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24 octobre 2011

De l’indépendance « Cha-Cha-Cha » à la liberté « Tchatche ! Tchatche ! Tchatche ! » ça suffit !

 

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Gamin, il y a avait ce moment privilégié que j’aimais partager avec ma mère certains soirs de lassitude. Ayant passé son adolescence pendant la période coloniale, elle ne manquait jamais d’anecdotes croustillantes à raconter à mes sœurs et moi au sujet de cette période. Mais avant, il fallait lui passer un « 33 tours » de Franco & Le TP-OK Jazz : Liberté ; elle aimait bien cette chanson, l’une des rares au son de laquelle je l’avais regardé danser d’ailleurs.

Entre un soupir et quelques fous rires, elle égrainait son chapelet d’histoires qui nous transportaient au cœur de cette lointaine époque. Je me rappel encore certains de ses récits: tout le village qui s’est refugié dans la brousse la première fois que l’homme blanc est apparu à N’Guessankro, la débandade générale des villageois l’autre fois où la première automobile est entré plus tard au village, les chants en Français bidouillé des appelés aux travaux forcés après s’être alignés en fil indienne pour marcher vers le lieu du labeur sans fin.

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Mais une histoire en particulier avait vivement retenue mon attention : l’histoire du pain.

Le pain de blé était méconnu dans cette partie du monde. Aussi, ne faisait-il pas partie des habitudes alimentaires des autochtones. Bien que distribué « gracieusement » par les colons, certains « indigènes » rechignaient à en consommer. Ceux-ci étaient souvent fouaillés avant d’être astreint à « manger  le pain béni ». L’habitude aidant, finalement tous en redemandaient et attendaient même avec grande impatience la distribution « gratuite » du pain. Mais il arriva ce jour ou le boulanger de service manqua à l’appel - ce qui provoqua un général mécontentement légitime. Puis vint au autre rendez-vous manqué, et encore d’autres sans aucune explication des colons. L’exaspération était à son comble ; jusqu'à ce que le pain une fois de retour, soit mis en vente à « 1 Dé’hi » qui valait très largement moins de notre actuelle 5F CFA. On était en 1990, j’étais à l’école primaire et le pain coutait 75F CFA la baguette quand ma mère me racontait cette histoire. A ce jour en Côte d’Ivoire, en temps de paix la baguette de pain se négocie entre 150 et 200F CFA (Francs des Colonies Françaises d’Afrique) selon les enseignes.

C’est avec l’espoir en lambeaux que je me rends à cette flagrante évidence qui est que, comme pour ce pain jadis offert gratuitement, notre indépendance donné sans aucun soupçon de bonne foi n’est qu’un leurre. Et ce semblant de liberté à laquelle nous avons gouté gracieusement, nous allons devoir l’acheté à un prix fort en croissance exponentielle avec les années, à défaut de « l’arracher » à la France.

De 1960 à 2000, notre pays continuait de danser au son de « Indépendance CHA CHA CHA » pendant que très sournoisement, la colonisation Française en Côte d’Ivoire se perpétuait sous une forme plus moderne et encore plus vorace.

L’an 2000 et l’arrivé au pouvoir du Président Gbagbo avaient sonné le glas de certaines pratiques ultra mercantilistes de l’état Français au cœur même de l’appareil gouvernemental Ivoirien considéré alors comme un prolongement de l’ex-colonie d’AOF (Afrique Occidentale Française) : d’où cette guerre sans limite organisée, pilotée et soutenue sur le terrain par l’armée Française qui a fini par « enlever » le Président Gbagbo jugé nationaliste par la France qui n’entend pas céder d’un iota ses privilèges auto-octroyés bien avant la parodie de décolonisation. Désormais, avec tous les attributs inhérents à ce statut, la Côte d’ivoire est entrée de pleins pieds dans le cycle mouvant du néocolonialisme Français et s’y enfonce inexorablement depuis le 11 Avril 2011 : l’armé Française de retour sous l’appellation « Forces Française de Côte d’Ivoire », tous ou presque est administré par des Français au palais Présidentiel de la cuisine au budget de l’état (qui n’a pas été voté a l’assemblé nationale comme le prévoit la constitution mais FIXE) en passant par les dépenses militaires, les projets d’infrastructures et même les reformes administratives au niveau de la justice. Dorénavant, notre liberté acquise n’est plus que Tchatche ! Tchatche ! Et encore Tchatche !

Loin des querelles de notre paysage politique interne, très loin des oppositions de personnes, encore plus loin des discours démagogiques que certains tenterons de nous servir pour convaincre la masse au sujet d’une illusoire souveraineté Ivoirienne acquise et réelle, il va falloir manifester notre légitime indignation face à la mainmise de la France sur notre Etat en déliquescence programmé et revendiquer notre véritable autodétermination. Il est question là de la survie de notre nation qui n’a pas pour dessein de s’apparenté à une sous préfecture Française d’outre mer au ordre de l’Elysée. Cette attitude dédaigneuse et typique de l’arrogance occidentale envers les pays Africains, doit trouver réponse à la hauteur du caractère irrévérencieux des actes de la diplomatie Française dans NOTRE pays depuis 2002 voir bien avant. La France ne s’arrêtera pas d’elle-même dans la reconquête de sa riche colonie d’alors. Elle entend prendre pied et muter sous d’autres formes encore plus dégradantes pour l’Ivoirien.

Il est temps de dire NON pendant que la France n’a pas encore déployé tous ses organes préhenseurs. Il est encore temps de mettre fin à ce perpétuel ravalement à la bonne bête. Il est plus que jamais temps de briser « l’étendard sanglant » de la France et conjointement, hisser très haut le drapeau Ivoirien en répondant avec fierté à l’appel de notre pays qui a soif de LIBERTE. Après avoir vue nos mères chanter « Liberté », après avoir furtivement gouté amèrement aux prémices de cette liberté surveillée qui est en passe d’être enseveli sous nos morts comme un lointain souvenir, avec foi, conviction, force et courage, allons au bout de ce voyage de la LIBERTE totale.

 

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23 octobre 2011

Quand l’Afrique se soustrait à la marche du monde : de nouveau, esclaves?

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Il arrive dans la vie qu’une conversation banale nous secoue pendant des heures voire des jours. J’attendais tranquillement un ami au terminus d’autobus de Montréal quand un monsieur d’un certain âge a pris place à mes côtés avant d’engager l’une des conversations les plus enrichissantes de ma vie. Professeur d’études stratégiques dans un institut international, l’homme connaît le continent africain comme le fond de sa poche. Son analyse, son point de vue sur notre avenir, donne froid dans le dos. Et s’il vous plaît, ne sortez pas la rancune du « colon nostalgique ». Lisez avec la tête et la raison ce qu’il dit. Je vous rapporte fidèlement ses constats :


« Cela fait maintenant plus de 25 ans que j’enseigne la stratégie. Dans ma carrière, j’ai eu affaire à des dizaines d’officiers et de hauts fonctionnaires africains. Je suis malheureusement obligé de vous dire ceci: du point de vue des études stratégiques, de l’analyse et de l’anticipation, je leur donne un gros zéro pointé. Nos stagiaires africains sont très instruits, ils ont de belles tenues militaires ou manient le français de manière remarquable, mais, dans les cours, ils ne nous apportent rien.
Tout simplement, parce qu’à ma connaissance, dans toute l’Afrique francophone, il n’y a pas un seul centre d’études stratégiques et internationales avec des vrais professionnels à leur tête. Je vais vous expliquer pourquoi je n’ai aucun espoir pour ce continent. Au moment où je parle, le monde fait face à trois enjeux principaux : l’énergie, la défense stratégique et la mondialisation. Donnez-moi un seul cas où l’Afrique apporte quelque chose. Rien. Zéro.


Commençons par l’énergie et précisément le pétrole. Tous les experts mondialement reconnus sont unanimes à reconnaître que d’ici 15 à 20 ans, cette ressource sera rare et excessivement chère. En 2020, le prix du baril tournera autour de 120 dollars. C’est conscients de cette réalité que des pays comme les USA, la France, la Chine, le Royaume Uni, etc. ont mis sur pied des task force chargés d’étudier et de proposer des solutions qui permettront à ces nations de faire main basse sur les ressources mondiales, de s’assurer que quoi qu’il advienne, leur approvisionnement sera assuré.
Or, que constate-t-on en Afrique ? Les dirigeants de ce continent ne sont même pas conscients du danger qui les guette : se retrouver tout simplement privé de pétrole, ce qui signifie ni plus ni moins qu’un retour à la préhistoire !
Dans un pays comme le Gabon qui verra ses puits de pétrole tarir dans un maximum de 10 ans, aucune mesure de sauvegarde, aucune mesure alternative n’est prise par les autorités. Au contraire, ils prient pour que l’on retrouve d’autres gisements. Pour l’Afrique, le pétrole ne comporte aucun enjeu stratégique : il suffit juste de pomper et de vendre. Les sommes récoltées prennent deux directions : les poches des dirigeants et les coffres des marchands d’arme. C’est pathétique.


Ensuite, la défense stratégique. L’état de déliquescence des armées africaines est si avancé que n’importe quel mouvement armé disposant de quelques pick-up et de Kalachnikov est capable de les mettre en déroute. Je pense qu’il s’agit plus d’armées de répression intérieure que de guerre ou de défense intelligente. Pourquoi ? Parce que, comparées aux armées des nations développées, de la Chine, de l’Inde ou du Pakistan, les forces africaines rappellent plus le Moyen âge que le 21e siècle. Prenez par exemple le cas de la défense anti-aérienne. Il n’y a quasiment aucun pays qui possède un système de défense équipé de missiles anti-aériens modernes.
Ils ont encore recours aux canons antiaériens.
Les cartes dont disposent certains états-majors datent de la colonisation ! Et aucun pays n’a accès à des satellites capables de le renseigner sur les mouvements de personnes ou d’aéronefs suspects dans son espace aérien sans l’aide de forces étrangères. Quelle est la conséquence de cette inertie ? Aujourd’hui, des pays comme les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni peuvent détruire, en une journée, toutes les structures d’une armée africaine sans envoyer un seul soldat au sol. Rien qu’en se servant des satellites, des missiles de croisière et des bombardiers stratégiques. A mon avis et je crois que je rêve, si les pays africains se mettaient ensemble, et que chacun accepte de donner seulement 10 % de son budget militaire à un centre continental de recherche et d’application sur les systèmes de défense, le continent peut faire un pas de géant.
Il y a en Russie, en Ukraine, en Chine, en Inde, des centaines de scientifiques de très haut niveau qui accepteraient de travailler pour
3000 dollars US par mois afin de vous livrer des armes sophistiquées fabriquées sur le continent et servant à votre défense. Ne croyez pas que je rigole. Il ne faut jamais être naïf. Si la survie de l’Occident passe par une recolonisation de l’Afrique et la mainmise sur ses ressources naturelles vitales, cela se fera sans état d’âme. Ne croyez pas trop au droit international et aux principes de paix, ce sont toujours les faibles qui s’accrochent à ces chimères. Je pense qu’il est temps de transformer vos officiers (dont 90 % sont des fils à papa pistonnés qui ne feront jamais la guerre et je sais de quoi je parle) en scientifiques capables de faire de la recherche et du développement. Mais, je suis sceptique. Je crois que ce continent restera enfoncé dans le sommeil jusqu’au jour où le ciel lui tombera sur la tête.


Enfin, la mondialisation. Malheureusement, comme dans tous les autres sujets qui ont fait leur temps, les stagiaires africains que nous recevons sont d’excellents perroquets qui répètent mécaniquement les arguments qu’ils entendent en Occident. A savoir, il faut la rendre humaine, aider les pays pauvres à y faire face. Vous savez, dans mes fonctions, il y a des réalités que je ne peux dire, mais je vais vous les dire. La mondialisation est juste la forme moderne de perpétuation de l’inégalité économique. Pour être clair, je vous dirai que ce concept à un but : garder les pays pauvres comme sources d’approvisionnement en biens et ressources qui permettraient aux pays riches de conserver leur niveau de vie. Autrement dit, le travail dur, pénible, à faible valeur ajoutée et impraticable en Occident sera fait dans le Tiers-monde.


Ainsi, les appareils électroniques qui coûtaient 300 dollars US en 1980 reviennent toujours au même prix en 2006. Et puisqu’il l’Afrique n’a toujours pas un plan cohérent de développement économique et d’indépendance, elle continuera à être un réservoir de consommation où seront déversés tous les produits fabriqués dans le monde. Pour moi, l’indépendance signifie d’abord un certain degré d’autonomie. Mais, quand je vois que des pays comme le Sénégal, le Mali, le Niger, le Tchad ou la Centrafrique importent quasiment 45 % de leur propre nourriture de l’étranger, vous comprendrez qu’un simple embargo militaire sur les livraisons de biens et services suffirait à les anéantir.

Pour terminer, je vais vous raconter une anecdote. Je parlais avec un colonel sénégalais venu en stage chez nous il y a quelques mois. Nous regardions à la télévision les images de millions de Libanais qui défilaient dans les rues pour réclamer le retrait des soldats syriens de leur pays. Je lui ai demandé ce qu’il en pensait. Il m’a répondu : « Les Libanais veulent retrouver leur indépendance et la présence syrienne les étouffe ». C’est la réponse typique de la naïveté emprunte d’angélisme. Je lui ai expliqué que ces manifestations ne sont ni spontanées ni l’expression d’un ras-le-bol. Elles sont savamment planifiées parce qu’elles ont un but. Israël piaffe d’impatience d’en découdre avec le Hezbollah et puisque Tel-Aviv ne peut faire la guerre en même temps aux Palestiniens, au Hezbollah et à la Syrie, son souhait est que Damas se retire. Une fois le Liban à découvert, Israël aura carte blanche pour l’envahir et y faire ce qu’elle veut. J’ai appelé cet officier sénégalais il y a deux jours pour lui rappeler notre conservation. Malheureusement, il était passé à autre chose. Son stage ne lui a servi à rien.


J’espère vraiment qu’un jour, les Africains auront conscience de la force de l’union, de l’analyse et de l’anticipation. L’Histoire nous démontre que la coexistence entre peuples a toujours été et sera toujours un rapport de force. Le jour où vous aurez votre arme nucléaire comme la Chine et l’Inde, vous pourrez vous consacrer tranquillement à votre développement. Mais tant que vous aurez le genre de dirigeants que je rencontre souvent, vous ne comprendrez jamais que le respect s’arrache par l’intelligence et la force.
Je ne suis pas optimiste. Car, si demain l’Union africaine ou la Cédéao décide de créer un Institut africain d’études stratégiques crédible et fiable, les personnes qui seront choisies se précipiteront en Occident pour apprendre notre manière de voir le monde et ses enjeux. Or, l’enjeu est autre, il s’agit de développer leur manière de voir le monde, une manière africaine tenant compte des intérêts de l’Afrique. Alors, les fonctionnaires qui seront là, à statut diplomatique, surpayés, inefficaces et incapables de réfléchir sans l’apport des experts occidentaux se contenteront de faire du copier-coller, ce sera un autre parmi les multiples gâchis du continent.
Avant que vos ministères des Affaires étrangères ne fassent des analyses sur la marche du monde, ils feraient mieux d’en faire d’abord pour votre propre intérêt ».


Ousmane Sow (journaliste, Montréal)
27 juillet 2006

19 octobre 2011

Abidjan a sa « Tour Eiffel »

Serey Eiffel brille dans l’ombre d’Alassane Dramane Ouattara.

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En quelques mois, le conseiller Français d’Alassane Ouatarra, Philippe Serey-Eiffel, a bâti ses réseaux d’influence au sein de l‘exécutif. Son bureau est désormais un passage obligé pour parler business et grand projets.

Bien qu’Alassane Ouattara n’ait pas fini de nommer tous ses conseillers, son shadow-cabinet est déjà bien garni. Chaque ministre a, pour ainsi dire, son pendant à la présidence, autour du grand ordonnateur Philippe Serey-Eiffel. Conseiller économique chargé des infrastructures, ce dernier n’a pas perdu en influence après son clash avec le premier ministre Guillaume Soro, le 7 Aout. Au contraire.

- Le Clash du 7 Aout : La lettre du continent N° 618 : ADO sous l’influence des sorciers Blancs Guillaume Soro s’agace.

"D’ordinaire flegmatique, le premier ministre Guillaume Soro a piqué une grosse colère le 7 Aout, allant jusqu'à menacer le chef de l’état de démissionner. En cause l’emprise des Français nommés à la présidence, chargés de gérer des domaines aussi stratégiques que le budget et les projets d’infrastructures. En ligne de mire, le conseiller économique Philippe Serey-Eiffel. Recruté en Mars en pleine atmosphère de pré-guerre civile, cet ingénieur des ponts et chaussées, directeur sous Houphouet-Boigny de la puissante Direction des grands travaux (ancêtre du BNETD), est perçu comme le grand vizir de la lagune Ebrié. Aucun dossier ne lui échappe, ses prérogatives faisant de lui un vice-président chargé des finances. Pour limiter cette influence, Guillaume Soro a adressé une lettre à tous les ministres de son gouvernement leur demandant de passer outre les instructions du conseiller. Ce qui n’empêche pas Serey-Eiffel de cultiver ses réseaux.Alors que deux ex-officiers de la Direction du renseignement militaire (DRM) françaises s’occupent des écoutes dans les sous-sols du palais présidentiel, le domaine de la défense est placé sous la responsabilité de Claude Réglat. Ce général quatre étoiles, ancien commandant des forces françaises au Gabon (FFG), accompagne ADO dans la délicate reforme de l’armée, au terme de laquelle, 10.000 «rebelles » devront rentrer dans les rangs. Bon Courage ! De son coté, le colonel Français Marc Paitier vient d’être rattaché au ministre de la défense, qui n’est autre que Guillaume Soro."

 

Cet ex-compagnon de route du président ivoirien et ancien vice-président de l’Institut pour l’Afrique (IA) fondé par ADO a vue ses prérogatives renforcées. Il vient d’être promu coordonnateur générale du corps des conseillers de la présidence. Un premier ministre bis en quelques sortes…

Ami du secrétaire générale de la présidence Amadou Gon Coulibaly depuis l’époque ou tous les deux travaillaient au Bureau d’études technique et de développement (BNETD), Phillipe Serey-Eiffel s’appuie sur Issac Deh, ancien cadre de la Banque Mondiale qui fut également conseiller de Charles Konan Banny. Deh est marié à la fille de Jean Konan Banny, ministre de la défense sous Félix Houphouet Boigny. Le super conseiller est également proche du conseiller diplomatique d’ADO Gervais Kacou, ex ambassadeur de Côte d’Ivoire en France et ancien ministre des affaires étrangères (PDCI) de Laurent Gbagbo. L’ex Ministre de la famille Jeanne Peuhmond appuie elle, Serey-Eiffel sur les questions sociales. Et le conseiller belgo-ivoirien Christian- Delmotte prend en charge celle relevant de la santé. Le frère du chef de l’état, Ibrahim Ouattara, dit «IBO», seconde le Français en tant que Directeur administratif et financier du palais. Philipe Serey-Eiffel pourrait renforcer son réseau d’ici la fin de l’année avec la nomination annoncée de personnalité du FMI et d’ex membres de l’IA.

Source : La lettre du continent N° 620

COMMENTAIRE : « Un vice-président, un premier ministre bis en quelques sortes…», telle est la description qu’on nous donne de Eiffel. En réalité, Eiffel vient de bâtir une autre tour du même nom en terre Ivoirienne – mais cette fois au dessus de la « Tour d’Ivoire » dans laquelle la France a installé Alassane Dramane Ouattara.

A l’évidence, la Côte d’Ivoire n’est plus notre. Notre pays n’est plus un « Etat-Nation » et ce pouvoir non souverain et illégitime s’efforce de ne jamais exprimer nos aspirations. Pourquoi ? Du fait que ce paravent de régime exposé à grand renfort de publicités mensongères comme étant le choix du peuple de Côte d’Ivoire, cache derrière lui cette réalité choquante ! C’est à se demander « Où sont passés les dits ‘technocrates’ du RDR ? » Aussi, les velléités de rétractation interne de Guillaume Soro face à cette invasion Française en Côte d’Ivoire traduisent l’ampleur de l’hégémonie en consolidation à nos dépens.

Bien qu’excessif, ce schéma est logique : l’occupant a imposé à la Côte d’ivoire des « gouvernants » et aux gouvernants il impose des « gouvernails » qu’il tient d’une main solide et ferme. Le prochain stationnement sur nos terres de 300 militaires Français rebaptisés  «éléments français de Côte d’Ivoire » sur la base de Port-Bouêt à Abidjan n’est que la confirmation du retour en force du néocolonialisme : il faut bien que la France protège ses intérêts sur son nouveau territoire d’outre mer qu’on devrait rebaptiser « Côte de Coq ».

17 octobre 2011

La soldatesque de Hamed Bakayoko face au FPI à la Place CP1 : "On a voté Gbagbo, tuez nous"

15 Octobre 2011 – Debout comme un seul homme, les « indignés » du monde réclament une «Véritable démocratie globale » pour les états ayant fait le choix cette ligne politique qui malheureusement n’est pas toujours appliquée en respectant les points qui en caractérisent la vertu. Sur le continent Noir-Africain, un pays qui n’en est plus vraiment un, a entreprit courageusement de proclamer son indignation par la voix de ses dignes patriotes ; en Côte d’Ivoire devenue une sorte de nouvelle préfecture Française depuis l’enlèvement par l’armée Française de Laurent Gbagbo son Président élu, la jeunesse du FPI (Front Populaire Ivoirien) a entreprit de réclamer la libération de son leader et de tous les prisonniers politique issus de la Majorité présidentielle lors d’un meeting organisé à Abidjan dans la commune de Yopougon.

Bien qu’officiellement autorisé avec contrariété par le pouvoir iconoclaste imposé par la Nicolas Sarkozy, ce simple meeting de la place CP1 de Yopougon va se heurter à la fébrilité de cette dictature en consolidation qui vient d’ajouter une autre pièce à son chapelet de privation et de violence gratuite. Ce rassemblement pacifique va être brutalement réprimé dans le sang par les nervis du loubard Hamed Bakayoko auréolé de son titre de Ministre de l’intérieur dont il s’affuble. Au menu ; grenades lacrymogènes, bastonnades et tirs de Kalachnikovs pour empêcher l’accès au stade censé être le lieu du rassemblement.

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Face au risque de devoir assister impuissant au meurtre programmé de certains militants par les FRCI, la direction de la jeunesse du FPI décide de surseoir illico à la tenue effective du rassemblement prévu pour 14 H. Cependant, l’information faisant état de l’annulation du meeting est donnée autour de 13H GMT et ne parvient pas à tous les patriotes Ivoiriens qui déferlent déjà en direction de la place CP1. C’est dans le sang que les jeunes du FPI vont être réprimés par les soldats rebelles de Hamed Bakayoko postés armes aux poings à toutes les encablures du lieu du meeting qu’il avait autorisé.

Toutefois, « Yopougon la joie » est aussi « Yopougon la courageuse » - et l’antre de la résistance Ivoirienne n’entendait pas se laisser éternellement privé de ses libertés élémentaires. Bravant les armes et la violence impétueuse imposée par la soldatesque du « Golden Boy » de la préfecture Française de Côte d’Ivoire, la digne jeunesse du FPI a donné sa chaire et son sang pour proclamer sa liberté et revendiquer son attachement sans bornes à son leader injustement emprisonné ; « On a voté Gbagbo, tuez nous » scandaient ils face à l’artillerie impressionnante déployé pour les dissuadés de se rendre à la place CP1.

Bien que le meeting ait été avorté, les jeunes militants du FPI ont brisé l’infect et paralysant cycle de la peur en arborant fièrement des T-shirts et autres gadgets à l’effigie de Laurent Gbagbo et du FPI.

« Nous gagnerons la bataille de l’avenir et de la LIBERTE » disait Laurent Gbagbo – et cette idée novatrice, les patriotes Ivoiriens n’en démordent pas même dans l’adversité. Avec abnégation, détermination et foi, ils continueront nombreux à se battre pour cet idéal. Aussi, la pire intransigeance du pouvoir en place n’arrêtera cette marche vers la démocratie à restaurer et la liberté retrouvée.

15 octobre 2011

Le capitaine"Séka Séka", aide de camp de Simone Gbagbo arrêté

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L'information qui s'est répandue durant ce samedi après-midi vient d'être confirmée par la télévision d'Etat ivoirien, RTI1. Anselme Séka Yapo, l'ex aide de camp de Simone Ehivet Gbagbo, l'épouse du chef de l'Etat renversé Laurent Gbagbo, a été arrêté, alors qu'il était en transit à Abidjan.

Des images diffusées sur RTI1 montrent le capitaine, surnommé "Séka Séka", entre les mains de ses geôliers. Dénudé, le visage rongé par une barbe abondante, il a été visiblement malmené après son arrestation.

"Séka Séka" a été l'un des officiers les plus en vue durant la présidence de Laurent Gbagbo. Dans la ligne de mire de l'ancienne opposition, et des services secrets français, il a souvent été accusé – sans preuves – d'exactions et de participation à ce que les médias occidentaux ont appelé les "escadrons de la mort".

Le Nouveau Courrier reviendra sur cette information dans son édition de lundi.

Par du Nouveau Courrier le 15/10/1.
Ps: Le Titre n'est pas de la Rédaction

Mort de Jean-Michel Moulod le député-maire de Grand-Bassam

A 10H 13 Mn je publiais sur mon profil facebook:

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- Info de dernière minute reçu à 9h14 mn
Jean-Michel Moulod le député-maire PDCI de Grand-Bassam vient de tomber dans la lagune en quittant son hors bord coté Moosou.
Déjà à cette heure, on tentait de le sauver depuis plus de 30 mn sans succès.
Que Dieu le protège.

* 17 mn plus tard confirmation est donné et c'est le drame. Mr Moulod n'a pas pu être sauvé à temps suite à cet accident de bateau.

QUE SON AME REPOSE DANS LA PAIX CELESTE

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Selon l'AIP (Agence Ivoirienne de Presse): "L'ancien ministre ivoirien des Infrastructures économiques et député-maire de Grand-Bassam, Jean-Michel Moulod, a accidentellement trouvé la mort, ce samedi, très tôt, dans la matinée, à Grand-Bassam(près de 50 km au sud-est d'Abidjan), alors qu'il se rendait, à Ebrah, une localité proche de Bassam, où il devait assister à des obsèques.

Selon l'information, confirmée par un cadre de la localité, un  chavirement de l'embarcation assurant la desserte lagunaire, à bord de laquelle il se trouvait, en compagnie de cinq autres passagers, serait à l'origine du drame, imputable à "une mauvaise manoeuvre du conducteur au moment de négocier un virage".

Son corps n'a jusqu'ici pas encore été retrouvé, ainsi que celui du mécanicien de l'embarcation, mais les recherches se poursuivent. Le ministre d'Etat, ministre des Affaires de étrangères est sur les lieux, de même que toute la population, mobilisée sur les rives de la lagune Ebrié, non loin desquels l'accident serait survenu, pour.

La nouvelle, tombée comme un couperet, se répand également comme une traînée de poudre. Proche du Pdci, il en était le président du groupe parlementaire."