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14 mai 2012

Cure d'austérité sur l’énergie: La descente aux enfers du coût de la vie en Côte d’ivoire.

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Loin du culte « bling-bling » de Dramane Ouattara et ses courtisans, la majorité des Ivoiriens survivent  dans une situation précaire. Même les couches modestes tendent inexorablement vers une pauvreté certaine. Avec la rareté des investissements, les licenciements de masse et l’inexistante de perspectives crédibles d’emplois, l’ascenseur social est enraillé et les marches de l’immeuble de progrès pour tous ont étés démontés. Les Ivoiriens ont du mal à se nourrir convenablement ; le panier de la ménagère n’existe plus et pire, son sachet bleu du marché a été remplacé par un petit sachet noir qu’elle n’arrive pas à remplir tant le prix des denrées alimentaires a flambé en l’espace d’un ans. L’inertie des autorités est très préoccupante au vue de cette situation qui évolue de mal en pis.

Comment se loger ? Comment payer ses frais de transport ? Comment scolariser sa progéniture ? Comment se nourrir ? Comment se soigner ? Tant de questions qui constituent à ce jour un casse tête quotidien pour ces millions d’Ivoiriens stoppés par le mur de l’incompétente du pouvoir Ouattara.

Le chapelet de lacunes de ce régime a contaminé tous les aspects de la vie à Abidjan, et dans toute la Côte d’Ivoire.

 

Que font ils pour tenter de sortir de ce cercle vicieux dans lequel il ont en connaissance de cause empêtré ce pays ?

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Ils jettent de la poudre aux yeux de ceux qui veulent bien se laisser duper par le verbe facile et démagogique dont le contraste avec l’intenable réalité du quotidien est éblouissant.

Aucun programme de relance économique sur la base du potentiel national ne se profil à l’horizon, aucun nouvel investisseur étranger ne s’hasarde dans ce pays de non droit gangrené par la corruption et l’insécurité qui croit de manière exponentielle. L’endettement public de l’état Ivoirien est l’unique alternative qu’ils ont trouvé pour redonner du souffle à cette autocratie sans vision aucune et sans alternative crédible face à cette situation dont ils sont les seuls responsables.

 

Le pouvoir Ouattara n’a eu de cesse de faire le tour des capitales de certains pays étrangers à la recherche de capitaux via les marchés financiers pour renflouer sa machine sectaire de grande gabegie. Le besoin urgent de fonds nécessaires pour amorcer le développement de notre pays est l’argument de choix placardé pour porter au crédit des générations futurs les montants faramineux de ces endettements à répétition. De quelle développement nous parle t’on ?

Le samedi 9 octobre 2010 à son investiture comme candidat de LMP pour les élections présidentielles, Laurent Gbagbo disait à juste titre:  « On développe un pays avec sa politique économique et non l'argent des autres. [...] Le FMI et la banque mondiale peuvent nous aider à sortir d'une crise mais jamais nous aider à développer notre pays. C'est à nous, à nous de le faire. Donnez moi un exemple de pays que le FMI a développé ? » 

 

De toute évidence, sa vision était juste. Et tant que Président, bien que malmené par une crise politico-militaire sans précédent lancée contre lui par le même Alassane Ouattara, avec son premier gouvernement il aura eu le mérite d’expérimenté avec succès cette théorie. Qui ne se rappel pas « le budget sécurisé » et tous ce qui allait avec en terme de projection vers une totale souveraineté économique ?

Même la partition du pays en deux et la perte des ressources économique du Nord du pays qui en résultait, même le sabotage continuel des ministres de la mouvance politique de Ouattara entrés au gouvernement au nom des accords de paix n’auront pas eu raison des plans de gestion économique mis en place par les hommes du Président Laurent Gbagbo.  

 

En dépit de l’existant et du travail abattu pour en arriver à cette stabilité économique, Alassane Ouattara le Docteur en économie n'a toujours pas compris ou simplement veut il liquider notre pays en faisant de lui un esclave de l’oppressif system bancaire international.

 

En effet il s'apprête à ENCORE livrer la Côte d'Ivoire au FMI comme entre 1990 et 1993. Cet ancien fonctionnaire de cette institution international n’est pas sans connaître le coté pervers des relations entre le FMI et les pays qu’il étrangle carrément. Au fil des années le FMI n’a fait que rendre les pays pauvres encore plus pauvres.

Et cette fois, dans ses nouvelles relations avec Alassane Ouattara et la Côte d’Ivoire, la population Ivoirienne risque fort de boire le calice jusqu'à la lie avec cette demande du FMI concernant  « la fin des subventions sur le prix du carburant » (donc hausse du prix du carburant à la pompe) et « des hausses du tarif de l’électricité » pour pouvoir bénéficier de nouveaux crédits pour l’« investissement si nécessaire dans de nouvelles capacités de production ».

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En somme, dans sa « quête du plus simple » via l’endettement rapide chez « ses amis » du FMI, la Côte d’Ivoire vient de se voir imposer une cure d'austérité avec une probable hausse du coût de l'électricité et du carburant pour la population qui va encore trinquer sous le poids de la démission du pouvoir Ouattara face aux responsabilités qu’il a voulu porter.

 

Claudus Kouadio

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