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18 septembre 2012

LE RDR, L’IVOIRITE, ALASSANE D. OUATTARA ET SA REBELLION EN COTE D’IVOIRE

[Première publication le 20.03.2010: Nouvelle publication]

La campagne pour les échéances électorales Ivoiriennes prévues pour courant Avril-Mai 2010 bat son plein.
L’essentiel pour tous les candidats est d’arriver à rallier par tous les moyens imaginables, le maximum d’électeurs vers leur camp. Bien que incertaine à la date citée ci-dessus, tôt ou tard les Ivoiriens iront aux urnes pour choisir leur prochain Président : Avec quelle motivation majeure ?
La logique voudrait que ce soit au vu du programme de gouvernement des candidats et par ricochet son incidence à court terme sur la vie des Ivoiriens et à long terme sur leur futur et surtout celui de leur progéniture.
Cependant, mis à part les promesses risibles (voir surréaliste parfois) annoncées de haut vol par certains candidats lors de leurs meetings, que sait la masse d’électeurs potentiel sur la véracité des projets de société des candidats à notre Magistrature Suprême ? Pas grand-chose en vérité : Et ça, les équipes de campagne qui ont face à eux des populations en majorité analphabètes et crédules le savent pertinemment.

Même s’ils prenaient la peine d’étaler avec virtuosité les contours de leur plan d’action une fois aux commandes du navire Ivoire, ils n’auraient pas la certitude de faire comprendre à leur auditoire leurs schémas parfois très techniques.
Néanmoins il faut bien qu’ils arrivent à convaincre le maximum d’électeurs : Là est tous le dilemme de la classe politique Ivoirienne de l’après Feu Son Excellence Le Président Félix Houphouët Boigny.

Etant face à cette situation quelque peu inconfortable au vue d’une population habituée à voter sans condition pour le PDCI (Parti Démocratique de Côte d’Ivoire) parti unique d’alors, l’ère du multipartisme s’annonçait calamiteuse pour les partis politique émergent, comme le Front populaire Ivoirien (FPI) et naissant, comme le Rassemblement des Républicains (RDR) qui résulte de la vomissure d’un PDCI restructuré par le Président Bédié.
Il fallait user de subterfuges pour se démarquer et attirer l’attention sur soi et espérer surpasser Aimé Henri Konan Bédié le Président "par intérim" de la CI et candidat du PDCI d’un Houphouët Boigny toujours charismatique même après sa mort.
Pendant ce temps, le président Bédié de son coté ne croisait pas les bras. Il cherchait les voies et moyens pour contrer ses adversaires potentiels.
Pour écarter le RDR, le filon fut vite trouvé : La Nationalité Ivoirienne des candidats potentiels Djéni Kobenan et Alassane Dramane Ouattara. Pour préparer les esprits à sa nouvelle approche, le Président Bédié lança le concept de « Consommer Ivoirien » puis celui d’ «Ivoirité » en 1994 à la suite de la modification du code électoral. Le Front Républicain d’alors formé par le FPI de Laurent Gbagbo et le RDR de Djeni Kobena se retira de la course au pouvoir pour protester contre la décision du Président Bédié de ne pas amender ledit code sur certains points et appela ses militants à ne pas voter.

Après le premier test réussi par le Président Bédié à l’élection présidentielle d’Octobre 1995 malgré le boycott actif, en Novembre de la même année, la candidature au législative de Djéni Kobenan (SG du RDR) fut refusée par Emile Constant BOMBET alors Tout Puissant Ministre de l’Intérieure au motif qu’il était Ghanéen. Djeni Kobena prôna le boycott actif en appelant simplement ses militants à ne pas voter : C’était visiblement la première action de l’Ivoirité sur l’onglet politique.
 
Qu'est ce que l’Ivoirité ?

Ivoirité, rebellion 19 Septembre 2002, Laurent gbagbo,  Djeni Kobena , Alassane Ouattara, Soro Guillaume, IB, Emile Constant BOMBET

L’Ivoirité ou l’"Esprit du Nouveau Contrat Social du Président Henri Konan Bédié, est un VAGUE concept sur l’humanisme Ivoirien. Le CURDIPHE (Cellule Universitaire de Recherche et de Diffusion des Idées et Actions Politiques du Président Henry Konan Bédié) dirigé par le Professeur Saliou Touré, avait pour but de « mettre en mouvement tout le corps social Ivoirien autour du thème de l’Ivoirité pour que chacun s’en imprègne, s’en convainque et en soit l’ardent défenseur » selon la préface du N°001 de l'ETHICS (Etudes et théories de l'HUMANISME IVOIRIEN pour la synthèse culturelle) une revue du CURDIPHE publiée en Octobre 1996 et renfermant les actes de leur forum du 20 au 23 mars 1996 à Abidjan. 


Suite à l’affaire Djéni Kobenan et à sa Nationalité Ivoirienne contestée, le RDR sait qu’il a un plus gros problème. Son nouveau leader et plus gros financier Alassane Ouattara étant Voltaïque, ils savent dorénavant que sa candidature sera rejetée.

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Puisque ayant été mal ou peu expliqué à la population composée en très grande partie d’analphabètes, le concept d’Ivoirité, tel un vulgaire morceau de pâte à modeler, est tordu dans tous les sens par les responsables du RDR. Chacun y va alors de son explication : une véritable aubaine pour le RDR et Alassane Dramane Ouattara qui n’avaient aucun repère solide
Il crie au scandale de l’exclusion ethnique du Nord musulman d’où il prétend venir: Nordiste et musulman = Tribalisme et non laïcité. Il a trouvé son cheval de bataille. Dans le même temps, on met en exergue le fait que Bédié, un Baoulé, a succédé à un autre Baoulé en la Personne d’Houphouët Boigny à la tête de la CI pour renforcer la thèse du tribalisme. Les nombreux jours fériés octroyés aux confessions chrétiennes de CI, la Basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro sont cités pour étayer les preuves de non laïcité de l’état Ivoirien. Un vaste plan d’intoxication propagandiste sera lancé par le RDR dans le nord du pays sous fond de mensonges grossiers et d’incitation à la haine et à la révolte avec des proos du genre : « Le PDCI dit que nous sommes des peureux. Nos grands-pères n’ont pas eu peur de prendre cette région avec les fusils et la poudre. Nous ne voulons plus de ces gens parce que le PDCI nous manque de respect, nous méprise et ne nous considère pas. Ils nous ont traités comme des animaux. 

Parce que nous votions pour Houphouët ils nous ont pris pour des ignorants. Ils ont organisé une campagne de dénigrement : ils ont injurié Alassane, son père, sa mère et nous. Mais ils ne nous connaissent pas. Parce que c’est avec des fusils et des balles que nos grands-parents ont conquis cette terre. 
Ils ne nous font pas peur. Ils ont dit que nous ne serions plus rien dans ce pays. Ensuite ils ont renvoyé 267 de nos cadres. Ils ne veulent plus entendre l’appel du Muezzin de la mosquée pour la prière. Ils ne veulent pas de l’Islam et des musulmans. Ils envoient les militaires les frapper dans les mosquées. Si nous acceptons cela c’est que nous ne sommes pas des musulmans, si nous les suivons c’est que nous sommes des bâtards. Vous connaissez bien la chanson Malienne qui dit: plutôt la mort que la honte. Ici chez nous nous disons : ‘Mieux vaut mourir que d’avoir honte’. Pouvons-nous accepter la honte ? NON !.
Nous avons les mêmes armes qu’eux. Nous avons aussi nos hommes dans l’armée. Nous ne voulons d’eux ni aujourd’hui, ni demain. Depuis que Houphouët est mort nous n’avons connu que brimades, honte et humiliations
» dixit Lamine Diabaté ex-mari d’Henriette Dagri Diabaté à Odienné en 1995. 


Comment Lamine Diabaté préparait le RDR à... par lgconnect

Lorsque Alassane Ouattara en personne confirme ce genre de thèses en proclamant sur TV5 en 1995: «On a écarté ma candidature parce que je suis musulman et du Nord», les nordistes et les musulmans se sentant lésés, rejoignent en masse le RDR qui se radicalise en se sectarisant de plus en plus. Le RDR d'ADO avait ainsi trouvé son assise tribale.
A partir de ce moment là, un véritable bras de fer entre le pouvoir contrôlé par le Président Bédié et Alassane Ouattara qui devenait de plus en plus gênant pour le PDCI va s'engager.

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Il convient de rappeler que ce n’était pas le premier conflit ouvert opposant les deux hommes. Loin des urnes, ils s’étaient déjà affrontés pour la première fois après le décès du Président Felix Houphouët Boigny en 1993. En effet, ADO ayant refusé de respecter l'Article 11 de la Constitution ivoirienne à l'issue du décès du président Houphouët-Boigny, le président Bédié lui reprocha alors d’avoir tenté un coup de force pour accéder à la présidence. ADO abdiqua alors en s’effaçant face au Président de l’Assemblée Nationale, successeur constitutionnel du père de la nation : Premier combat, première victoire de Bédié contre ADO. Visiblement, ADO n'aurait pas pu supporter un second revers dans cette guerre des héritiers. 

La tension va alors monter d’un cran et très vite le RDR va passer à la défiance, aux menaces puis à la tentative de fraude en vue de rendre Alassane Dramane Ouattara Ivoirien et éligible à la Magistrature Suprême de la République de Côte d’Ivoire. C’est à partir de ce moment que les choses vont s’accélérer. 

Dans son intervention face à la presse, le Ministre de la justice sous le Président Bedié déclare entre autre « […]Le 26 septembre 1999 (un Dimanche), en l’absence de son Juge de Section en vacances, M. Zoro Bi Ballo, Juge Adjoint de la Section de Tribunal de Dimbokro a fait établir et a signé au profit de M. Alassane Ouattara, un certificat de nationalité ivoirienne sous le numéro 2084.  Ce Certificat de nationalité a été versé au dossier administratif constitué pour les besoins de la régularisation de la situation du RDR au regard de la loi régissant les partis politiques. […] 

Les premiers résultats des vérifications faites révèlent ce qui suit :
I/- Au niveau de la demande même du Certificat de nationalité :
- La demande libellée au nom de M. Alassane Ouattara ne comporte aucune signature.
II/- Au niveau du certificat de nationalité :
l)- Monsieur Alassane Ouattara, est-il dit dans ledit Certificat, demeure à Dimbokro; ce qui ne paraît pas exact;
2)- Le double du Certificat qui est censé être identique à l’original porte une date, celle du mardi 28 septembre 1999 différente du jour mentionné sur l’original qui est le 26 septembre 1999.
Il faut le souligner, il s’agit d’un jour non ouvrable puisqu’il correspond à un Dimanche.
A-t-on établi le Certificat en cause le Dimanche et a-t-on essayé de le régulariser le mardi suivant? La question mérite d’être posée.
III/- Au niveau de l’enregistrement du certificat :
Le certificat de nationalité établi au nom de M. Alassane Ouattara porte le numéro 2084 et est daté du 26 septembre 1999.
Consultez le répertoire des certificats de nationalité tenu au greffe de la Section de Tribunal de Dimbokro; Et vous découvrirez que ce numéro 2084 correspond à un autre certificat délivré le 29 septembre 1999 à M. Koffi Konan Laurent.
Il suffit de poursuivre la consultation du même répertoire pour découvrir d’une part:
- Qu’aucun Certificat de nationalité n’a été enregistré le 28 septembre 1999 encore moins le dimanche 26 septembre 1999 qui n’était pas un jour ouvrable pour l’Administration de la Justice et que d’autre part, nulle part, je dis bien nulle part, il n’existe aucune trace du certificat établi au nom de M. Alassane Ouattara dans le registre des certificats de nationalité du Tribunal de Dimbokro.
Au total il s’avère que le Certificat de nationalité établi au nom de M. Alassane Ouattara porte un faux numéro et n’a été enregistré dans aucun des registres tenus au Tribunal de Dimbokro.»

En gros, Alassane Dramane Ouattara s’est fait fabriquer son 1er certificat de Nationalité Ivoirienne à 57 ans, un Dimanche, à Dimbokro ville ou il ne résidait pas.
A partir de ce moment, il planait sur lui la menace d'un mandat d'arrêt Internationale lancé par la justice du gouvernement Bédié qui lui promettait un châtiment exemplaire s’il ne renonçait pas à ses ambitions présidentielles en Côte d’Ivoire.
C’était mal connaitre le teigneux Ouattara qui, les ergots dressés, montrait son abnégation et sa pugnacité sous fond de menaces. Souvenez vous cette phrase terrible de Alassane Ouattara en 1999: («Ce pouvoir moribond, je le frapperai ; il tombera, et je rentrerai à Abidjan avant la fin de l'année»).

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Comme le disait M. Lamine Diabaté ex-mari d’Henriette Dagri Diabaté à Odienné en 1995 (« Nous avons les mêmes armes qu’eux. Nous avons aussi nos hommes dans l’armée.»)

Des proches de ADO à savoir le Sergent chef Ibrahim Coulibaly dit IBOumar Diarrassouba dit ZagazagaWattao et autres Koné Seydou (retenez bien ce nom) vont mettre à exécution le plan du RDR sous fond d’une mutinerie au sein de l’armée. Mutinerie qui va finir en coup d’état militaire éjectant ainsi le Président Bédié du pouvoir le 24 Décembre 1999. Hiérarchie militaire oblige, les épaules du Sergent Chef Ibrahim Coulibaly étant encore frêles, le nouveau pouvoir conquit par les jeunes militaires sera confié au Général Robert Guéi qui n’était plus en odeur de sainteté avec le PDCI de Bédié qui l'avait contraint à une retraite forcée pour accusation de tentative de coup d'état militaire.

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Alassane Ouattara venait ainsi de rétablir la balance. Il a effectivement frappé le pouvoir du PDCI de Henri Konan Bédié, il est tombé ; et Alassane Dramane Ouattara est rentré à Abidjan pour la Saint Sylvestre. 
Dans un souci d’apaisement, les deux exilés reviennent en Côte d’Ivoire avec la bénédiction du nouvel homme fort qui espère ainsi attirer la sympathie du peuple.
Il s’en suit alors une véritable mascarade de l’auto proclamé « Candidat du peuple » Robert Guei qui avait par la suite troqué sa tenue militaire contre le titre d’homme politique.

Candidat à la présidentielle, il a malicieusement écarté ses potentiels adversaires à risque qu’étaient alors le Président Bédié et le Premier Ministre Alassane D. Ouattara en modifiant la constitution suite à un semblant de « référendum express » (auquel le RDR et Alassane Dramane Ouattara ont appelé à voter OUI ). A partir de cet instant, Robert Guéi avait montré son souci de ne pas céder son fauteuil. 

Il n’avait face à lui que Laurent Gbagbo le candidat du FPI qui n’avait même pas les moyens financiers de mener une campagne politique digne de ce nom. 
Etant assuré de gagner les élections contre lui, le général Guei avait organisé des élections présidentielles acceptables en 2000 et à sa grande surprise, le "tocard" de la course qui en fait était un véritable Outsider en qui le peuple se reconnaissait depuis des années, joua les troubles-fêtes en remportant le scrutin. 

Face à ce revers cinglant, le général Guei, favori illusoire de la course, tenta désespérément de s’approprier le pouvoir par la force, mais fut jeté hors du champ de course par un élan de désapprobation nationale suite à l’appel de Laurent Gbagbo le Président élu : c’était la porte ouverte à tous les fantasmes non assouvis du RDR et de son leader qui pouvait ainsi remettre sa machine en route. Le RDR qui en ce moment là s’est comporté comme un véritable charognard, lança par la voie de son leader Alassane Ouattara, un autre appel visant à récupérer le pouvoir d’état dans la rue en imitant les propos du président élu. Fiasco totale. Le RDR venait lui aussi de subir un autre affront qu’ADO à promis de faire payer à la Nation tout entière avec des propos du genre : 'Je vais rendre ce pays ingouvernable'.

Le président Gbagbo était il responsable de "l’injustice" subie par Henry K. Bédié et Alassane D. Ouattara ?
Comment peut-on se permettre de prétendre être Président à la suite d’élections auxquelles on n’a pas été candidat ? Surréaliste tous simplement.
Après ces crises à répétitions, le PDCI s’est trouvé traumatisé et fragilisé quand le RDR tentait sournoisement de déstabiliser le Président Gbagbo via plusieurs tentatives de coups de force qui n’aboutissaient pas dans un premier temps.
Il était clair que la culture de parti politique de l’opposition ne correspondait ni au PDCI habitué à diriger depuis 40 ans, encore moins au RDR dont les membres étaient pour la plupart issus du PDCI et qui en plus venaient de voir la Présidence de la République leur passer au nez et à la barbe.

Vu que Gbagbo avait pendant de nombreuses années pataugé sur le terrain difficile de l’opposition, il pouvait très aisément les prendre à défaut car ayant plus d’expériences que ces politiciens qui n’avaient jamais mené de combat politique et qui ont été parachutés à des postes clés: Président et Premier ministre. 
Indépendamment ADO et Bédié en étaient conscients. Il fallait alors le faire partir très vite et par tous les moyens. Dans l’entendement et à l’analyse des agissements du riche PDCI héritier légitime, mais encore du plus riche RDR aux bras longs, il paraissait inadmissible que Gbagbo, ce « crève la dalle là » qui en plus n’a aucun soutien extérieur puissant puisse être pendant cinq longues années, l’homme ayant les clés du palais présidentiel et tout ce qui va avec.

Tous ces faits ont laissés des plaies grandes ouvertes ou des marques indélébiles dans la vie de tous les Ivoiriens. Le forum pour la réconciliation nationale organisé par le président Gbagbo et ayant pour but de calmer la situation et apaiser les cœurs, n’a fait que mettre de l’huile sur le feu au vue des propos incendiaires de l’opposition. Propos qui ont conduits à des positions plus figées qu’elles ne l’étaient déjà.

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Dans cet élan là, survint l’attaque de la rébellion armée du 18-19 Septembre 2002, moins de deux ans après l’accession au pouvoir du Président Gbagbo. Les différents groupes rebelles (MPCI, MPIGO, MJP…) après avoir essuyé un revers dans leur projet de prise de la ville d’Abidjan et d’occupation de la Présidence de la république, furent contraints de faire demi-tour vers le Nord en occupant au passage une partie de la zone Ouest et Nord du Pays. Tueries, assassinats, meurtres, viols, exécutions sommaires, enlèvements, exactions, mutilations, pillages, seront le quotidien des populations sous contrôle des rebelles.

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On retrouva alors au sein du MPCI de 2002, les mêmes mutins de 1999 (Ibrahim Coulibaly dit IBWattaoTuo Fozié qui est en fait le Koné Seydou de la mutinerie de 1999…) et une organisation politique dirigée par Guillaume SORO un militant RDR et candidat colistier (Avec Henriette Dagri Diabaté) sur la liste RDR de Abidjan-Port Bouet aux législatives de 2000 auxquelles le RDR n’avait finalement pas participé… et on comprend mieux pourquoi.

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La Côte d’Ivoire venait ainsi d’être divisée en deux :
- d’un coté la rébellion armée était suscitée ouvertement pas le RDR, puis soutenue par le PDCI-RDA. Officieusement mais vraisemblablement la rébellion armée avait la bénédiction et l’appui du président Français Jacques Chirac qui n’était pas en odeur de sainteté avec le Président Gbagbo, Président (anarchiste selon lui) de l’ex colonie Française, et qui refusait d’être le préfet qui baisse le culotte devant le locataire de l’Elysée.
- de l’autre coté un Gbagbo esseulé, acculé de toutes parts et qui ne pouvait compter que sur lui et son peuple, ce peuple qui l’a élu. 

Dès lors, les chefs rebelles crient victoire et commencent à préparer le terrain pour l'instigateur de cette guerre qu'ils croyaient avoir déjà gagné.

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Dans cet élan, le Commandant de Zone rebelle Koné Zakaria déclare lors d'un meeting en zone occupée :«Si vous supportez le MPCI, ne le faites ni pour Zakaria, ni pour IB, ni pour quelqu'un d'autres sinon pour celui qui a acheté nos armes, c'est à dire ALLASSANE DRAMANE OUATTARA. Lorsque nous étions en exil, c'est ALLASSANE qui s'occupait de nous. Il nous apportait régulièrement du riz et la somme de 25.000.000 F.CFA chaque mois» 
ALLASSANE DRAMANE OUATTARA venait encore de frapper la Côte d'Ivoire.
 
Face à cette situation qui risquait d’embraser un pays déjà fragilisé, il fallait trouver un terrain d’entente avec la rébellion et l’opposition pour calmer les esprits et assurer un minimum de quiétude au peuple. Alors commença un grand vas et vient international pour trouver un moyen de retour à la paix en Côte d’Ivoire. Que de tergiversations, de mensonges et de non-dits de la part de l’opposition et des rebelles au cours de cette grande vadrouille. Aujourd'hui et cela depuis 2007, Guillaume Soro le secrétaire général du MPCI le parti politique crée par la rébellion armée est Premier ministre de la République de Côte d'Ivoire. Certains de ses camarades issus de sa mouvance sont ministres de la république depuis 2002: et pourtant ses hommes n'ont toujours pas désarmés, pire, ils continuent de faire souffrir la population dans les zones qu'ils contrôlent (réquisition de biens, tuerie, viols, emprisonnement arbitraire...)

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Visiblement le nouveau premier ministre fait des efforts pour se rapprocher du peuple mais en fait encore plus pour se rapprocher des siens et gagner leur confiance depuis qu'il a échappée à un attentat meurtrier dans son fief à Bouaké en juin 2007 car jugé trop conciliant avec le Président Laurent Gbagbo.

Pour preuve, il vient d'installer Hamed Bakayoko le directeur de campagne pour la jeunesse RDR comme Conseiller Spécial à la Primature et rappeler Roger Banchi du MPCI dans son équipe.
Que pensez de cette nouvelle approche du Premier Ministre Guillaume SORO ?

Cependant, la situation politique n’a pas connue une avancée de poids depuis un bon moment, bien au contraire.
Votre combat était indispensable”. C'était le sieur Alassane Dramane Ouattara qui s'adressait en ces termes aux responsables des Forces Nouvelles à Bouaké, où il était récemment en tournée.

Oui le combat de la rébellion armée qui a:
- massacrée des gendarmes désarmés et leurs enfants,
- endeuillée des milliers de familles innocentes, 
- spoliée d'honnêtes gens de leurs biens, leurs souvenirs et leur avenir, 
- violée sexuellement des hommes et des femmes,
- mutilée des enfants,
- pillée et incendiée des villages entier et des plantations,
- fait des milliers de déplacés,
- mis toute la Côte d'Ivoire à genoux...

Oui ce "combat" était indispensable car il a permis au Burkinabé Alassane Dramane Ouattara de marcher sur la constitution Ivoirienne et être candidat à l'élection présidentielle de Côte d'Ivoire.
 
Vive la méchanceté, vive le mensonge, vive l'oubli, vive la schizophrénie des journalistes Ivoirien et de certains Politiciens de notre pays, vive la mauvaise foi pour que survive une nation défigurée.

Claudus Kouadio - Le 20 Mars 2010

13 septembre 2012

Via le CNP, Dramane Ouattara suspend tous les journaux de l’opposition.

Apres la suspension abusive du quotidien "Notre Voie", "C'est officiel. Le Nouveau Courrier est suspendu au même titre que tous les journaux "bleus" pour six jours. En dehors de L'Alternative qui est suspendu pour douze jours." nous apprend Théophile Kouamouo ce mercredi soir.

Pour avoir publié le motif pour lequel le journal d'opposition " NOTRE VOIE " a été suspendu, Ouattara et Lakpé font suspendre tous les journaux bleus (tous les journaux d'opposition).

Notre Voie, Le Nouveau Courrier, Théophile Kouamouo, Raphael Lakpé, Pro-Gbagbo, journaux bleus , liberté de la presse, reporters sans frontières, claudus Kouadio, le blog de claudus

Ils suspendent ces journaux pour 6 parutions parce qu'ils respectent la légalité: WHAT ELSE ?

Par cette tentative de négation du dernier gouvernement de Laurent Gbagbo, le régime ubuesque du démagogue Dramane Ouattara tente de se donner "une" légitimité via sa tentacule qu'est le CNP (Conseil National de la presse).

Notre Voie, CNP, Le Nouveau Courrier, Théophile Kouamouo, Raphael Lakpé, Pro-Gbagbo, journaux bleus , liberté de la presse, reporters sans frontières, claudus Kouadio, le blog de claudus, Conseil National de la presse

- Partant de ce raccourci intellectuellement/juridiquement/historiquement malhonnête, ils tentent de mettre sous le boisseau le fait qu'après avoir perdu les élections présidentielles ils se sont accaparés le pouvoir d'état par la force des armes d'une coalition de rebelles et mercenaires Ivoiriens, Burkinabés et Français.

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CE MENSONGE NE PASSERA PAS... et si vous arrivez à museler tous les médias dits "Pro-Gbagbo", même le silence des justes se ferra entendre partout d'une manière ou d'une autre.

Cette tyrannie qui s’effrite déjà, s’effondrera bientôt !

#Ovajab

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12 septembre 2012

Affaire "Tsikata": Quand Hamed Bakayoko et Dramane Ouattara jouent à "Sherlock Holmes et Dr Watson" pour un "faux complot" contre la CI.

POUR LES ACCUSER DE FOMENTER "UN COUP D’ÉTAT" CONTRE SON REGIME ET LES FAIRE ARRÊTER, VOICI COMMENT LE PION D'AHMED BAKAYOKO OPERAIT POUR OUATTARA AUPRES DE CERTAINS EXILES IVOIRIENS AU GHANA...

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GHANA : Un fossoyeur des exilés ivoiriens arrêté pour tentative de coup d’État en Côte d’Ivoire

La rédaction de Koaci.com Accra, a appris ce mardi auprès du journal Daily Graphic qu’après des rapports citant le nommé Prosper Tao Tsikata, le Bureau National des Investigations (BNI) a procédé à son arrestation le 13 juillet dernier pour avoir orchestré un faux coup d'Etat au compte des exilés ivoiriens qui vivent au Ghana pour son propre intérêt.

Selon Daily Graphic, Tsikata, l’auteur du montage du faux coup d’État lequel est aussi connu sous le pseudonyme ‘‘419’’ pour être réputé dans la fraude, a réussi à convaincre les autorités ivoiriennes d’arrêter les exilés qui sont censés être impliqués dans le coup.

Des révélations qui se font jour, il s’avère que Tsikata un nigérian installé à Accra et qui a usurpé le titre de ghanéen, a été arrêté par le BNI pour son implication dans le complot qui visait à renverser le pouvoir du Président Alassane Ouattara.

Pour détromper la méfiance des exilés ivoiriens et les avoir, l’auteur du montage du faux coup s’est servi du nom Tsikata, lequel est assez connu dans la classe politique ghanéenne. Il s’est fait passer sous le titre d’un Officier de l’Armée à la retraite qui gère sa propre agence de sécurité.

A ce titre, il se serait affiché comme le Capitaine à la retraite, Kojo Tsikata, celui qui était l’ancien chef de la sécurité ghanéenne.

A la suite un agent anonyme de service secret français est arrivé au Ghana pour pister les exilés et au cas échéant les exposer comme des comploteurs de coup à perpétrer en Cote d’Ivoire.

En se référant à la parution du journal la Voie du 25 juin 2012, cet agent secret a cité Tsikata comme le cerveau du coup lequel a conduit à l’arrestation du Colonel Kate Gnatoa et de Moise Lida Kouassi, deux pro Gbagbo, qui étaient en exile au Togo voisin.

En dévoilant les dessous de ce complot à nos confrères de Daily Guide, Samuel Okudzeto Ablakwa, le vice-ministre ghanéen de l’Information a révélé que Tsikata a convaincu quelques soldats exilés, proches de Gbagbo que non seulement il est capable mais aussi qu’il peut les aider à renverser le gouvernement Ouattara par le biais d’un pré-financement de l’opération avec de l'argent nécessaire, les armes, les véhicules et autres moyens logistiques.

Après avoir réussi à convaincre certains exilés par opposition à d’autres toujours méfiants, Tsikata a proposé l'idée de faire un enregistrement vidéo devant servir comme la déclaration de l’annonce du coup d’Etat. Sur la bande vidéo, il y avait le Colonel Gnatoa, qui a lu le message et était entouré de six autres soldats ivoiriens en exil, tous en uniformes militaires et des bottes fournies par Tsikata.

Du lieu où la vidéo a été enregistrée, le ministre a déclaré que des investigations ont conclu que c’était à la résidence de Tsikata à Haatso à Accra.

Tsikata s’est alors rendu à Abidjan pour avertir le pouvoir ivoirien précisément Hamed Bakayoko, le ministre ivoirien de l'Intérieur que certains ivoiriens exilés au Ghana se préparaient à renverser le gouvernement Ouattara.

De retour au Ghana, le faux comploteur a informé Gnatoa que les préparatifs pour le coup à Abidjan étaient prêts pour créer une confusion et la prise du pouvoir par les pro Gbagbo.

En vue d’obtenir la vidéo enregistrée pour ses propres fins, Tsikata a promis à Gnotoa qu’il sera le Président si le coup réussissait. Une fois la vidéo reçue, Tsikata s’en est servi auprès du ministre Bakayoko comme une preuve de l’existence d’un complot. Après ce service, Tsikata recevra une somme 200,000 dollars des 12 millions qu’il avait demandé aux autorités ivoiriennes.

De retour au Ghana, toujours selon le ministre ghanéen, Tsikata attirera d’abord Gnatoa vers une cachette à Abidjan avant de procéder à son arrestation par des hommes armés.

Par Mensah, 11 Septembre 2012 - (Source : KOACI.COM ACCRA)

EN GROS, le prétendu Coup d'état qui a valu au Ministre Lida Kouassi Moise un enlèvement puis son extradition du Togo vers la Côte d'Ivoire est un GROS tissu de mensonges dont l'unique catalyseur est Hamed BAKAYOKO et son désir d’impressionner son nuisible maitre Dramane Ouattara.


- Cette affaire CONFIRME que les prétendus aveux de Lida Kouassi Moise ont été obtenus sous contrainte et que sa détention est illégale.


Hamed Bakayoko et Dramane Ouattara ont juste dilapidé des millions et des millions du contribuable Ivoirien en jouant à "Sherlock Holmes et le Dr Watson": IL N'Y A JAMAIS EU DE TENTATIVE DE COUP D’ÉTAT CONTRE CES REBELLES QUI USURPENT LE POUVOIR D’ÉTAT EN COTE D'IVOIRE.

10 septembre 2012

Affaire "Mabri Toikeusse chasse son épouse". SCANDALE CONJUGAL 1 & 2: Les Toikeusse après les Dramane

Je suis avec très peu d'attention l'affaire Albert Toikeusse Mabri depuis hier sans étonnement aucun. Surtout avec en mémoire l'histoire rocambolesque des deux dames qui se sont battus dans les locaux du ministère qui était sous sa tutelle en 2010 après avoir profité des différents accords de paix qui lui ont permis d'être Ministre du Président Gbagbo en raison des prétendus gouvernements d'Union.

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Mais dans cette affaire, ce qui est carrément hilarant, c'est la "prétendue" réaction de son patron ALASSANE DRAMANE OUATTARA.

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Selon certaines informations, "Madame Kourouma Toikeusse a été réinstallée au domicile conjugal sur ORDRE D'ADO après avoir été expulsée vendredi dernier avec ses cinq filles." Ha bon ?

En outre, la une du quotidien "L'inter" révèle que ADO s'est saisit du "dossier" de l'épouse Mabri.

"Le Jour Plus" va plus loin en affirmant que ADO est "très en colère" à cause de l'affaire "Mabri Toikeusse chasse son épouse".

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C'est bien beau tous ça. ET POURTANT... le 10 Février 2010 le grand frère de ADO a fait la même chose en chassant sa femme et ses enfants sous prétexte que la bonne dame lui aurait extorqué 150 millions de F CFA.

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Par amour de l'argent chez les Dramane, cette dame a été jeté à la rue comme une pestiférée avec enfants et bagages sans que ADO ne lève le petit doigt pour sa belle soeur ni pour ses neveux et nièces. Leur honneur a été ainsi à jamais bafoué et leur dignité froissée.

ALORS, permettez moi de rigoler quand Dramane Ouattara tente maladroitement de jouer le moralisateur alors qu'ils sont tous les mêmes. 

04 septembre 2012

GHANA, EXTRADITION DES RÉFUGIÉS (Affaire Katinan): LE PRÉSIDENT JOHN DRAMANI MET FIN AU DEBAT

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"Au cours d’une conférence de presse publique radio télévisée qu’il a animé ce matin à Accra International Conference Center, le président ghanéen a fait le tour de l’actualité socio-politique. Il s’est livré à une présentation de son orientation politique et économique pour les quatre prochains mois avant l’élection présidentielle de décembre 2012.

A la question d’un journaliste qui s’inquiétait de savoir si l’affaire Koné Katinan, porte parole du président Laurent Gbagbo arrêté dans la capitale ghanéenne le 24 aout et contre qui est intenté une procédure d’extradition par le gouvernement Ouattara, ne gênerait pas son prochain voyage à Abidjan, le président John Dramani a tenu a faire des mises au point importantes.

D’entré, il a précisé que son déplacement dans la capitale ivoirienne le 07 septembre 2012 n’est en aucun cas une visite d’état mais plutôt une tournée africaine pour dire merci à tous les chefs d’état qui se sont déplacés lors des funérailles de l’ex président John Ivans Atta Mills. La preuve est qu’il se rendra le lendemain en Afrique du Sud pour remercier les autorités de ce pays.

Deuxièmement, se voulant très rassurant, il a assené que tous les refugiés vivant au Ghana sont sous la protection des lois ghanéennes qui excluent toute extradition. Pour John Dramani, ce n’est pas lui qui le dit mais les lois et la constitution ghanéennes. Voila qui met fin au débat. Définitivement."

Compte rendu de Steve Beko - Patriote Ivoirien, activiste du web en exil au Ghana.

Comme nous le disions ce 1er Septembre dans AFFAIRE KATINAN KONE: Le Ghana en Procès contre sa souveraineté: "Nous osons espérer qu'à la difference du Togo qui a "livré" manu-militari le ministre Moise Lida Kouassi à la furie des tortionnaires de la DST Ivoirienne, le Ghana ferra encore preuve d'intégrité en appliquant "scrupulesement" les textes de lois qui régissent le fonctionnement de cette nation soeur et hôte de milliers de réfugiés et exilés politique Ivoiriens.

En dépit des pressions de toutes sortes, le Ghana doit demeurer digne d'autant plus que le monde entier aura les regards fixés sur ce pays tout au long de ce procès d'un autre âge. Le Ghana ne doit pas accepter de subir une sorte d’irrédentisme d'un quelconque pays sur son appareil judiciaire. PLUS QUE LE PROCÈS DE JUSTIN KONE KATINAN, C'EST LE GHANA QUI SERA EN PROCÈS CONTRE SA SOUVERAINETÉ."

Affaire à suivre demain.

03 septembre 2012

Réouverture des universités publiques de Côte d'Ivoire: Du régime des ENSEIGNANTS au Régime des fables et de la fontaine.

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EN VÉRITÉ, je suis ravi de la "réouverture ?" des universités publiques de Côte d'Ivoire. Cela s'explique par le simple fait que nos soeurs, frères et amis étudiants pourront de nouveau retourner dans le temple du savoir: OUI, par l'étalage d'une sorte de "Bling-Bling" furtif (fontaines sur le campus universitaire) on veut nous faire croire que tous va bien dans les universités d'Abidjan bombardés hier à coups de canons et de bombes par l'armée rebelle de Dramane Ouattara. Quoi qu'il en fût hier, si tel est la cas aujourd'hui, il ne font que "rendre à César, ce qui est à César", MAIS...

OUI, MAIS... parce qu'il y a bien un "MAIS" vue que le "régime des ENSEIGNANTS" n'est plus (pour ceux qui n'ont pas été tués, ils sont en prison ou en en exil et pourchassés comme de bête de foire) et que la déclaration faite ce matin par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique M. Ibrahima Cissé Bacongo donne à réfléchir pour ceux qui le peuvent encore.

En effet Cissé Bacongo PRÉTEND que avec Gbagbo, il y a avait un Professeur d'université pour 300 étudiants ET QUE, pour combler le déficit, son Ministère est en ce moment en prospection en Europe auprès des diplômés Ivoiriens capables et désireux de revenir enseigner en Côte d'Ivoire : considérons qu'il dit vrai pour le déficit d'enseignants, MAIS rappelons à toutes fins utiles que le même Cissé Bacongo est en poste dans la même Côte d'Ivoire et au même Ministère depuis 2005 au bénéfice des différents accords de paix et gouvernements d'union imposés au FPI et au Président Laurent Gbagbo par l'ONU et la "Communauté Internationale".

Pour être plus précis, le RDR de Alassane Dramane Ouattara dirige le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique depuis 2003 avec Zémogo Fofana dans le gouvernement de Seydou Diarra suite aux accords de Linas Marcoussis (Du 10 février 2003 au 4 décembre 2005)

Puis ce fut le tour de Cissé Ibrahim Bacongo:

- Gouvernement Charles K. Banny I (Du 4 décembre 2005 au 16 septembre 2006)

- Gouvernement Charles K. Banny II (Du 16 septembre 2006 au 29 mars 2007)

- Gouvernement Guillaume SORO I (Du 7 juillet 2007 au 12 février 2010)

- Gouvernement Guillaume SORO II (Du 23 février 2010 au 5 novembre 2010)

DONC, pendant plus de 7 ans, le RDR de Alassane D. Ouattara avait la gestion du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique sans avoir jamais su qu'il fallait recruter des enseignants ou reconstruire totalement l'édifice vu que Cissé Bacongo affirme : « Ce n’est pas une simple réhabilitation mais une reconstruction »

Ou alors, hormis utiliser en guise de caisse noir les ressources financières des ministères sous la coupole du RDR et saboter de l’intérieur les gouvernements successifs, le RDR n'a rien fait de positif pendant plus de 7 ans de cohabitation au sommet de l'état ? 

Que Alassane Dramane Ouattara est sa cohorte de sinistres Ministres de l'imposture arrêtent de distraire les Ivoiriens qui sont loin d'être dupes.  

- Malgré un porte feuille "bien détourné" de 110 Milliards, vous n'avez construit aucune nouvelle université - que ce soit dans le fond ou dans la forme: vous commencez à peine à tenter de réparer ce que vous avez détruit depuis 2002.

- Vous êtes à la quête de nouveaux enseignants par le simple fait que les plus éminents d'entre eux sont proches de l'idéologie du FPI donc morts, en prison, en exil ou " personæ non gratæ" dans cette nouvelle Côte d'Ivoire où l'inculture et le "rattrapage ethnique" sont rehaussés au rang de valeurs nobles.

Laurent Gbagbo et le FPI ne vous serviront pas de bouc émissaire pour couvrir votre roublardise d'hier encore moins votre incompétence avérée qui ne fait que s'étaler au grand jour. 

A la fin de la dernière représentation du "ADO Comedy Club" ce matin à l'Université de Cocody, pour l'avenir de ces étudiants privés  de formation pendant quasiment deux ans par le seul désir du RDR d'abrutir cette vaillante jeunesse, nous osons espérer que le début effectif des cours n'aura pas lieu à la date de la "Saint-Glinglin"

Claudus Kouadio