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29 juillet 2013

INTERVIEW de Claudus Kouadio par 'Notre Voie'

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Exilé pro-Gbagbo et cyber-activiste bien connu, Claudus Kouadio est tout entier engagé dans la vision politique de Laurent Gbagbo. Ayant abandonné sont emploi pour un exil forcé, il n’est pas prêt à rentrer tant que le régime d’Alassane Ouattara continue d’opprimer le peuple Ivoirien. 

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1: Claudus Kouadio, c’est votre nom ou un pseudonyme ?

Je suis Kouadio Jean-Claude à l’état civil. Kouadio est mon nom de famille et Claudus le résultat d’une légère mutation de Claude – l’un de mes prénoms. Claudus Kouadio est donc un pseudonyme qui est mon identité virtuelle dans la Blogosphère et sur les réseaux de cyber-activistes. 

2: Vous vivez hors du pays, peut-on savoir les raisons qui vous ont amené à quitter le pays ?

La vérité est que, comme des milliers d’Ivoiriens contraints à l’inconnu de l’exil pour des raisons aussi multiples que diverses, « je tente de survivre hors de mon pays la Côte d’Ivoire ». Je ne peux prétendre « vivre » hors du pays. Cela serait aller dans le sens de nos détracteurs et les conforter dans leurs affirmations dilatoires qui voudraient que nous soyons hors de la Côte d’Ivoire, de par notre propre volonté et qui serait la résultante d’un simple dédain vis-à-vis de l’imposture militarisée qu’est le régime de Mr Alassane Dramane Ouattara.

J’ai quitté la Cote d’Ivoire au matin du 17 Avril 2011 - donc 6 jours après l’enlèvement du Président Laurent Gbagbo par le triumvirat - armée Française – Force Militaire de l’ONU en Côte d’Ivoire – forces rebelles et milices tribales de Alassane Dramane Ouattara. Mon départ a été vite décidé et motivé par deux raisons essentielles :

-      Me mettre en sécurité à l’égard des nombreuses menaces de mort dont je faisais l’objet et cela de manière récurrente depuis janvier 2011, sinon bien avant.

-      Etre à l’abri hors du pays, pour pouvoir continuer la bataille médiatique qui faisait rage, dans la conquête de l’opinion mondiale qui était abreuvée de contre-vérités sur le drame à ciel ouvert qui se déroulait en Côte d’Ivoire.

Rester en Côte d’Ivoire était synonyme de m’exposer à la mort ou à la prison, pour un délit sur mesure, comme ils savent si bien en inventer. Je m’interdisais aussi cette auto flagellation qui était d’observer un mutisme coupable, en me cachant pour tenter de me faire oublier par les nervis du RDR, qui juraient d’en finir avec moi. Ma conscience m’interdisait une telle attitude indigne du sens noble de mon engagement pour mon pays.

3: Estimez-vous que vous avez vraiment eu raison de partir ?

Malgré les difficultés et contraintes énormes auxquelles je dois faire face au quotidien dans cet exil forcé et non préparé, aujourd’hui encore plus qu’hier je me rends compte que j’ai eu raison de prendre cette décision difficile, qui en 2011 a été la plus grande déchirure de mon existence.       

 4: Envisagez-vous de rentrer au pays ?

A vrai dire, tout me manque de ma Côte d’Ivoire : le bruit de nos rues, les odeurs, mon travail, les miens... tout me manque chaque jour un peu plus. Comme le dit la maxime « On est jamais mieux que chez soi ».

Alors bien entendu retourner dans mon pays au plus vite est mon souhait le plus cher. Mais aujourd’hui je fais partie d’un ensemble : il ne s’agit plus de moi en tant que personne physique mais d’une entité dans un outil de combat – le rouage dans un mécanisme complexe. Mon engagement au départ n’était soumis à aucune autre hiérarchie vu que je suis la tête de file de la mouvance de cyber-soldats, cyber-activistes et blogueurs que nous avions propulsé déjà entre 2008 et 2010 dans notre bataille médiatique pour restaurer la vérité historique et socio-politique de notre pays. En exil le schéma est le même mais les enjeux nouveaux me soumettent à un autre organigramme. Je suis en mission pour les Patriotes Ivoiriens, les Panafricanistes et les démocrates du monde. Ce sera avec joie, que je retournerai en Côte d’Ivoire une fois ma mission achevée avec succès, et la Côte d’Ivoire restaurée. D’ici là, je continue de prier pour que ce régime ubuesque arrête de faire souffrir mon peuple qu’il tyrannise, spolie et massacre. Si toutefois au nom de l’ensemble, le devoir m’appelait à prendre le chemin du retour pour servir notre cause en étant sur le terrain en Côte d’Ivoire, je répondrai par l’affirmative à l’appel des arènes.

5: Vous êtes très présent sur les réseaux sociaux. Pourquoi avez-vous choisi ce moyen de combat ?   

Je suis utilisateur d’internet depuis les années 2000. J’ai eu le temps de suivre son évolution. Depuis l’explosion de la toile « internet », la naissance des réseaux sociaux a été la dernière révolution sur ce moyen de communication. Loin devant les medias conventionnels (Télévision, Radio, Presse Ecrite), les réseaux sociaux sont devenus le plus puissant moyen de communication et d’information de par leur très grande audience. En outre, cette audience en temps réel est très variée ; ce qui constitue un avantage majeur à l’ère de la mondialisation. Le choix des réseaux sociaux s’est imposé facilement et de lui-même tant son accessibilité est devenue encore plus aisée et pratique avec les appareils mobiles (téléphones portables, tablettes tactiles).

En outre, lorsque dans notre pays qu’est la Côte d’Ivoire le régime brutal qui usurpe le pouvoir d’Etat a caporalisé la télévision, la radio Nationale et après avoir mis en coupe réglée les journaux qu’il ne contrôlait pas dans la presse écrite, les réseaux sociaux se présentent comme une aubaine, une source intarissable.

6: Pourquoi avoir choisi de défendre la cause Gbagbo alors ? Est-ce par sympathie pour l’homme ? Par conviction idéologique ou par simple effet de mode ?

Les raisons pour « défendre la cause Gbagbo » foisonnent. Aussi, de prime abord il faut situer cette « défense » dans un contexte et selon les périodes. Pour la période d’avant « Elections 2010 » ce n’est ni la personne de Gbagbo encore moins son parti le Front Populaire Ivoirien (FPI) que nous avons soutenu et défendu mais sa légitimité, le respect de nos institutions et la soumission à l’autorité de l’Etat.

Pendant la campagne pour les élections présidentielles de 2010, notre choix s’est porté sur le candidat du Front Populaire Ivoirien (FPI) dont la candidature a été présentée par un rassemblement de partis politiques réunis au sein d’une mouvance nommée LMP (La Majorité Présidentielle). Ce choix a été guidé par la perspicacité et le pragmatisme du programme de société que Laurent Gbagbo proposait. En outre, sa connaissance de de la Côte d’Ivoire et de son peuple, son Patriotisme avéré, ses ambitions pour notre nation mais surtout son bilan très positif malgré la situation de guerre ont convaincu cette majorité qui l’a élu au suffrage universel lors du second tour de scrutin de Novembre 2010.

Survint ensuite le coup d’Etat du 11 Avril 2011, le renversement puis l’emprisonnement illégal du Président Gbagbo et de quasiment tout le bureau de la direction du FPI pour ceux qui n’avaient pas pris le chemin de l’exil. Là encore nous dénonçons l’illégitimité d’Alassane Dramane Ouattara qui a causé une guerre qui a fait officiellement plus de 3.000 morts pour son simple désir de ne pas reconnaitre une décision du conseil constitutionnel.

Piétinant nos institutions avec le soutien de la France, il s’est érigé comme Président de la République de Côte d’Ivoire. Notre combat du moment est de soigner l’honorabilité de notre leader, le Président Gbagbo, en démontrant au monde via les réseaux sociaux, qu’il n’est pas coupable des accusations farfelues portées contre lui.  Ce n’est ni par sympathie (même si humain et sympathique il est) encore moins « un effet de mode ». Ces milliers de gens d’ici et d’ailleurs, qui se battent pour le Président Gbagbo, le font parce qu’ils croient en son projet pour une Côte d’Ivoire souveraine et une Afrique libre dans un monde équitable.

7: Que faites-vous dans la vie en dehors du cyber activisme ? 

La question devrait être : « Que faisiez-vous dans la vie en dehors du cyber-activisme ? » Je suis Informaticien Analyste-programmeur de formation et de fonction. Avec des mots plus simples, je dirais que mon métier consiste à écrire des logiciels de gestion, pour tous types d’entreprises à partir d’un cahier des charges, des besoins de traitements des informations qui circulent dans l’entreprise et entre celle-ci et l’extérieur. 

En général nous ne sommes pas des « désœuvrés » comme tentaient de le faire croire les médias Français : heureusement de plus en plus, ils reconnaissent les errements dans leurs analyses. Etre Blogueur et cyber-activiste ce n’est pas mon métier mais un engagement passionné pour la Côte d’Ivoire mon pays. 

8: J’imagine que cela vous prend énormément de temps et aussi d’argent puisqu’il doit quand même y avoir l’équipement, comment vous arrangez-vous ?

Depuis mon départ pour l’exil, il est vrai qu’au niveau du matériel il y a de grandes insuffisances, un vide à certains moments. Cela a un impact négatif certain sur nos activités sans être un frein. C’est aussi cela l’exil. Nous ne sommes ni en vacances encore moins des expatriés. Cette réalité nous la connaissons et nous arrivons à nous adapter à cette situation nouvelle. Le cyber-activisme ou cyber-militantisme occupe en ce moment la majeure partie de mon temps, sinon l’entièreté de mon temps libre. Cela a pour résultante de grosses factures de téléphone et d’internet. A moins d'être riche comme Crésus, on ne peut pas compter sur les petites économies personnelles épuisées en moins de 6 mois d’Exil.

En ce qui me concerne, les Camarades Patriotes et Panafricanistes ont été extraordinairement bon avec moi durant cette période. Leur aide m’a été d’une importance capitale. Mais l’unique assurance de pouvoir financer ce militantisme est d’arriver à trouver une activité génératrice de revenus. Le travail en exil a deux avantages certains : sortir l’exilé de la routine et de l’oisiveté, le rétablir dans sa dignité d’homme et lui permettre d’assurer sa subsistance au quotidien. Ce n’est pas toujours évident de trouver un boulot ici mais nous y arrivons même si en général le travail et son salaire sont loin de nos formations et de nos qualifications. 

9: Certains disent que vous vous battez pour une cause perdue parce que selon eux, Gbagbo ne sera pas libéré. Est-ce qu’il ne vous arrive pas de douter de l’aboutissement de votre combat ?

Notre combat n’a pas eu pour point de départ le 11 Avril 2011 et l’enlèvement du Président Gbagbo. Cet épisode est une étape de plus qui aura eu le mérite de nous confirmer la justesse de ce combat. Ceux qui prétendent que nous nous battons pour une cause perdue ignorent l’essence même de notre combat. Ils ne peuvent que faire fausse route.

Pour la libération du Président Gbagbo, nous y croyons avec fermeté. Même le tribunal politisé qu’est devenu la CPI n’aura pas la force suffisante de se décrédibiliser, à ce point et à ce niveau, tant le monde a été éclairé lors des audiences de confirmations ou d’infirmations des charges annoncées. Gbagbo n’est que la victime de cette mascarade honteuse et affligeante pour l’Afrique.

Le doute est un sentiment humain. Il n’est pas humiliant de le ressentir à la lecture lucide de certaines tractations autour de cette affaire alambiquée. Mais ''aucune échéance n'encombre notre  esprit ni ne fait partie de nos calculs''. Nous irons jusqu’au bout - il sera libéré et la vérité sera restaurée.    

10: Est-ce que vous connaissez personnellement ceux qui mènent avec vous le combat pour la libération de Laurent Gbagbo et des autres prisonniers ?

Il s’agit là de centaines de milliers de personnes. Des volontaires et bénévoles dévoués à une cause commune sur les cinq continents. Il n’est pas évident que nous puissions avoir facilement des rencontres physiques mais pour la plupart, nous nous connaissons bien et nous travaillons ensemble dans la mesure du possible. Pour ceux qui aujourd’hui sont reconnus comme étant les leaders de cet ensemble, nous nous connaissons encore mieux – personnellement – ou par le fait d’être en contact permanant depuis un bon moment.   

11: Votre travail sur la toile est-il coordonné ?

Je puis vous assurer que c’est en cela que réside notre force et pas seulement en notre nombre important. Aucun exposé public n’est fait pour le démontrer mais notre travail dans les méandres de la toile internet est structuré et coordonné. Soyez en assuré !    

12: Je sais qu’il existe un certain nombre de groupe, quel est celui auquel vous appartenez ?

J’appartiens aux ''facebookers pour Gbagbo'' dont je suis le Président depuis Septembre 2010. Aussi, j’appartiens à tous autres groupes ou organisations œuvrant pour la même cause. Les ''groupes'' sont le creuset de notre rassemblement. Mais au delà, le même contenu web des groupes (articles, photos, vidéos) est relayé sur twitter, sur des centaines de milliers de profils facebook, sur des sites web, sur des web radios, et même par la presse (écrite et audio-visuelle). Je ne suis donc pas d’un groupe exclusif.  

13: Si au bout du compte les charges contre Laurent Gbagbo étaient confirmées, alliez-vous tout de même continuer la lutte sur la toile ?

Lorsque le Président Laurent Gbagbo dit aux Ivoiriens : ''Si je tombe, enjambez mon corps et continuez le combat'', il nous démontre là que son combat, notre combat dépasse sa personne physique. Là, il est couché peut-être, mais dignement debout sous notre angle de vision. Nous continuons ce combat à ses côtés car bien que privé de sa liberté de mouvement, sa vision et son idéologie politique continuent de vagabonder à travers le monde, les esprits des Patriotes Ivoiriens, des Panafricanistes et autres démocrates. Il est notre guide, et notre combat continuera car jamais il ne nous aura demandé de baisser les bras.

14: Il y a ceux qui estiment que le Fpi doit accepter de collaborer avec le régime Ouattara pour amener celui-ci à réviser sa position vis-à-vis des pro-Gbagbo et ceux qui pensent que ce serait une grave erreur. Dans lequel des camps vous rangez-vous ?  

La grave erreur, c’est d’oser penser un instant que ''collaborer'' avec le régime Ouattara pourrait l’amener à réviser sa position vis-à-vis des pro-Gbagbo. C’est méconnaitre la noirceur de l’âme de barbare-politique qu’exhibe pourtant si bien Alassane Dramane Ouattara. Sur son site internet officiel, par l’entremise de l’un de ses conseillers spéciaux, le chef rebelle Guillaume Soro (Député RDR – Président de l’Assemblée Nationale du régime Ouattara) qualifiait le FPI d’organisation terroriste ivoirienne à éradiquer. Pas plus tard que le 16 Juillet 2013, Joël N’GUESSAN le Porte-parole Principal du RDR appelait son  ''Maitre'' Ouattara à dissoudre le FPI. Pensez vous que ce soient des intentions isolées ? NON. Le FPI est un problème pour Ouattara qui exècre au plus haut point le noble jeu démocratique dont il sortira toujours perdant. Collaborer avec cette imposture militarisée c’est s’accommoder de la pérennité d’un état voyou et de non droit. Le FPI doit rester le FPI et ne pas faire de la ''politique saisonnière''.

15: Ouattara a récemment félicité Guillaume Soro pour le combat qu’il a mené. Quel commentaire ?

"Soro a estimé à un moment donné que nous les anciens étions engagés dans une voie qui peut-être allait prendre trop de temps pour faire aboutir notre combat. Il a fait preuve de courage. Il s'est battu pour que les populations du Nord puissent recouvrer leur dignité par la nationalité ivoirienne". En proclamant cela à Ferkessédougou Ouattara confirme ce qu’il avait toujours réfuté – c'est-à-dire être l’un des inspirateurs de "la charte du Nord" contre ce qu’ils nomment "le Sud forestier". Aussi, il confirme être l’un des morceaux du dos de la rébellion armée dirigée par le chef de guerre Guillaume Soro contre le Sud de la Cote d’Ivoire – rébellion qui aura causé plus de 10.000 morts en Côte d’Ivoire depuis 2002.

Plus loin dans cette déclaration, je décèle la perversité d’un non-dit d’Alassane Dramane Ouattara qui proclame en sourdine : "La rébellion armée ce n’est pas moi mais bien Guillaume Soro". La CPI rode encore alors il met fin à tous les amalgames.

16: Croyez-vous que la Côte d’Ivoire est sur le chemin de la réconciliation ou le contraire ?

Moi, j’appelle ce processus de réconciliation nationale en Côte d’Ivoire "Alassane Dramane Ouattara et son monologue du vachard". La vacuité de la démarche d’Alassane Dramane Ouattara laisse perplexe et propice à la spéculation.

De quelle réconciliation nous parle-t-il ? En réalité, qui doit se réconcilier avec qui ? Là est la question, d’où émergera la vérité fondamentale devant être le point de ralliement de tous les Ivoiriens qui auront décidé volontairement de se tendre la main et marcher à nouveau ensemble pour bâtir notre nation commune. Alors qui doit se réconcilier avec qui d’autres ?

Sans subterfuge aucun, il va falloir reconnaitre humblement que cette réconciliation implique d’une part les démocrates et Patriotes Ivoiriens fidèles aux idéaux de Laurent Gbagbo et d’autres part les chantres de la rébellion armée de 2002-2011 qui se réclament d’Alassane Dramane Ouattara : ceux que les médias internationaux nommes respectivement Pro-Gbagbo et Pro-Ouattara.

Cette réconciliation qui se veut pyramidale dans sa phase pratique, doit être enclenchée depuis le sommet – Alassane Dramane Ouattara pour donner le bon ton, doit se réconcilier avec Laurent Gbagbo, qu’il n’a de cesse d’humilier.

L’engrenage atteindra inéluctablement la base de ces deux franges de la population à l’écoute de leurs leaders respectifs : mais à quoi assistons-nous ?

Malgré la belle rhétorique d’Alassane Dramane Ouattara concernant sa prétendue ambition d’œuvrer pleinement à l’aboutissement rapide, à cette réconciliation souhaité par tous, il demeure amnésique dans le domaine des actes allant dans ce sens. Sinon comment expliquer que, pendant que les Pro-Gbagbo exigent simplement la libération de Laurent Gbagbo, des membres de sa famille et des cadres de La Majorité Présidentielle injustement emprisonnés, Alassane Dramane Ouattara et ses collaborateurs rejettent cette requête unilatéralement sans aucune forme de discussion ni de projet de procès équitable ? 

Où se trouve le Dialogue annoncé par la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation ? Comment croire en cette réconciliation quand Alassane Dramane Ouattara en visite d’Etat au Ghana, pour officiellement demander aux milliers d’Ivoiriens réfugiés ou exilés de rentrer en Côte d’Ivoire, met un point d’honneur sur une doléance enjoignant l’Etat Ghanéen de faire arrêter des réfugiés politiques Ivoiriens vivant au Ghana, en vue de leurs extraditions en Côte d’Ivoire pour être ensuite emprisonnés ? On assiste juste à un "culte du mensonge et de l’injustice pour une factice réconciliation nationale sans quête de véritable cohésion sociale". Ce climat délétère sournoisement entretenu par le pouvoir en place est il propice à la réconciliation au sens réel du terme dans l’optique d’arriver à former une seule communauté vivant dans la totale cohésion sociale ? Non bien évidemment.

Face à toutes ces tractations en contradiction, sans l’équivoque d’un véritable désir de réconcilier les Ivoiriens selon une analyse impartiale des revendications des deux camps, on ne peut qu’être lunatique et craindre les conséquences de l’échec de la CDVR (Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation). Institution qui ne pourrait réussir sa mission même avec la meilleure dose de bonne foi, tant qu’Alassane Dramane Ouattara s’obstinera dans son monologue lors duquel la seule réponse au Pro-Gbagbo, réponse très vacharde d’ailleurs, a été « Les chiens aboies, la caravane passe ». Tel un roitelet tétanisé par la contradiction, Alassane Dramane Ouattara a décidé de s’assoir seul à la table des discussions auxquelles il est participant, jury, modérateur et juge. Cette SOLUTION que même les érudits de la réconciliation ne sauraient expliquer, n’est pas idoine dans une telle SITUATION puisque ne pouvant rien résoudre.

L’ivresse du pouvoir ne devrait pas conduire à une telle radicalité car en toute sincérité, la réconciliation et la paix véritable ne se décrètent pas

17: Ouattara avait demandé 5 ans pour transformer la Côte d’Ivoire, maintenant il en veut 10. Qu’en pensez-vous ?

Ouattara a demandé 5 ans que le peuple lui a refusé en 2010. Avec le support militaire de la France et par la force des armes, il a arraché un mandat illégitime de 5 ans. En moins de 3 ans il est arrivé à transformer la Côte d’Ivoire, mais de la pire des manières. Pensez-vous que ce peuple abusé se laissera faire encore une fois ? Si élection il y a, le peuple lui refusera un second mandat – et nous devons déjà nous mettre dans les dispositions nécessaires pour éviter ou arrêter un autre passage en force. 

18: Pour vous, quelques sont les perspectives pour la Côte d’Ivoire ?

Il n’y a pas de raisons de désespérer. Le négativisme ne doit pas avoir de place dans l’esprit de ceux qui aiment la Côte d’Ivoire. Dans l’histoire des peuples, le cas Ivoirien ne saurait être l’exception insurmontable. Personne aussi savant qu’il soit, ne peut prétendre avoir la science infuse, en matière de réconciliation d’un peuple divisé mais moralement contraint à ressouder les murs lézardés de sa nation en péril. Nous pouvons y arriver bien que notre tâche ne soit pas facile.                                                                              

Il va falloir dans un premier temps penser à la Côte d’Ivoire unie en balayant du revers de la main gauche les notions de peuple Nordique, peuples de la zone Forestière et « Ivoirité ». Cependant en toute honnêteté ce pan primordial, dans ce processus, parait le plus ardu. Car même en faisant fi des revanchards les plus intrépides et des tribalistes pour qui la nation est secondaire ; les plus modérés de ceux qui se reconnaissent en Laurent Gbagbo bouderont ce processus de réconciliation, qui finalement figera plus les positions ; si lui, les cadres du FPI et leurs amis de La Majorité Présidentielle continuent d’être pourchassés jusque dans leurs villages ou privés de leur liberté et de leurs droits élémentaires.

On assistera à une fausse réconciliation, une comédie Nationale entre vainqueurs et vaincus craignant des représailles, et non à une réconciliation vrai entre Ivoiriens de tous bords convaincus que c’est la seule issue pour sauver notre pays.

La Côte d’Ivoire est à la croisée des chemins. L’horizon est sombre mais nous devons avancer. Toutefois, avant de faire le plus infime progrès vers cette quête de réconciliation, nous devons prendre garde à ne pas commettre les erreurs du passé pour empêcher un nouveau cycle de violence.                                                                      

Alassane Ouattara devrait donner le bon ton en demandant PARDON à tous les Ivoiriens et se montrer moins absolutiste vis-à-vis du FPI et de ses leaders politiques s’il tient effectivement à réunifier cette Côte d’Ivoire mise en charpie avec le soutien diplomatique et militaire de son ami Nicolas Sarkozy.

19: Selon vous, y a-t-il espoir pour que Laurent Gbagbo revienne parmi nous ?

Ce n’est pas un simple et futile espoir. J’en ai l’intime conviction. Il ne doit pas en être autrement. Martin Luther King affirmait que : "Même s’il est provisoirement bafoué, le bon droit sera plus fort que le mal triomphant" ! J’y crois.

20: Vous arrive-t-il parfois de croire que vous êtes devenu une star ?

(Rires) Je me défini comme blogueur et cyber-activiste – je ne saurais être un cyber-arriviste ou autre cyber-narcissique. Pour moi, tout « appelé » ou « attiré » par le cyber-activisme doit forger sa ‘Vie de cyber-activiste’ sur les nobles aspirations du don de soi, pour une cause d’ensemble dont sa propre personne n’est pas le centre d’intérêt principal. Mon ambition n’est pas d’atteindre les strass et les paillettes. Je ne suis pas ce type de fier-à-bras qui ne voit que son nombril. Partant de là, la starisation devient puérile. Dans notre combat il y a notre leader unique qui est Laurent Gbagbo – et il nous a toujours enseigné que la seule star c’est la Côte d’Ivoire.

21: Qu’est-ce que la toile a changé dans votre vie ?  

Internet n’a pas que "changé des choses dans ma vie", «Internet a changé ma vie". Je ne suis plus Kouadio Jean-Claude l’informaticien normal mais Claudus Kouadio un homme public – un bloggeur autant aimé que détesté, pour ses prises de positions, son verbe et sa verve.

Un Blogueur qui ne peut plus exercer ses activités dans son pays où sa sécurité et sa liberté d’expression sont compromises. Un homme qui ne peut plus rentrer chez lui le soir et embrasser sa famille, un homme loin de tout, un exilé cyber-activiste écouté. Bien que qualifié différemment selon les accointances politiques, sans prétention aucune, je puis dire que je suis le mieux placé pour savoir d’une part pourquoi j’ai été contraint de quitter mon pays que j’aime, et d’autre part ce que je traverse depuis la date du 17 Avril 2011.

Des vertes et des pas mûres j’en ai connues, entre quelques rares moments de joie. Loin de tous ou presque, pas préparé à cette «survie », j’ai toutefois trouvé en ma famille du web un refuge qui est aussi un exutoire vers ma liberté de penser, qui pour moi est non négociable.

Le web m’a permis de rencontrer puis travailler avec les figures de proue de notre combat – leur détermination affichée et leur confiance en moi m’ont encore plus fait croire au bien-fondé et en la justesse de mon engagement pour ma patrie en disgrâce.

C’est certes un sacrifice énorme avec son corolaire de répercutions pour le moment plus néfastes que positives sur ma vie professionnelle et sociale, mais j’assume ce choix avec entrain.

Je suis dans la vérité qui est mon unique arme.

 Interview réalisée par Augustin Kouyo

 

CÔTE D’IVOIRE - Nouveau rapport de Amnesty International (A Télécharger )

CÔTE D’IVOIRE - Nouveau rapport de Amnesty International “C’EST COMME SI RIEN NE S’ÉTAIT PASSÉ ICI” Un an après l’attaque du camp de NAHIBLY, la justice se fait toujours attendre.

Amnesty International, NAHIBLY, massacre des FRCI, Dozo, rebelles de Ouattara, Alassane Dramane Ouattara, justice des vainqueurs, #FreeGbagbo, liberez gbagbo

TÉLÉCHARGER ICI

LA ‪SGBCI‬ AU BANDEAU ROUGE – Mouvement de 'Grève Silencieuse'

Depuis le vendredi 26 Juillet 2013, à Abidjan les agents de la SGBCI (Société Générale de Banques en Côte d'Ivoire) ont engagé depuis ce matin un mouvement de grève symbolique pour protester contre leur traitement salarial inéquitable et en déphasage avec le chiffre d’affaire de cette banque qui a réalisé un bénéfice net de plus de 23 Milliards de F.CFA lors de son dernier bilan comptable.
Indignés, les agents de la SGBCI (du siège aux agences) arborent un bandeau rouge' (au bras, sur la tête et même certains avec des foulards rouge) en signe de protestation silencieuse tout en restant à leur poste de travail.

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Cette attitude s’explique par le fait que les agents ne peuvent pas se permettre un grève normale qui serait illégale sans préavis de grève en bonne et due forme ; comment déposer un préavis de grève lorsqu’on est sans délégué depuis 2 ans ?
Cette situation intenable a fait grimper le taux de démission de cette banque. Avant d’être tous contraint à jeter l’éponge, le mouvement des agents grévistes de la SGBCI (succursale de la Société Générale est une des principales banques françaises) demande notre soutien pour dénoncer plus vigoureusement ce traitement infâme.

05 juillet 2013

Crise silencieuse à la SGBCI: Un Virus Informatique sabote les comptes Bancaires. ATTAQUE OU ARNAQUE ?

Autour du 1er Juillet 2010, le system informatique de la SGBCI (Société Générale de Banques en Côte d'Ivoire) a subit une attaque informatique dont l’origine est jusque là inconnue. Le plus probable est de dire que le system informatique de cette puissante Banque (Branche de la Société Générale est une des principales banques françaises) est la cible (et depuis peu sous le contrôle quasi-total) d’un virus informatique très actif qui en plus de paralyser en partie la banque, désorganise l’état des comptes bancaires.

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La vérité est qu’a ce jour, la SGBCI a du mal à faire le point de la position bancaire de ses clients. Pour certains comptes bancaires, du jour au lendemain le solde vire au rouge sans qu’aucun mouvement nouveau ne soit enregistré. Une vague de résiliation de comptes bancaires a même été observée sans que les agents ne puissent arrêter ‘le virus’. Dans la journée du Jeudi 4 Juillet 2013, un grand nombre de clients se plaignaient à l'agence centrale de la banque face à de nombreux dysfonctionnements. Par exemple un client ayant bénéficié d'un prêt qui a été viré sur son compte se trouve dans l’incapacité de faire un retrait du compte bancaire en question ; et pire son virement du mois et le prêt ont disparu de son compte sans oublier qu'il se retrouve avec un découvert de 500. 000 FCFA.

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A la direction de la Banque cette grave crise n’est qu’un secret de polichinelle. Presque tous ‘les patrons’  et des membres du gouvernement en place en Cote d’Ivoire le savent - mais bien évidemment ils gardent le secret et un silence à la fois suspect et inquiétant.
La question qu’il faut poser d'ores et déjà est de savoir à qui profite le crime ? Qui tente de cacher quoi ou de voler quoi/qui ? Ce qui se passe ne ressemble pas à un simple piratage informatique.

Les usagers de cette banque doivent dès maintenant réclamer toute la vérité dans cette histoire qui risque d’en mettre un bon nombre sur la paille. 

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Affaire à suivre de très prêt et avec beaucoup d’attention
[ Claudus Kouadio – Bloggeur ]