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01 octobre 2013

ENTRE JUSTICE FICTION ET DÉLIRE POLITIQUE, la CPI « officialise » son mandat d’arrêt émis Contre Charles Blé Goudé.

Selon un communiqué qui vient d’être rendu public, la CPI a émis un mandat d’arrêt contre Charles Blé Goudé.  Il convient de noter deux éléments d’une importance capitale pour justifier l’indignation qui sera notre conclusion. 

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1-   1 - En vérité  la Cour Pénale Internationale ne fait que rendre public cette requête qui comme celle concernant la première Dame Simone Ehivet Gbagbo, a été émise quasiment au même moment que la demande de transfèrement du Président Gbagbo vers la Haye. Ce n’est pas une information nouvelle encore moins un évènement extraordinaire de nature à surprendre. Dans le dossier de la crise postélectorale Ivoirienne, il faut surtout noter que des mandats d’arrêts dans les tiroirs de la CPI il y en a encore un nombre important pour le compte du « camp » Soro-Ouattara et cela, depuis les ordonnateurs jusqu’aux chefs de guerre et autres commandants de Zones.

2 -Nul ne pourrait faire passer sous silence la récente décision du pouvoir Ouattara datant du 20 Septembre 2013, relative au non-transfert de Simone Gbagbo à la CPI. Surtout pas la CPI à qui cette décision a été signifiée avec l’argument qui est que: « Les tribunaux Ivoiriens sont aujourd’hui aptes à dire le droit, contrairement à la période qui a vu le transfèrement du Président Gbagbo vers la CPI  ». Prenant visiblement acte de cette décision, par la voix de son Porte-parole Fadi El-Abdallah, la CPI dira le 21 Septembre 2013 que « la Côte d'Ivoire devra présenter devant les juges (de la CPI) des éléments crédibles comme quoi des poursuites sérieuses sont menées pour les mêmes charges contre les mêmes suspects ». Cela n’est pas encore le cas et la CPI n’aura émis aucune objection formelle à la nouvelle posture du pouvoir Ouattara chantre de « la justice des vainqueurs de la guerre internationale contre le peuple de Cote d’Ivoire ». Partant de ce constat, à quoi correspond donc cette nouvelle décision des  juges de la CPI qui lèvent ce jour les scellés sur le mandat d’arrêt à l’encontre de Charles Blé Goudé ?

Cette décision d’un ridicule renversant, est le prix à payer par ce tribunal coupable de tant de collusions et autres corruptions entre Louis Ocampo Moreno – Fatou Bensouda et le pouvoir ubuesque de Alassane Dramane Ouattara. Ouattara est face à l’échec cuisant que constitue son incapacité à fournir des preuves pour étayer ses accusations grotesques contre le Président Gbagbo injustement détenus à la prison de Scheveningen. Aussi « limité » soit-il, ne lui demander pas d’étaler toute son étroitesse d’esprit en refermant la porte du non-retour sur lui par le transfèrement d’un autre accusé à tord  du camp Gbagbo. Sinon, comment diable pourra t-il ensuite justifier le non-transfert de ses « chiens de guerre » une fois leurs mandants rendus publics par la CPI qui devra faire amande honorable en se donnant une furtive crédibilité illusoire ?

Toutefois, il est évident qu’aucun bras de fer « ouvert » ne se ferra entre la CPI temple de la justice fiction et le pouvoir Ouattara chantre du délire politique. Et s’ils avaient déjà trouvé un subterfuge pour dénouer ce qui paraît constituer un point d’achoppement ? Souvenez-vous cette déclaration du ministre ivoirien de la Justice, des Droits de l'homme et des Libertés publiques, Gnénéma Coulibaly, qui dans le 20 Septembre 2013 a annoncé  sur le plateau du journal télévisé  RTI 1 (première chaîne du média public Ivoirien), que Charles Blé Goudé faisait l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI.

Il a même anticipé pour dire que contrairement à la décision définitive qui venait d’être prise pour le cas Simone Gbagbo, pour le transfèrement à la Haye de Charles Blé Goudé, le gouvernement ivoirien aviserait en temps opportun, lorsque la CPI rendra publique sa requête. Cela vient d’être fait : quelle sera donc la réaction/décision du pouvoir Ouattara ?

De deux choses l’une : Charles Blé Goudé sera transféré à la Haye ou il ne le sera pas. Dans le schéma actuel, considérant le cas Simone Gbagbo, malgré toute la mauvaise foi du pouvoir Ouattara, Charles Blé Goudé ne pourrait être transféré à moins que ce régime ne décide d’afficher sa nature ultra-irrationnelle. Cela est peu probable. Cependant, selon quelques « indiscrétions de couloirs », il revient que les sécurocrates du pouvoir Ivoirien aient trouvés une parade dans le cas de figure ou ils décidaient de se débarrasser du colis encombrant que représente Charles Blé Goudé : INTERPOL.

Le fait est que Charles Blé Goudé a été arrêté au Ghana par INTERPOL et non par la police Ivoirienne sur le territoire de la République de Cote d’Ivoire. L’argument de réserve serait de le faire passer sous la coupe de « prisonnier de la police Internationale arrêté au Ghana et détenu en Cote d’Ivoire ». Son transfert à la CPI trouverait un cadre juridique acceptable et n’engagerait plus la justice Ivoirienne. Cela explique bien pourquoi Gnénéma Coulibaly était autant à son aise lorsqu’il évoquait le cas Blé Goudé ce 20 Septembre 2013.

Tout compte fait, il n’y a rien d’officiel hormis des spéculations et cette confusion au haut sommet entre acteurs du même camp devenus protagonistes.  « L’histoire d’un futur très proches nous en dira plus sur la suite de cet imbroglio politico-juridique ». Mais, la CPI doit savoir que la Côte d’Ivoire demande la juste libération du Président Gbagbo et non son remplacement à la prison de Scheveningen par un autre innocent.

Que Dieu Protège Charles Blé Goudé !

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