagbo fuir comme un chien ».

Le 10 Mars il rempile avec un autre éditorial : « Laurent Gbagbo ne représente rien »

Les propos tenus par Hamed Bakayoko dans ces deux billets sont sans appel alors nul besoin d’en rajouter.

Ce jour du 18 Février 1992, Laurent Gbagbo entrait dans l’épreuve. Mais il en est ressorti vivant et grandi à la fin d’un procès au cours duquel rien ne pouvait l’inculper tant son innocence était certaine au vue des accusations grotesques dont il était sujet. Comme il le dit plus tard : « Ce jour était pour moi un jour de tristesse en pensant à la Côte d’Ivoire, mais un jour de gloire pour les combattants de la liberté et de la démocratie.»

Cependant, comment ne pas être estomaquer de voir qu’en 2010 le sieur Hamed Bakayokoétait le ministre des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communications (NTIC) sous la Présidence de Son Excellence Laurent Gbagbo
Comment ne pas être sidérer par la réaction de Hamed Bakayoko et de son parti le RDR au vue de l’insistance avec laquelle ils faisaient pression pour sa réintégration au sein d’un gouvernement dans lequel le FPI de Laurent Gbagbo ne voulait plus le voir ? 
Comment ne pas être inquiet de savoir que le même Hamed Bakoyoko soit suspecté dans l'affaire Mambé et les 429.000 cas litigieux de l'Ex-Commission électorale Indépendante (CEI) ?
Cette haine viscérale de Hamed Bakayoko vis-à-vis de Gbagbo a-t-elle disparu ? 

Le manège de la vie continue de tourner, et des fois comme en ce jour, sans passion aucune, on sort de l’oubli profond ou sont tombés ces traits méprisables lancés contre un grand homme : Laurent Gbagbo. Et on se demande, Pourquoi ?

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