topblog Ivoire blogs

30 avril 2010

Comment le PDCI banalise Maman Marie Thérèse Houphouet Boigny


Dans son édition du Jeudi 29 Avril 2010, le « Nouveau Réveil » placarde à sa Une un titre qui ne peut laisser indifférent : Gbagbo à Thérèse Houphouet-Boigny dans ‘Soir Info’ « Ton prix est mon prix ! » -Comment Gbagbo banalise l’épouse du président Houphouet-

L’article qui accompagne ce titre est libellé comme suit :
00611.jpg
Cliquez sur l'image pour l'agrandir...

« Une histoire qui ne fait pas certainement plaisir à ceux qui ont aimé et adoré le président Félix Houphouet-Boigny.
Comment l'épouse d'un homme d'une telle envergure, qui a marqué de son sceau indélébile l'histoire de ce grand pays qu'est la Côte d'Ivoire peut-elle poser l'acte qui lui a fait perdre ce bijou immobiliser qu'est sa résidence privée de la Riviera II. On comprend aujourd'hui le sens de ce bout de phrase qui avait scandalisé toute la Côte d'Ivoire il y a quelque temps. "Gbagbo m'a fait revivre" avait, en effet, déclaré madame Houphouet pour traduire tout le bonheur que lui procurait le rachat de cette résidence qu'elle avait bradée dans les jeux de casino. On ne peut pas être fier de "notre mère à tous", de maman Thérèse. Et quand on pense à son époux, cela fait doublement mal. Et cela est même choquant. Pour le bon sens.
Opportuniste politique, Gbagbo a sauté sur l'occasion pour déclarer son "amour" à madame Thérèse Houphouët. "Votre prix est mon prix" tel est le prix d'achat de cet "amour" qui était loin d'être désintéressé. Parce que le chef de l'Etat, en cassant la tirelire pour racheter cette résidence et l'offrir à madame Thérèse, escomptait des dividendes politiques. Sinon cet acte n'aurait jamais été porté à la connaissance de l'opinion publique nationale et internationale avec force détails. Qui, en effet, a organisé la fuite d'une telle information qui ne faisait ni honneur à madame Houphouët encore moins à son illustre époux ? Qui avait intérêt à ce qu'une telle histoire soit divulguée ? Gbagbo, bien entendu. Et notre confrère ne trahit point cet état de fait lorsqu'au talon de son papier, il chute en rappelant comment Bédié s'était brouillé avec madame Houphouët parce que ce dernier aurait mis la main sur les biens immobiliers de la famille Boigny. La fin justifie vraiment tous les moyens. AKWABA SAINT CLAIR » Fin
Lire l'article en ligne...

S'il y a père de la Nation, c'est qu'il y a mère de la Nation. 
Le grand respect pour notre père bâtisseur ne peut avoir de sens, de hauteur ni de crédibilité si nous n'arrivons pas à respecter celle que lui même a chérie toute sa vie.

"Maman Marie Thérèse est le fanion que nous a laissé Houphouët Boigny. 
Si le vent, la pluie ou la poussière la touche au point de lui porter atteinte, c’est à nous enfant de Côte d’Ivoire de la récupérer, de la restaurer dans la dignité et de la réhabilité car nous l’aimons.
" disait Olivier Shaw

"Thérèse a fui tous les potins, loin du brouhaha politique" disait Alpha Blondy dans sa chanson 'Les Larmes De Thérèse'. Je me rends compte qu'elle avait bien raison.
J’ai mal quand certains prétendus disciples de Houphouët Boigny, en plus d’avoir quasiment laisser cette grande dame sur la paille, se permettent aujourd’hui de lui tenir de tels propos pour des considérations électoralistes. Je me pose un tas de questions dont la principale est de savoir ce que le PDCI New Look est près a sacrifié pour le pouvoir…
"Briser l'anathème de ses grands yeux, ses grands yeux de diadème, TOTEM, TOTEM, TOTEM [...]" dixit Alpha Blondy: le PDCI-RDA vient de profaner l'un des totems les plus mythiques de la Côte d’ Ivoire.

Maman Marie Thérèse ne mérite pas cela, surtout venant du PDCI-RDA de son défunt marie. Le journaliste Akwaba Saint-Clair devrait avoir honte, les cadres du PDCI aussi…
S'il s’avérait que les faits se sont passés comme décris dans le journal Soir-Info (faits que je m’interdis de commenter car n’ayant aucune certitude sur le sujet), où est la mal que le Président Gbagbo aurait fait à cette grande dame ?
Dans son article, Akwaba Saint-Clair décrit le "prétendu" geste de Gbagbo comme étant de l'opportunisme PolitiqueSi éviter que Maman Thérèse tombe dans la mouise est de l'opportunisme Politique, moi je suis pour.
Le plus embêtant dans cette histoire c’est le fait que nul ne peut dire avec certitude que le Président Gbagbo a tenu les propos qui lui sont imputés. Celui qui en parle (avec beaucoup de réserves) c'est le journaliste Armand B. Depeyla dans l'édition de Soir-Info du mercredi 28 avril 2010. Il dit entre autres […] « Ton prix est mon prix » lui AURAIT lancé le chef de l’Etat…[…]
Quoi qu'il en soit, Mr Akwaba Saint-Clair qui certainement en sait plus que nous a jugé bon de s'attaquer à notre Maman à tous pour faire plaisir à son parti le PDCI. Certainement, pour lui cette histoire est vérifié alors il doit taper sur Maman Marie Thérèse... C'est honteux de sa part et j'espère qu'il sera rappelé à l'ordre par sa hiérarchie.

En entendant le vacarme inopportun fait autour de sa personne, j'ai honte quand je pense à la "possible" frustration de Maman N'daya International, cette dame au grand coeur .
La Côte d'Ivoire l'avait abandonné à la mort de Houphouet Boigny et je me dis qu'elle nous a peut être pardonné en revenant sur la scène publique.
Alors, nous n'avons pas le droit de la décevoir, pas encore une fois.

22 avril 2010

Côte d’Ivoire : L’union sacrée autour d’une mère souffrant d’un mal pernicieux

Notre mère patrie se meurt ; que décidons-nous de faire Ivoiriens et amis de la Côte d’ Ivoire ? L’euthanasier parce que ne pouvant pas nous entendre ni sur le diagnostic encore moins sur les soins nécessaires pour sa guérison et être la honte aux yeux des autres ou taire les rancœurs et les meurtrissures qui nous éloignent pour aboutir à une union sacré pour agir ensemble et dans la même direction pour espérer la revoir sur pied ? 
La deuxième option me semble la mieux indiquer et c’est à nous jeunes de Côte d’Ivoire que ce devoir incombe. Agissons en ce sens et rien ne nous arrêtera si nous y allons résolument.

Ni la mauvaise foi des uns, ni la sorcellerie des autres ne pourra entraver notre noble quête :une Côte d’Ivoire unie et fière et prospère.
Ce pays est à nous, comme il l'a été à nos ancêtres et nos parents. Mais il appartient encore plus à nos enfants. Quel héritage comptons-nous leur transmettre ?
La cote d'ivoire est unique, la cote d'ivoire n'est pas a diviser.

Certains ont décidé que pour leur propre intérêt il fallait déchirer notre état, piétiner notre nation et martyriser nos familles.
Aujourd'hui la cause la plus importante est de retrouver notre état, récupérer notre nation et faire revivre ce peuple qui mérite mieux que des pleurs.
Le moment de la réunification de notre pays est venu pour que la nation devienne plus forte.

3 copie2.jpg
Cette union ferra notre force.

Concept Claudus KouadioOlivier Shaw

08 avril 2010

LES REBELLES NE DÉSARMERONT PAS: Enfin Guillaume Soro le dit

 

Soro foutaise5.jpg
CRISE IVOIRIENNE, SORO PARLE. Election présidentielle, Gbagbo, Ouattara, Bédié, Compaoré, désarmement, ex-rebelles: Le Premier ministre dit tout et ne lâche rien. Juste un semblant de lapsus calami au niveau de la chronologie qui devrait être « Désarmement - Election présidentielle » ou souci délibéré d’annoncer les couleurs quant au contenu de la longue interview du Premier Ministre Ivoirien et chef de la rébellion armée qui occupent une partie de la Côte d’Ivoire depuis 2002 ? Là n’est pas le plus important quoi que, c’est un lapsus bien révélateur.

Après lecture de cette interview accordé au journaliste François Soudan et publiée dans l’hebdomadaire « Jeune Afrique » N° 2569 du 4 au 10 Avril 2010, il ressort un élément clé: La rébellion armée conduite par l’actuel Premier Ministre Guillaume Soro ne VEUT pas désarmer avant les prochaines élections présidentielles en Côte d’Ivoire. Et cela, je l’avais affirmé dans mon article intitulé « ALLONS AUX ELECTIONS » que je concluais en soutenant que : « On pourra faire 1.000 autres accords mais le MPCI des Com-zones ne désarmera pas. » 
Mieux, Mr SORO tente même de nous faire croire que cela ne va pas à l’encontre des différents accords de Ouaga. 

Morceaux choisis :
[…]le désarmement doit-il être un préalable à l'élection ?
L'accord que nous avons conclu est précis à cet égard. Les militaires issus des Forces nouvelles destinés à rejoindre les rangs de l'armée dite régulière doivent auparavant être encasernées dans quatre villes: BouakéSéguélaMan et Korhogo. La réunification physique entre les deux armées interviendra un mois après l'élection du nouveau président de la République. Voilà ce que dit l'accord de Ouagadougou. […]

Vous n'avez pas vraiment répondu à ma question.
Mais le chef de l'Étatque je sache, n'a jamais fait du désarmement un préalable à l'élection ! Dans tous les pays qui ont connu un conflit de ce type, que fait-on ? 
On définit une plate-forme sécuritaire minimale qui permette de tenir l'élection. On n'attend pas que le dernier soldat ait déposé son arme pour aller voter. Maintenant, s'il s'agit de rassurer le camp présidentiel, dont je peux comprendre certaines des inquiétudes, j'ajoute ceci: au nom des Forces nouvelles, je m'engage à ce que, le jour J, aucun électeur ne soit empêché d'aller déposer son bulletin dans l'urne et qu'aucune urne ne soit escamotée. Nous sommes même prêts à ce que l'ONU déploie dans le Nord un contingent supplémentaire faisant office de force de police. […] 
La question que je me pose est de savoir à quoi obéit l’actuel processus de sorti de crise ?
Il ressort bien évidemment que la sortie de crise doit être pilotée par le texte de l’accord de Ouaga et les différents accords complémentaires. Alors j’ai RELU l’accord de Ouaga, les annexes et tous les accords complémentaires : Selon l’accord de Ouaga et ses accords complémentaires, le chemin pour arriver aux élections est celui ci: DDR (DESARMEMENT, DEMOBILISATION, REINSERTION) puis Organisation des élections
Qu’en est-il à ce jour ?
Revenons point par point sur ces deux commentaires de Mr SORO . 
Il dit :
- « Les militaires issus des Forces nouvelles destinés à rejoindre les rangs de l'armée dite régulière doivent auparavant être encasernées dans quatre villes: Bouaké, Séguéla, Man et Korhogo »
Il a parfaitement raison, sauf que dans sa conférence de presse du lundi 22 mars 2010,Me Affoussy BAMBA Porte-parole des rebelles a déclaré : « Il faut souligner, que sur les 32.777 combattants FAFN profilés, 5.000 ont été retenus AU TITRE DES VOLONTAIRES POUR L’ARMEE NOUVELLE (VAN), et 27.777 doivent aller à la démobilisation. Sur cet effectif, 11.900 éléments ont été effectivement démobilisés dont 3.416 réinsérés, de sorte que 23.461 sont en attente de réinsertion faute de financement. .
EN CE QUI CONCERNE LES FAFN, les sites d’encasernement sont localisés à Bouaké, Korhogo, Man et Séguéla. Il faut noter à ce sujet que seul le site de Korhogo est réhabilité ET CEUX DES AUTRES VILLES, FAUTE DE MOYENS NE SONT NI REHABILITES, NI EQUIPES.
» Il dit :
- « La réunification physique entre les deux armées interviendra un mois après l'élection du nouveau président de la République. Voilà ce que dit l'accord de Ouagadougou. »
Sur ce même sujet, le QUATRIEME ACCORD COMPLEMENTAIRE A L’ACCORD POLITIQUE DE OUAGADOUGOU dit ceci en Article 6 du TITRE II. FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE : […]
En attendant leur intégration dans la Nouvelle Armée Nationale (donc la réunification dont parle M. SORO), les Ex-combattants des Fafn seront regroupés, sous le commandement de l'état-major des Forces Nouvelles appuyé par les Forces impartiales, pour une formation commune de base, dans les camps militaires de Bouaké, Korogho, Man et Séguela, à raison d'un camp par ville. […]

Donc sur les 4 sites d’encasernement, seul celui de Korhogo est fonctionnel27.777soldats rebelles n’ont toujours pas été démobilisés et 23.461 sont en attente de réinsertionEn gros, le DDR est loin d’être terminé alors les élections présidentielles encore plus.
La question est de savoir pourquoi le DDR stagne ? 
Cependant quand M. SORO proclame que :
« …le chef de l'État, n'a jamais fait du désarmement un préalable à l'élection! », je me dis que de deux chose l’une : soit c’est lui qui n'a jamais fait du désarmement un préalable à l'élection ou alors il n’a toujours rien compris aux accords qu’il a signé. Ce processus de sortie de crise n’a pas pour socle les causettes entre deux hommes ou des suppositions mais plutôt les accords politiques de Ouagadougou. 
Au TITRE II de l'accord COMPLEMENTAIRE A L’ACCORD POLITIQUE DE OUAGADOUGOU :
FORCES DE DEFENSE ET DE SÉCURITÉ:

Article 3: AFIN DE FAVORISER L'ORGANISATION DES ELECTIONS DANS DE BONNES CONDITIONS, LES DEUX PARTIES ONT CONVENU DE RELANCER, SANS DELAI et sous la conduite du CCI et la supervision des Forces impartiales, LE DÉSARMEMENT, le stockage des armes des deux Forces ex-belligérantes, ainsi que LA DÉMOBILISATION des ex-combattants des Forces nouvelles. En tout état de cause, CES OPERATIONS DEVRONT ETRE ACHEVEES AU PLUS TARD DEUX MOIS AVANT LA DATE FIXEE POUR L'ELECTION PRÉSIDENTIELLE. » Alors de quoi parle M. SORO ?

- « Dans tous les pays qui ont connu un conflit de ce type, que fait-on ? On définit une plate-forme sécuritaire minimale qui permette de tenir l'élection. » … sécuritaire minimale ? Incroyable !!! 
Peut être mais en Côte d’Ivoire on a abouti à l’accord politique de Ouaga et il va falloir résolument les appliquer de manière concrète sur le terrain.
- « Au nom des Forces nouvelles, je m'engage à ce que, le jour J, aucun électeur ne soit empêché d'aller déposer son bulletin dans l'urne et qu'aucune urne ne soit escamotée » Le jour J des élections, l’intégrité territoriale sera totale en Côte d’Ivoire et ni le ministre de la défense, ni le ministre de la sécurité ne seront du MPCI, alors M. Guillaume SORO peut se décharger de cette tâche.

De manière non officielle mais très implicite, le Premier Ministre Guillaume SORO, chef de Guerre et Secrétaire Générale de la 2ème branche politique de la rébellion armée (MPCI) vient d’ouvrir la boite de pandore : lui et les hommes qu’on lui a confié ne désarmerons pas tant que l’instigateur en chef de cette situation ne sera pas Président. Alors le chef de l’état doit prendre encore une fois ses responsabilités pour consolider la paix, la réconciliation nationale et la libre circulation des personnes et des biens afin qu’on puisse travailler pour remettre notre pays sur pied. Ils ne veulent pas aller aux élections OK. Mais la Côte d'Ivoire doit continuer de vivre.

01 avril 2010

Côte d'Ivoire: ALLONS AUX ELECTIONS

 

On me reproche souvent de trop m’attarder sur la genèse, l'évolution et les acteurs de la crise politique née de l’attaque rebelle du 18-19 Septembre 2002. Et pour cause, les origines de la guerre dans mon pays n’étant plus à l’ordre du jour. Je n’arrive pas à comprendre cette démarche. Ce qui est plus triste, c'est le fait que la presse Ivoirienne dans sa configuration actuelle (et surtout au vue d'un certains "processus de paix"), ne fait pas son travail ou du moins, le fait très mal à mon avis.
Par exemple les seigneurs de guerre et autres com-zones continuent de piller les ressources minières et forestières dans les zones occupées par la rébellion armée. Les populations qui osent faire front sont martyrisées : ni le Nouveau Réveil, ni le Patriote n'en parlent et pire. Ils peuvent même trouver le moyen de dire que les chefs rebelles sont des anges ...chapelle politique oblige.
Et quand d'autres journaux foncièrement acquis au FPI en parlent, on dira qu'ils mettent le processus de paix en péril.
Que faire ? Du journalisme ou du mercenariat journalistique ?
Pendant ce temps, la situation dans les zones occupées devient de plus en plus inacceptable. Cependant la presse et les médias dirigent leurs spots ailleurs : Il est temps de tourner le chapitre et d’aborder l’épineuse question des élections
Aujourd'hui, tous les projecteurs sont orientés vers ces fameuses élections, seul gage d’une paix véritable à en croire une grande partie des ivoiriens et de l’opinion internationale. Pour ce faire, l’on sensibilise toutes les couches de la société ivoirienne à se focaliser sur les élections et à tout mettre en œuvre tant dans leurs propos que dans leurs comportements pour enfin y arriver.
Permettez moi de donner mon avis sur ce contexte ambigu de « allons aux élections » qui ma foi, engendre beaucoup plus de problèmes qu’il n’en résout.
La Cote d’ivoire dans toute sa composante semble, passivement, attendre les élections comme si l’on attendait un Messie ou comme des malades qui espèrent avoir une quelconque panacée qui viendrait guérir définitivement leurs maux. 
Je veux aller visiter le pont de liane à Manje dois attendre les élections
Je veux récupérer ma maison à Bouakéje dois attendre les élections
Je veux récupérer mes plantations à Vavouaje dois attendre les élections
Je veux investir dans le business du Bogolan à Koroghoje dois attendre les élections
Je veux que l’état me permette de bien me soigner et à moindre cout, je dois attendre les élections
Je veux un meilleur système éducatif pour mes petits frères, je dois attendre les élections
Je veux me faire une sauce Gouagouassouje dois ENCORE attendre les élections

Mais diantre !!! que sont donc CES élections sans lesquelles rien et absolument rien n’est possible dans mon pays ? 

Le tissu social, la cohésion de la nation, le développement du pays, le bien-être des ivoiriens et j’en passe, doivent être portés à l’actif de ces élections, grand magicien de son état.
Eh bien, laissez-moi vous dire que les élections, telles que perçues par le RHDP, si elles ont lieu dans les conditions souhaitées par ce front, entraineront de nombreux dégâts aussi bien matériels qu’humains.
En effet dans l’entendement du RHDP, « aller aux élections » rime avec « enlever GBAGBO du pouvoir d'état par tous les moyens ». Et leur lugubre intention a été déjà annoncée par leur sonne-cloche de Venance Konan Amédégnato. Alors tant qu’il sera question «enlever GBAGBO du pouvoir d'état par tous les moyens », nous pouvons aller aux élections sans désarmer. Et si malgré cela Laurent GBAGBO gagne ces élections, on maintiendra la rébellion jusqu’à ce qu’il démissionne par la force des armes : Retour au 18-19 Septembre 2002. Voilà, somme toute, le plan macabre du RHDP et ce que referment les termes « Allons aux élections ».
La témérité des rebelles à ne pas ou du moins à désarmer après les élections appelle à plusieurs interprétations selon moi :

1- Du désarmement des rebelles :
Il est clair, les accords de Ouagadougou ont permis d’obtenir une avancée notable du processus de paix. Et ces accords portent en eux-mêmes tous les points nécessaires pour permettre aux Ivoiriens de retrouver définitivement la paix, y compris le désarmement des rebelles. Mais contre toute attente, les mauvaises interprétations qui fusent desdits accords et la mauvaise foi aidant de certaines parties sont en train de remettre en cause ces acquis. Ce qui nous conduit à nous interroger sur le désir quasi avoué des rebelles à ne pas aller aux élections. Que cache donc le non-désarmement ?

J’ai essayé de trouver dans la liste des candidats aux élections présidentielles, mais nulle part je n’ai vu apparaitre le nom du candidat issu de la rébellion du MPCI : ce qui est normal étant donné que les accords antérieurs en font mention. Ce qui suppose que les rebelles du MPCI ont tout à gagner en étant très impartiaux dans les échéances à venir. Et leur impartialité qui pourrait conduire à des élections démocratiques et fiables, requiert logiquement de leur part le désarmement avant les fameuses élections. Ce qui n’est pas le cas. Alors qui tire donc les ficelles ? C’est sans nul doute celui pour qui ils ont pris les armes. Et cet homme, c’est bel et bien Alassane OuattaraTant que les rebelles n’obtiendront pas une injonction ferme venant de ADO, ils ne désarmeront pas. Or ADO ne le fera pas. On peut donc conclure qu’il n’y aura point de désarmement tant que ADO ne sera pas au pouvoir.
Il apparait indéniable que le chemin pour arriver aux élections reste toujours aussi long que tortueux... Pourquoi ? Simplement parce que l'OPPOSITION a fait la bêtise d'afficher son soutien à SA rébellion armée via le RDR que les autres on rejoint au sein du RHDP.
Selon l’accord de Ouaga, le chemin pour arriver aux élections est celui ci:
DDR (DESARMEMENT, DEMOBILISATION, REINSERTION) puis Organisation des élections.
Où en est le DDR ? Au point zéro... mais l'opposition qui n'a JAMAIS osée demander aux rebelles de désarmer, demande qu'on saute toutes les étapes pour aller aux élections.

2- Du cas BEDIE :

Aujourd’hui, beaucoup sont les ivoiriens qui se demandent pourquoi BEDIE et son parti le PDCI ont tendance à prendre partie pour la rébellion ? Alors que selon la cartographie électorale, une bonne partie des électeurs naturellement acquis à sa cause sont pris en otage à Bouaké.

Ces populations sont meurtries dans leurs âmes car elles ont  été  spoliés de leurs biens acquis au prix de maintes années de dur labeur. Elles espèrent les retrouver un jour mais à la seule condition que les rebelles désarment. Or, voilà que leur mentor, en qui ils fondent tout espoir n’ose même pas lever le petit doigt pour demander leur libération du joug de la rébellion. BEDIE ne l’a jamais fait et ne le ferra jamais : RHDP oblige. Si BEDIE ne le fais pas, c’est parce que pour lui le calcul est tout trouvé.
 

En effet, Les sondages SOFRES positionnant BEDIE au deuxième rang après GBAGBO au premier tour des élections, BEDIE espère obtenir au second tour le soutien d’ALASSANE pour gagner. D’où son refus de blâmer la rébellion. Eh bien cher Papa BEDIE, sachez que dans ce calcul vous vous tromper lamentablement. Car, même si vous sortez vainqueur au premier tour des échéances prochaines, les rebelles ne désarmeront à moins ALASSANE le leur demandent. Ce qui est moins sûr.

3 - Du cas des chefs rebelles et du Tribunal Pénal International :

On pourra faire 1.000 autres accords mais le MPCI des Com-zones ne désarmera pas.

PAR EXEMPLE SAVEZ VOUS QUE LA LOI D’AMNISTIE NE COUVRE PAS LES CRIMES ECONOMIQUES, LES CRIMES DE GUERRE ET LES CRIMES CONTRE INHUMANITÉ ?
Les rebelles en sont conscients et savent bien que l'ONU et le TPI les attendent au tournant... 

La rébellion fait durer le suspens et on aura une avancée conséquente de la situation seulement quand le RHDP se disloquera et que les autres partis de l'opposition tel que lePDCI-RDA et le MFA, vont commencer à agir autrement vis à vis du MPCI dont le RDR ne pourra jamais se défaire. 

Permettez-moi de m’interroger sur le dénouement de cette crise qui a tout d’un labyrinthe inextricable : A supposer que vous avez un chien atteint de la rage. Après avoir fait le tour des vétérinaires et essayez tous les remèdes relatifs à sa maladie, votre chien ne guérit. Alors, que faites-vous ?