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13 mars 2012

Gribouillage au sommet d'un état en miettes : Nouvelles assemblés Nationale, "Nouveau ?" gouvernement

Gribouillage au sommet d'un état en miettes : Jeannot Ahoussou Kouadio et Guillaume Kigbafori Soro, "le PACTE deux en un"

PARTAGE DU GATEAU "COTE D'IVOIRE"

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Yamoussoukro: Lundi 12 Mars 2012 (Part de la rebellion armée et du MPCI)

Le Chef rebelle Guillaume Kigbafori Soro NOMMÉE à la tête de l’Assemblée Nationale par Alassane Dramane Ouattara en violation flagrante de notre constitution.

Madame Sako Sarah Fadiga NOMMÉE première vice présidente de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire.

"Vive la forfaiture, vive le rattrapage ethnique pour que survive la charte du Nord"

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Abidjan: Mardi 13 mars 2012  (Part du PDCI-RDA et de Henry Konan Bédié)

Le piètre Ministre de la Justice Jeannot Ahoussou Kouadio est le nouveau premier ministre de la Côte d'Ivoire".

La Comédie Continue et MICHEL GBAGBO EST EN PRISON PARCE QUE C'EST LE FILS DE SON PÈRE.

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Nouveau gouvernement: TOUS LES MEMBRES DE L’ANCIEN GOUVERNEMENT RECONDUITS.
- Le Président de la République est ministre de la Défense, chef suprême des armées.
- Ahoussou Jeannot cumule les fonctions de Premier ministre, Ministre de la Justice et des libertés publiques.

Sur proposition du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Président de la République a signé le décret n° 2012-242 du 13 mars 2012 portant nomination des Membres du Gouvernement. Sont nommés :

Premier Ministre, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice :  M. Jeannot Kouadio AHOUSSOU

Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur : M. Hamed BAKAYOKO

Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères : M. Daniel Kablan DUNCAN

Ministre d’Etat, Ministre de l’Emploi, des Affaires Sociales et de la Solidarité : M. Gilbert Koné KAFANA

Ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement : M. Albert Toikeusse MABRI

Ministre d’Etat, Ministre de l’Industrie : M. Moussa DOSSO

Ministre de l’Economie et des Finances : M. Charles Koffi DIBY

Ministre des Infrastructures Economiques : M. Patrick ACHI

Ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie : M. Adama TOUNGARA

Ministre de la Santé et de la Lutte contre le SIDA : Mme Thérèse Aya N’DRI-YOMAN

Ministre de l’Education Nationale : Mme Kandia KAMISSOKO CAMARA

Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative : M. Konan GNAMIEN

Ministre de l’Artisanat et de la Promotion des PME : M. Sidiki KONATE

Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : M. Ibrahima CISSE BACONGO

Ministre des Ressources Animales et Halieutiques : M. Kobena Kouassi ADJOUMANI

Ministre de l’Agriculture : M. Mamadou Sangafowa COULIBALY

Ministre du Commerce : M. Dagobert BANZIO

Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : M. Albert FLINDE

Ministre des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques : M. Gnénéma Mamadou COULIBALY

Ministre de la Culture et de la Francophonie : M. Maurice Kouakou BANDAMAN

Ministre de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, Porte-parole Adjoint du Gouvernement : Mme Raymonde GOUDOU COFFIE

Ministre de la Communication : M. Souleïmane Coty DIAKITE

Ministre de l’Environnement et du Développement durable : M. Rémi Allah KOUADIO

Ministre du Tourisme : M. Charles Aké ATCHIMON

Ministre de la Construction, de l’Assainissement et de l’Urbanisme : M. Mamadou SANOGO

Ministre des Sports et Loisirs : M. Philippe LEGRE

Ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, Porte-parole du Gouvernement : M. Bruno Nabagné KONE

Ministre des Transports : M. Gaoussou TOURE

Ministre des Eaux et Forêts : M. Clément Boueka NABO

Ministre  de l’Intégration Africaine : M. Adama BICTOGO

Ministre de la Promotion de la Jeunesse et du Service Civique : M. Alain Michel LOBOGNON

Ministre de la Promotion du Logement : Mme Nialé KABA

Ministre des Ex-combattants et des Victimes de Guerre : M. Mathieu Babaud DARRET

Ministre de la Salubrité Urbaine : Mme Anne Désirée OULOTO

Ministre délégué auprès du Premier Ministre, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, chargé de la Justice : Mme Loma CISSE MATTO.

AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République : M. Amadou Gon COULIBALY ;

Ministre,  Directeur de Cabinet du Président de la République: M. Marcel AMON-TANOH ;

Ministre chargé des Affaires Présidentielles : M. Tené Birahima OUATTARA ;

Ministre auprès du Président de la République, chargé de la Défense : M. Paul Koffi KOFFI ;

Ministre auprès du Président de la République, chargé des Relations avec les Institutions de la République : M. Albert AGGREY.

FIN

En devenant Ministre de la Défense, le Chef de guerre Alassane Ouattara endosse enfin fièrement son titre de rebelle et CHEF des Dozos et autres FRCI.
Bravo L’artiste ! et merci de m'avoir ENFIN répondu !
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29 Juillet 2010 - Je disais dans "SORO éjecté de la tête du MPCI: Enfin le RDR prend officiellement la tête de sa rébellion armée"
« Quand la tête est là, le genou ne porte pas le chapeau » nous dit l’adage. Transposée dans le contexte de la crise politico-militaire que subit la Côte d’Ivoire depuis le 18-19 Septembre 2002, cette assertion confirme l’erreur qui est à la base des échecs successifs dans les tentatives de sortie de crise; le Président Laurent Gbagbo et la Côte d’Ivoire ne se sont jamais directement adressé au bon interlocuteur et père de la rébellion armée mais plutôt à ses subalternes ou à des gens qui n’y comprenaient pas grand-chose et qui se sont fourvoyés en espérant jouer des pions qu’ils n’avaient pas.
[...] "Le caïman sorti de notre pipi ne peut pas nous effrayer », disait Amadou Gon Coulibaly le Directeur National de Campagne de ADO en parlant implicitement de Soro."
[...] "Maintenant que « le chapeau a été retiré du genou », que nous réserve le RDR et Alassane Dramane Ouattara ? Vont-ils ENFIN « porter le chapeau de cette crise sur la tête [...] ?» "
IL VIENT DE LE FAIRE...

Aussi, derrière cette mise en scène il se cache autre chose: Les Français Ministre dans la République de Côte d'Ivoire

Le véritable Ministre de la Défense de la République de Côte d'Ivoire est le Français "Claude Réglat". Le véritable Ministre auprès du Président de Ouattara, chargé de la Défense est l'autre Français Marc Paitier.

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Des explications !
Dans La lettre du continent N° 618: "[...]Deux ex-officiers de la Direction du renseignement militaire (DRM) françaises s’occupent des écoutes dans les sous-sols du palais présidentiel, le domaine de la défense est placé sous la responsabilité de Claude Réglat. Ce général quatre étoiles, ancien commandant des forces françaises au Gabon (FFG), accompagne ADO dans la délicate reforme de l’armée, au terme de laquelle, 10.000 «rebelles » devront rentrer dans les rangs. Bon Courage ! De son coté, le colonel Français Marc Paitier vient d’être rattaché au ministre de la défense, qui n’est (n'était) autre que Guillaume Soro [...]""

Lire sur mon blog l'article en entier pour comprendre que des postes de ministres sont dirigés par des Français qui ont pour paravents des ministres Ivoiriens de façade mais sans véritable implication. Ainsi donc, les cumuls de Ouattara en tant que Ministre de la Défense, et de Ahoussou en tant que Ministre de la Justice, cachent cette triste réalité.

In Abidjan a sa « Tour Eiffel »: Serey Eiffel brille dans l’ombre d’Alassane Dramane Ouattara.

En vérité, il faut aussi souligner que le véritable Ministre de la Justice de la République de Côte d'Ivoire est certainement le Français Yannick Prost.
La lettre du Continent l’avait annoncé :
« Concernant les réformes de l'administration et de la justice, Nicolas Sarkozy recherche actuellement la personnalité idoine pour remplir le job. Ce serait Yannick Prost, chargé de mission au sein de la cellule Union pour la Méditerranée (UPM) de l'Elysée », révèle le confrère

- Ces hommes sont des éléments de Serey Eiffel.
Je concluait alors:
"COMMENTAIRE : « Un vice-président, un premier ministre bis en quelques sortes…», telle est la description qu’on nous donne de Eiffel. En réalité, Eiffel vient de bâtir une autre tour du même nom en terre Ivoirienne – mais cette fois au dessus de la « Tour d’Ivoire » dans laquelle la France a installé Alassane Dramane Ouattara.

A l’évidence, la Côte d’Ivoire n’est plus notre. Notre pays n’est plus un « Etat-Nation » et ce pouvoir non souverain et illégitime s’efforce de ne jamais exprimer nos aspirations. Pourquoi ? Du fait que ce paravent de régime exposé à grand renfort de publicités mensongères comme étant le choix du peuple de Côte d’Ivoire, cache derrière lui cette réalité choquante ! C’est à se demander « Où sont passés les dits ‘technocrates’ du RDR ? » Aussi, les velléités de rétractation interne de Guillaume Soro face à cette invasion Française en Côte d’Ivoire traduisent l’ampleur de l’hégémonie en consolidation à nos dépens.

Bien qu’excessif, ce schéma est logique : l’occupant a imposé à la Côte d’ivoire des « gouvernants » et aux gouvernants il impose des « gouvernails » qu’il tient d’une main solide et ferme. Le prochain stationnement sur nos terres de 300 militaires Français rebaptisés «éléments français de Côte d’Ivoire » sur la base de Port-Bouêt à Abidjan n’est que la confirmation du retour en force du néocolonialisme : il faut bien que la France protège ses intérêts sur son nouveau territoire d’outre mer qu’on devrait rebaptiser « Côte de Coq »."

09 mars 2012

Côte d’Ivoire : Le Nouveau ‘Abidjan’, la perle des lacunes.

Comme il est coutume de constater dans toute bonne ancienne colonie Française d’Afrique Noir Sub-Saharienne, la capitale économique est en générale un baromètre tous azimuts permettant sans ambages d’observer, voir et toucher la réalité globale du pays. Abidjan la capitale économique de la Côte d’ivoire, ne déroge pas à cette règle non écrite. Aussi, à la lecture de ce qu’il nous est donné de voir, l’honnêteté intellectuelle voudrait que nous soyons tous très préoccupés, voir justement inquiets.

Le peuple de Côte d’Ivoire peut se permettre de dire qu’il est intelligent. Il reconnaîtra certainement avoir commis des erreurs dont il a visiblement minimisé la teneur ; des errements politiques d’une frange de notre population,  mais qui constituent en ce moment une ultime douleur nationale sur laquelle ce pays profondément divisé  s’accorde, nonobstant ces considérations tribales, religieuses et politiques instrumentalisés à grand renfort médiatique depuis des années, et qui ont fini par dégradé le tissu social.

La désespérante insécurité :

Depuis le 11 Avril 2011, Alassane Dramane Ouattara est le chef d’un état de Côte d’Ivoire qu’il a « voulu et rendu ingouvernable » depuis l’an 2000, date à laquelle Laurent Gbagbo accède au pouvoir par la voie des urnes.

Pour sa guerre contre les institutions de la république et celui qui les incarnent au plus haut niveau, Ouattara a fait des choix de marginal hyper introverti qui fait passer sa quête personnel avant l’intérêt d’une nation en construction qui avait besoin de tous, sauf d’une guerre de près de dix ans.

Pour cette funeste entreprise de conquête du pouvoir par la force des armes, Mr Ouattara a improvisé avec une armée de chasseurs traditionnels (Dozos), de rebelles barbares rompus à l’art malsain du crime facile, d’analphabètes ne sachant rien des conventions concernant les lois et coutumes de la guerre et de quelques félons de l’armée régulière qui ont tourné le dos au drapeau nationale pour porter le triste costume de mercenaires d’un nouveau genre.

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Cette brutale rébellion armée lui est resté fidèle jusqu'à l’enlèvement du Président Gbagbo par les forces militaires Française au cours de la crise « dite » postélectorale qui s’est révélée être l’assaut final de l’armée de Ouattara contre le régime démocratique en place.Sauf que, une fois le Président Gbagbo renversé, les rebelles (rebaptisés Forces Républicaine de Côte d’Ivoire – FRCI)  de Mr Ouattara vont se livrer à des exactions d’un autre âge : massacres de populations civiles, pillages, viols, exécutions sommaires, etc … Mais les crimes de ces rebelles seront maladroitement justifiés pour certains et couverts pour le plus flagrants.

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Face à l’opinion, le revers de la médaille est un camouflet cinglant pour Ouattara qui avait ainsi donné « le droit de  tuer » à ces nouveaux seigneurs de la gâchette facile qui avaient investi tous le pays et Abidjan en particulier. L’impunité étant devenu mère des crimes gratuits, les rebelles FRCI boostés à l’adrénaline que semble leur donné l’image du pouvoir sans fin de leur « Chef » Alassane Ouattara, vont traumatiser Abidjan et le pays tout entier pendant de longs mois avec au compteur des civils tués au quotidien pour des raisons souvent puérils, banales.

Dans l’euphorie généralisé dont le bonus consistait à « prendre » sa part du gâteau que constitue la zone sud et les régions forestières de la Côte d’Ivoire, rebelles et Dozos convergent en masse respectivement vers Abidjan - San Pédro (zones portuaires du sud) et Vavoua – Daloa – Duékoué – Soubré – Méaguy (zones forestières de production de Café et Cacao). Sous l’œil bienveillant et le silence coupable du pouvoir Ouattara et des forces Onusiennes, ces saltimbanques de la nouvelle Côte d’Ivoire feront mains basses sur tous ce qu’ils désirent, du vulgaire téléphone portable arraché à un passant jusqu'à l’expropriation de terres cultivables à des villageois sur la terre de leurs ancêtres.

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Les morts vont se compter par centaines dans les rangs de ces Ivoiriens « coupables » du simple et démocratique fait d’avoir soutenu Gbagbo et les institutions légales de la république de Côte d’Ivoire. Une véritable chasse à l’homme pour débusquer les voix discordantes va faire encore des morts en cascade, des prisonniers privés de leurs droits élémentaires et pour les plus chanceux, des milliers de réfugiés et exilés politiques.

Toutefois, au bout de six mois de terreur sans fin contre les « Pro-Gbagbo », ces FRCI dits « ex-rebelles », enivrés par la sève du pouvoir des armes conjugués au manque de codes et d’orientations crédibles, vont continuer tuer. En début du mois de Septembre 2011 Alassane Ouattra sonne la récréation  en annonçant le retrait de l’appellation FRCI (Forces Républicaine de Côte d’Ivoire) pour revenir au fondamentaux de l’armée régulière : FANCI (Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire). Certainement de l’alpinisme politique visant à casser le thermomètre pour faire baisser la température, ou autrement une vulgaire tentative de cacher d’une petite main ensanglantée, les vastes crimes des FRCI en leur donnant de nouvelles tenues. Cette mesure est théâtralement annoncée comme la panacée à la gangrène incurable que sont devenus les rebelles qui défigurent le paysage sécuritaire Ivoirien. En dépit de cette lueur d’espoir pour les millions d’Ivoiriens qui continuent de vomir ces rebelles armées, cette annonce va se révéler être de la tragi-comédie. Au contraire on assistera à une recrudescence de nouveaux crimes des FRCI à Abidjan et dans les zones assiégés.

Finalement, dans leur excès de zèle, les FRCI vont commettre à Vavoua (Ville occupé par la rébellion armée depuis 2002) des meurtres contre des citoyens non identifiés comme étant Pro-Gbagbo et surtout pour des raisons tenants de faits divers ordinaires. Le 18 Décembre 2011, le jeune Fofana Adama (26 ans) meurt après avoir été tabassé par des éléments des FRCI lors d’une patrouille. Pacifiquement, la population se soulève alors pour exprimer son légitime ras le bol. Les FRCI qui n’ont jamais été formés aux techniques de maintien de l’ordre répriment ce rassemblement populaire à coups de kalachnikovs ; cinq morts par balles sont dénombrés. Le voile se déchire aux yeux du monde et la Côte d’Ivoire est en émoi.

Face à cette bavure (mort de 6 personnes présumées proches du Rdr ) qui vraisemblablement ne figure pas dans le cahier de charges des crimes tolérés par le pouvoir, bien que maladroitement, Ouattara dans une nouvelle tentative affichée mais peu crédible de mettre fin aux exactions des FRCI, intime l’ordre à son chef d’état major d’encaserner les rebelles dans un délai de 48h à compter du 19 Décembre 2011 ; Rien n’y fit. Face au statu quo qui mettait gravement en péril son autorité face à sa propre rébellion, Ouattara abdique et prolonge ce délai de deux semaines à compter du 29 Décembre 2011 ; délai au bout duquel, les FANCI n’existent que de nom, les FRCI ne sont pas tous encasernés encore moins désarmés.

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Quel est l’intérêt pour un analphabète soldat rebelle sans solde de se faire encaserner vue qu’il est conscient de ne pourvoir être enregistré dans les rangs de la nouvelle armée Ivoirienne en projet ? Pourquoi rendra t’il son arme qui représente son seul moyen de pression sur les victimes qu’il rackette ou dépouille pour vivre ?

Face à cet imbroglio inextricable, Alassane Ouattara crée la Police Militaire à la tête de laquelle il nomme le Dozo et Chef de guerre Koné Zakaria.

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Cette entité est censé faire la traque des « faux FRCI » ; entendez par là « soldat rebelle qui refuse de déposer son arme ». En quelque sorte, le chef rebelle Koné Zakaria est chargé de faire un désarmement forcé des rebelles. Il est évident que cette entreprise est vouée à l’échec vu ce qui est proposé en retour à ces rebelles; c'est-à-dire RIEN qui vaille. Dans ce capharnaüm total, qui est en charge de la sécurité des Ivoiriens ? Toutefois, les ivoiriens qui continuent d’être martyrisés par le FRCI et autres Dozos à Bouaké, Daloa, Tai, Vavoua, Bangolo, N’Douci, Yaou, Bonoua, Sikensi, Arrah, Dabou, Soubré, Duékoué, Yopougon… savent qui est leur cauchemars vivant. Et pendant ce temps, Alassane Ouattara se fait  protéger par des éléments de l’armée Française et des soldats des Forces Onusiennes en Côte d’Ivoire. Quoi de plus flagrants pour décrire la situation sécuritaire d’Abidjan et de la Côte d’Ivoire ?

Jusqu'à quelle date  les Ivoiriens devront subir les exactions des Dozos et rebelles FRCI jusque dans leurs plantations, leurs marchés, leurs écoles et hôpitaux ? La question reste posée et il est difficile de proposer de simples ébauches de solutions viables. Hormis des effets d’annonces rocambolesques et à répétition, le pouvoir Ouattara semble avoir encore besoin de sa rébellion armée.

Finalement, les Ivoiriens se rendent compte qu’ils sont les souffre-douleur des FRCI qui sont  paradoxalement « un mal nécessaire » pour le pouvoir Ouattara qui ne veut pas se défaire de sa rébellion.

Et comme l’affirmait Mr Koffi Koffi le Ministre délégué à la défense « Celui qui ne veut pas des FRCI, qu'il quitte la Côte d’Ivoire » ; indemne pour Anne-Désirée Ouloto qui renchéri par ces propos révélateurs : « Les FRCI n’iront nulle part »

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Atmosphère sociale, école, emploi et coût de la vie :

Comment et à quel rythme vie Abidjan et la Côte d’ivoire depuis le 11 Avril 2011 ? D’aucun proposerait un autre questionnement plus rationnel et logique: comment et à quel rythme tente de survivre Abidjan et la Côte d’Ivoire depuis le tragique coup d’état militaire des hommes d’Alassane Ouattara ? A l’évidence, l’unanimité est générale dans toutes les couches de la société. « Abidjan va mal » et la Côte d’Ivoire entière accuse le coup. Que de régressions et blocages répertoriés dans le quotidien de nos concitoyens. A contre pied du paravent de prospérité annoncé via des projections fantaisistes d’une croissance économique à deux chiffres, la flagrante réalité de terrain en déstabilise plus d’un. La Côte d’Ivoire a perdu sa joie de vivre englué entre une situation politique qui contraint au mutisme et un quotidien rude face auquel aucune lueur d’espoir ne présage.

-L’école Ivoirienne :

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Ce chantier a été volontairement transformé en une citadelle imprenable depuis la décision irresponsable de fermer les universités publiques de Côte d’Ivoire. Même la faculté de médecine est soumise au même traitement aberrant. En dépit de tous les mouvements de revendication au sein et en dehors des universités, les étudiants ont toujours pris soin d’épargner et maintenir fonctionnel l’UFR de médecine en connaissance du caractère primordial et humain de la santé. « Je suis en 4ème année de médecine et je n’ai même pas la possibilité d’aller faire des stages pratiques au CHU simplement parce que le Ministre Bacongo nous dit d’attendre le mois de septembre 2012 et l’ouverture hypothétique des universités. D’ailleurs je ne suis pas plus surpris, surtout pas venant d’un Ministre d’Alassane Ouattara qui lui-même en rendant exécutoire une décision de l’Union Européenne après avoir proposé un embargo total sur tous les médicaments pharmaceutiques à destination de la côte d’Ivoire, a laissé mourir des centaines de malades dans ce pays », dira un jeune étudiant.

Malgré toutes les tentatives des étudiants pour trouver un compromis permettant  l’ouverture express des amphithéâtres et laboratoires en attendant la réhabilitation des cités universitaires mises à sac par les rebelles après les bombardements à l’arme lourde, que nenni ; Cissé Bacongo, le député-ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique n’en démord pas. Il pourfend les récriminations des étudiants et leur fait encaisser une année blanche. Raison principal évoquée : la réhabilitation totale des infrastructures universitaires. Ils ont dit construction d’une grande université chaque année, mais ils sont incapables de réhabiliter les universités qu’ils ont détruit à coup de canon. Il suffit de voir l’état d’avancement des travaux pour s’en convaincre. Comme pour symboliser le caractère insipide de la culture de l’intelligentsia dans leur vision, ils utilisent des étudiants dépités, comme manœuvre pour bien s’apercevoir que les travaux avancerons le plus lentement possible contrairement à ceux de la réhabilitation des prisons où certains de leurs camarades sont enfermés sur la base de prétexte fallacieux.

La mégalomanie du pouvoir en place est à coupé le souffle. Aussi, les étudiants de Côte d’Ivoire sont lucides. Ils savent pertinemment que l’inaction dédaigneuse du pouvoir Ouattara à leur égard n’est pas fortuite. On veut certainement faire payer aux pensionnaires du temple du savoir, leur histoire avec le FPI et leur soutien sans faille à Laurent Gbagbo. L’expression la plus flagrante de cette douce brimade est la rocambolesque nomination du Pr Bakayoko-Ly Ramata comme présidente intérimaire de l’Université de Cocody en flagrante violation des textes de cette institution qui était alors dirigé par le Pr Gilbert Marie Aké N’Gbo devenu Premier Ministre du dernier gouvernement du régime du Président Laurent Gbagbo. Le Pouvoir Ouattara n’a cure des textes qui font du premier vice-président le Pr Ndouba Valentin, le Président par intérim en cas d’absence du Pr Aké N’Gbo : Vive les violations procédurales, pour que survive le « rattrapage ethnique » même au sein de l’université qui est la pierre angulaire de l’émancipation du savoir et du respect des institutions et de leurs préceptes. Les universités publiques ouvriront bien un jour. Mais déjà, le drame des choses de l’esprit se profil à l’horizon avec deux vagues de nouveau bacheliers qui seront confrontés au néant intellectuel que propose le pouvoir Ouattara qui est plus friand de Dozos experts en science des amulettes.

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- Emploi :

 

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Entre les fallacieuses promesses de campagne d’Alassane Ouattara et sa gestion du monde de l’emploi en Côte d’Ivoire, le désenchantement est fulgurant. En pleine fanfaronnade pendant sa campagne électorale, l’homme qui est finalement arrivé au pouvoir par la force des armes avait promis monts et merveilles. La main sur le cœur et avec le large sourire de circonstance, il jurait créer 200.000 emplois en un an avec l’aide des « ses relations au plan international ». Résultat : 120.000 emplois perdus dans les privés dès sa prise de pouvoir.

Au titre des licenciements abusifs dans le public, citons pêle-mêle 1400 agents de la présidence, 380 de la RTI, 1200 de la Sotra, 482 de Airivoire, 360 du port autonome d’Abidjan, 260 des palaces de Côte d’Ivoire et aussi les 2.000 personnes concernés par la suppression des concours d’entrée dans la fonction publique. Cette énumération n’est pas exhaustive mais juste un aperçu vu que cette tendance des licenciements pour « punir » les agents dits partisans de Gbagbo a été appliquée dans toutes les administrations publiques. Pour les plus chanceux des fonctionnaires restés à leurs postes, ils ont assistés impuissants à la réduction de leurs salaires. Jamais notre pays n’avait connu pareille situation de désastre social. Jamais chômage galopant n’aura été à ce point visible à l’œil nu en Côte d’Ivoire. Au bout de 10 mois, la seule proposition d’envergure au niveau de l’emploi a été en  février 2012 l’ouverture d’un recrutement de 3.000 enseignants contractuels de lycées et collèges publics sur une période de 4 mois pour un salaire dérisoire de 100.000 F/mois.

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Bravo l’artiste.

-Le coût de la vie :

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Loin du culte « bling-bling »  de Dramane Ouattara et ses courtisans, la majorité des Ivoiriens survivent  dans une situation précaire. Même les couches modestes tendent inexorablement vers une pauvreté certaine. Avec la rareté des investissements, les licenciements de masse et l’inexistante de perspectives crédibles d’emplois, l’ascenseur social est enraillé et les marches de l’immeuble de progrès pour tous ont étés démontés. Les Ivoiriens ont du mal à se nourrir convenablement ; le panier de la ménagère n’existe plus et pire, son sachet bleu du marché a été remplacé par un petit sachet noir qu’elle n’arrive pas à remplir tant le prix des denrées alimentaires a flambé en l’espace d’un ans. L’inertie des autorités est très préoccupante au vue de cette situation qui évolue de mal en pis. Comment payer son loyer ? Comment payer ses frais de déplacement ? Comment scolariser sa progéniture ? Comment se nourrir ? Comment se soigner ? Tant de questions qui constituent à ce jour un casse tête quotidien pour ces millions d’Ivoiriens stoppés par le mur de l’incompétente du pouvoir Ouattara.

Le chapelet de lacunes du pouvoir Ouattara a contaminé tous les aspects de la vie à Abidjan, et de toute la Côte d’Ivoire.

08 mars 2012

Dérive dictatoriale du pouvoir Ouattara: Laurent Akoun arrêté hier à l’aéroport

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M. Laurent Akoun, Secrétaire général du Front populaire ivoirien (Fpi, parti fondé par le président Gbagbo), a été interpellé hier à l’aéroport de Port-Bouet et conduit à la Direction de la Surveillance du Territoire (Dst) à Cocody. Il a été arrêté à sa descente d’avion alors qu’il rentrait d’un séjour à l’extérieur, notamment au Ghana où il était allé saluer les cadres exilés de son parti. Il était 16 h 25 min, quand M. Akoun est arrivé à la DST en compagnie de son responsable du protocole, à bord du véhicule du commissaire Touré de l’aéroport. Une Peugeot 406 immatriculé 8938 FL 01.

Partis l’accueillir à l’aéroport où son avion avait atterri à 14h40, les collaborateurs du secrétaire général du Fpi dont MM. Tchéidé Jean Gervais, Secrétaire national aux Finances, et Tapé Kipré, Secrétaire national chargé des Elections, n’ont pu échanger avec lui. C’est au téléphone que Laurent Akoun les a informés qu’il avait été conduit dans un bureau par un policier et qu’il ne comprenait pas ce se passait. Un autre policier avait été chargé d’aller récupérer ses bagages sortis de la soute. Au même moment où Tchéidé et Tapé arrivent au bureau en question, le commissaire Touré informe Laurent Akoun qu’il est temps de partir. Ils n’ont pas le temps de parler à leur camarade. Bien entendu, le commissaire Touré qui semblait exécuter des ordres a tenté de rassurer tout ce monde sur les intentions de la Dst. Il a notamment expliqué que Laurent Akoun devait avoir un entretien avec le directeur de la Dst. Or, ce dernier est sorti de son bureau dix minutes avant l’arrivé du véhicule qui ramenait Laurent Akoun de l’aéroport. Les cadres et militants qui, presque instantanément informés, ont accouru à la Dst et l’équipe de Notre Voie ont été « poliment » priés d’attendre à l’extérieur des locaux. Même l’avocat Dako Zahui Toussaint venu assister son client a été éconduit. Il n’a pas été autorisé à s’entretenir avec Laurent Akoun, ni à l’assister pendant son interrogatoire. Il a même été prié de sortir de la cour de la DST.

Au moment où nous mettions sous presse, M. Akoun était toujours gardé à la DST et rien n’indiquait qu’il allait être remis en liberté.
Selon des sources proches de l’aéroport, le régime Ouattara reprocherait au Secrétaire général du Fpi d’avoir séjourné «pendant trop longtemps à Accra », c’est-à-dire du 2 au 8 mars, soit un voyage de six jours au Ghana. Selon ces indiscrétions, le régime soupçonne Laurent Akoun d’avoir effectué le voyage d’Accra «pour chercher de l’argent » ! En tout cas, c’est autour de ce thème que les premières questions pausées à Akoun au sein même du bureau de la Dst à l’aéroport ont tourné. « Voilà que sous Alassane Ouattara, l’homme supposé providentiel et imposé par bombardements pour enrichir les Ivoiriens, chercher de l’argent est devenu un délit en Côte d’Ivoire. Qu’avons-nous fait à Dieu pour nous infliger une telle humiliation ?», s’interrogeait, hier, notre informateur de l’aéroport.

Sur les motifs du voyage de Laurent Akoun, M. Jean Gervais Tchéidé nous a appris qu’il s’agit, « le plus officiellement du monde, d’aller échanger avec nos camarades exilés au Ghana pour leur rendre compte des activités menées par le parti sur le terrain et recueillir leurs avis et suggestions sur la vie du FPI en Côte d’Ivoire ». Dans le même registre, le président intérimaire du FPI, Miaka Ouretto, lui-même, ne vient-il pas de séjourner en Europe où il a pu rencontrer le président Gbagbo renversé par l’armée française et enfermé à la prison de la Cour pénale internationale (Cpi) à la Haye ? Mais tout le monde à bien compris. Ouattara et ses affidés, faiseurs patentés de coups d’Etat dans l’opposition, recherchent, désormais au pouvoir eux-mêmes, chaque jour, des faiseurs de coup d’Etat. Terrorisés par leur propre passé de financiers de rébellion, ils soupçonnent, à tort, le porte-parole du Fpi de chercher de l’argent pour lever aussi une rébellion contre eux. Ils sont si tétanisés à l’idée de voir des gens jouer sur leur terrain favori, le terrorisme, qu’ils ont oublié que depuis sa création, le Fpi n’a jamais monté de rébellion armée ni perpétré de coup d’Etat parce qu’il croit fermement à «la transition pacifique à la démocratie», à la force du verbe et au triomphe des urnes dans un Etat dit civilisé, avec des hommes civilisés.

Bien entendu, il ne faut pas exclure le fait qu’avec cette arrestation, Alassane Ouattara peut être en train d’amuser la galerie, comme à son habitude, quand il prépare un coup tordu contre la démocratie et la réconciliation nationale dans le dos des Ivoiriens. En novembre 2011, il avait fait arrêter les journalistes de Notre Voie, créé la diversion pour opérer en toute traitrise le transfert illégal du président Gbagbo à la Cpi. Aujourd’hui, c’est le Secrétaire général et porte-parole du Fpi, le député Laurent Akoun, qui fait les frais d’une arrestation sans raison pour un chef d’Etat en train d’opérer un remaniement ministériel.

Notre Voie: César Etou et Guillaume T. Gbato

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Finalement, Mr Laurent Akoun a été libéré le même jour ! mais après quoi au juste ? Selon les informations en notre possession, Mr Akoun aurait été conduit vers une destination inconnu avant d'être plutard transféré dans les locaux de la DST au Plateau. Ses deux téléphones portables et son ordinateur portable auraient été confisqués.

05 mars 2012

Mon profil facebook "Claudus Kouadio" abusivement verrouillé

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Mon Profil facebook "Officiel" "Claudus Kouadio (Gbagboiste Homologué)" a été "temporairement ?" verrouillé par l'administration de facebook !

A mes "amis" et Camarades connectés à mon profil facebook "Claudus Kouadio": http://www.facebook.com/presidentclaudus.kouadio

Mon profil facebook vient d'être verrouillé par l’administration de facebook…
MOTIF : "Vérifier si ce compte reflète mon réel nom et de véritables informations me concernant"
Mais lorsque j'exécute le processus de vérification, l'application me répond qu’"aucune méthode de vérification n'est actuellement disponible."
Je vais réessayer plus tard - en attendant, retrouver moi sur ma page "Le Blog de Claudus"
http://www.facebook.com/leblogdeclaudus

Réouverture des universités : La JFPI monte au créneau

Publié le lundi 5 mars 2012   | L'Inter

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Le président par intérim de la jeunesse du Front populaire ivoirien (JFPI, opposition) est monté au créneau le samedi 03 mars, pour exiger la réouverture des universités publiques, fermées depuis avril 2011 pour réhabilitation. «Nous allons paralyser l’école jusqu’à satisfaction de nos attentes, qui se résument en la réouverture des universités», a menacé Koua Justin, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée au siège du Congrès national de résistance pour la démocratie (CNRD), à Cocody.

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Entouré de responsables de structures d’étudiants d’universités et de grandes écoles, le président intérimaire de la JFPI a annoncé que plusieurs actions d’envergure sont en vue dans les jours à venir, pour «mettre la pression sur le gouvernement à l’effet d’obtenir la reprise des cours incessamment». Selon le leader de la jeunesse du parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, «la question de la réouverture des universités est une de nos priorités». C’est pourquoi, Koua Justin a fait savoir que la JFPI ne laissera aucun répit au chef de l’Etat et au gouvernement, jusqu’à ce que les revendications des étudiants soient satisfaites. «Nous ne pouvons pas être complices de la mort de l’éducation et de l’instruction en Côte d’Ivoire. Nous mènerons le combat jusqu’au bout. Aucun étudiant n’a intérêt à reculer pour ne pas trahir les générations à venir», a-t-il sonné la mobilisation. «Le moment de l’action est proche, et la JFPI va aborder dorénavant avec courage la question de la réouverture des universités», a martelé Koua Justin.

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D’ailleurs, joignant l’acte à la parole, le président par intérim de la JPFI et des leaders de mouvements estudiantins ont annoncé qu’ils tiendront le jeudi prochain, 08 mars, «un sit-in devant la présidence de la République, au Plateau».

Le gouvernement a annoncé, lors de son dernier conseil des ministres le 29 février, la réouverture des universités publiques de Côte d’Ivoire en septembre prochain.
A. A.

03 mars 2012

3 Mars 2011 - 3 Mars 2012: UN AN D'UNE MASCARADE nommé "Tuerie des femmes d’Abobo"

Par La rédaction de "Le Nouveau Courrier" le 23/02/12 à 8:45

Une journaliste française, qui a couvert la guerre postélectorale pour le quotidien suisse La Tribune de Genève, et qui a passé du temps à Abobo aux côtés des combattants du Commando invisible, vient de publier un livre plein de révélations très embarrassantes pour le régime Ouattara. Notamment au sujet des mortes d’Abobo.

C’est un témoignage précieux. Publié aux Editions Mille et une Nuits, le livre-enquête «Abobo la Guerre – Côte d’Ivoire : terrain de jeu de la France et de l’ONU» de la journaliste française Leslie Varenne sera à coup sûr abondamment annoté par tous ceux qui s’intéressent à la guerre postélectorale ivoirienne – notamment dans ses conséquences judiciaires. En effet, Leslie Varenne a vécu une bonne partie du dernier épisode du conflit ivoirien à partir de la commune d’Abobo, où est né le «Commando invisible» et où se sont livrés un grand nombre de combats. Ayant développé un bon relationnel avec Ibrahim Coulibaly dit «IB» et ses lieutenants les plus proches, elle est en quelque sorte dépositaire du «testament moral» de l’ancien garde de corps de la famille d’Alassane Ouattara, qui a quasiment été de toutes les conjurations depuis le 24 décembre 1999 et la chute d’Henri Konan Bédié. Elle a donc la connaissance d’un des terrains de guerre et des hommes mystérieux qui ont lancé la bataille d’Abidjan. Forcément, elle sait une partie des choses gênantes que le camp Ouattara-Soro voulait sans doute cacher en procédant à l’exécution sommaire d’IB.

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Leslie Varenne ne peut être qualifiée facilement de pro-Gbagbo, selon le procédé habituel utilisé par le régime Ouattara et ses alliés internationaux pour discréditer les porteurs de vérités qui les dérangent. Dans son livre, elle multiplie les jugements de valeur définitifs sur le premier président de la Deuxième République ivoirienne, et reprend souvent sans recul les lieux communs qui parasitent une grande partie des écrits publiés en France sur Gbagbo.  Elle n’a pas vraiment enquêté sur le contentieux postélectoral mais dit, en quatrième de couverture, que Ouattara a été «globalement démocratiquement élu». Elle affirme que sous Houphouët, il suffisait de vivre cinq ans sur le territoire ivoirien pour être automatiquement naturalisé, ce qui n’est pas vrai. Elle se fonde sur des confidences d’anciennes amies de Simone Gbagbo pour affirmer que cette dernière est «richissime» sans dire un mot de ses supposées bonnes affaires.

Mais l’intérêt du livre de la journaliste française, envoyée spéciale de La Tribune de Genève à Abidjan durant les mois d’enfer, n’est pas dans le background mais dans les témoignages de terrain qu’elle met en lumière. Et qui sont déterminants. Notamment en ce qui concerne la fameuse «tuerie des femmes d’Abobo», qui a justifié le vote de la résolution 1975 instrumentalisée par la France officielle pour camoufler son entrée en guerre contre l’Etat de Côte d’Ivoire derrière un texte international de toute façon dévoyé.

Que s’est-il passé à Abobo ? Extraits du livre de Leslie Varenne.

«Le 3 mars, deux ou trois mille femmes défilent aux cris de «Gbagbo dégage». La manifestation est bon enfant. (…) Le rassemblement se tient au rond-point d’Anador, aussi appelé le carrefour du Banco. Le cortège croise les chars sortant du camp-commando d’Abobo pour aller se ravitailler au camp de gendarmerie d’Agban, circulant en sens inverse de la manifestation en direction d’Adjamé. Les femmes leur adressent des coucous de la main en signe de ralliement. Elles sont certaines d’avoir en face d’elles des tanks soustraits à l’armée par le Commando invisible lors des batailles. Subitement, des tirs atteignent les femmes. Le cortège panique, les femmes crient, s’enfuient dans la stupeur générale, personne ne comprend ce qu’il se passe. Officiellement, sept femmes meurent ce jour-là (…) Je n’étais pas sur place ce jour-là, mais lors de mes voyages à Abidjan, j’ai enquêté sur cet événement. Il me faudra des mois pour comprendre ce qu’il s’est réellement passé. Dans cette affaire, de nombreux points sont particulièrement troublants. Abibia, une marcheuse témoigne : «Au départ, nous ne voulions pas y aller. Abobo était en guerre à cette époque et cette marche était dangereuse. Mais le Golf nous a rassuré, il nous a dit que les Fongnons (les hommes du Commando invisible, ndlr) sécuriseraient la marche, et nous, nous avions une totale confiance en eux. Le Golf nous avait dit aussi que l’Onuci serait là. C’est pour cela que nous y sommes allées confiantes, habillées en boubous. Nous étions tellement rassurées qu’une des femmes est venue avec son bébé dans le dos. Elle est morte, mais personne n’a jamais mentionné le décès de son enfant.»

De son côté, le Commando invisible a été totalement surpris par cette manifestation : il n’avait tout simplement pas été prévenu par le Golf. Lorsque les hommes d’IB ont vu les femmes affluer, ils ont tout fait pour leur dire de rentrer chez elles. Mais ils ont seulement réussi à faire rebrousser chemin aux mères qui arrivaient de PK 18 et d’Anyama. En outre, à l’époque, le rond-point d’Anador n’est pas encore un territoire sous leur contrôle. Le choix du lieu du rassemblement est donc curieux. Pourquoi donner le rendez-vous sur la route et à l’heure où les chars passent pour aller se ravitailler ?

Huit mois après, Abiba s’interroge toujours : «Je n’ai pas toujours compris pourquoi le RHDP a choisi ce lieu.» L’endroit aurait pu apparaître comme stratégique si les femmes avaient marché en direction d’Abidjan, mais le meeting de fin de cortège devait avoir lieu devant la mairie d’Abobo. Autre élément incompréhensible, les femmes et les chars circulent en sens inverse, donc ils se font face. Or, les femmes sont atteintes dans le dos par des balles de mitrailleuse. Selon tous les témoignages recueillis, les tirs sont partis de la station Mobil à quelque quatre cents mètres environ du rond-point d’Anador. Les douilles ramassées par un des combattants du Commando invisible arrivé sur place après les tirs sont des douilles de calibre 12,7. Or les chars russes de Laurent Gbagbo sont équipés de mitrailleuses de 14 mm. (…) Le corps d’une femme a été emmené par sa famille, présente à proximité et inhumé le jour même.

Selon des témoins, les corps des six autres femmes auraient été ramassés par des jeunes hommes du RDR, parti d’Alassane Ouattara, puis transportés dans des estafettes (petits fourgons, ndlr). (…) Autre point étonnant : même en ces temps troublés, à Abidjan, la procédure est stricte, les victimes auraient dû être transportées à la morgue d’Anyama. Une autopsie aurait dû être pratiquée et les cadavres auraient dû être remis aux familles. Or, il n’en a rien été. Les six corps ont été enterrés dans un terrain vague, à l’insu de leurs parents, qui mettront des mois avant de connaître le lieu d’inhumation. Plusieurs mois après les faits, la Cour pénale internationale (CPI) se rend en Côte d’Ivoire et ne rencontre pas les familles. En revanche, l’ONUCI a interrogé les parents des victimes pour connaître leur version des faits et les a encouragés à prendre des avocats. Mais sans le soutien d’une organisation, comment ces familles pourraient-elles suivre une procédure aussi complexe et payer les honoraires des avocats ? Le parquet d’Abidjan, lui, signale l’ouverture d’une procédure.

Lors de mon investigation, j’apprendrai que deux commandants proches de Guillaume Soro étaient sur place ce jour-là. Etaient-ils là pour protéger les manifestantes ?»

Que d’éléments troublants !

Pour résumer, après son investigation, la journaliste française affirme que le RDR a en quelque sorte piégé ses militantes d’Abobo en leur mentant que le Commando invisible, non tenu au courant, et l’ONUCI, les protégeraient. Le parti ouattariste a choisi à dessein de faire manifester ses femmes sur la route où les FDS passent pour aller se ravitailler, et à l’heure de leur passage. Au final, des manifestantes affirment que les tirs de mitrailleuses criminels ne sont pas venus des chars de l’armée ivoirienne tandis que des combattants venus sur le terrain par la suite affirment que les douilles ne sauraient provenir desdits chars. De plus, il est incompréhensible que des mortes soient touchées dans le dos alors que les chars étaient en face d’elles. Ce qui est en outre frappant, c’est le fait que le RDR ait choisi d’empêcher toute autopsie et tout examen des corps des tuées en les soustrayant à leurs familles et en les enterrant à la va-vite dans un terrain vague, alors que la grande majorité des corps de la guerre postélectorale se trouvaient tout de même dans les morgues, malgré le conflit. Cette volonté délibérée d’empêcher des expertises sur les corps et d’empêcher les familles de les voir fait curieusement penser à ce qui s’est passé en novembre 2004 avec les dépouilles des neuf soldats français…

Les révélations de Leslie Varenne donnent en tout cas une légitimité nouvelle à la demande du président Laurent Gbagbo, qui sollicite depuis des mois une enquête internationale sur la fameuse tuerie des femmes d’Abobo. Une autre révélation de la journaliste confirme l’intuition répandue selon laquelle coups fourrés et montages visant à manipuler l’opinion publique internationale afin de légitimer une entrée en guerre directe de la France et de l’ONU. Une intuition qui fait que la version officielle sur le kidnapping de l’hôtel Novotel suscite jusqu’à présent de lourds questionnements…

Leslie Varenne explique, sur la base de confidences exclusives, que les attaques de l’hôtel du Golf le 9 avril, attribuées bruyamment aux FDS, ont été… des auto-coups des forces internationales.

«Des gars de l’ONUCI en tenue de camouflage»

Extraits du livre «Abobo la Guerre» évoquant le 11 avril, après le transfert violent de Laurent Gbagbo et de ses proches à l’hôtel du Golf. «Une heure après l’arrivée de ces illustres hôtes, son QG (l’hôtel du Golf, ndlr) est à nouveau attaqué à l’arme lourde. Comme la première fois, cette offensive ne fait ni blessé grave ni dégât majeur. Pourquoi les fidèles de Gbagbo bombardent-ils le lieu où se trouvent leur chef et son clan ? Pourquoi prennent-ils le risque de les tuer ou de les blesser ? Cette nouvelle agression a de quoi étonner. Un fonctionnaire de l’hôtel Sebroko révèle la vérité : «C’est l’ONUCI qui s’est tiré dessus lors des deux attaques, celle du 9 avril et celle du 11 avril, contre le Golf. La première fois, c’était pour légitimer les opérations en cours après la demande de cessez-le-feu de Laurent Gbagbo. La deuxième pour justifier sa capture et faire diversion. Un militaire ayant séjourné un mois à l’hôtel Sebroko après la guerre confirme : «En fait ce sont les gars de l’ONUCI en tenue de camouflage qui ont fait le coup. Bien sûr, les gars qui défendaient le Golf n’étaient pas au courant».

«La première victime d’une guerre, c’est la vérité», écrivait Hiram Warren Johnson, sénateur américain aujourd’hui décédé. Il avait décidément raison.

Théophile Kouamouo

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Preuve du montage en vidéo: par le 6 mars 2011

Voici comment on Crée une fausse information dans le but de discrediter l'adversaire politique.Ce qui est amusant c'est que l'ONU ainsi que la "la communauté internationale" sont complices de ces personnes, et amplifient l'information de ces faux massacres.