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20 septembre 2011

Simplement, MERCI !

Quel grand honneur ! Incroyable Anniversaire devrais je dire. M’attendais-je à des messages et des coups de fil pour me souhaiter un joyeux anniversaire ce 18 Septembre 2011 ? Incontestablement OUI !!! A ce point avec de tels mots ? L’humilité et le devoir moral de vérité m’emmènent à reconnaitre que NON. Empreint d’une vive exaltation, Flatté, honoré et ému je l’ai été tout a...u long de cette journée très spéciale pour ma personne.

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MERCI – ce terme usuel de politesse prononcé pour exprimer de la reconnaissance devient anodin et abstrait pour vous exprimer véritablement la plénitude ma gratitude et ma grande reconnaissance à votre égard. J’ai connu le Nirvana du contentement en ce jour où vous avez atteint la quintessence même de mon âme sensible. Que Dieu vous bénisse, lui seul pourra vous remercier à la juste valeur du bien que vous m’avez fait en ce jour unique que je n’oublierai jamais.
Cette date du 18 Septembre marque aussi le jour-1 de mon sixième mois d’exil. Bien que qualifié différemment selon les accointances politiques, sans prétention aucune, je puis dire que je suis le mieux placé pour savoir d’une part pourquoi j’ai été contraint de quitter mon pays que j’aime, et d’autres part ce que je traverse depuis la date du 17 Avril 2011. Des vertes et des pas mures j’en ai connus entre quelques rares moments de joie. Loin de tous ou presque, pas préparé à cette «survie », j’ai trouvé en ma famille du web un refuge qui est aussi un exutoire vers ma liberté de penser qui pour moi est non négociable.

Je vis ainsi au quotidien depuis cinq mois, cinq longs mois qui ont eu évidemment leur corolaire de répercutions néfastes ou positives sur ma vie professionnelle et sociale. Mais je me suis accroché, soutenue par la famille et des amis au niveau de certains besoins ordinaires.
Mais quand arrive ce moment fatidique de tous les jours, où l’on se retrouve seul face à soit même, pris en otage par les démons de l’inconstance de cette situation précaire dont la sortie ne se profile nul-part, ce sont ces mots que vous prononcez à mon égard, ces phrases que vous me faites partager, qui me redonnent un second souffle salvateur quand mes pensées s’embrouillent et me poussent peut être vers le gouffre.
Simplement MERCI pour votre soutien, et que Dieu me guide sur le bon chemin à prendre les mois à venir.
………………………………………….
J’aimerais partager ce poème avec vous…
"Invaincu, dont on ne triomphe pas, invincible"

Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière,

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé,

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Et je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur,

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

William Ernest Henley


Ce Poème est le Préféré de Nelson Mandela... Poème qui l'a aidé à tenir pendant ses 27 ans de prison.
Ce poème m'inspire, car comme Mandela, je suis enfermé: libre à l'étranger, mais enfermer en dehors de ma Côte d'Ivoire.

12 septembre 2011

11 Avril 2011 – 11 Septembre 2011 : Enjeux du silence méprisant d’un régime ubuesque, cinq mois après l’enlèvement du Président Gbagbo

Cinq mois se sont écoulés depuis cette date du 11 Avril 2011 marquée d’un tison de fer rouge dans le cœur des militants-sympathisants de La Majorité Présidentielles (LMP) et autres démocrates Ivoirien et du monde civilisé. Ce jour là, la Côte d’Ivoire basculait du mauvais coté des possibles voies d’accès à la magistrature suprême dans un état de droit : après l’échec de sa tentative de coup d’état militaire soldé par une partition du pays en deux pôles depuis 2002, après avoir perdu les élections présidentielles pour ensuite s’autoproclamer Président de la République au mépris de la constitution Ivoirienne, Alassane Ouattara arrivait enfin à être Président NON ELU par la force des armes de l’armée Française, des casques bleus de l’ONU et de sa rébellion du MPCI toujours active militairement et au politiquement avec Guillaume Soro EX – SG du MPCI (aile politique de la rébellion armée) devenu Premier Ministre du Président Gbagbo suite aux accords de Ouagadougou.

Après avoir longuement bombardé « la Résidence Présidentielle de la République de Côte d’Ivoire » par voie aérienne, avec ses chars l’armée Française défonça le portail principal pour permettre aux rebelles du Nord d’entrer en ce lieu prestigieux et plein de symboles pour se livrer à une vraie lubie d’illuminés pendant que d’autres avaient l’ordre précis d’enlever le Président Gbagbo, son épouse, et toute sa famille ainsi que les autres personnes présentes à ses cotés.

Les ordres du nouveau potentat furent exécutés à la lettre : au menu - enlèvement du Président Gbagbo et de ses proches, mise à mort de certaines personnes, torture physique et morale pour les survivants projetés dans le gouffre abyssale de l’humiliation et froissant à jamais leur dignité et leur valeur en tant que « personne humaine ».

En raison de l’impéritie flagrante de ce régime, il est constamment effrayé et met un point d’honneur sur une sorte de chasse à l’homme pour anéantir l’opinion critique ou contraire. Cela s’est manifesté par une autre vague d’arrestations arbitraires exclusivement de membres de La Majorité Présidentielle à savoir entre autre Le Premier Ministre Pascal Affi N’Guessan N°1 du FPI et Le Premier Ministre Gilbert Marie Aké N’Gbo ainsi que plusieurs membres de son gouvernement renversé.

Pendant que la « parodie de » justice Ivoirienne cherche désespérément des atermoiements pour justifier l’irrationnel, Alassane Ouattara et son Chef Rebelle reconduit Premier Ministre regardent ailleurs, loin des vidanges dans lesquelles le diable à refermer les portes de l’enfer dans lequel il a brutalement projeté les dirigeants légaux de notre pays.

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Leur sort dépend des caprices fantaisistes et extravagants d’Alassane DRAMANE Ouattara qui pour répondre aux milliers d’Ivoiriens qui demandent la libération des prisonniers politiques, a trouver l’élixir parfaite : « Les chiens aboient, la caravane passe » dit-il en substance ; charmante expression d’un dictateur naissant dénué d’amour et de conscience. Telle commence à s’écrire l’histoire des vainqueurs avec le sang à peine coagulé des morts qui de leur silence de juste, crient « Vérité et JUSTICE ».

Face à l’intransigeance de ce régime néocoloniale et préfectorale piloté depuis les couloirs Françafricain de l’Elysée, la cohue gronde jusqu’aux escapes de la nation. Cela ne semble toutefois pas faire fléchir Dramane Ouattara et ses sbires. Le silence méprisant de ce régime ubuesque face aux appels à la raison des Pro-Gbagbo a fini par scinder les options pour le faire abdiquer en deux écoles : les va-t-en-guerre et les démocrates résistants.

Du cas des va-t-en-guerre :

« Mieux vaut une fin effroyable qu’un effroi sans fin » semblent-ils arguer. Cette école de pensées et d’actions copiés sur le modèle même de Dramane Ouattara est la résultante du trop grand désespoir corrosif de ces Ivoiriens qui ont finir par se résoudre au fait que Dramane Ouattara gagne du temps avec son projet de réconciliation de façade pour casser la classe politique Ivoirienne, et ainsi régner en maitre absolu sans jamais rendre leur liberté élémentaire à ces leaders de La majorité Présidentielle enlevés à leurs familles et emprisonnés en violation des lois d’un état de droit que la Côte d’Ivoire a cessé d’être depuis le 11 Avril 2011. Ils n’entendent plus simplement exiger la libération de leurs camarades opprimés – ils comptent proclamer leur liberté acquise et par des actions violentes, restaurer celle du Président Gbagbo et de sa famille politique en faisant chuter au passage ce régime militarisé et immoral.

Voici là où conduit la profonde déception de milliers d’hommes et de femmes poussés jusqu'à ce mur d’acier construit au fond du gouffre.

La vérité est qu’ils ne rendront pas hommage au Président Gbagbo dont ils auront dévoyé la vision politique et les ambitions pour notre Nation en devenir. La loi du Talion appliquée dans un tel contexte fragilisera encore plus notre pays en brisant au passage les derniers vestiges de la démocratie acquise par le Front Populaire Ivoirien après deux décennies de noble combat politique sans insurrection. Ces velléités perfides et anti démocratiques d’un autre âge ne sont pas l’apanage de Laurent Gbagbo, du FPI et de la Majorité Présidentielle. L’ultime échec serait que La Majorité Présidentielle copie la bêtise inhumaine du RDR.

Du cas des démocrates résistants :

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« Les ténèbres ne peuvent venir à bout des ténèbres. Seule le peut la lumière » répondent ils certainement à leurs camarades bellicistes qui veulent en découdre usant du même schéma violent et cruel de la France, du RDR et de ses affidés. Au risque de ce perdre au fond des sables mouvants du désert du mal sans fin dans lequel Dramane Ouattara tente de nous assoiffer de haine, il faut vite revenir sur les plaines fraiches et verdoyantes de la démocratie apaisée pour quitter ce cycle de nouvelles tribulations dans lequel on risque de s’engager. D’autres actions coercitives et non insurrectionnelles mais déstabilisatrices peuvent être menées avec efficience en préservant la paix sociale : voilà ce que Laurent Gbagbo a enseigné à notre génération. Restons fidèles à cet idéal qui est le cœur de la vision politique que nous avons embrassée.

Le défi est grand et peut être utopique face à ce régime arrogant et ultra militarisé qui menace et brise tout un peuple contraint au silence ou à l’exil forcé. Mais il faut y croire et se donner les moyens de l’implémenter. Loin d’être de doux rêveurs, nous devons avec foi, courage et détermination à toute épreuve, emprunter cette difficile route tortueuse qui nous mènera sur les hauteurs de la démocratie rétablie en vertu des textes de lois qui constituent le socle de l’état de Côte d’Ivoire. Le négativisme catatonique qui anime certains au point de les pétrifier, doit laisser place à l’espoir en des jours meilleurs pour notre pays et ses fils : cela est inhérent au succès de notre lutte pour la restauration d’un état de droit.

Que Dieu Bénisse tous les Patriotes Ivoiriens qui auront acceptés ce message.

Claudus Kouadio : Bloggeur - Président des facebookers pour Gbagbo

06 septembre 2011

Réfugiés Ivoiriens à Lomé : Le Camp de AVEPEZO, symbole du Mal être Ivoirien.

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Pourquoi ne prennent t’ils pas le chemin du retour vers la Côte d’Ivoire ? La réalité est telle que, après avoir été repoussé par la difficile accolade que l’on tente de faire à ce camp du désespoir, cette question qui devrait être la triste conclusion, trouve aussi une lourde place en introduction.

Il y a deux Côte d’Ivoire à Lomé : celle des Ivoiriens vivant tant bien que mal au cœur de la ville et l’autre Côte d’Ivoire des panneaux de l’UNHCR à la sortie de la ville à Trente minutes de la frontière Béninoise – la Côte d’Ivoire de nos frères qui tentent de survivre dans ce camp de fortune de AVEPEZO.

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La première incursion en ce lieu est une violente gifle pour l’Ivoirien. Après avoir traversé la ville de Lomé, rendez-vous avec le douloureux spectacle que même ces enfants qui vous accueillent avec un sourire aussi joyeux qu’innocent semblent ne pas ignorer : Des dizaines et des dizaines de tentes protégées par une clôture de feuilles de raphias à moins de cent mètre du bord de mer, des sacs de riz remplis de sable pour faire barrage ou ruissèlement des eaux de cette pluie qui inonde les dortoirs, des zigzags entre les cordes qui tiennent les tentes pour se frayer un chemin parmi les étables des vendeuses de vivres qui obstruent des passages déjà étroits, l’appel de ce vendeur ambulant : « Ya Pétrole !! Ya Pétrole !! » vous indique qu’hormis les lampadaires installés a quelques endroits l’électricité est un luxe au campement.

Bien heureusement, des habitations en semi-dure (bois) ont été construites pour les plus chanceux parmi les personnes âgées ou très fragiles comme les femmes enceintes et les mères vivants seul avec des enfants.

En dépit de cette situation visiblement difficile, l’eternel joie de vivre des Ivoiriens est perceptible en ce lieu qui piétine le moral déjà fragilisé par la situation désastreuse qui a été le catalyseur de ce désastre inhumain.

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LA COHABITATION ENTRE LES REFUGIES IVOIRIENS ET LEURS HOTES TOGOLAIS.

A l’évidence les Togolais ont toujours partagés la même culture de l’hospitalité que leur frère de la Côte d’Ivoire. En outre, nos hôtes ont dans leurs habitudes une grande part de Côte d’Ivoire – juste pour mettre un point d’honneur sur le fait qu’il n’y a pas de problème majeur entre ces deux peuples qui se connaissent bien et qui se sont toujours côtoyer sans friction aucune.

Cependant, il serait inutile voir hypocrite de prétendre faire passer sous silence le fait que les Ivoiriens dernièrement réfugiés au Togo suite à la guerre contre la Côte d’Ivoire, n’apprécient pas particulièrement la présence du contingent Togolais au sein de l’armée Onusienne encore moins le fait que celui-ci assure l’escorte et la protection de leur bourreau Alassane Ouattara. Toutefois, cela ne s’est jamais exprimé au premier plan et n’a jamais été ouvertement l’objet de discorde.

Malencontreusement, un fait divers qui a donné suite à un quiproquo a fini par conduire à une situation regrettable au camp d’Avépézo. Une rumeur tenace qui continue de hanter tous les Ivoiriens de Lomé.
En effet la réalité a été exagérée. Après une entrevue avec des personnes proches de cette affaire, il ressort que finalement tout le monde regrette le malheureux incident.

Que s’est-il vraiment passé le 13 Aout 2011 à Avépézo ? Un jeune Etudiant Ivoirien du nom de Mackenzy prend un pot dans un bistrot non loin du camp avec des amis Ivoiriens et Togolais. Le volume du son en provenance du bistrot fini par déranger d’autres personnes qui au même moment tenaient une réunion entre habitants du quartier. Ce faisant, il fut demandé au responsable du Bistrot de réduire le volume de la musique en provenance de son commerce : refus des clients du Bistro. Et comme pour marquer clairement sa désapprobation, l’ami Togolais de l’étudiant s’introduit dans le bistro et fait exploser les décibels.

Face à cette situation, s’engagea alors une vive discussion entre l’ami Togolais de Mackenzy et le porte parole de la communauté Togolaise. Très rapidement, les deux hommes en viennent aux coups de poings. Mackenzy venu s’interposer prend un coup – il réplique.

Sous l’effet de la colère, Mackenzy devient l’adversaire du Togolais en furie qui revient avec une machette qu’il lui plante dans le crane. Les Ivoiriens présents se jettent dans la bagarre et l’un d’eux assomme l’agresseur de Mackenzy avec une pierre en pleine tête. L’homme tombe raide – évanoui.

C’est là que tous se gâte. Comme une trainée de poudre l’information voyage et se déforme : Un Ivoirien vient de tuer un Togolais devant le camp de réfugiés. La fausse information est même reprise entre le 13 et le 14 Aout par les médias locaux. Ces deux jours vont être terrible pour les Ivoiriens du camp qui vont subir des agressions de toutes sortes. C’est armé de pierres, de gourdins et de machettes que les Togolais répliquent pour se venger. Plus de dix victimes Ivoiriennes ont étés enregistrées.

Les démarches des réfugiés Ivoiriens auprès des autorités de la région du Golfe ont fini par calmer les ardeurs des Togolais en colère. Toutefois, la psychose et le désarroi règnent toujours car cette affaire en a révélés d’autre encore plus complexe.

LES ETUDIANTS D’AVEPEZO, LA FESCI ET LES UNIVERSITES DU TOGO.

« On va faire comme les Etudiants Ivoiriens », lancent un étudiant Togolais sur le campus de Lomé avant leur dernière marche du mois de Juin 2011. Cette phrase est devenue le cauchemar des 700 étudiants Ivoiriens d’Avépézo.

Ici la FESCI qui a déjà très mauvaise presse au niveau de ses revendications syndicales est aussi assimilé à une dangereuse milice en fuite. Alors les étudiants du camp ont les idées dans les limbes. Une chose est certaine - la plupart d’entre eux refusent de retourner continuer leurs études en Côte d’Ivoire. Le HCR semblait leur donner une porte de sortie en proposant de les inscrire dans les universités déjà surpeuplées de Lomé et de Kara. Mais l’affaire Mackenzy ayant réveillé le spectre d’une FESCI anarchiste et violente fait rejaillir des doutes sur cette possibilité.

Un autre frein à l’éventualité de cette proposition est que certaines filières universitaires Ivoiriennes n’existent pas au Togo. Le Président des étudiants Réfugiés du Togo expliquait par exemple que : « Au Togo il n’y a pas de faculté de Criminologie. Alors pour un étudiant en maitrise de Criminologie, on te propose soit de faire la première année de droit, soit la maitrise de droit : si je choisis d’aller en première année de droit j’aurais largement régressé. De même si je choisis d’aller en maitrise de droit je n’aurais pas les rudiments de base en plus de suivre une voie que je n’ai pas choisis à la base »

Certains n’y croient plus et commencent à chercher d’autres terres d’asiles depuis que le HCR projette de déporter les étudiants et les célibataires du camp d’Avépézo-Lomé vers la ville de KARA où le pourcentage de militaires par habitants est peut être le plus élevés au monde.

Avec le récent blocage de l’assistance du HCR dont profitait plus de 7.000 réfugiés Ivoiriens, les étudiants considèrent que toutes cette pression n’a qu’un seul but : les obliger à quitter le camp et retourner en Côte d’Ivoire pour ne pas salir l’image du pouvoir Ouattara.

HCR : L’ASSISTANCE AUX REFUGIES IVOIRIENS N’ETAIT UTILE QUE PENDANT LA PERIODE D’URGENCE. “CETTE PERIODE D’URGENCE A PRIS FIN”

« L’assistance aux réfugiés Ivoiriens n’était utile que pendant la période d’urgence. “Cette période d’urgence a pris fin” » OUI, selon le HCR de l’ONU qui est l’un des pions essentiel du malheur de ces 7.000 réfugiés Ivoiriens du Togo, « la période d’urgence a pris fin » depuis que Ouattara a été investi Président: ceci étant, les refugiés qui ne partiront pas de Avépézo seront bientôt livrés à eux même dans ce camp de la désolation. Alors pourquoi ne prennent t’ils pas le chemin du retour vers la Côte d’Ivoire ? Il suffit de discuter avec eux pour y voir clair :

  • la plupart d’entre eux sont encore traumatisés et n’ont eu aucun suivi psychologique,
  • d’autres ont vue leurs proches se faire tuer et n’ont pas encore surmonté la peur de revivre ce cauchemar pour ensuite arriver à faire leur deuil,
  • certains ont perdus tous leurs biens suites aux pillages des FRCI et n’envisage pas un retour vers l’inconnu au risque de continuer à souffrir dans ce camp,
  • encore plus attendent une sécurité acceptable en Côte d’Ivoire,
  • il y a aussi ceux qui craignent des représailles des rebelles encore présents.

Alors la question est de savoir pour qui travail le Haut Commissariat aux Réfugiés ? Pour la cause des réfugiés ou pour l’image de Alassane Ouattara ? Un Drame à ciel ouvert va bientôt se jouer dans ce camp de Réfugiés si rien n’est fait pour mettre l’ONU et le HCR au devant de leurs Irresponsabilités. Des vieillards, des femmes et leurs enfants en bas âges vont aussi subir l’inaction du HCR qui a visiblement choisi de faire ouvertement de la politique au mépris de la vie de milliers de personnes dans le besoin. Indignez-vous !!!

En ce moment même ils sont nombreux ces Ivoiriens qui quittant la terre de leur ancêtres, n’ont eu que la seule possibilité de n’emporter que les vêtements qu’ils avaient sur leur peau séché par la peur, le stress et la faim en cette douloureuse période de guerre en Côte d’Ivoire.

Prenant la route de la fuite avec pour seul objectif de sauveur leurs vies et celles de leurs proches, ils sont allés loin de chez eux. Très loin sur des terres inconnues : Liberia, Ghana, Togo, Benin. Le traumatisme en encore frais et vivant dans leur quotidien. Alors revenir dans cette Cote d’Ivoire qui tente difficilement de se remettre en route est un objectif visiblement secondaire pour ces nombreux Ivoiriens toujours habités par la peur et des appréhensions légitimes. En dépit de cette situation préoccupante, le HCR est volontairement en train de les laisser tomber.

Les problèmes sur le terrain sont de l’ordre infrastructurel, alimentaire et sanitaire. Certaines priorités telles que l’éducation des enfants est une quête utopique. Pour l’instant, face aux cris du cœur de ces mères, ces enfants et ces hommes perdus, il faut parer au plus urgent. Il faut agir et vite.

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Claudus Kouadio - Bloggeur - Président des facebookers pour Gbagbo – Responsable du CRI-Panafricain à Lomé