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20 mars 2013

Complot du HCR contre les refugiés Ivoiriens au TOGO: Les femmes refugiées d’Avepozo PARLENT

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DEPUIS LE 28 FEVRIER 2013, LES FEMMES ET LES ENFANTS EN PROTESTATION (SIT’IN) DEVANT LES BUREAUX DU HCR/TOGO

QUATRE (4) MOIS SANS NOURRITURE AUX REFUGIES IVOIRIENS VIVANT DANS LE CAMP D’AVEPOZO/TOGO (3.275 PERSONNES SELON L’UNHCR/TOGO). LEUR AUTONOMISATION FIXEE A 120.000 FCFA, SOIT 240 DOLLARS PAR PERSONNE, POUR TOUTE SA VIE AU TOGO.

 « Que le monde entier sache que :

 L’UNHCR/TOGO 

 Nous affame !

Nous tue à petit feu !

Nous livre à la prostitution !

Hypothèque l’avenir de nos enfants ! »

« Au secours

 -Genève

-Canada

 -Etats-Unis

 -Au monde entier.

 Nous ne voulons plus de l’UNHCR/TOGO »

 INTRODUCTION

 La crise poste-électorale qui s’est muée en guerre en Côte d’Ivoire a entrainé en exile des milliers d’ivoiriens : hommes, femmes et enfants en quête d’une terre d’asile.   Ainsi, par la volonté des autorités togolaises et les actions de l’UNHCR, visant à protéger les refugiés conformément à la convention des Nations Unis du 26 juillet 1951, de son protocole de 1967, de la déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948 et la Convention de l’OUA de 1969, les ivoiriens ayant fui les atrocités dans leur pays ont été accueillis au Togo et installés dans un camp de refugiés d’Avepozo, banlieue de Lomé, axe Togo-Benin, dans l’enceinte de l’ancien complexe hôtelier en ruine dénommé Tropicana.

NOTRE VIE AU CAMP DE REFUGIEES

Depuis près de 2 ans, nous refugiés ivoiriens au Togo, vivant au Camp d’Avepozo/Tropicana, avons perdu toute dignité,  tant nous sommes exposées à la faim, et la nudité.  Nous recevons par mois en tout et pour tout comme vivre 10 Kg de Riz-Un ½  litre d’huile

Quatre (04)  MOIS SANS VIVRES

Cette situation de précarité, s’est aggravée  par la coupure totale de ces vivres depuis 04 mois maintenant. Les conséquences de cette situation sont dramatiques sur nos vies

-La faim : deshumanisante, où l’on manque 25 FCFA, pour boire de l’eau

(Sachez que le Togo est un pays où un verre d’eau coute 25 FCFA.

L’eau du camp n’est pas potable,  elle est  impropre à la consommation

Mais certains se contraignent à la boire et bonjour les diarrhées quotidiennes

-Des femmes allaitants : qui ne mangent rien d’autre que de la bouillie de farine sensé être un complément alimentaire qui est devenue l’unique repas de résistance,  de chaque  jour. Elles font des diarrhées tout comme leur nourrissons

-Les maladies : aggravées par crainte de prendre des médicaments le ventre creux. Le nombre de femmes allaitantes, des femmes enceintes  surtout des bébés et des enfants anémiés ne se comptent plus.

Des malades chroniques : sont soignés au générique pour la plupart. On a par exemple des enfants et autres femmes drépanocytaire de type  SS, des diabétiques, des hypo ou hypertendus, soumis à prendre des médicaments à vie, mais qui n’ont rien à manger

-Des infections vaginales: des fosses sceptiques sans réelles profondeur débordées par les excréments humains. Des sanitaires débordés d’eau impure. Les femmes à 80% sur le camp souffrent des infections virginales

-Diverses pathologies développée: (obésité-ophtalmologie-défaillance cardiaque, Tension artérielle, insuffisance rénale), vue que  leur vie est exposée à toute sorte d’intempérie (extrême chaleur et/ou humidité dans les abri-bâche qui n’ont guère été changés depuis 2 ans,  et l’effet des pesticides de tout genre utilisés tout au tour du camp par les togolais, dans leur culture de production intensive de légumes (maraîchers).    

-La mendicité : devenue le fait des personnes de tout sexe et tout âge

-Les vols : dans les abri-tente : Il est arrivé même que quelqu’un a volé, toute la petite casserole de riz au feu doux de son voisin.

-La prostitution : les jeunes filles et même des femmes mariés). De petites filles de moins de 15 ans sont toutes contraintes au métier du sexe, pour manger et s’habiller.

-Les décès : plusieurs décès de femme sur le camp

-Le travail des enfants : de moins de 12 ans dans de petits restaurants moyennant un petit repas par jour.  Certains font la collecte dans les poubelles des sachets d’eau (pur water) vides,  vendus à des piécettes

- Nos enfants étudiants abandonnés : Ils ont reçu pour frais d’inscription et autres frais d’équipement la modique somme de 25.000 FCFA, par étudiant. Aujourd’hui tous les étudiants trainent dans le camp, personne n’a mis pied dans un amphi à l’université de Lomé/Togo

Ect..etc…

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Tout le monde dans le camp est miséreux, indigent, pitoyable, particulièrement les enfants, les bébés, les femmes âgées, les femmes enceintes ou allaitantes, les handicapées, les malades chroniques. Tant la faim, la soif, frappe de plein fouet.

Le HCR/TOGO qui avait  décidé,  d’AUTONOMISER ou d’INTEGRER dans le tissus social togolais tous les refugiés vivant au camp par des sommes conséquentes, vient de se rétracter en décidant d’octroyer par des critères sévèrement sélectifs, la somme de 120.000 FCFA, soit 240 Dollars par personne et cela pour toute une vie au Togo. Cette AUTNOMISATION, ne prend pas en compte nos enfants étudiants, les jeunes de moins 25 ans et les personnes de 60 ans et plus.

Tous les ivoiriens sont tombés des nues. Dès le lendemain de la décision, soit le 28 février 2013, toutes les femmes refugiées vivant au camp d’Avepozo, avec leur enfants sont rentrées en grève de la faim, et en sit-in illimités devant les bureaux du l’UNHCR, pour alerté l’opinion nationale togolaise, et l’opinion internationale sur notre misère. Plus d’enfant à l’école.

Comme réponse à notre drame l’UNHCR/Togo menace d’emprisonnement la présidente des femmes du camp porte-parole du mouvement, Mme Elisabeth GOGOUA qui a étalé la misère des ivoiriens sur la radio RFI.

Son mari Bishop GOGOUA sous les même menaces d’emprisonnement, de retrait du statut de refugié et d’extradition en Côte d’Ivoire est également Secrétaire Général du Comité de gestion du Camp des refugiés ivoiriens. Ce couple pastoral de 22 ans de mariage avec 04 filles est en ce moment en totale insécurité, il confiné dans leur tente au camp, ne sachant où s’exiler. Leurs enfants inscrits dans une école privée n’y vont plus pour insécurité.

Nos revendications sont celles-ci :

Nous voulons quitter sous la Responsabilité du HCR/Togo

Nous voulons un transfère de protection dans un autre pays

 -En dernière heure : Le camp des refugiés ivoiriens d’Avepozo n’existerait pas, il n’aurait été qu’un camp de transit qui a été fermé depuis juillet 2012.

 Pour les femmes refugiées d’Avepozo

La Présidente des femmes du camp et porte-parole du mouvement en cours.

Mme Elisabeth GOGOUA (Pasteur )

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