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07 octobre 2011

Discours du Dr. ASSOA ADOU, Porte-parole de la Coordination du FPI en Exil

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Excellence monsieur le Président de la République du Ghana,

 

Excellence monsieur le Président de la République Fédérale du Nigéria,

Nos premiers mots sont à l’endroit de SEM ATTA MILLS, Président de la République du Ghana. Nous voudrions encore une fois vous dire toute notre reconnaissance à vous et à tout le peuple ghanéen pour l’hospitalité et l’attention que vous n’avez cessez de nous accorder depuis que, par milliers, nous sommes venus trouver refuge dans votre pays. Nous vous remercions également pour tous les efforts que vous déployez pour la paix en Côte d’Ivoire. La présente rencontre en est une illustration parfaite.

 

Nous voudrions saluer son excellence M. GOODLUCK JONATHAN, pour sa présence.

Quant à M. Alassane DRAMANE OUATTARA nous sommes heureux de sa présence qui nous donne l’occasion de nous adresser à lui.

Nous sommes venus lui dire que nous sommes pour la paix, mais une paix qui réconcilie les ivoiriens, à l’exemple de Laurent GBAGBO, qui a œuvré pendant dix ans pour ramener la paix en Côte d’Ivoire. On citera entre autres actions: le financement des partis d’opposition lorsqu’il a accédé au pouvoir en 2000 et qui a permis au RDR qui n’y avait pas droit, de bénéficier d’une subvention annuelle de 800 millions de francs CFA ; le retour d’exil de MM OUATTARA et BEDIE dans le cadre du forum pour une réconciliation inclusive en 2001 ; la décision de 2005 qui a rendu éligibles MM OUATTARA et BEDIE aux élections  présidentielles de sortie de crise, suite à l’Accord de Pretoria ; la prise d’une loi d’amnistie pour les rebelles qui ont attaqué la Côte d’Ivoire en septembre 2002 ; la signature de l’Accord politique de Ouagadougou avec la rébellion armée et la nomination au poste de premier ministre du chef des rebelles, M. SORO.

La crise ivoirienne n’a pas commencé le 28 novembre 2010 contrairement à l’opinion courante, elle a commencé le 19 septembre 2002 par un coup d’Etat manqué qui s’est mué en une rébellion armée, organisée et planifiée par la France.

L’élection du 28 novembre 2010 devait mettre fin à cette longue et grave crise mais hélas, elle l’a aggravée et prolongée.

Le refus des résultats du Conseil constitutionnel proclamant le Président  Laurent GBAGBO vainqueur a entrainé un contentieux électoral qui n’a pas été vidé par le recomptage des voix, comme préconisé par le Président Laurent GBAGBO, ni par la solution politique négociée proposée par l’Union Africaine et acceptée par le Président Laurent GBAGBO. En lieu et place, la rébellion, appuyée par la France et l’Onu a déclenché  la guerre qui a abouti à l’arrestation le 11 avril 2011 du Président Laurent GBAGBO par les forces française qui l’ont remis aux rebelles. Au cours de cette guerre, les forces rebelles ont perpétré des massacres politiques et ethniques, comme le génocide du peuple wè dans l’ouest de la Côte d’Ivoire et l’exécution sommaire de centaines de jeunes à Adjamé et Yopougon.

Le Président Laurent GBAGBO est aujourd’hui détenu à Korhogo dans des conditions indignes et humiliantes d’un Président de la République et traité moins bien qu’un vulgaire délinquant de droit commun. Nous avons appris que suite aux démarches entreprises par les autorités ivoiriennes et françaises auprès de la CPI (Cour Pénale Internationale) les tractations sont en cours en vue de traduire le Président Laurent Gbagbo devant cette juridiction.

Par ailleurs, depuis le 11 avril 2011, les tueries, pillages, viols, occupations de plantations et domiciles par les rebelles et les dozos rebaptisés FRCI sont ininterrompus et ont occasionné un exil  interne et externe de plus de deux millions d’ivoiriens.

 

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M. le Président ATTA MILLS, les milliers d’exilés que nous représentons refusent que la force soit utilisée pour imposer une solution à un camp.

Nous refusons l’instrumentalisation de la justice ivoirienne et la justice internationale pour exclure de la vie politique des adversaires.

Pour nous, la vraie solution à la crise ivoirienne, celle qui ramènera la paix définitive ne peut être qu’une solution politique. Cette solution commence par la libération immédiate du Président Laurent GBAGBO et de tous les prisonniers politiques, civils et militaires en vue d’un dialogue inclusif au sommet de l’Etat et entre les ivoiriens.

Le Président Laurent GBAGBO qui représente plus de 50% de la population, n’est pas, comme nous l’avons entendu dire, l’obstacle à la paix mais au contraire l’élément clé pour la paix en Côte d’Ivoire.

C’est pourquoi, pour nous, détenir le Président Laurent GBAGBO et ne pas le libérer c’est faire obstacle à la paix.

Transférer le Président Laurent GBAGBO à la CPI alors que les criminels notoires sont en liberté et ne sont pas inquiétés, c’est hypothéquer définitivement la paix en Côte d’Ivoire.

Nous sommes pour notre part dans l’attente d’initiaves africaines allant dans le sens de la paix véritable en Côte d’Ivoire. Celle-ci ne peut intervenir que par la libération du Président Laurent Gbagbo et l’instauration d’un dialogue direct entre lui et M. OUATTARA.

C’est pourquoi nous vous saluons encore une fois Messieurs les Présidents pour cette initiative et vous remercions de nous avoir écoutés.

Dr ASSOA ADOU PRESIDENT ET PORTE PAROLE DE LA COORDINATION   FPI EN EXIL

 

 

Pour les humiliations infligés à Gbagbo - Katinan refuse de rencontrer Ouattara au Ghana

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A l’occasion de la visite que le Chef d’Etat Ivoirien effectue au Ghana le 06 Octobre 2011, Son Excellence Monsieur ATTA Mils, Président de la République du Ghana, a bien voulu demander aux cadres exilés de La Majorité présidentielle (LMP) d’assister à l’audience qui leur sera accordée par le Chef d’Etat Ivoirien. Au nom du Président Laurent GBAGBO, le Porte- Parole salue cette belle initiative de Son Excellence le Président ATTA Mils à laquelle il adhère puisqu’elle offre une occasion aux cadres refugiés de LMP de s’exprimer sur les questions qui les préoccupent et qui ont un impact sur l’avenir de la Cote d’Ivoire.

Le Porte- Parole profite de l’occasion pour remercier Son Excellence le Président ATTA Mils, le Gouvernement et le peuple ghanéens pour la grande hospitalité qu’ils accordent à leurs sœurs et frères ivoiriens qui, fuyant les persécutions, ont trouvé refuge au Ghana.

Cependant, les traitements extrêmement humiliants et dégradants qu’infligent les autorités ivoiriennes au Président Laurent GBAGBO détenu à Korhogo dans un lieu secret, notamment, l’ouverture de l’enquête de la CPI obtenue aux forceps par le Chef de l’Etat ivoirien et le Président SARKOZY, et les dernières décisions prises par son gouvernement d’obliger le Président Laurent GBAGBO à recevoir désormais ses avocats au tribunal comme un vulgaire prisonnier de droit commun, constituent des actes inacceptables pour son représentant et porte- parole. Pour protester contre le mépris avec lequel le Chef de l’Etat ivoirien et son gouvernement traitent le Président Laurent GBAGBO, le Porte- Parole s’abstient volontairement de participer à cette audience.
Le porte-parole tient à présenter toutes ses excuses au Président ATTA Mils pour cette décision qui traduit ’exaspération du peuple ivoirien face aux traitements inutilement humiliants infligés au Président Laurent Gbagbo par le Chef d’Etat et le Gouvernement ivoirien.

Fait à Accra, le 05 Septembre 2011

Le Représentant et Porte Parole du 
Président Laurent GBAGBO
Le Ministre KONE Katinan

Publié le jeudi 6 octobre 2011 | Notre Voie

(N.B. : Le titre est de la Rédaction)

Alassane DRAMANE Ouattara demande à Accra d`arrêter des Ivoiriens réfugiés au Ghana.

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Publié le jeudi 6 octobre 2011 | AFP

ACCRA - [...] Alassane Ouattara a demandé jeudi aux autorités d`Accra de donner suite aux mandats d`arrêt émis contre des Ivoiriens exilés au Ghana depuis la sanglante crise post-électorale ivoirienne, selon un communiqué conjoint.

M. Ouattara était jeudi en visite officielle au Ghana où il a notamment eu un entretien avec son homologue John Atta Mills.

"[...] Ouattara a demandé au Ghana d`envisager la mise en oeuvre du mandat (prévoyant) le gel des comptes et l`application des mandats d`arrêt émis contre des personnes présumées coupables d`actes criminels commis durant la crise", selon le communiqué des deux chefs d`Etat.

Le Ghana, voisin de la Côte d`Ivoire, a accepté d`étudier cette requête, ajoute le texte, et une réunion entre responsables de la sécurité des deux pays devrait bientôt se tenir à Abidjan.

Des milliers d`Ivoiriens se sont réfugiés au Ghana et parmi eux figurent de nombreux partisans du président [...] Laurent Gbagbo. La Côte d`Ivoire se remet d`une crise [...] qui a fait quelque 3.000 morts selon l`ONU.

John Atta-Mills a assuré lors d`une conférence de presse: "nous ne permettrons à personne d`utiliser notre territoire pour destabiliser la Côte d`Ivoire".

Arrivé dans la matinée, M. Ouattara devait repartir en début de soirée au terme de son premier voyage officiel au Ghana près de six mois après la fin de la crise.
Fin.

VIVE LA RECONCILIATION NATIONALE...

05 octobre 2011

Cadres, Militants et Sympathisants du FPI, SOYONS Dignes du Combat de Laurent Gbagbo.

LAURENT GBAGBO 1992 - "Nous gagnerons la bataille de l'avenir et de la liberté"
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Rien n’est jamais autant furtif que l’évidence la plus implacable. Elle est là, d’une ténacité indélébile. On ne la verrait certainement pas si le régime perpétuellement effrayé du pouvoir DRAMANE Ouattara ne nous le rappelait à chacune de ses sorties maladroites : Le Président Laurent Gbagbo est « SPECIAL ». Sa lucidité politique, sa vision pour son pays et son aura font peur au point de faire trembler ce régime militarisé qui ne connait que le langage de la barbarie et des privations.

De son sombre lieu de détention, sa saine lumière continue d’aveugler ses geôliers qui ne savent plus quoi faire de lui tant même son silence est perçu comme une menace. Des grotesques accusations aux vaines tentatives de flétrissures dont ils abusent pour tenter de le briser après avoir terni son image de marque, Laurent Gbagbo sort indemne – mieux, les pics lancés contre lui n’ont eu qu’un effet de boumerang assourdissant contre ses inquisiteurs.

Suites aux niaiseries d’accusations de crimes économiques dont il a été accusé par le Procureur de la République de Dramane Ouattara après quatre longs mois de détention illégale, l’ultime recours en voie de formalisation pour définitivement museler le Président Gbagbo semble connaitre les prémices d’un perfide engrenage.

Visiblement, vue l’anti-constitutionalité flagrante de cette procédure biaisé à tous points de vue, dans sa course effrénée sur la voix de l’injustice, ce pouvoir au caractère préfectorale vient de tendre la haie à sa métropole Française qui a aussitôt actionné la Cour Pénale Internationale de la Haye par le biais de son Politicien-Procureur Luis Moreno Ocampo qui vient d’avoir l’autorisation « express » d’ouvrir une enquête sur la crise postélectorale en Côte d’Ivoire juste au lendemain de la visite auprès de la CPI qu’a effectuée Michel MERCIER le Garde des sceaux et Ministre de la Justice et des libertés du Gouvernement Français, le jeudi 29 septembre 2011 – visite précédée par celle de l’émissaire du Gouvernement Dramane Ouattara, le ministre des droits de l’homme, qui s’est également rendu à la HAYE au siège de la CPI pour y rencontrer les responsables de cette Cour après avoir été reçu au préalable par les autorités françaises. Même l’esprit le plus obtus qui soit y verrait clair devant de telles notions indubitables de l’évidence ainsi exposées.

Quel est le poids du Président Laurent Gbagbo déjà illégalement emprisonné en toute impunité, face à la diplomatie Française qui a ses entrées auprès des « fonctionnaires » de la CPI ? Laurent Gbagbo est il seul et livré aux désidératas des apôtres de la perpétuation du colonialisme blanc et de l’impérialisme militarisé ? J’ose espérer que NON, j’ose croire que les cadres, militants et sympathisants du FPI, seront dignes du combat de Laurent Gbagbo en opposant avec intransigeance une objection vigoureuse par des actions déterminées et persistantes pour dire NON et faire reculer Dramane Ouattara et ses alliés néo-colonialistes occidentaux.

L’acquis majeur du moment est le fait qu’après la phase détestable des frictions interne et de l’autocensure, le Front Populaire Ivoirien commence à renouer avec ses idéaux en surmontant la plus persuasive des armes qui la contraignait au mutisme : la peur. Le Front Populaire Ivoirien doit à nouveau se lever, faire FRONT comme son nom l’indique et bousculer ce régime irrationnel qui chante la réconciliation nationale pendant qu’il bâillonne une partie du peuple quand celui a l’extraordinaire chance de ne pas être poussé hors du pays, spolier de ses biens, emprisonné illégalement ou simplement tué.

La Côte d’Ivoire est à un virage sans précédent de son histoire politique, sociale et culturelle. De deux choses l’une : soit avec foi, courage et détermination le FPI revient de plein pied dans l’arène politique pour s’opposer et contraindre ce régime à prendre en compte ses revendications en vue de la libération de ses cadres emprisonnés, soit c’est la porte ouverte à tous les fantasmes non assouvis de la France qui aura finalement obtenu gain de cause en étant arrivée à disqualifier le FPI et ses alliés de La Majorité Présidentielle jugés ultranationnalistes par L’Elysée et la maison blanche.

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Rendons nous à l’évidence - pour conforter son hégémonie à nouveau établie sur notre pays dont elle convoite les richesses, la France apportera tous son soutien à ce régime qu’elle formate en vue de le rendre bestial à souhait – seul gage de tuer dans l’œuf toute velléité de revendication et de changement de ce pouvoir qu’elle nous a imposé. Mais à la différence de certaines autres ex-colonies Françaises encore sous le joug de la France, la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui a déjà gouté à la douce saveur de la liberté et de l’autodétermination. Elle ne peut accepter de retomber en infantilisation étatique et cela se ferra très vite sentir tant cette France insatiable se jettera goulument sur les intérêts qu’elle convoite en Côte d’Ivoire.

Cependant, pour pouvoir continuer de mettre en éveil cette conscience Nationale, il faut une classe politique active et en phase avec cette vision de la Côte d’Ivoire : seul un FPI auréolé de ses leaders charismatiques et de ses penseurs peut conduire la Côte d’Ivoire sur cette voix. Néanmoins, le leurre serait d’espérer dans un délire d’optimisme paralysant que Dramane Ouattara acquiescera de bon gré à ce genre de revendications.

Il est temps de sonner le glas de la logorrhée improductive. Après quasiment six mois de discours et de déclarations, l’heure est à l’action en vue d’exiger la justice, la liberté et la démocratie dont le FPI est le dépositaire en Côte d’Ivoire. L’histoire de la Côte d’Ivoire de demain s’écrira en fonction de cet engagement ou de notre inaction.

Que Dieu Bénisse les patriotes Ivoirien.

Claudus Kouadio – Président des facebookers pour Gbagbo

04 octobre 2011

Cour Pénale Internationale en Côte d'Ivoire - "Ocampo, it's a joke !"

"A partir d'aujourd'hui, l'accusation va collecter des preuves de manière IMPARTIALE et INDÉPENDANTE, et dès que possible, nous présenterons nos dossiers devant les juges, qui décideront QUI doit être jugé", a déclaré M. Moreno-Ocampo dans un communiqué.

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Que ceux qui donnent un minimum de crédibilité à ce tribunal dans la crise Ivoirienne arrêtent de rêver !!!
Une Chose est certaine: malgré tous ses crimes, Dramane Ouattara ne sera JAMAIS jugé si ce n'est que par Dieu. 

La question est de savoir quoi/comment faire pour empêcher cette parodie de justice de juger et condamner injustement le Président Gbagbo Laurent, son épouse et les autres cadres de LMP déjà emprisonnés. 

Arrêtez de croire un instant à cette plaisanterie de mauvais gout qui se joue comme un opéra buffa. Ne laissons pas le ridicule tuer encore une fois chez nous.




Comme le soulignait Jean Ping Le Président de la Commission de l'Union Africaine: "On demande simplement à OCAMPO de dire le droit, non pas de faire de la politique: LUI IL FAIT DE LA POLITIQUE"... et la politique de Ocampo est une autre marionnette dont les ficelles sont tirées par les même néo-colons qui tentent de nous imposer Dramane Ouattara et sa suite de rebelles qui continuent de tuer et piller en toute impunité.

12 septembre 2011

11 Avril 2011 – 11 Septembre 2011 : Enjeux du silence méprisant d’un régime ubuesque, cinq mois après l’enlèvement du Président Gbagbo

Cinq mois se sont écoulés depuis cette date du 11 Avril 2011 marquée d’un tison de fer rouge dans le cœur des militants-sympathisants de La Majorité Présidentielles (LMP) et autres démocrates Ivoirien et du monde civilisé. Ce jour là, la Côte d’Ivoire basculait du mauvais coté des possibles voies d’accès à la magistrature suprême dans un état de droit : après l’échec de sa tentative de coup d’état militaire soldé par une partition du pays en deux pôles depuis 2002, après avoir perdu les élections présidentielles pour ensuite s’autoproclamer Président de la République au mépris de la constitution Ivoirienne, Alassane Ouattara arrivait enfin à être Président NON ELU par la force des armes de l’armée Française, des casques bleus de l’ONU et de sa rébellion du MPCI toujours active militairement et au politiquement avec Guillaume Soro EX – SG du MPCI (aile politique de la rébellion armée) devenu Premier Ministre du Président Gbagbo suite aux accords de Ouagadougou.

Après avoir longuement bombardé « la Résidence Présidentielle de la République de Côte d’Ivoire » par voie aérienne, avec ses chars l’armée Française défonça le portail principal pour permettre aux rebelles du Nord d’entrer en ce lieu prestigieux et plein de symboles pour se livrer à une vraie lubie d’illuminés pendant que d’autres avaient l’ordre précis d’enlever le Président Gbagbo, son épouse, et toute sa famille ainsi que les autres personnes présentes à ses cotés.

Les ordres du nouveau potentat furent exécutés à la lettre : au menu - enlèvement du Président Gbagbo et de ses proches, mise à mort de certaines personnes, torture physique et morale pour les survivants projetés dans le gouffre abyssale de l’humiliation et froissant à jamais leur dignité et leur valeur en tant que « personne humaine ».

En raison de l’impéritie flagrante de ce régime, il est constamment effrayé et met un point d’honneur sur une sorte de chasse à l’homme pour anéantir l’opinion critique ou contraire. Cela s’est manifesté par une autre vague d’arrestations arbitraires exclusivement de membres de La Majorité Présidentielle à savoir entre autre Le Premier Ministre Pascal Affi N’Guessan N°1 du FPI et Le Premier Ministre Gilbert Marie Aké N’Gbo ainsi que plusieurs membres de son gouvernement renversé.

Pendant que la « parodie de » justice Ivoirienne cherche désespérément des atermoiements pour justifier l’irrationnel, Alassane Ouattara et son Chef Rebelle reconduit Premier Ministre regardent ailleurs, loin des vidanges dans lesquelles le diable à refermer les portes de l’enfer dans lequel il a brutalement projeté les dirigeants légaux de notre pays.

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Leur sort dépend des caprices fantaisistes et extravagants d’Alassane DRAMANE Ouattara qui pour répondre aux milliers d’Ivoiriens qui demandent la libération des prisonniers politiques, a trouver l’élixir parfaite : « Les chiens aboient, la caravane passe » dit-il en substance ; charmante expression d’un dictateur naissant dénué d’amour et de conscience. Telle commence à s’écrire l’histoire des vainqueurs avec le sang à peine coagulé des morts qui de leur silence de juste, crient « Vérité et JUSTICE ».

Face à l’intransigeance de ce régime néocoloniale et préfectorale piloté depuis les couloirs Françafricain de l’Elysée, la cohue gronde jusqu’aux escapes de la nation. Cela ne semble toutefois pas faire fléchir Dramane Ouattara et ses sbires. Le silence méprisant de ce régime ubuesque face aux appels à la raison des Pro-Gbagbo a fini par scinder les options pour le faire abdiquer en deux écoles : les va-t-en-guerre et les démocrates résistants.

Du cas des va-t-en-guerre :

« Mieux vaut une fin effroyable qu’un effroi sans fin » semblent-ils arguer. Cette école de pensées et d’actions copiés sur le modèle même de Dramane Ouattara est la résultante du trop grand désespoir corrosif de ces Ivoiriens qui ont finir par se résoudre au fait que Dramane Ouattara gagne du temps avec son projet de réconciliation de façade pour casser la classe politique Ivoirienne, et ainsi régner en maitre absolu sans jamais rendre leur liberté élémentaire à ces leaders de La majorité Présidentielle enlevés à leurs familles et emprisonnés en violation des lois d’un état de droit que la Côte d’Ivoire a cessé d’être depuis le 11 Avril 2011. Ils n’entendent plus simplement exiger la libération de leurs camarades opprimés – ils comptent proclamer leur liberté acquise et par des actions violentes, restaurer celle du Président Gbagbo et de sa famille politique en faisant chuter au passage ce régime militarisé et immoral.

Voici là où conduit la profonde déception de milliers d’hommes et de femmes poussés jusqu'à ce mur d’acier construit au fond du gouffre.

La vérité est qu’ils ne rendront pas hommage au Président Gbagbo dont ils auront dévoyé la vision politique et les ambitions pour notre Nation en devenir. La loi du Talion appliquée dans un tel contexte fragilisera encore plus notre pays en brisant au passage les derniers vestiges de la démocratie acquise par le Front Populaire Ivoirien après deux décennies de noble combat politique sans insurrection. Ces velléités perfides et anti démocratiques d’un autre âge ne sont pas l’apanage de Laurent Gbagbo, du FPI et de la Majorité Présidentielle. L’ultime échec serait que La Majorité Présidentielle copie la bêtise inhumaine du RDR.

Du cas des démocrates résistants :

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« Les ténèbres ne peuvent venir à bout des ténèbres. Seule le peut la lumière » répondent ils certainement à leurs camarades bellicistes qui veulent en découdre usant du même schéma violent et cruel de la France, du RDR et de ses affidés. Au risque de ce perdre au fond des sables mouvants du désert du mal sans fin dans lequel Dramane Ouattara tente de nous assoiffer de haine, il faut vite revenir sur les plaines fraiches et verdoyantes de la démocratie apaisée pour quitter ce cycle de nouvelles tribulations dans lequel on risque de s’engager. D’autres actions coercitives et non insurrectionnelles mais déstabilisatrices peuvent être menées avec efficience en préservant la paix sociale : voilà ce que Laurent Gbagbo a enseigné à notre génération. Restons fidèles à cet idéal qui est le cœur de la vision politique que nous avons embrassée.

Le défi est grand et peut être utopique face à ce régime arrogant et ultra militarisé qui menace et brise tout un peuple contraint au silence ou à l’exil forcé. Mais il faut y croire et se donner les moyens de l’implémenter. Loin d’être de doux rêveurs, nous devons avec foi, courage et détermination à toute épreuve, emprunter cette difficile route tortueuse qui nous mènera sur les hauteurs de la démocratie rétablie en vertu des textes de lois qui constituent le socle de l’état de Côte d’Ivoire. Le négativisme catatonique qui anime certains au point de les pétrifier, doit laisser place à l’espoir en des jours meilleurs pour notre pays et ses fils : cela est inhérent au succès de notre lutte pour la restauration d’un état de droit.

Que Dieu Bénisse tous les Patriotes Ivoiriens qui auront acceptés ce message.

Claudus Kouadio : Bloggeur - Président des facebookers pour Gbagbo