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15 août 2010

AFFAIRE PROCUREUR KIMOU CONTRE "LE NOUVEAU COURRIER": LES JOURNALISTES SONT LIBRES. C’EST QUOI LA SUITE ?

 

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AFFAIRE PROCUREUR KIMOU CONTRE "LE NOUVEAU COURRIER": LES JOURNALISTES SONT LIBRES.

C’EST QUOI LA SUITE ?


LIBRES !!! Oui
Théophile Kouamouo, Stéphane Bahi et Oula Saint Claver les trois journalistes du quotidien "Le Nouveau Courrier" arrêtés depuis le mardi 13 juillet 2010 sont LIBRES. Pour rappel ils étaient accusés de 
• « diffusion d'information sur un dossier judiciaire non encore évoqué à l'audience publique »,
• « révélation d'un document couvert par le secret »
après la publication par leur journal de la première partie des conclusions de l’enquête sur la filière Café-Cacao en Côte d’Ivoire. 
Normalement le Procureur de la république qui a intenté une action en justice contre ces journalistes ne pouvait les accuser au pire que d’être coupable d’un « délit de presse ». Et comme en Côte d'Ivoire les peines d'emprisonnement sont exclues des délits de presse depuis 2004, et que sous la contrainte de l'éthique et de la déontologie journalistique les mis en cause refusaient de « livrer » leur source d’information, le Procureur Kimou qui acceptait mal cette situation en sa défaveur, accuse en sus les infortunés journalistes de « vol de document administratif » après un tourniquer extraordinaire digne d'un jeu d'échec.

Le VOL étant un délit de droit commun et donc sortant du cadre des délits de presse, ces journalistes de valeur devaient être jugés comme de vulgaires malfrats

Après un procès marathon aux multiples rebondissements, le tribunal a finalement jugé que « le vol n’était pas constitué ». Dénouement heureux même si le Nouveau Courrier devra payer 5 millions de francs CFA en plus d’une suspension de 15 jours.


On peut se permettre de dire sans fioriture aucune que le journalisme d'investigation vient de remporter sa plus grande victoire en Afrique Noir grâce à ces 3 journalistes valeureux qui sont devenus de vrai héros pour plus d’un. Les privations, les menaces et autres tentatives d'intimidation n'ont pas eu raison de la détermination des ces hommes qui sont restés fidèles aux préceptes de base de leur corps de métier. 

Le droit a été dit et bien dit et la justice Ivoirienne sort grandit de cette épreuve. Vive la Côte d'Ivoire !!! Vive le journalisme VRAI et les journalistes DIGNES.
…………….

MAINTENANT C’EST QUOI LA SUITE ?

La suspension de 15 jours du journal est arrivée à terme et le Nouveau Courrier sera à nouveau disponible dans les kiosques à journaux dès demain matin.

Le Nouveau Courrier DOIT/PEUT il publier la suite du dossier (Le livre Noir de la filière Café-Cacao) ?

 

Commentaires

Vu l'expérience de la première publication, la sagesse voudrait que nos confrères "ignorent" désormais le dossier "problématique". Pourquoi, en effet, risquer de nouvelles sanctions quand il y a tant de sujets intéressants à aborder en Côte d'Ivoire?
Vive le journalisme d'investigation!

Écrit par : Ivoirien Kouassi | 15 août 2010

@Ivoirien Kouassi
autant demander aux journalistes du nouveau courrier de ne plus suivre leur ligne éditoriale.
Depuis les années 60, le cacao-café ne fait vivre et trop bien vivre que les barons , par contre seul le dos des paysans, qu'ils appellent ironiquement "braves paysans", brule au soleil avec des mains ressemblant à s'y méprendre la peau d'un caïman.
Je pense qu'à te lire, ne plus pratiquer du journalisme tout simplement serait mieux et n'écouter que la RTI version Brou AMESSAN et plus loin, interdire les antennes paraboliques aussi.

Écrit par : hilaire KOUAKOU | 16 août 2010

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