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07 novembre 2011

Un proche de Charles Blé Goudé arrêté à Aboisso

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PHOTO: Claudus Kouadio

Angénor Youan Bi, cofondateur du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (COJEP), organisation dirigée par Charles Blé Goudé, dont il est un des proches, a été arrêté vendredi à Aboisso et conduit au camp d'Agban, a-t-on appris dimanche auprès de sa famille. Il vivait depuis de nombreux mois dans une quasi-clandestinité de part et d'autre de la frontière ivoiro-ghanéenne, selon ses proches. "Je vis en Afrique', avait-il affirmé à l'occasion d'une interview donnée au quotidien L'Inter, sans autres précisions.

Cette arrestation intervient après celle d'Anselme Séka Yapo, aide de camp de Simone Ehivet Gbagbo. Détenu au secret, il n'est pas en contact avec sa famille et ne bénéficie pas de l'assistance d'un avocat. Son absence non expliquée au tribunal militaire d'Abidjan, où il devait être entendu jeudi dernier, alimente les rumeurs les plus alarmistes à son sujet.

Benjamin Silué, avec Alerte Info

Par La rédaction de Le Nouveau Courrier le 06/11/11 à 10:59

 

02 novembre 2011

Où est le Capitaine Séka Séka ?

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Lintelligent Abidjan N°2380
"A la Une :
- Encore des révélations : L'ex-aide de camp de Simone Gbagbo en danger / Séka Séka, ils veulent vraiment l'assassiner / Pourquoi? / Qui sont ils ?"

Le Pouvoir Ouattara a t'il déjà tué le Capitaine Séka Séka ? Si Oui qu'il assume ce énième crime de sang au lieu te tenter sournoisement de faire croire que des proches du Couple Présidentiel Gbagbo veulent l...'assassiner pour l'empêcher de faire des révélations qui en réalité ne sont que de fieffés mensonges que ses geôliers vont certainement encore inventer !

"De là ou je suis je ne peux lire l'article en question mais c'est le sentiment que j'ai"
S'il est encore en vie, permettez lui de parler devant un juge dans ce pays de grande injustice - il aura eu au moins l’occasion de s'exprimer devant un public qui déterminera par lui même s'il parle librement ou sous pression.

Cadres Lmp emprisonnés - Michel Gbagbo et des ministres libérés, cette semaine

Publié le mercredi 2 novembre 2011   | Soir Info

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Tous les anciens ministres de Laurent Gbagbo, assignés d’abord à résidence surveillée à l’hôtel « La nouvelle pergola », à la chute de Laurent Gbagbo, le 11 avril, avant d’être transférés le 9 juillet 2011 dans la prison civile de Boundiali, pourraient recouvrer, cette semaine, leur liberté de mouvement. Cette information que nous tenons d’un Ambassadeur occidental en fonction à Abidjan, a été confirmée par un haut magistrat proche du parquet d’Abidjan. « Tout est mis en œuvre pour leur mise en liberté provisoire dans le courant de cette semaine », nous a-t-on confié. Ce sont Gilbert-Marie Aké N’Gbo, ex-Premier ministre, Danielle Boni Claverie, ex-ministre de la Famille de la Femme et de l’Enfant, Christine Adjobi, ex-ministre de la Santé et de la Lutte contre le sida, MM. Ettien Amoakon, ex-ministre des Postes des Télécommunications et des Nouvelles technologies de l’information, Désiré Dallo, ex-ministre de l’Économie et des Finances, Alcide Djédjé, ex-ministre des Affaires étrangères, Raphael Dogbo, ex-secrétaire d’État des personnes handicapés, Joseph Kata Kété, député et ex-ministre de la Recherche scientifique, George Armand Ouégnin, ex-secrétaire d’État chargé de l’Assurance mutuelle universelle (AMU).

Michel Gbagbo, fils de l’ex-chef de l’Etat, pourrait, lui aussi, bénéficier de cette liberté provisoire. « Ils seront tous transférés à Abidjan cette semaine avant d’être remis en liberté. Mais, il s’agit d’une liberté provisoire. Ils seront donc placés sous contrôle judiciaire », en attendant leur probable comparution devant le tribunal, a précisé notre source.

Sans vouloir interférer dans les affaires judiciaires, même s’il est le chef suprême de la magistrature, avant son déplacement à Paris pour la 36 ème conférence générale de l’Unesco tenue la semaine dernière et où il a largement évoqué son programme en faveur de la paix en Côte d’Ivoire, le président de la République, Alassane Ouattara aurait instruit, ministre de la justice sur les dispositions à prendre, dans la dynamique du processus de réconciliation nationale, pour rendre « possible la mise en liberté provisoire des ministres du gouvernement du président Laurent Gbagbo ». En respect de la procédure, la décision a été prise sur réquisition du procureur de la République, avons-nous appris auprès du parquet d’Abidjan. Alassane Ouattara multiplie des gestes d’apaisement et de bonne cohésion politique avec son opposition significative incarnée par le Fpi. « Ce que j’ai indiqué à la délégation du Fpi, qui m’a rendu visite, il y a quelques semaines, c’est que je ferai tout ce que je peux faire personnellement afin qu’ils participent à ces législatives », avait-il indiqué au cours d’une conférence de presse à Paris.

Cet autre acte, hautement politique, s`inscrit après la révélation faite à Paris par le chef de l`Etat. « J’ai signé un décret pour accroître le nombre des vice-présidents de la Cei, afin que le Fpi puisse y siéger » avait-il dit. Ces dernières semaines, des voix, mêlées à celles des dirigeants intérimaires du Front populaire ivoirien ( Fpi), se sont élevées, réclamant la participation du parti de Gbagbo à ces législatives pour donner une chance à une réelle expression démocratique après la guerre électorale. Après leur inculpation formelle par la justice ivoirienne, 24 proches de Laurent Gbagbo avaient été transférés le 9 juillet 2011 à la prison civile de Boundiali. Placés en détention préventive et accusés de détournements de fonds publics, d’atteinte à la sûreté de l’État et de crimes, ils sont, depuis, dans l’attente d’un procès. S’agissant de l’infraction d’atteinte à la sûreté de l’Etat, 42 personnes ont été inculpées et placées sous mandat de dépôt dans cette enquête. A la suite de la crise postélectorale, le président de la République, Alassane Ouattara, avait instruit le procureur de la République, Simplice Kouadio Koffi, à diligenter une enquête aux fins de juger les auteurs présumés des infractions d’atteinte à la sûreté de l’Etat et économiques.

Armand B. DEPEYLA

24 octobre 2011

De l’indépendance « Cha-Cha-Cha » à la liberté « Tchatche ! Tchatche ! Tchatche ! » ça suffit !

 

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Gamin, il y a avait ce moment privilégié que j’aimais partager avec ma mère certains soirs de lassitude. Ayant passé son adolescence pendant la période coloniale, elle ne manquait jamais d’anecdotes croustillantes à raconter à mes sœurs et moi au sujet de cette période. Mais avant, il fallait lui passer un « 33 tours » de Franco & Le TP-OK Jazz : Liberté ; elle aimait bien cette chanson, l’une des rares au son de laquelle je l’avais regardé danser d’ailleurs.

Entre un soupir et quelques fous rires, elle égrainait son chapelet d’histoires qui nous transportaient au cœur de cette lointaine époque. Je me rappel encore certains de ses récits: tout le village qui s’est refugié dans la brousse la première fois que l’homme blanc est apparu à N’Guessankro, la débandade générale des villageois l’autre fois où la première automobile est entré plus tard au village, les chants en Français bidouillé des appelés aux travaux forcés après s’être alignés en fil indienne pour marcher vers le lieu du labeur sans fin.

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Mais une histoire en particulier avait vivement retenue mon attention : l’histoire du pain.

Le pain de blé était méconnu dans cette partie du monde. Aussi, ne faisait-il pas partie des habitudes alimentaires des autochtones. Bien que distribué « gracieusement » par les colons, certains « indigènes » rechignaient à en consommer. Ceux-ci étaient souvent fouaillés avant d’être astreint à « manger  le pain béni ». L’habitude aidant, finalement tous en redemandaient et attendaient même avec grande impatience la distribution « gratuite » du pain. Mais il arriva ce jour ou le boulanger de service manqua à l’appel - ce qui provoqua un général mécontentement légitime. Puis vint au autre rendez-vous manqué, et encore d’autres sans aucune explication des colons. L’exaspération était à son comble ; jusqu'à ce que le pain une fois de retour, soit mis en vente à « 1 Dé’hi » qui valait très largement moins de notre actuelle 5F CFA. On était en 1990, j’étais à l’école primaire et le pain coutait 75F CFA la baguette quand ma mère me racontait cette histoire. A ce jour en Côte d’Ivoire, en temps de paix la baguette de pain se négocie entre 150 et 200F CFA (Francs des Colonies Françaises d’Afrique) selon les enseignes.

C’est avec l’espoir en lambeaux que je me rends à cette flagrante évidence qui est que, comme pour ce pain jadis offert gratuitement, notre indépendance donné sans aucun soupçon de bonne foi n’est qu’un leurre. Et ce semblant de liberté à laquelle nous avons gouté gracieusement, nous allons devoir l’acheté à un prix fort en croissance exponentielle avec les années, à défaut de « l’arracher » à la France.

De 1960 à 2000, notre pays continuait de danser au son de « Indépendance CHA CHA CHA » pendant que très sournoisement, la colonisation Française en Côte d’Ivoire se perpétuait sous une forme plus moderne et encore plus vorace.

L’an 2000 et l’arrivé au pouvoir du Président Gbagbo avaient sonné le glas de certaines pratiques ultra mercantilistes de l’état Français au cœur même de l’appareil gouvernemental Ivoirien considéré alors comme un prolongement de l’ex-colonie d’AOF (Afrique Occidentale Française) : d’où cette guerre sans limite organisée, pilotée et soutenue sur le terrain par l’armée Française qui a fini par « enlever » le Président Gbagbo jugé nationaliste par la France qui n’entend pas céder d’un iota ses privilèges auto-octroyés bien avant la parodie de décolonisation. Désormais, avec tous les attributs inhérents à ce statut, la Côte d’ivoire est entrée de pleins pieds dans le cycle mouvant du néocolonialisme Français et s’y enfonce inexorablement depuis le 11 Avril 2011 : l’armé Française de retour sous l’appellation « Forces Française de Côte d’Ivoire », tous ou presque est administré par des Français au palais Présidentiel de la cuisine au budget de l’état (qui n’a pas été voté a l’assemblé nationale comme le prévoit la constitution mais FIXE) en passant par les dépenses militaires, les projets d’infrastructures et même les reformes administratives au niveau de la justice. Dorénavant, notre liberté acquise n’est plus que Tchatche ! Tchatche ! Et encore Tchatche !

Loin des querelles de notre paysage politique interne, très loin des oppositions de personnes, encore plus loin des discours démagogiques que certains tenterons de nous servir pour convaincre la masse au sujet d’une illusoire souveraineté Ivoirienne acquise et réelle, il va falloir manifester notre légitime indignation face à la mainmise de la France sur notre Etat en déliquescence programmé et revendiquer notre véritable autodétermination. Il est question là de la survie de notre nation qui n’a pas pour dessein de s’apparenté à une sous préfecture Française d’outre mer au ordre de l’Elysée. Cette attitude dédaigneuse et typique de l’arrogance occidentale envers les pays Africains, doit trouver réponse à la hauteur du caractère irrévérencieux des actes de la diplomatie Française dans NOTRE pays depuis 2002 voir bien avant. La France ne s’arrêtera pas d’elle-même dans la reconquête de sa riche colonie d’alors. Elle entend prendre pied et muter sous d’autres formes encore plus dégradantes pour l’Ivoirien.

Il est temps de dire NON pendant que la France n’a pas encore déployé tous ses organes préhenseurs. Il est encore temps de mettre fin à ce perpétuel ravalement à la bonne bête. Il est plus que jamais temps de briser « l’étendard sanglant » de la France et conjointement, hisser très haut le drapeau Ivoirien en répondant avec fierté à l’appel de notre pays qui a soif de LIBERTE. Après avoir vue nos mères chanter « Liberté », après avoir furtivement gouté amèrement aux prémices de cette liberté surveillée qui est en passe d’être enseveli sous nos morts comme un lointain souvenir, avec foi, conviction, force et courage, allons au bout de ce voyage de la LIBERTE totale.

 

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19 octobre 2011

Abidjan a sa « Tour Eiffel »

Serey Eiffel brille dans l’ombre d’Alassane Dramane Ouattara.

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En quelques mois, le conseiller Français d’Alassane Ouatarra, Philippe Serey-Eiffel, a bâti ses réseaux d’influence au sein de l‘exécutif. Son bureau est désormais un passage obligé pour parler business et grand projets.

Bien qu’Alassane Ouattara n’ait pas fini de nommer tous ses conseillers, son shadow-cabinet est déjà bien garni. Chaque ministre a, pour ainsi dire, son pendant à la présidence, autour du grand ordonnateur Philippe Serey-Eiffel. Conseiller économique chargé des infrastructures, ce dernier n’a pas perdu en influence après son clash avec le premier ministre Guillaume Soro, le 7 Aout. Au contraire.

- Le Clash du 7 Aout : La lettre du continent N° 618 : ADO sous l’influence des sorciers Blancs Guillaume Soro s’agace.

"D’ordinaire flegmatique, le premier ministre Guillaume Soro a piqué une grosse colère le 7 Aout, allant jusqu'à menacer le chef de l’état de démissionner. En cause l’emprise des Français nommés à la présidence, chargés de gérer des domaines aussi stratégiques que le budget et les projets d’infrastructures. En ligne de mire, le conseiller économique Philippe Serey-Eiffel. Recruté en Mars en pleine atmosphère de pré-guerre civile, cet ingénieur des ponts et chaussées, directeur sous Houphouet-Boigny de la puissante Direction des grands travaux (ancêtre du BNETD), est perçu comme le grand vizir de la lagune Ebrié. Aucun dossier ne lui échappe, ses prérogatives faisant de lui un vice-président chargé des finances. Pour limiter cette influence, Guillaume Soro a adressé une lettre à tous les ministres de son gouvernement leur demandant de passer outre les instructions du conseiller. Ce qui n’empêche pas Serey-Eiffel de cultiver ses réseaux.Alors que deux ex-officiers de la Direction du renseignement militaire (DRM) françaises s’occupent des écoutes dans les sous-sols du palais présidentiel, le domaine de la défense est placé sous la responsabilité de Claude Réglat. Ce général quatre étoiles, ancien commandant des forces françaises au Gabon (FFG), accompagne ADO dans la délicate reforme de l’armée, au terme de laquelle, 10.000 «rebelles » devront rentrer dans les rangs. Bon Courage ! De son coté, le colonel Français Marc Paitier vient d’être rattaché au ministre de la défense, qui n’est autre que Guillaume Soro."

 

Cet ex-compagnon de route du président ivoirien et ancien vice-président de l’Institut pour l’Afrique (IA) fondé par ADO a vue ses prérogatives renforcées. Il vient d’être promu coordonnateur générale du corps des conseillers de la présidence. Un premier ministre bis en quelques sortes…

Ami du secrétaire générale de la présidence Amadou Gon Coulibaly depuis l’époque ou tous les deux travaillaient au Bureau d’études technique et de développement (BNETD), Phillipe Serey-Eiffel s’appuie sur Issac Deh, ancien cadre de la Banque Mondiale qui fut également conseiller de Charles Konan Banny. Deh est marié à la fille de Jean Konan Banny, ministre de la défense sous Félix Houphouet Boigny. Le super conseiller est également proche du conseiller diplomatique d’ADO Gervais Kacou, ex ambassadeur de Côte d’Ivoire en France et ancien ministre des affaires étrangères (PDCI) de Laurent Gbagbo. L’ex Ministre de la famille Jeanne Peuhmond appuie elle, Serey-Eiffel sur les questions sociales. Et le conseiller belgo-ivoirien Christian- Delmotte prend en charge celle relevant de la santé. Le frère du chef de l’état, Ibrahim Ouattara, dit «IBO», seconde le Français en tant que Directeur administratif et financier du palais. Philipe Serey-Eiffel pourrait renforcer son réseau d’ici la fin de l’année avec la nomination annoncée de personnalité du FMI et d’ex membres de l’IA.

Source : La lettre du continent N° 620

COMMENTAIRE : « Un vice-président, un premier ministre bis en quelques sortes…», telle est la description qu’on nous donne de Eiffel. En réalité, Eiffel vient de bâtir une autre tour du même nom en terre Ivoirienne – mais cette fois au dessus de la « Tour d’Ivoire » dans laquelle la France a installé Alassane Dramane Ouattara.

A l’évidence, la Côte d’Ivoire n’est plus notre. Notre pays n’est plus un « Etat-Nation » et ce pouvoir non souverain et illégitime s’efforce de ne jamais exprimer nos aspirations. Pourquoi ? Du fait que ce paravent de régime exposé à grand renfort de publicités mensongères comme étant le choix du peuple de Côte d’Ivoire, cache derrière lui cette réalité choquante ! C’est à se demander « Où sont passés les dits ‘technocrates’ du RDR ? » Aussi, les velléités de rétractation interne de Guillaume Soro face à cette invasion Française en Côte d’Ivoire traduisent l’ampleur de l’hégémonie en consolidation à nos dépens.

Bien qu’excessif, ce schéma est logique : l’occupant a imposé à la Côte d’ivoire des « gouvernants » et aux gouvernants il impose des « gouvernails » qu’il tient d’une main solide et ferme. Le prochain stationnement sur nos terres de 300 militaires Français rebaptisés  «éléments français de Côte d’Ivoire » sur la base de Port-Bouêt à Abidjan n’est que la confirmation du retour en force du néocolonialisme : il faut bien que la France protège ses intérêts sur son nouveau territoire d’outre mer qu’on devrait rebaptiser « Côte de Coq ».

17 octobre 2011

La soldatesque de Hamed Bakayoko face au FPI à la Place CP1 : "On a voté Gbagbo, tuez nous"

15 Octobre 2011 – Debout comme un seul homme, les « indignés » du monde réclament une «Véritable démocratie globale » pour les états ayant fait le choix cette ligne politique qui malheureusement n’est pas toujours appliquée en respectant les points qui en caractérisent la vertu. Sur le continent Noir-Africain, un pays qui n’en est plus vraiment un, a entreprit courageusement de proclamer son indignation par la voix de ses dignes patriotes ; en Côte d’Ivoire devenue une sorte de nouvelle préfecture Française depuis l’enlèvement par l’armée Française de Laurent Gbagbo son Président élu, la jeunesse du FPI (Front Populaire Ivoirien) a entreprit de réclamer la libération de son leader et de tous les prisonniers politique issus de la Majorité présidentielle lors d’un meeting organisé à Abidjan dans la commune de Yopougon.

Bien qu’officiellement autorisé avec contrariété par le pouvoir iconoclaste imposé par la Nicolas Sarkozy, ce simple meeting de la place CP1 de Yopougon va se heurter à la fébrilité de cette dictature en consolidation qui vient d’ajouter une autre pièce à son chapelet de privation et de violence gratuite. Ce rassemblement pacifique va être brutalement réprimé dans le sang par les nervis du loubard Hamed Bakayoko auréolé de son titre de Ministre de l’intérieur dont il s’affuble. Au menu ; grenades lacrymogènes, bastonnades et tirs de Kalachnikovs pour empêcher l’accès au stade censé être le lieu du rassemblement.

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Face au risque de devoir assister impuissant au meurtre programmé de certains militants par les FRCI, la direction de la jeunesse du FPI décide de surseoir illico à la tenue effective du rassemblement prévu pour 14 H. Cependant, l’information faisant état de l’annulation du meeting est donnée autour de 13H GMT et ne parvient pas à tous les patriotes Ivoiriens qui déferlent déjà en direction de la place CP1. C’est dans le sang que les jeunes du FPI vont être réprimés par les soldats rebelles de Hamed Bakayoko postés armes aux poings à toutes les encablures du lieu du meeting qu’il avait autorisé.

Toutefois, « Yopougon la joie » est aussi « Yopougon la courageuse » - et l’antre de la résistance Ivoirienne n’entendait pas se laisser éternellement privé de ses libertés élémentaires. Bravant les armes et la violence impétueuse imposée par la soldatesque du « Golden Boy » de la préfecture Française de Côte d’Ivoire, la digne jeunesse du FPI a donné sa chaire et son sang pour proclamer sa liberté et revendiquer son attachement sans bornes à son leader injustement emprisonné ; « On a voté Gbagbo, tuez nous » scandaient ils face à l’artillerie impressionnante déployé pour les dissuadés de se rendre à la place CP1.

Bien que le meeting ait été avorté, les jeunes militants du FPI ont brisé l’infect et paralysant cycle de la peur en arborant fièrement des T-shirts et autres gadgets à l’effigie de Laurent Gbagbo et du FPI.

« Nous gagnerons la bataille de l’avenir et de la LIBERTE » disait Laurent Gbagbo – et cette idée novatrice, les patriotes Ivoiriens n’en démordent pas même dans l’adversité. Avec abnégation, détermination et foi, ils continueront nombreux à se battre pour cet idéal. Aussi, la pire intransigeance du pouvoir en place n’arrêtera cette marche vers la démocratie à restaurer et la liberté retrouvée.