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20 mars 2013

Complot du HCR contre les refugiés Ivoiriens au TOGO: Les femmes refugiées d’Avepozo PARLENT

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DEPUIS LE 28 FEVRIER 2013, LES FEMMES ET LES ENFANTS EN PROTESTATION (SIT’IN) DEVANT LES BUREAUX DU HCR/TOGO

QUATRE (4) MOIS SANS NOURRITURE AUX REFUGIES IVOIRIENS VIVANT DANS LE CAMP D’AVEPOZO/TOGO (3.275 PERSONNES SELON L’UNHCR/TOGO). LEUR AUTONOMISATION FIXEE A 120.000 FCFA, SOIT 240 DOLLARS PAR PERSONNE, POUR TOUTE SA VIE AU TOGO.

 « Que le monde entier sache que :

 L’UNHCR/TOGO 

 Nous affame !

Nous tue à petit feu !

Nous livre à la prostitution !

Hypothèque l’avenir de nos enfants ! »

« Au secours

 -Genève

-Canada

 -Etats-Unis

 -Au monde entier.

 Nous ne voulons plus de l’UNHCR/TOGO »

 INTRODUCTION

 La crise poste-électorale qui s’est muée en guerre en Côte d’Ivoire a entrainé en exile des milliers d’ivoiriens : hommes, femmes et enfants en quête d’une terre d’asile.   Ainsi, par la volonté des autorités togolaises et les actions de l’UNHCR, visant à protéger les refugiés conformément à la convention des Nations Unis du 26 juillet 1951, de son protocole de 1967, de la déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948 et la Convention de l’OUA de 1969, les ivoiriens ayant fui les atrocités dans leur pays ont été accueillis au Togo et installés dans un camp de refugiés d’Avepozo, banlieue de Lomé, axe Togo-Benin, dans l’enceinte de l’ancien complexe hôtelier en ruine dénommé Tropicana.

NOTRE VIE AU CAMP DE REFUGIEES

Depuis près de 2 ans, nous refugiés ivoiriens au Togo, vivant au Camp d’Avepozo/Tropicana, avons perdu toute dignité,  tant nous sommes exposées à la faim, et la nudité.  Nous recevons par mois en tout et pour tout comme vivre 10 Kg de Riz-Un ½  litre d’huile

Quatre (04)  MOIS SANS VIVRES

Cette situation de précarité, s’est aggravée  par la coupure totale de ces vivres depuis 04 mois maintenant. Les conséquences de cette situation sont dramatiques sur nos vies

-La faim : deshumanisante, où l’on manque 25 FCFA, pour boire de l’eau

(Sachez que le Togo est un pays où un verre d’eau coute 25 FCFA.

L’eau du camp n’est pas potable,  elle est  impropre à la consommation

Mais certains se contraignent à la boire et bonjour les diarrhées quotidiennes

-Des femmes allaitants : qui ne mangent rien d’autre que de la bouillie de farine sensé être un complément alimentaire qui est devenue l’unique repas de résistance,  de chaque  jour. Elles font des diarrhées tout comme leur nourrissons

-Les maladies : aggravées par crainte de prendre des médicaments le ventre creux. Le nombre de femmes allaitantes, des femmes enceintes  surtout des bébés et des enfants anémiés ne se comptent plus.

Des malades chroniques : sont soignés au générique pour la plupart. On a par exemple des enfants et autres femmes drépanocytaire de type  SS, des diabétiques, des hypo ou hypertendus, soumis à prendre des médicaments à vie, mais qui n’ont rien à manger

-Des infections vaginales: des fosses sceptiques sans réelles profondeur débordées par les excréments humains. Des sanitaires débordés d’eau impure. Les femmes à 80% sur le camp souffrent des infections virginales

-Diverses pathologies développée: (obésité-ophtalmologie-défaillance cardiaque, Tension artérielle, insuffisance rénale), vue que  leur vie est exposée à toute sorte d’intempérie (extrême chaleur et/ou humidité dans les abri-bâche qui n’ont guère été changés depuis 2 ans,  et l’effet des pesticides de tout genre utilisés tout au tour du camp par les togolais, dans leur culture de production intensive de légumes (maraîchers).    

-La mendicité : devenue le fait des personnes de tout sexe et tout âge

-Les vols : dans les abri-tente : Il est arrivé même que quelqu’un a volé, toute la petite casserole de riz au feu doux de son voisin.

-La prostitution : les jeunes filles et même des femmes mariés). De petites filles de moins de 15 ans sont toutes contraintes au métier du sexe, pour manger et s’habiller.

-Les décès : plusieurs décès de femme sur le camp

-Le travail des enfants : de moins de 12 ans dans de petits restaurants moyennant un petit repas par jour.  Certains font la collecte dans les poubelles des sachets d’eau (pur water) vides,  vendus à des piécettes

- Nos enfants étudiants abandonnés : Ils ont reçu pour frais d’inscription et autres frais d’équipement la modique somme de 25.000 FCFA, par étudiant. Aujourd’hui tous les étudiants trainent dans le camp, personne n’a mis pied dans un amphi à l’université de Lomé/Togo

Ect..etc…

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Tout le monde dans le camp est miséreux, indigent, pitoyable, particulièrement les enfants, les bébés, les femmes âgées, les femmes enceintes ou allaitantes, les handicapées, les malades chroniques. Tant la faim, la soif, frappe de plein fouet.

Le HCR/TOGO qui avait  décidé,  d’AUTONOMISER ou d’INTEGRER dans le tissus social togolais tous les refugiés vivant au camp par des sommes conséquentes, vient de se rétracter en décidant d’octroyer par des critères sévèrement sélectifs, la somme de 120.000 FCFA, soit 240 Dollars par personne et cela pour toute une vie au Togo. Cette AUTNOMISATION, ne prend pas en compte nos enfants étudiants, les jeunes de moins 25 ans et les personnes de 60 ans et plus.

Tous les ivoiriens sont tombés des nues. Dès le lendemain de la décision, soit le 28 février 2013, toutes les femmes refugiées vivant au camp d’Avepozo, avec leur enfants sont rentrées en grève de la faim, et en sit-in illimités devant les bureaux du l’UNHCR, pour alerté l’opinion nationale togolaise, et l’opinion internationale sur notre misère. Plus d’enfant à l’école.

Comme réponse à notre drame l’UNHCR/Togo menace d’emprisonnement la présidente des femmes du camp porte-parole du mouvement, Mme Elisabeth GOGOUA qui a étalé la misère des ivoiriens sur la radio RFI.

Son mari Bishop GOGOUA sous les même menaces d’emprisonnement, de retrait du statut de refugié et d’extradition en Côte d’Ivoire est également Secrétaire Général du Comité de gestion du Camp des refugiés ivoiriens. Ce couple pastoral de 22 ans de mariage avec 04 filles est en ce moment en totale insécurité, il confiné dans leur tente au camp, ne sachant où s’exiler. Leurs enfants inscrits dans une école privée n’y vont plus pour insécurité.

Nos revendications sont celles-ci :

Nous voulons quitter sous la Responsabilité du HCR/Togo

Nous voulons un transfère de protection dans un autre pays

 -En dernière heure : Le camp des refugiés ivoiriens d’Avepozo n’existerait pas, il n’aurait été qu’un camp de transit qui a été fermé depuis juillet 2012.

 Pour les femmes refugiées d’Avepozo

La Présidente des femmes du camp et porte-parole du mouvement en cours.

Mme Elisabeth GOGOUA (Pasteur )

18 mars 2013

MANIFESTATION DES FEMMES ET ENFANTS REFUGIES SUR LE CAMP DE AVEPOZO A LOME : Le collectif "La Voix des refugiés" parle

" LA VOIX DE TOUS LES REFUGIES DU CAMP D’AVEPOZO "
LE CAMP DES REFUGIES IVOIRIENS D’AVEPOZO/TOGO EST PEUPLE DE 3.275 REFUGIES SELON L’UNHCR.  CES POPULATIONS VIVENT DEPUIS PRES DE 2 ANS DE 10 KG DE RIZ- UN ½  LITRE D’HUILE PAR PERSONNE ET PAR MOIS.

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COUPURE TOTALE DE CES VIVRES, voilà maintenant 04 mois que cette situation de précarité s’est aggravée par la coupure totale et brusque de ces vivres. Les conséquences sont palpables sur le camp : La faim -La soif - Les maladies - Les décès - Le vol - La prostitution - Le travail des enfants -Les résultats scolaires minables-Les étudiants délaissés, les extrêmes vulnérables en pénible souffrance.

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 L’AUTONOMISATION annoncée avec grand ESPOIR par le l’UNHCR/TOGO, consistant à donner des sommes d’argent importantes à chaque refugié pour lui permettre de se prendre en charge pour toute sa vie au Togo, a accouché d’une souris : l’UNHCR/TOGO décide de donner la somme de 120.000 FCFA, soit 266 dollars à chaque refugié pour s’en débarrasser.

LE COMITE DE GESTION DU CAMP, taillé sur mesure pour être tout, sauf un partenaire et une structure de défense des droits des refugiés, s’est fourvoyé et discrédité par des compromissions permanentes. Il s’est effondré devant le HCR qui l’a confiné dans la tache d’une caisse de résonnance. Sa proposition à l’UNHCR d’élever les moyens de l’AUTONOMISATION à hauteur de 1.000.000 de FCFA, soit 2.200 dollars par réfugié, a été balayée du revers de la main par M. VODOUNOU, Représentant-Résident de l’UNHCR/TOGO, qui a unilatéralement clos les discussions.    

LE CAMP DES REFUGIES EN EBULLITION : le 28 février 2013, les femmes et les enfants sont entrés en grève, et sit-in devant les bureaux de l’UNHCR, pour pleurer, la misère du camp, déclarer la faillite de l’UNHCR/TOGO dans sa mission d’assurer les droits des refugiés ivoiriens au Togo. Elles réclament purement et simplement une nouvelle terre d’asile. Depuis qu’elles sont assises pacifiquement devant les locaux, M. VODOUNOU, Représentant-Résident du de l’UNHCR/TOGO n’est pas venu les voir et ouvrir une discussion avec elles. Il évoque sa sécurité menacée par les femmes en grève, en dépit de la gendarmerie et de la police sur le camp. Mais, contre toute attente, M. VODOUNOU profère des menaces de tout genre. Il prononce des conférences de presse, pour décrire le misérable camp des refugiés, comme s’il s’agissait d’une prestigieuse université européenne ou américaine, où il y aurait 76 robinets d’eau potable, des salles polyvalentes, des salles de cuisine, etc…

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RFI  ET L’EAU POTABLE : curieusement, après le passage des femmes sur la Radio mondiale RFI et la publication des images du camp sur Internet, M. VODOUNOU panique et sort de sa pseudo-insécurité. Il arrive à pas de course sur le camp et fait le point des travaux non réalisés depuis des mois. Aussi, s’engage-t-il à faire ces travaux nuitamment et sous escorte policière, dans le but de rattraper les contre-vérités qu’il a publiées.  Aujourd’hui, c’est le statuquo.  Les femmes continuent de porter le lourd fardeau de tout le camp.  Elles sont en douleur d’enfantement.

 

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Tous les refugiés placent leur espoir dans cette lutte engagée par les femmes du camp vis-à-vis de l’UNHCR/TOGO, qui affame, tue à petit feu les ivoiriens, livre à la prostitution les femmes et les filles de moins de 15 ans, hypothèque l’avenir des écoliers, sacrifient les étudiants ivoiriens refugiés au Togo.

PRISE DE CONSCIENCE COLLECTIVE : Les ivoiriens refugiés ont tous pris conscience que leur avenir se joue à présent. Ils n’ont plus d’espoir dans un quelconque comité qui viendrait défendre leur cause en ce moment crucial de leur vie à Avepozo/Tropicana. Leur vie qui semble être oubliée du monde entier. Cela est d’autant plus vrai qu’en ce moment même, une information vient d’être porté à la connaissance des refugiés, selon laquelle le camp d’Avepozo Lomé n’existerait même pas en tant que camp de refugié,  ou alors, il serait fermé depuis des lustres. Que les différents documents en possession des refugiés, délivrés par l’UNHCR/TOGO, contiendraient des indices qui confirmerait cette thèse. C’est pourquoi,  "La Voix des refugiés", se met en place, pour dire haut fort que le camp dans son entièreté soutien les femmes et tous les refugiés en lutte pour leur survie, à continuer ce combat de la reconnaissance de tous leurs droits.

"LA VOIX DES REFUGIES" est la VOIX de tous les refugiés du camp d’Avepozo. Elle a pour vision de mener des actions de lutte dans la paix, la non-violence, mais dans un  langage franc et sans compromission.   "La Voix des refugiés" est un élan collectif des refugiés affamés et engagés à mener (aux cotés des femmes) des discussions avec l’UNHCR/TOGO sur la vie et l’avenir du refugié d’Avepozo.  "La Voix des refugiés" s’engage à montrer aux yeux du monde entier que la douleur des femmes est réelle, leurs pleures devant les locaux de l’UNHCR sont fondés. Que toute la masse des 3275 refugiés (selon l’UNHCR) vivant au camp d’Avepozo, est impliquée dans cette lutte. Que c’est bien tous les refugiés dans leur ensemble qui inspirent ce combat.  Que si, jusque-là, l’ensemble des refugiés du camp d’Avepozo s’est abstenu de manifester, c’est bien parce que les femmes et les enfants (couche sociales plus vulnérables) déclenchent plus facilement la solidarité et la compassion internationales.  "La Voix des refugiés" donnera un écho plus retentissant de la gratitude du peuple ivoirien refugié au Togo, envers son SEM. Faure GNANSSIGBE, son Gouvernement et son peuple pour toute leur compassion et leurs bienfaits à l’égard des refugiés. "La Voix des refugiés" rappellera au monde entier que les refugiés ivoiriens n’ont rien contre le Togo. Mais contre l’UNHCR/TOGO qui se cache derrière le gouvernement togolais pour présenter les refugiés comme des bourreaux alors que ce sont eux les victimes. "La Voix des refugiés" agira afin que le peuple togolais qui nous soutien et le monde entier qui a commencé à ouvrir les yeux sur notre misère, se fassent une idée exacte de notre détresse et qu’on nous aide à gagner le combat pour notre survie et la reconnaissance de tous nos droits.

Pour les refugiés ivoiriens au Togo

Vivant au camp d’Avepozo/Tropicana

Signé

Les refugiés affamés

« Enfermé dans un camp, le refugié est libre de crier sa faim quand il est affamé. Si c’est là un délit, sa seule peine de condamnation est de lui donner à manger »   

14 mars 2013

ASSASSINAT DU FRANÇAIS PHILLIPE REMOND EN COTE D’IVOIRE : Un autre crime impuni du triumvirat Guillaume Soro - Alassane Dramane Ouattara - Nicolas Sarkozy

31 mars 2011 - Yamoussoukro – Cote d’Ivoire. Philippe Rémond Gabriel Hervé, ressortissant français jugé proche du Président Laurent Gbagbo, est retrouvé assassiné (égorgé) dans sa chambre d’hôtel à Yamoussoukro, ville tombée sous le contrôle des forces rebelles d’Alassane Dramane Ouattara trois jours auparavant.

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Professeur agrégé en Sciences industrielles à l’Institut National Polytechnique - Félix Houphouët Boigny (INP-HB) de la ville, il était connu pour ses prises de positions panafricanistes en général mais surtout pour son soutien au Président Laurent Gbagbo.

Il se fait connaître du grand public suite à son intervention sur la Télévision Nationale Ivoirienne en 2004 après la brutale agression des soldats Français qui ont lâchement tué soixante quatre (64) Ivoiriens. Ils manifestaient les mains nues contre l’armée Française derrière des fils de fer barbelés en face de l’hôtel Ivoire d’Abidjan.


Le Professeur Philippe Rémond avait ensuite proposé son aide au gouvernement Ivoirien en vue de la mise sur pieds de l’éventuelle nouvelle monnaie ivoirienne. Pour lui, c’est un moyen pour la Côte d’Ivoire de s’affranchir, non seulement de la «tutelle étrangère», mais également d’être «maître» de sa souveraineté selon une analyse du journal gouvernemental Ivoirien « Fraternité Matin » paru début 2011.

«Le CFA est une moquerie. Dites-vous bien que cette monnaie, qui est frappée et imprimée à Chamalières, la ville du président Valérie Giscard D’Estain, n’est pas reconnue en France. Ceux qui voyagent le savent très bien. Il est impossible de changer le Cfa dans une banque en France. Pour parler crûment, c’est une monnaie de singe. […] A travers la monnaie, la France continue d’exercer une tutelle sur des pays auxquels elle a, soi-disant, donné l’indépendance. […] Houphouët-Boigny avait dit qu’il battrait monnaie si jamais le Cfa était dévalué. Mais bizarrement, la dévaluation est intervenue deux mois après sa mort. Tout ça pour dire que, pour sortir de la tutelle étrangère, il faut une monnaie ivoirienne », a-t-il  indiqué au même journal.

Parlant au contraire des Ex-colonies anglaises et portugaises il ajoute : « Là-dessus, je vais être très clair. Les anciennes colonies anglaises ont chacune, sa propre monnaie. Idem pour les anciennes colonies portugaises, pour ne citer que celles-là ; et même pour les îles du Cap Vert qui ont eu leur indépendance en 1973. A part le Maghreb, les anciennes colonies françaises ont une monnaie assujettie à la monnaie française, et maintenant européenne. C’est une manière qu’a la France de conserver une mainmise sur l’économie de ses anciennes colonies »

Continuant sa croisade contre le néocolonialisme, Philippe Rémond intervient début janvier 2011 sur les antennes de la RTI pour fustiger l’ingérence de la France et des USA dans le dénouement du contentieux électoral consécutif aux élections présidentielles de Novembre 2010 en Cote d’Ivoire.


Cela lui vaudra des menaces qui lui indiquaient que son intégrité physique était dorénavant en danger. Pour expliquer sa nouvelle posture de paria pour certains, il disait en substance : « C’est vrai que depuis mon passage à la télé, je suis la cible de gens qui n’ont pas aimé mes vérités sur l’attitude colonialiste de la France. Je trouve que ce n’est pas digne de se comporter comme ils le font. Chacun, dans un débat ouvert et aussi important que celui qui a lieu sur la situation en Côte d’Ivoire, est libre de ses opinions. Et force doit rester aux arguments. Mais ce ne sont pas ces menaces qui vont me détourner de la vérité. Je répète que la France, l’Onu et les autres Occidentaux se comportent de façon arbitraire en s’ingérant maladroitement dans les affaires ivoiriennes. Laurent Gbagbo a été proclamé Président de la République de Côte d’Ivoire par le Conseil constitutionnel, conformément à la Constitution ivoirienne. Et j’ai pris la décision de solliciter Sem Laurent Gbagbo pour qu’il m’accorde par sa signature, et non pas celle d’un autre qui a perdu l’élection, la nationalité ivoirienne. Cela dit, je condamne l’attitude inacceptable de la France en Côte d’Ivoire. »

Se sachant activement poursuivi et recherché, Philippe Rémond quitte son domicile et  se « cache » dans un hôtel de Yamoussoukro en attendant que l’armée rebelle de Ouattara quitte la ville. Mais il est enlevé, torturé et égorgé par les rebelles de Alassane Dramane Ouattara qui l’ont exécuté sur ordre de la hiérarchie : le triumvirat Guillaume Soro - Alassane Dramane OuattaraNicolas Sarkozy.

Apres l’annonce de ce crime, bien que sachant ce que sont les rebelles armés de Alassane Ouattara qui occupaient et contrôlaient en alors le lieu de son exécution sauvage, les médias Français aux ordres de l’Elysée ont tentés de donner une autre explication aux faits en en cherchant malicieusement à trouver les moyens d’imputer ce crime au Président Ivoirien Laurent Gbagbo.

Le chef de l’état Ivoirien ce temps là, était l’objet d’une violente diabolisation par cette même presse française.

Mais avant que la presse Française ne puisse trouver une brèche pour asséner le coup de grâce  au Président Laurent Gbagbo, ces vidéos, comme un grain de sable, est tombé du ciel et s’est fixé dans leur bonne sauce à la crème Fraiche: Quel soulagement pour les Ivoiriens épris de vérité !!! Quel coup dur pour ces journalistes et Nicolas Sarkozy le Président du Fan Club du chef de guerre Alassane Dramane Ouattara !!!

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A l’évidence, les hommes du poulain de Sarkozy venaient d’assassiner un ressortissant Français après l'avoir menacé pour ses prises de positions en faveur d'une Côte d'Ivoire souveraine selon la vision du Président Laurent Gbagbo.

Alors dilemme !!! Comment faire avaler la pilule à l’opinion Française déjà alertée à grand renfort médiatique à propos de crime opéré dans le pays de Laurent Gbagbo ?

Pendant qu’ils cherchaient que dire, ces vidéos sont diffusées un peu partout sur le profil Twitter de plusieurs agences de Presse Françaises et sur facebook.

La France de Sarkozy et les médias de L’Elysée allaient  devoir mentir au monde, prenant le risque de se couvrir de ridicule.

Sur la chaine d’Info LCI par exemple, il est confirme que Mr Philippe Rémond est connu pour être un fervent défenseur de Gbagbo. Bien. Mais pour ne pas accuser les rebelles de Ouattara, l’Elysée par voie de presse fait dire aux journalistes que, sa mort relève d’un crime crapuleux. Aussi simple que cela… et on passe à autre chose ; fin de l’histoire.

Cette réaction inhabituelle des autorités Françaises me fait réfléchir  profondément et m’emmène à me poser un tas de questions :

- d’abord à qui profitait le crime dans le contexte actuel de la Côte d’Ivoire ? Evidemment pas au Président Gbagbo.

- à qui AURAIT profité le crime si on n’avait pu l’imputer à Gbagbo ? Même pas à Alassane Ouattara de prime abord mais plutôt à Nicolas Sarkozy qui AURAIT trouvé UN prétexte fantaisiste pour convaincre l’ONU de donner une mission avec une marge de manœuvre plus large aux soldats Français sur le terrain en Côte d’Ivoire pour ainsi lui permettre de mieux aider les rebelles de son ami Ouattara dans la guerre qu’il a imposée à ce pays.

Partant de là, nous étions convaincus que Philippe Rémond le Président des ressortissants européens pour la cote d’ivoire a été exécuté sur ordre de Paris pour une raison bien précise : incriminer le Président Laurent Gbagbo puis le pousser vers la sortie par un coup d’état militaire piloté par l’administration Française.

LE DEUX POIDS DEUX MESURES DE LA FRANCE

La France a été le pays qui a accueilli la réunion d’adoption de la déclaration universelle des droits de l'homme le 10 Décembre 1948 à Paris. Ce pays s’est toujours prévalu d’être incontestablement le garant des droits humains et des libertés. « Liberté, Égalité, Fraternité » est la devise de la République française. Mais ce pays respecte-t’il ce qui est censé être l’essence même de ses textes fondateurs ? A la lecture du traitement infligé à Philippe Rémond ce fils de la Nation Française, il revient de manière plus qu’évidente que cette devise est de la mauvaise poudre aux yeux, un leitmotiv dévoyé depuis la base et cela depuis des décennies.

Sinon comment expliquer que pour sa liberté de penser et de dire, Philippe Rémond puisse être traité comme le pire des pestiférés ? Comment les Français  arriveront-ils à faire passer sous silence l’inégalité de traitement entre les dépouilles de Jean Hélène, Yves Lambelin, Stéphane Frantz Di Rippel et même le cas Guy André Kieffer qui juridiquement est considéré simplement « disparu » ?  Où sont donc les limites de la fraternité concitoyenne prôné par la « grande France » ?

Le 21 Octobre 2003, le journaliste Jean Hélène correspondant de la radio Française RFI, est tué à Abidjan en Côte d'Ivoire par un policier pour des raisons jusque là inexpliquées. Le coupable de ce meurtre de sang froid sera arrêté et condamné par la justice Ivoirienne. Légitimement, c’est toute la France qui est en émoi. Malgré la lourde peine de l’assassin de Jean Hélène, l’administration Gbagbo a continué pendant des années de subir le courroux de la France.   

Le 16 avril 2004, Guy André Kieffer un « journaliste » Franco-Canadien au Curriculum Vitae trouble, disparait à Abidjan. C’est à grand renfort de propagande anti « régime Gbagbo » et de multiples procédures judiciaires maladroites que la France meuble l’actualité Ivoirienne à ce sujet  jusqu’à ce jour. Le bouc émissaire parfait dans cette sombre affaire aura vite été trouvé : « Les Gbagbo » qui l’auraient tué pour des raisons que même les accusateurs n’arrivent pas à s’expliquer. Toujours est il que, la France aura bon an, mal an maintenu une pression injustifiée sur la Cote d’Ivoire même après « l’enlèvement » du Président Gbagbo le 11 Avril 2011. 

Le 4 Avril 2011 alors que les combats font rage dans la ville d’Abidjan entre les rebelles de Alassane Dramane Ouattara et l’armée régulière Ivoirienne, Yves Lambelin et Stéphane Frantz Di Rippel (ainsi que deux autres personnes) sont enlevés à l’hôtel Novotel d’Abidjan où ils avaient trouvé refuge.

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Yves Lambelin est retrouvé mort le 2 Juin de la même année. Une enquête est rapidement diligentée et neuf personnes sont inculpées pour "enlèvement, séquestration et assassinat" sans véritable procès. Mais la France semble satisfaite de l’issue de cette affaire. Pendant le mois de juillet 2011, un hommage national est même rendu à Yves Lambelin lors d’une cérémonie d’adieux à Abidjan en présence de Jeannot Kouadio Ahoussou le Ministre de la Justice de Alassane Dramane Ouattara. Yves Lambelin, sera ensuite décoré à titre posthume par Alassane Dramane Ouattara.

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Une plaque en mémoire de Yves Lambelin, Stéphane Frantz Di Rippel et leurs deux collaborateurs disparus a même été inaugurée à Abidjan par le Premier Ministre Français Francois Fillon en personne le 15 juillet 2011.

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Mais que s’est-il passé après le meurtre de Philippe Rémond ? Rien, hormis de nouvelles humiliations. Aucune enquête diligentée en Cote d’Ivoire encore moins en France. Aucune sorte de procédure judicaire n’a été ouverte nulle part. Même pas une plainte contre X n’aura été déposée. Comme un « mouton sacrificiel », Philippe Rémond a simplement été égorgé sur le sanguinolent autel de la Françafrique par le simple vouloir de Nicolas Sarkozy qui a trouvé en lui un homme à abattre.    

Et pourtant en France, même des morts Français dits anonymes sont honorés chaque année depuis 1920. La tombe du soldat inconnu est un symbole fort de cette France qui n’oublie ses pas morts. Tout soldat non identifié mais reconnu Français est ainsi honoré. Coopérant Français pour le compte de son pays en Côte d’Ivoire, Philippe Rémond était comme un ambassadeur de son pays. Sa dépouille a été quasiment jetée quelque part dans la brousse de Yamoussoukro (Capitale Politique de la Côte d’Ivoire) loin des yeux rieurs du Consul de France présent à la cérémonie de levée de corps pour assurer le service minimum. Pourquoi tant de mépris pour ce Français en Mission de coopération pour son pays ? 

La faute mortelle de Philippe Rémond aura été de s’opposer aux désidératas de la diplomatie Française dans sa reconquête de la Cote d’Ivoire. Son indignation et l’expression de celle-ci lui aura coûté une mort atroce digne de l’âge de pierre. Il n'y a qu'un seul responsable de ce qui s'est passé : le triumvirat Guillaume Soro - Alassane Dramane Ouattara – mais surtout Nicolas Sarkozy sans la décision de qui rien de cela n’aurait été possible.                                                                             

Il est grand temps de déposer plainte au nom de Philippe Rémond dont l’âme en peine continuera de hanter la Côte d’ivoire. Ce crime horrible ne devra pas être couvert encore longtemps.

Des « Philippe Rémond», il y en a des milliers en Cote d’Ivoire. Ceux là n’auront jamais un soupçon d’espoir de voir la justice couvrir leurs tombes d’un peu de dignité. Nous en appelons aux humanistes, aux organisations de droits de l’homme, aux leaders d’opinion ; saisissez vous de cette affaire et que la vérité soit dite enfin. Rendez justice à Phillipe Rémond dont le délit aura été de vouloir porter la voix des sans voix - vous aurez rendu justice à des milliers d’ivoiriens et Africains ainsi sacrifiés chaque jour.

Claudus Kouadio – Bloggeur

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