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13 octobre 2011

Côte d’Ivoire: Le meeting de la JFpi maintenu

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Le président par intérim de la jeunesse du Front populaire ivoirien (Fpi, parti du président renversé Laurent Gbagbo), Justin Koua a affirmé que le meeting prévu samedi "est maintenu", ajoutant que le préfet de police d’Abidjan a promis un détachement pour sa sécurisation.

M. Koua a assuré que le "meeting pacifique" et le parti a "adressé des courriers à toutes les représentations diplomatiques" en Côte d’Ivoire, "au directeur général de la Police nationale, au préfet de police d’Abidjan, au Commandant supérieur de la gendarmerie, au ministre de l’Intérieur".

"On ne va pas pour une rébellion", a-t-il insisté, rappelant que la Côte d’Ivoire est "un Etat de droit" et le gouvernement a le "devoir d’assurer la sécurité des biens et des personnes".

Samedi dernier, un meeting du député Fpi, Jules Yao Yao avait été dispersé par des individus en T-shirts ADO (Alassane Dramane Ouattara, actuel chef de l'Etat) et pantalons militaires. Un événement qui n’inquiète pas la jeunesse Fpi.

Le préfet de police d’Abidjan a promis un détachement pour la sécurisation de la manifestation, a-t-indiqué M. Koua. Suite à une rencontre mercredi entre des leaders du Fpi et le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, des parutions ont annoncé le report du meeting.

par La rédaction du Nouveau Courrier: le 13/10/11 à 1:27

Les arguments légers d’Hamed Bakayoko pour empêcher le meeting du 15 octobre

On les sentait venir. Les tenants du pouvoir, en réalité, ne veulent pas de l’expression de la démocratie, à travers les réunions publiques de l’opposition. Le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko a rencontré, hier, une délégation du Fpi à qui il a demandé de reporter le meeting du samedi. Au motif selon lui qu’il n’a pas suffisamment de policiers à sa disposition pour sécuriser la manifestation. Argument léger de la part d’un ministre de l’Intérieur.

Quand on sait que la seule ville d’Abidjan regorge de près de 20000 policiers, sinon plus. Devant cet état de fait porté à leur connaissance à 72 heures de l’évènement, les responsables du Fpi ont donc souhaité que le ministre prenne lui-même un arrêté pour le leur signifié formellement. Ce qu’a catégoriquement refusé Hamed Bakayoko. Pourquoi le ministre de l’Intérieur n’a-t-il pas pris le courage d’interdire ou de suspendre les manifestations publiques au motif qu’il n’a pas suffisamment de policiers et souhaite que le parti prenne la responsabilité de suspendre ou de reporter à une date ultérieure son meeting ? En tout état de cause, il ne veut pas assumer la responsabilité de «restreindre les libertés publiques», qui serait perçue par les soutiens occidentaux du régime comme les prémices d’un régime dictatorial.

Les journaux pro-Ouattara, actionnés depuis quelques jours, font feu de tout bois, pour obtenir l’interdiction du meeting de la jeunesse du Fpi, avec des motifs subversifs et fallacieux. En réalité, l’on a peur de revoir le «cadavre» Fpi se réveiller. Après la violence servie par les pro-Ouattara aux partisans de Laurent Gbagbo en meeting à Koumassi, samedi dernier, plusieurs responsables de la coalition des Houphouétistes ont applaudi des deux mains. Le gouvernement n’a pas fait autre chose que d’en rire. Puisque c’est seulement quatre jours après qu’à l’occasion d’un Conseil des ministres, il a condamné du bout des lèvres et difficilement, ces actes de barbarie. En tout état de cause, le Fpi veut jouer son rôle dans l’instauration de la démocratie et ne demande pas mieux aux tenants du pouvoir actuel.

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