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01 avril 2010

Côte d'Ivoire: ALLONS AUX ELECTIONS

 

On me reproche souvent de trop m’attarder sur la genèse, l'évolution et les acteurs de la crise politique née de l’attaque rebelle du 18-19 Septembre 2002. Et pour cause, les origines de la guerre dans mon pays n’étant plus à l’ordre du jour. Je n’arrive pas à comprendre cette démarche. Ce qui est plus triste, c'est le fait que la presse Ivoirienne dans sa configuration actuelle (et surtout au vue d'un certains "processus de paix"), ne fait pas son travail ou du moins, le fait très mal à mon avis.
Par exemple les seigneurs de guerre et autres com-zones continuent de piller les ressources minières et forestières dans les zones occupées par la rébellion armée. Les populations qui osent faire front sont martyrisées : ni le Nouveau Réveil, ni le Patriote n'en parlent et pire. Ils peuvent même trouver le moyen de dire que les chefs rebelles sont des anges ...chapelle politique oblige.
Et quand d'autres journaux foncièrement acquis au FPI en parlent, on dira qu'ils mettent le processus de paix en péril.
Que faire ? Du journalisme ou du mercenariat journalistique ?
Pendant ce temps, la situation dans les zones occupées devient de plus en plus inacceptable. Cependant la presse et les médias dirigent leurs spots ailleurs : Il est temps de tourner le chapitre et d’aborder l’épineuse question des élections
Aujourd'hui, tous les projecteurs sont orientés vers ces fameuses élections, seul gage d’une paix véritable à en croire une grande partie des ivoiriens et de l’opinion internationale. Pour ce faire, l’on sensibilise toutes les couches de la société ivoirienne à se focaliser sur les élections et à tout mettre en œuvre tant dans leurs propos que dans leurs comportements pour enfin y arriver.
Permettez moi de donner mon avis sur ce contexte ambigu de « allons aux élections » qui ma foi, engendre beaucoup plus de problèmes qu’il n’en résout.
La Cote d’ivoire dans toute sa composante semble, passivement, attendre les élections comme si l’on attendait un Messie ou comme des malades qui espèrent avoir une quelconque panacée qui viendrait guérir définitivement leurs maux. 
Je veux aller visiter le pont de liane à Manje dois attendre les élections
Je veux récupérer ma maison à Bouakéje dois attendre les élections
Je veux récupérer mes plantations à Vavouaje dois attendre les élections
Je veux investir dans le business du Bogolan à Koroghoje dois attendre les élections
Je veux que l’état me permette de bien me soigner et à moindre cout, je dois attendre les élections
Je veux un meilleur système éducatif pour mes petits frères, je dois attendre les élections
Je veux me faire une sauce Gouagouassouje dois ENCORE attendre les élections

Mais diantre !!! que sont donc CES élections sans lesquelles rien et absolument rien n’est possible dans mon pays ? 

Le tissu social, la cohésion de la nation, le développement du pays, le bien-être des ivoiriens et j’en passe, doivent être portés à l’actif de ces élections, grand magicien de son état.
Eh bien, laissez-moi vous dire que les élections, telles que perçues par le RHDP, si elles ont lieu dans les conditions souhaitées par ce front, entraineront de nombreux dégâts aussi bien matériels qu’humains.
En effet dans l’entendement du RHDP, « aller aux élections » rime avec « enlever GBAGBO du pouvoir d'état par tous les moyens ». Et leur lugubre intention a été déjà annoncée par leur sonne-cloche de Venance Konan Amédégnato. Alors tant qu’il sera question «enlever GBAGBO du pouvoir d'état par tous les moyens », nous pouvons aller aux élections sans désarmer. Et si malgré cela Laurent GBAGBO gagne ces élections, on maintiendra la rébellion jusqu’à ce qu’il démissionne par la force des armes : Retour au 18-19 Septembre 2002. Voilà, somme toute, le plan macabre du RHDP et ce que referment les termes « Allons aux élections ».
La témérité des rebelles à ne pas ou du moins à désarmer après les élections appelle à plusieurs interprétations selon moi :

1- Du désarmement des rebelles :
Il est clair, les accords de Ouagadougou ont permis d’obtenir une avancée notable du processus de paix. Et ces accords portent en eux-mêmes tous les points nécessaires pour permettre aux Ivoiriens de retrouver définitivement la paix, y compris le désarmement des rebelles. Mais contre toute attente, les mauvaises interprétations qui fusent desdits accords et la mauvaise foi aidant de certaines parties sont en train de remettre en cause ces acquis. Ce qui nous conduit à nous interroger sur le désir quasi avoué des rebelles à ne pas aller aux élections. Que cache donc le non-désarmement ?

J’ai essayé de trouver dans la liste des candidats aux élections présidentielles, mais nulle part je n’ai vu apparaitre le nom du candidat issu de la rébellion du MPCI : ce qui est normal étant donné que les accords antérieurs en font mention. Ce qui suppose que les rebelles du MPCI ont tout à gagner en étant très impartiaux dans les échéances à venir. Et leur impartialité qui pourrait conduire à des élections démocratiques et fiables, requiert logiquement de leur part le désarmement avant les fameuses élections. Ce qui n’est pas le cas. Alors qui tire donc les ficelles ? C’est sans nul doute celui pour qui ils ont pris les armes. Et cet homme, c’est bel et bien Alassane OuattaraTant que les rebelles n’obtiendront pas une injonction ferme venant de ADO, ils ne désarmeront pas. Or ADO ne le fera pas. On peut donc conclure qu’il n’y aura point de désarmement tant que ADO ne sera pas au pouvoir.
Il apparait indéniable que le chemin pour arriver aux élections reste toujours aussi long que tortueux... Pourquoi ? Simplement parce que l'OPPOSITION a fait la bêtise d'afficher son soutien à SA rébellion armée via le RDR que les autres on rejoint au sein du RHDP.
Selon l’accord de Ouaga, le chemin pour arriver aux élections est celui ci:
DDR (DESARMEMENT, DEMOBILISATION, REINSERTION) puis Organisation des élections.
Où en est le DDR ? Au point zéro... mais l'opposition qui n'a JAMAIS osée demander aux rebelles de désarmer, demande qu'on saute toutes les étapes pour aller aux élections.

2- Du cas BEDIE :

Aujourd’hui, beaucoup sont les ivoiriens qui se demandent pourquoi BEDIE et son parti le PDCI ont tendance à prendre partie pour la rébellion ? Alors que selon la cartographie électorale, une bonne partie des électeurs naturellement acquis à sa cause sont pris en otage à Bouaké.

Ces populations sont meurtries dans leurs âmes car elles ont  été  spoliés de leurs biens acquis au prix de maintes années de dur labeur. Elles espèrent les retrouver un jour mais à la seule condition que les rebelles désarment. Or, voilà que leur mentor, en qui ils fondent tout espoir n’ose même pas lever le petit doigt pour demander leur libération du joug de la rébellion. BEDIE ne l’a jamais fait et ne le ferra jamais : RHDP oblige. Si BEDIE ne le fais pas, c’est parce que pour lui le calcul est tout trouvé.
 

En effet, Les sondages SOFRES positionnant BEDIE au deuxième rang après GBAGBO au premier tour des élections, BEDIE espère obtenir au second tour le soutien d’ALASSANE pour gagner. D’où son refus de blâmer la rébellion. Eh bien cher Papa BEDIE, sachez que dans ce calcul vous vous tromper lamentablement. Car, même si vous sortez vainqueur au premier tour des échéances prochaines, les rebelles ne désarmeront à moins ALASSANE le leur demandent. Ce qui est moins sûr.

3 - Du cas des chefs rebelles et du Tribunal Pénal International :

On pourra faire 1.000 autres accords mais le MPCI des Com-zones ne désarmera pas.

PAR EXEMPLE SAVEZ VOUS QUE LA LOI D’AMNISTIE NE COUVRE PAS LES CRIMES ECONOMIQUES, LES CRIMES DE GUERRE ET LES CRIMES CONTRE INHUMANITÉ ?
Les rebelles en sont conscients et savent bien que l'ONU et le TPI les attendent au tournant... 

La rébellion fait durer le suspens et on aura une avancée conséquente de la situation seulement quand le RHDP se disloquera et que les autres partis de l'opposition tel que lePDCI-RDA et le MFA, vont commencer à agir autrement vis à vis du MPCI dont le RDR ne pourra jamais se défaire. 

Permettez-moi de m’interroger sur le dénouement de cette crise qui a tout d’un labyrinthe inextricable : A supposer que vous avez un chien atteint de la rage. Après avoir fait le tour des vétérinaires et essayez tous les remèdes relatifs à sa maladie, votre chien ne guérit. Alors, que faites-vous ?

Commentaires

"La Cote d’ivoire dans toute sa composante semble, passivement, attendre les élections comme si l’on attendait un Messie ou comme des malades qui espèrent avoir une quelconque panacée qui viendrait guérir définitivement leurs maux.
Je veux aller visiter le pont de liane à Man, je dois attendre les élections.
Je veux récupérer ma maison à Bouaké, je dois attendre les élections.
Je veux récupérer mes plantations à Vavoua, je dois attendre les élections.
Je veux investir dans le business du Bogolan à Korogho, je dois attendre les élections.
Je veux que l’état me permette de bien me soigner et à moindre cout, je dois attendre les élections.
Je veux un meilleur système éducatifs pour mes petits frères, je dois attendre les élections.
Je veux me faire une sauce Gouagouassou, je dois ENCORE attendre les élections.

Mais diantre !!! que sont donc CES élections sans lesquelles rien et absolument rien n’est possible dans mon pays ? "

C'est simplement dommage, mais c'est ainsi l'homme noir qui n'est simplement qu'un loup pour son frère

Écrit par : hilaire KOUAKOU | 01 avril 2010

L’excellence présidentielle avant son investiture !





Alassane Dramane Ouattara le génie politico-économiste , sage dans ses actes et ses paroles, est estimer du people du sud au nord et de l’est à l’ouest de son pays la côte d’ivoire .
L’affection énorme ADO de son peuple provient de son sérieux au travail, qui facilite aujourd’hui sa crédibilité auprès des grandes institutions international.
Ivoirienne et ivoirien ADO est notre unique sauveur, pendant cette crise qui qui agenoue notre pays.



Fofana Adama (Majesty)

Écrit par : fofana adama majesty | 22 août 2010

allassane c'est un tueur il faut qu'on le dise

Écrit par : capitaine lova | 01 décembre 2010

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