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22 décembre 2010

L'intégralité de la déclaration du Président Laurent Gbagbo du mardi 21 décembre 2010

 

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Ivoiriennes,
Ivoiriens,
Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d’Ivoire.


Le vendredi 3 décembre 2010, le Conseil constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire a proclamé les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. Ces résultats sont connus de tous, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

J’ai remporté le scrutin, avec 51, 45 % des suffrages. Je suis le Président de la République de Côte d’Ivoire.
Je remercie les Ivoiriens de m’avoir renouvelé leur confiance.

Conformément à l’article 39 de la Constitution, j’ai prêté serment, devant le Conseil constitutionnel réuni en audience solennelle au Palais de la Présidence de la République, le samedi 4 décembre 2010.
Le lundi 6 décembre, j’ai nommé un premier ministre et le premier conseil des ministres du nouveau mandat s’est tenu au Palais présidentiel le mardi 7 décembre 2010.

Le pays s’est aussitôt remis complètement au travail. Les mesures de sécurité, en vigueur durant le scrutin, sont levées ou allégées, dès le lundi. Les frontières sont rouvertes et les horaires du couvre-feu aménagés. L’Etat fonctionne. L’économie est en route.

Durant tout ce processus, je m’en suis tenu, scrupuleusement, aux règles établies par notre Constitution. Et les Ivoiriens, dans leur immense majorité, ont choisi de suivre la voie de la légalité républicaine qui garantit le fonctionnement démocratique des Institutions.

Je remercie les Ivoiriens pour leur attachement à notre patrie et aux Institutions de la République.
Les troubles que l’on observe aujourd’hui, en Côte d’Ivoire sont nés du refus de mon adversaire de se soumettre aux lois, règlements et procédures en vigueur dans notre pays.

Je tiens donc pour responsables des tueries, des incendies et des pillages, perpétrés au cours de la marche insurrectionnelle du Rhdp le 16 décembre 2010, ceux qui, à l’intérieur comme à l’extérieur, ont décidé d’agir contre les lois ivoiriennes. Ils nous font la guerre, non pas parce que nous aurions empêché l’expression démocratique des Ivoiriens, mais parce qu’ils renient au peuple ivoirien son droit souverain de choisir lui-même ses dirigeants, de respecter les Institutions qu’il s’est donné et de vivre dans un pays libre.

Selon les lois ivoiriennes, en effet, la Commission électorale indépendante (Cei), organise les élections et en proclame les résultats provisoires. Il revient au Conseil constitutionnel, et à lui seul, de proclamer les résultats définitifs.

L’article 59 alinéa 2 du code électoral stipule que la Commission électorale indépendante « procède aux opérations de collecte et à la proclamation des résultats provisoires, au niveau national et en présence des représentants des candidats».

Dans une note circulaire en date du 13 novembre 2010, la Cei elle-même, a indiqué que cette «proclamation des résultats globaux par le Président de la Cei se fait en séance publique en présence des Commissaires centraux».

Au lieu de cela, à quoi avons-nous assisté ? Le jeudi 2 décembre 2010, Monsieur Youssouf Bakayoko, président de la Cei, se retrouve, contre toute attente, à l’Hôtel du Golf, Quartier général de campagne de mon adversaire. Là-bas, seul, sans les commissaires centraux ni les représentants des candidats, il a proclamé des résultats de l’élection présidentielle en violation de toutes les dispositions légales et réglementaires régissant la Cei.

Il est évident que ces résultats sont nuls et de nul effet. Et c’est en se fondant sur ces résultats que la communauté internationale déclare la guerre à la Côte d’Ivoire. Cela n’est pas acceptable et cela ne sera pas accepté.

La vérité, c’est qu’à la fin du deuxième tour de l’élection présidentielle, la Cei n’a pas été capable de proclamer les résultats provisoires dans les délais prescrits par la loi, soit 72 heures après la clôture du scrutin. Elle a plutôt donné au monde entier, le spectacle affligeant d’une Institution bloquée par ses contradictions internes, étant composée de représentants des partis politiques et de la rébellion armée.

La Cei a failli. Il revenait au Conseil constitutionnel de se saisir du dossier. Ce qu’il a fait.

Je rappelle que la Commission électorale indépendante (Cei) est une autorité administrative tandis que le Conseil constitutionnel est la plus haute juridiction de la Côte d’Ivoire. Les deux Institutions ne sont pas comparables et il est illégitime de les comparer. Leurs décisions sont de natures différentes. Elles n’ont pas les mêmes fondements, ni la même portée.

Aux termes de l’article 2 du code électoral, les missions de la Cei sont d’assurer notamment :
La garantie sur toute l’étendue du territoire national et à tous les électeurs, du droit et de la liberté de vote;

Le contrôle de la régularité du déroulement des opérations de vote, de dépouillement des bulletins de vote et de recensement des suffrages;

La collecte des Procès-verbaux des opérations de vote et la centralisation des résultats ;

La proclamation provisoire ou définitive des résultats de toutes les élections à l’exception de l’élection présidentielle et du referendum pour lesquels la proclamation définitive des résultats relève de la compétence exclusive du Conseil constitutionnel.

Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d’Ivoire.

L’élection du 28 novembre 2010 est bien une élection présidentielle. Il fallait attendre la décision du Conseil constitutionnel pour connaître les résultats définitifs et le nom du vainqueur. J’ai attendu que le droit soit dit.

Les troubles qui endeuillent aujourd’hui mon pays font suite aux déclarations tendant à faire croire que la qualité de Président de la République de Côte d’Ivoire peut échoir à une personne autre que celle qui est proclamée élue par le conseil constitutionnel.

Le bilan de ces troubles est lourd: Pour la seule journée du jeudi 16 décembre 2010, nous avons enregistré 20 morts dont 10 membres des forces de l’ordre, tués par balles.

Je salue la mémoire de nos hommes, nos Forces de Défense et de Sécurité, tombés au champ d’honneur. Je salue la mémoire de toutes les personnes mortes au cours de ces journées de folie. Elles sont nos martyrs, les martyrs de la République. Elles sont mortes pour défendre la Constitution ivoirienne et les institutions qui l’incarnent.

Je souhaite prompt rétablissement à tous ceux et à toutes celles qui sont blessés. Je souhaite du courage à ceux, et ils sont nombreux, qui ont vu leurs maisons pillées et incendiées.

On veut nous terroriser mais il ne faut pas croire que les légalistes vont le céder à ceux qui ont pris la voie de l’illégalité. Ceux qui respectent la constitution et donnent leur vie pour la défendre ne vont pas le céder à ceux qui veulent saper les fondements de la République et de la démocratie.

Mes positions sur la conquête et l’exercice du pouvoir sont connues. Pour moi, il ne faut pas vouloir le pouvoir pour le pouvoir. On veut le pouvoir pour servir le peuple. Le pouvoir ne peut pas servir de moyen pour faire souffrir le peuple. Je ne veux plus que le sang soit versé. Je ne veux plus de guerre. Je ne veux pas que le sang d’un seul ivoirien soit versé. Je ne veux pas d’une guerre en Côte d’Ivoire qui peut s’étendre aux pays voisins ou les affaiblir.

Je suis donc prêt, dans le respect de la constitution, des lois ivoiriennes et des procédures que nous nous sommes librement données, à accueillir un comité d’évaluation sur la crise post- électorale en Côte d’ivoire. Ce Comité, dirigé par un représentant de l’Union Africaine, et comprenant des représentants de la Cedeao, de l’Uemoa, de la Ligue Arabe, des Nations Unies, des Etats-Unis, de l’Union Européenne, de la Russie et de la Chine, aura pour mission d‘analyser objectivement les faits et le processus électoral, pour un règlement pacifique de la crise.

Ce Comité devra également comprendre des Ivoiriens de bonne volonté.

Je lance un appel à toutes les personnalités qui se trouvent encore à l’hôtel du Golf de regagner leurs domiciles. Personne ne les a contraints à se réfugier dans cet hôtel. Personne ne les empêchera d’en sortir. Elles sont libres de leurs mouvements.

J’appelle les Ivoiriens à la retenue. Nous avons demandé le départ de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci) et des forces françaises qui la soutiennent. Notre démarche s’est faite par la voie diplomatique. C’est par la voie diplomatique que nous entendons obtenir satisfaction sur cette exigence capitale, pour notre souveraineté.

Je demande aux jeunes de rester calmes. L’Onuci et les Forces françaises partiront de Côte d’Ivoire mais nous ne voulons pas de morts inutiles. Nous avons encore tous en mémoire les douloureux souvenirs des événements de novembre 2004.

Aujourd’hui en 2010, comme hier en 2002, 2003, 2004, 2007, je tends la main du dialogue. Je tends la main à l’opposition, à Monsieur Ouattara, comme à la rébellion armée qui le soutient.

J’ai confiance en notre capacité à construire une nation dans la paix, la démocratie et la prospérité. Quittons le chemin de la guerre. Reprenons notre marche vers le progrès dans la paix.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire!
Que Dieu bénisse les Ivoiriens !
Que Dieu bénisse l’Afrique !

Je vous remercie.

Commentaires

Merci pour le travail accompli. Nous sommes ensemble

Écrit par : ASMARA | 22 décembre 2010

gbagbo es toujour president de mon pays pas ado se tueeeeeeeeeeeeeeee

Écrit par : le suedeois | 22 décembre 2010

M. le Président son eellene M. Laurent Gbagbo est un politique qui se soucie de sa population etc en particulier des enfantsc de la Côte d'Ivoire.Face à ces violences orchestrées par l'opposition il aurait pu prendre des mesurecs draconiennes qui aurait sombré se pays dans un v"rvitable chaos,je lui tire mon chapeau pour son grand amour manifesté à l'égard des ivoiriens.Une fois de plus,il nous évite la guerre et ses périples.Bénie soit sa personne et que le Dieu tout puissant double cette immense sagesse qui l'anime dont il fait montre depuis le début de la crise ivoirienne.Que les commanditaires de ses meurtres et de ses atrocités aient le courage de prendre le chemin du dialogue pour une Côte d'Ivoire unie;sinon les mains nus nous fer,ont respectés les institutions de ce pays.

Écrit par : Meledje | 23 décembre 2010

faut arrêter de prendre Gbagbo pour un saint ou un sage tout ce qu'il fait il le fait d'abord pour LUI et ses amis.
Celui qui divise le pays c'est le président autoproclamé Gbagbo.
Celui ci a tellement foi en l'armée de Côte d'ivoire qu'il emploie des mercennaires....
tellement démoncrate que les journaux d'opposition sont censurés

Ubuesque Démagogie Tricheries

Écrit par : LARANT GPAGBO | 23 décembre 2010

Voici la liste des 59 nouvelles personnes proches de Gbagbo, sanctionnées par l'UE

Article publié le: 01 Janvier 2011 - Auteur: - Source: afp
L`Union européenne a approuvé vendredi des sanctions contre 59 proches du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo.

Les 59 personnes qui figurent sur cette liste, dont deux ressortissants français, sont désormais interdites de visas pour l`UE.

Voici la liste de ces 59 personnes, dont 32 hommes et femmes accusés de participer au "gouvernement illégitime" de M. Gbagbo, six membres du Conseil constitutionnel accusés d`avoir "participé à la validation de faux résultats", le chef d`état-major des Armées, des directeurs de journaux ou encore le directeur général du port autonome d`Abidjan.

- Yapo Yanon, ministre de la Justice dans le gouvernement de M. Gbagbo

- Alain Dogou, ministre de la Défense

- Emile Guiriéoulou, ministre de l`Intérieur

- Desire Dallo, ministre de l`Economie et des Finances

- Augustin Kouadio Komoé, ministre des Mines et de l`énergie

- Christine Adjobi Nebout, ministre de la Santé

- Benjamin Yapo Atsé, ministre de la Construction

- Malick Coulibaly Issa, ministre de l`Agriculture

- Ahoua Don Mello, ministre de l`Equipement

- Blaise N`Goua Abi, ministre des Transports

- Anne Jacqueline Lohouès Oble, ministre de l`Education nationale

- Angèle Gnonsoa, ministre de l`Enseignement technique

- Lazare Koffi Koffi, ministre de l`Environnement

- Elisabeth Badjo Djékouri, ministre de la Fonction publique

- Charles Blé Goudé, ministre de la Jeunesse, président des Jeunes patriotes

- Philippe Attey, ministre de l`Industrie

- Danièle Boni Claverie, ministre de la Famille

- Ettien Amoikon, ministre des techniques de l`information

- Ouattara Gnonzié, ministre de la Communication

- Alphonse Voho Sahi, ministre de la Culture

- Kata Kéké, ministre de la Recherche scientifique

- Franck Guéi, ministre des Sports

- Touré Amara, ministre du Commerce

- Richard Kouamé Sécré, ministre du Tourisme

- Anne Gnahouret Tatret, ministre de la Solidarité

- Nyamien Messou, ministre du Travail

- Justin Koné Katina, ministre délégué au Budget

- Thomas N`Guesso Yao, ministre délégué chargé de l`Enseignement supérieur

- Odette Lago Daléba Loan, secrétaire d`Etat à la vie scolaire

- Georges Armand Alexis Ouégnin, secrétaire d`Etat chargé de l`Assurance maladie

- Raphaël Dogo Djéréké, secrétaire d`Etat chargé des Handicapés

- Dosso Charles Radel Durando, secrétaire d`Etat chargé des Victimes de guerre

- Timothée Ahoua N`Guetta, membre du Conseil constitutionnel

- Jacques André Daligou Monoko, membre du Conseil constitutionnel

- Bruno Walé Ekpo, membre du Conseil constitutionnel

- Félix Tano Kouakou, membre du Conseil constitutionnel

- Hortense Kouassi Angoran, membre du Conseil constitutionnel

- Joséphine Suzanne Touré, membre du Conseil constitutionnel

- Konaté Navigué, président des jeunes du FPI, accusé d`incitation à la haine et à la violence

- Patrice Bailly, conseiller sécurité de M. Gbagbo

- Marcel Gossio, directeur général du port autonome d`Abidjan

- Alphonse mangly, directeur général des douanes

- Marc Gnatoa, chef de milice, accusé d`exactions

- Moussa Touré Zéguen, responsable de milice, accusé d`exactions

- Geneviève Bro Grébé, présidente des Femmes patriotiques de Côte d`Ivoire, accusée d`incitation à la haine et à la violence

- Marie Odette Lorougnon, secrétaire nationale des femmes du FPI, accusé d`incitation à la haine et à la violence

- Félix Nanihio, secrétaire du Conseil national de la Communication audiovisuelle, accusé d`être un "complice actif de la désinformation"

- Stéphane Kipré, directeur du journal, Le quotidien d`Abidjan, accusé d`incitation à la haine et à la violence

- César Etou, directeur du journal Notre Voie, accusé d`incitation à la haine et à la violence

- Jean-Baptiste Akrou, directeur du journal Fraternité Matin, accusé d`incitation à la haine et à la violence

- Général Philippe Mangou, chef d`état-major des armées, accusé de "répression des mouvements populaires et de soutien explicite à M. Gbagbo"

- Colonel Affro, adjoint au commandement supérieur de la gendarmerie, accusé de "répression des mouvements populaires de février, novembre et décembre 2010"

- Laurent Ottro Zirignon, président de la société ivoirienne de raffinage, accusé d`avoir contribué "au financement de l`administration illégitime de M. Gbagbo"

- Abdoulaye Diallo, président de la Société générale d`importation et d`exportation de Côte d`Ivoire, accusé d`avoir contribué "au financement de l`administration illégitime de M. Gbagbo"

- Kassoum Fadika, directeur de la compagnie pétrolière Petroci, accusé d`avoir contribué "au financement de l`administration illégitime de M. Gbagbo"

- Simone Djédjé Mama, directrice générale du Trésor, accusée d`avoir contribué "au financement de l`administration illégitime de M. Gbagbo"

- Lambert Feh Kessé, directeur général des Impôts, accusé d`avoir contribué "au financement de l`administration illégitime de M. Gbagbo"

- Frédéric Lafont (ressortissant français), entrepreneur, accusé d`être "susceptible d`agir en violation de l`embargo"

- Mme Frédéric Lafont, née Louise Esme Kado (ressortissante française), entrepreneur, accusée d`être "susceptible d`agir en violation de l`embargo"

Écrit par : MR BingerVille | 01 janvier 2011

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