topblog Ivoire blogs

19 octobre 2013

Possible Liberté Provisoire du Président Gbagbo : même au prix de la DÉPORTATION ?

  la haye, cpi, laurent gbagbo, emmanuel altit, procès 18 juin, report de l'audience laurent gbagbo, procès gbagbo, maitre agathe bahi baroan, professeur dov jacobs, maitre jennifer naouri, maitre natacha fauveau ivanovic, #freegbagbo, claudus kouadio, le blog de claudus, liberte provisoire

Je m’interroge. Et cela depuis la fin de la dernière audience du Président Laurent Gbagbo devant la Cour Pénale Internationale. Bien que je trouve légitime  l’enthousiasme ininterrompu suite aux signes de bon augure perçus depuis ce jour, avec un minimum de recul je reste perplexe face à l’excitation générale dans notre camp.

Que serait l’aboutissement heureux visé par la brillante équipe d’Avocats de Laurent Gbagbo ? Bien évidemment sa libération totale et sans condition aucune. Mais cela ne sera connu qu’après le verdict final de cette procédure politico-judicaire. Pour l’heure la date n’est connue de personne. Mais l’instant dont le contenu aiguise les passions en ce moment est la prochaine annonce de la décision du TPI d’accorder oui ou non la liberté provisoire au Président Gbagbo. Les voyants « semblent » être aux verts selon certaines indiscrétions peu discrètes. « Il se raconte » au premier venu que le dernier point d’accroche serait « le pays d'accueil où devrait atterrir Laurent Gbagbo, une fois libéré ». Tiens donc ! Pays d'accueil ? Encore une fois la terminologie est bien choisie par les « Spin Doctor ». Mais si tel est le cas et que ce pays est autre que la Cote d’Ivoire, alors le Président Gbagbo atterrira donc dans un « pays d’asile, pays d’exil, pays de déportation » où il serait enfermé dehors, loin des portes de son pays. Laurent Gbagbo acceptera t’il de s’engouffrer dans ce piège ? J’en doute fort.

Avec l’évidente absence de preuves pour aboutir simplement à un procès, se « débarrasser »  ainsi du dossier Gbagbo serait une aubaine pour la CPI qui pourrait faire d’une pierre deux coups : vraisemblablement libérer l’otage Gbagbo d’une part et d’autre part contenter Alassane Dramane Ouattara en maintenant juridiquement Laurent Gbagbo hors de la Cote d’Ivoire le plus longtemps possible. Il faudra donc faire attention aux conditions de cette libération. Rester en liberté dans son pays d’origine et se rendre à la Haye pour les audiences de son procès devant la CPI devra être la condition sine qua non de cette libération.  Le dossier Uhuru Kenyatta est un cas d’école au niveau de ce procédé qui ne sera pas à inventer.

La roublardise des acteurs internationaux impliqués dans cette affaire m’oblige à avoir des réserves vis-à-vis de cet optimisme béat qu’ils insufflent dans le camp Gbagbo.  Je préconise de la prudence.

Claudus Kouadio

Commentaires

Je le disais en famille - mais tient donc pourquoi le Pr Laurent Gbagbo n'a t-il pas assisté à cette dernière audience quand tout semble à croire qu'il sera libéré ? et j'en suis arrivé à la conclusion que par cette attitude le Pr contestait toute libération en exile. Il faut dire que ce serait une petite victoire pour nous mais qui nous empêchera d'avoir rapidement cette grandiose victoire. On attend la suite et on espère que les avocats sauront comment ne pas céder à cette mesquinerie appelée court.

Écrit par : likeplacide | 19 octobre 2013

Les commentaires sont fermés.