topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

06 septembre 2011

Réfugiés Ivoiriens à Lomé : Le Camp de AVEPEZO, symbole du Mal être Ivoirien.

DSC00221.JPG

Pourquoi ne prennent t’ils pas le chemin du retour vers la Côte d’Ivoire ? La réalité est telle que, après avoir été repoussé par la difficile accolade que l’on tente de faire à ce camp du désespoir, cette question qui devrait être la triste conclusion, trouve aussi une lourde place en introduction.

Il y a deux Côte d’Ivoire à Lomé : celle des Ivoiriens vivant tant bien que mal au cœur de la ville et l’autre Côte d’Ivoire des panneaux de l’UNHCR à la sortie de la ville à Trente minutes de la frontière Béninoise – la Côte d’Ivoire de nos frères qui tentent de survivre dans ce camp de fortune de AVEPEZO.

AVEPEZO.jpg

La première incursion en ce lieu est une violente gifle pour l’Ivoirien. Après avoir traversé la ville de Lomé, rendez-vous avec le douloureux spectacle que même ces enfants qui vous accueillent avec un sourire aussi joyeux qu’innocent semblent ne pas ignorer : Des dizaines et des dizaines de tentes protégées par une clôture de feuilles de raphias à moins de cent mètre du bord de mer, des sacs de riz remplis de sable pour faire barrage ou ruissèlement des eaux de cette pluie qui inonde les dortoirs, des zigzags entre les cordes qui tiennent les tentes pour se frayer un chemin parmi les étables des vendeuses de vivres qui obstruent des passages déjà étroits, l’appel de ce vendeur ambulant : « Ya Pétrole !! Ya Pétrole !! » vous indique qu’hormis les lampadaires installés a quelques endroits l’électricité est un luxe au campement.

Bien heureusement, des habitations en semi-dure (bois) ont été construites pour les plus chanceux parmi les personnes âgées ou très fragiles comme les femmes enceintes et les mères vivants seul avec des enfants.

En dépit de cette situation visiblement difficile, l’eternel joie de vivre des Ivoiriens est perceptible en ce lieu qui piétine le moral déjà fragilisé par la situation désastreuse qui a été le catalyseur de ce désastre inhumain.

DSC00220.JPG

LA COHABITATION ENTRE LES REFUGIES IVOIRIENS ET LEURS HOTES TOGOLAIS.

A l’évidence les Togolais ont toujours partagés la même culture de l’hospitalité que leur frère de la Côte d’Ivoire. En outre, nos hôtes ont dans leurs habitudes une grande part de Côte d’Ivoire – juste pour mettre un point d’honneur sur le fait qu’il n’y a pas de problème majeur entre ces deux peuples qui se connaissent bien et qui se sont toujours côtoyer sans friction aucune.

Cependant, il serait inutile voir hypocrite de prétendre faire passer sous silence le fait que les Ivoiriens dernièrement réfugiés au Togo suite à la guerre contre la Côte d’Ivoire, n’apprécient pas particulièrement la présence du contingent Togolais au sein de l’armée Onusienne encore moins le fait que celui-ci assure l’escorte et la protection de leur bourreau Alassane Ouattara. Toutefois, cela ne s’est jamais exprimé au premier plan et n’a jamais été ouvertement l’objet de discorde.

Malencontreusement, un fait divers qui a donné suite à un quiproquo a fini par conduire à une situation regrettable au camp d’Avépézo. Une rumeur tenace qui continue de hanter tous les Ivoiriens de Lomé.
En effet la réalité a été exagérée. Après une entrevue avec des personnes proches de cette affaire, il ressort que finalement tout le monde regrette le malheureux incident.

Que s’est-il vraiment passé le 13 Aout 2011 à Avépézo ? Un jeune Etudiant Ivoirien du nom de Mackenzy prend un pot dans un bistrot non loin du camp avec des amis Ivoiriens et Togolais. Le volume du son en provenance du bistrot fini par déranger d’autres personnes qui au même moment tenaient une réunion entre habitants du quartier. Ce faisant, il fut demandé au responsable du Bistrot de réduire le volume de la musique en provenance de son commerce : refus des clients du Bistro. Et comme pour marquer clairement sa désapprobation, l’ami Togolais de l’étudiant s’introduit dans le bistro et fait exploser les décibels.

Face à cette situation, s’engagea alors une vive discussion entre l’ami Togolais de Mackenzy et le porte parole de la communauté Togolaise. Très rapidement, les deux hommes en viennent aux coups de poings. Mackenzy venu s’interposer prend un coup – il réplique.

Sous l’effet de la colère, Mackenzy devient l’adversaire du Togolais en furie qui revient avec une machette qu’il lui plante dans le crane. Les Ivoiriens présents se jettent dans la bagarre et l’un d’eux assomme l’agresseur de Mackenzy avec une pierre en pleine tête. L’homme tombe raide – évanoui.

C’est là que tous se gâte. Comme une trainée de poudre l’information voyage et se déforme : Un Ivoirien vient de tuer un Togolais devant le camp de réfugiés. La fausse information est même reprise entre le 13 et le 14 Aout par les médias locaux. Ces deux jours vont être terrible pour les Ivoiriens du camp qui vont subir des agressions de toutes sortes. C’est armé de pierres, de gourdins et de machettes que les Togolais répliquent pour se venger. Plus de dix victimes Ivoiriennes ont étés enregistrées.

Les démarches des réfugiés Ivoiriens auprès des autorités de la région du Golfe ont fini par calmer les ardeurs des Togolais en colère. Toutefois, la psychose et le désarroi règnent toujours car cette affaire en a révélés d’autre encore plus complexe.

LES ETUDIANTS D’AVEPEZO, LA FESCI ET LES UNIVERSITES DU TOGO.

« On va faire comme les Etudiants Ivoiriens », lancent un étudiant Togolais sur le campus de Lomé avant leur dernière marche du mois de Juin 2011. Cette phrase est devenue le cauchemar des 700 étudiants Ivoiriens d’Avépézo.

Ici la FESCI qui a déjà très mauvaise presse au niveau de ses revendications syndicales est aussi assimilé à une dangereuse milice en fuite. Alors les étudiants du camp ont les idées dans les limbes. Une chose est certaine - la plupart d’entre eux refusent de retourner continuer leurs études en Côte d’Ivoire. Le HCR semblait leur donner une porte de sortie en proposant de les inscrire dans les universités déjà surpeuplées de Lomé et de Kara. Mais l’affaire Mackenzy ayant réveillé le spectre d’une FESCI anarchiste et violente fait rejaillir des doutes sur cette possibilité.

Un autre frein à l’éventualité de cette proposition est que certaines filières universitaires Ivoiriennes n’existent pas au Togo. Le Président des étudiants Réfugiés du Togo expliquait par exemple que : « Au Togo il n’y a pas de faculté de Criminologie. Alors pour un étudiant en maitrise de Criminologie, on te propose soit de faire la première année de droit, soit la maitrise de droit : si je choisis d’aller en première année de droit j’aurais largement régressé. De même si je choisis d’aller en maitrise de droit je n’aurais pas les rudiments de base en plus de suivre une voie que je n’ai pas choisis à la base »

Certains n’y croient plus et commencent à chercher d’autres terres d’asiles depuis que le HCR projette de déporter les étudiants et les célibataires du camp d’Avépézo-Lomé vers la ville de KARA où le pourcentage de militaires par habitants est peut être le plus élevés au monde.

Avec le récent blocage de l’assistance du HCR dont profitait plus de 7.000 réfugiés Ivoiriens, les étudiants considèrent que toutes cette pression n’a qu’un seul but : les obliger à quitter le camp et retourner en Côte d’Ivoire pour ne pas salir l’image du pouvoir Ouattara.

HCR : L’ASSISTANCE AUX REFUGIES IVOIRIENS N’ETAIT UTILE QUE PENDANT LA PERIODE D’URGENCE. “CETTE PERIODE D’URGENCE A PRIS FIN”

« L’assistance aux réfugiés Ivoiriens n’était utile que pendant la période d’urgence. “Cette période d’urgence a pris fin” » OUI, selon le HCR de l’ONU qui est l’un des pions essentiel du malheur de ces 7.000 réfugiés Ivoiriens du Togo, « la période d’urgence a pris fin » depuis que Ouattara a été investi Président: ceci étant, les refugiés qui ne partiront pas de Avépézo seront bientôt livrés à eux même dans ce camp de la désolation. Alors pourquoi ne prennent t’ils pas le chemin du retour vers la Côte d’Ivoire ? Il suffit de discuter avec eux pour y voir clair :

  • la plupart d’entre eux sont encore traumatisés et n’ont eu aucun suivi psychologique,
  • d’autres ont vue leurs proches se faire tuer et n’ont pas encore surmonté la peur de revivre ce cauchemar pour ensuite arriver à faire leur deuil,
  • certains ont perdus tous leurs biens suites aux pillages des FRCI et n’envisage pas un retour vers l’inconnu au risque de continuer à souffrir dans ce camp,
  • encore plus attendent une sécurité acceptable en Côte d’Ivoire,
  • il y a aussi ceux qui craignent des représailles des rebelles encore présents.

Alors la question est de savoir pour qui travail le Haut Commissariat aux Réfugiés ? Pour la cause des réfugiés ou pour l’image de Alassane Ouattara ? Un Drame à ciel ouvert va bientôt se jouer dans ce camp de Réfugiés si rien n’est fait pour mettre l’ONU et le HCR au devant de leurs Irresponsabilités. Des vieillards, des femmes et leurs enfants en bas âges vont aussi subir l’inaction du HCR qui a visiblement choisi de faire ouvertement de la politique au mépris de la vie de milliers de personnes dans le besoin. Indignez-vous !!!

En ce moment même ils sont nombreux ces Ivoiriens qui quittant la terre de leur ancêtres, n’ont eu que la seule possibilité de n’emporter que les vêtements qu’ils avaient sur leur peau séché par la peur, le stress et la faim en cette douloureuse période de guerre en Côte d’Ivoire.

Prenant la route de la fuite avec pour seul objectif de sauveur leurs vies et celles de leurs proches, ils sont allés loin de chez eux. Très loin sur des terres inconnues : Liberia, Ghana, Togo, Benin. Le traumatisme en encore frais et vivant dans leur quotidien. Alors revenir dans cette Cote d’Ivoire qui tente difficilement de se remettre en route est un objectif visiblement secondaire pour ces nombreux Ivoiriens toujours habités par la peur et des appréhensions légitimes. En dépit de cette situation préoccupante, le HCR est volontairement en train de les laisser tomber.

Les problèmes sur le terrain sont de l’ordre infrastructurel, alimentaire et sanitaire. Certaines priorités telles que l’éducation des enfants est une quête utopique. Pour l’instant, face aux cris du cœur de ces mères, ces enfants et ces hommes perdus, il faut parer au plus urgent. Il faut agir et vite.

212180335529879.jpg
212181348863111.jpg
212179028863343.jpg

Claudus Kouadio - Bloggeur - Président des facebookers pour Gbagbo – Responsable du CRI-Panafricain à Lomé

27 août 2011

FPI-LMP-Patriotes Ivoirien : Quand « l’instinct du tambour-major » et l’esprit d’élitisme ruinent une cause noble.

« L’existence de l’instinct du tambour-major est la raison pour laquelle tant de gens sont grégaires. Vous savez qu’il existe des gens qui adhérent tout bonnement à n’importe quoi. C’est vraiment un besoin d’attirer l’attention, de se faire connaitre, de se donner de l’importance. Ils obtiennent ainsi une étiquette qui leur donne cette impression. Ils appartiennent à un groupe, ils en deviennent le grand Patron. […] Il arrive un moment ou l’instinct du tambour major peut devenir destructeur » Martin Luther King

C’est quoi « l’instinct du  tambour-major » ? Sigmund Freud avait coutume de dire que notre pulsion dominante était la sexualité, mais Alfred Adler a introduit un nouvel élément en affirmant que la pulsion dominante, le besoin essentiel de la vie humaine, c’était le désir d’être connu, le désir d’attirer l’attention, le désir de se voir distingué entre tous – l’instinct du tambour major.

Livrons nous à une catharsis sommaire de l’actualité du Front Populaire Ivoirien (FPI) de l’affaire Tagro à la création de LIDER consécutive au départ de Mamadou Koulibaly alors ENFIN à la tête du parti dont ses camarades l’accusaient ouvertement de convoiter le sommet avec des approches très maladroites selon ceux-ci. Humanisons ce conflit interne dit égocentrique pour les uns et idéologique pour d’autres : entrons furtivement dans son subconscient et décelons l’essence même du malaise. Mon diagnostic est sans appel – snobisme élitiste, MOI surdimensionné d’où déformation de la personnalité, activités vicieuses tendant à rabaisser les uns pour se rehausser soit même. On ne pouvait qu’aller, inexorablement vers des frictions à l’ardeur non négligeable dont la résultante est l’implosion à laquelle il nous a été donné d’assister.

Où est le FPI a ce jour ? Vers où va-t-il ? Ce questionnaire existentiel est porteur du virus de la peste pour certains. La frénésie du son endiablé de l’instinct du tambour étant plus vive en période de disette, il opère une véritable phagocytose de la voix alors caverneuse du FPI, la réduisant à d’infimes décibels à peine perceptibles par le tympan le plus vif : le cri du ventre est trop violent alors sans pugnacité aucune, l’appel vers les nouveaux sommets du mirage de la célébrité a été accepté par certains.

Toutefois, nombreux sont ces Ivoiriens qui croyant durablement en la vision politique de fondateur du FPI, ont continué de manifester encore plus bruyamment leur dignité et leur valeur intrinsèque. Ils n’ont pas arrêté de s’indigner et de s’engager massivement en faveur de la libération du Président Laurent Gbagbo et des camarades pourchassés comme des bêtes de foire ou déjà muselés dans les geôles d’Alassane Ouattara le Seigneur des menottes et des carcans.

Face à l’apathie justifiable de la nouvelle direction du FPI en Côte d’Ivoire, l’issue envisagée pour se faire entendre a été la diaspora Ivoirienne à travers des conférences, des sit-in et des marches de protestation hors du pays : l’outil internet seul média encore LIBRE dans une Côte d’Ivoire caporalisé par une imposture militarisé, est le laboratoire de toutes ces actions de terrain qui ont connu un succès retentissant en France, en Grande Bretagne, en Suisse, en Belgique et aux Etats Unis d’Amérique. Avant, pendant et après la crise DITE électorale consécutive au hold-up électorale de Décembre 2010 (opéré par Youssouf Bakayoko le Président de la Commission Electorale en faveur d’Alassane Ouattara sur injonction de l’ONU, les USA et la France) les milliers de sympathisants du web ont eu des interlocuteurs crédibles sur le terrain.

a.jpg

Nos blogs et sites internet mais plus particulièrement les réseaux sociaux tels que facebook, twitter, youtube et dailymotion avaient joués un rôle primordial dans cette bataille médiatique : notre voix a pu se faire entendre en Côte d’Ivoire mais aussi au delà de nos frontières. Certaines de nos publications relayées au plus haut niveau par « L’Intelligent d’Abidjan », « Fama », « Le Nouveau Courrier », « Le Temps », « Le Monde », « Le Figaro », « Le Nouvel Observateur » et « LCI » sont là pour en attester.

Suite à l’enlèvement du Président Gbagbo le 11 Avril 2010 et la chute de La Majorité Présidentielle au pouvoir, Alassane Ouattara s’étant approprié l’exclusivité des médias traditionnelles en Côte d’Ivoire, on assista à une ruée vers le web. Plus de Télé, Radio ou presse écrite libre en Côte d’Ivoire - alors tous les anciens abonnés à ces médias qui voulaient se faire entendre ou entendre dire la vérité sur la réalité Ivoirienne ont rejoint les bloggeurs et activistes du web déjà sur ces plates formes depuis bien longtemps. Quelle bénédiction !!! La Côte d’Ivoire a besoin de tous ses patriotes pour porter haut sont drapeau face à la barbarie de cette guerre contre notre autodétermination que nous imposait l’ultra Françafricain Nicolas Sarkozy et sa cohorte de mercenaires étrangers et autres félons devenus rebelles contre leur patrie pour nous imposer des SOLUTIONS qui ne résolvent rien, des réponses qui ne peuvent répondre à rien et des explications qui n’expliqueront jamais rien.

Malheureusement, très vite on assista à des agissements impudents de militants de la nouvelle vague. Soit par ignorance de l’ossature des actions menées, soit pour flatter leur égo surdimensionné ou pire pour une ambition personnelle guidé par l’appât du gain facile et rapide.

La graine de la discorde est ainsi semée, et si elle n’est pas vite déterrée puis détruite, tel l’encombrant nénuphar, elle couvrira les eaux déjà tumultueuses que nous tentons de traverser ENSEMBLE. Nous n’aboutirons jamais sur les plages aux sables fins de la liberté. Notre embarcation se brisera en mille morceaux sous le poids de la cupidité et de méchanceté. C’est ensemble que nous devons ramer dans la même direction et non l’un à contre courant de l’autre en oubliant l’essentiel – La Côte d’Ivoire LIBRE.

En pareil circonstance, un sage préconisait : « Qu’est ce que cela signifie en cette importante période de l’Histoire ? Cela signifie qu’il nous faut rester ensemble. Il nous faut rester ensemble et maintenir notre unité. Vous savez, chaque fois que le Pharaon voulait prolonger le temps de l’esclavage en Egypte, il utilisait sa recette favorite, OUI, favorite pour y parvenir. Laquelle ? Dresser les esclaves les uns contre les autres. Mais quand les esclaves sont unis, il se passe quelque chose à la cour du pharaon et celui-ci ne peut les maintenir en esclavage. Quand les esclaves s’unissent, c’est LE COMMENCEMENT DE LA FIN DE L’ESCLAVAGE. Maintenons notre unité »

Ne dit on pas que l’homme est un animal ? L’instinct du  tambour-major semble être inné aussi bien chez le genre animal que chez l’humain. Mais l’être humain est plus apte à dominer puis contrôler ses pulsions. Socrate ajoute et précise à juste titre que « l’homme est un animal raisonnable et parlant ». Alors sachons raisons garder dans cette lutte tant l’intérêt général est noble et vital en comparaison d’une quête nombriliste de grandeur apparente et furtive

La vraie grandeur ne vient pas de notre satisfaction personnelle décollant d’une positive introspection, mais du mérite que l’on nous accorde.

Claudus Kouadio: Bloggeur – Président des facebookers pour Gbagbo

26 août 2011

IL FAUT BLANCHIR LE 'PV' D'Aly Coulibaly. Sarkozy et Ouattara au secours de l'Ambassadeur ?

aly-coulibaly.jpg
Dans l'Affaire "Aly Coulibaly et Une Mineure de 17 ans"... le journal l'Inter se rétracte et accuse le site web ivoirebusiness.net de l'avoir induit en erreur.
Dans sa puration de ce Vendredi 26 Aout 2011, le journal l'Inter fait ce méa culpa approximatif:

POLITIQUE

Mille excuses !!!!
Publié le vendredi 26 aout 2011   |  L'Inter
Avec le concept de journaliste citoyen qui permet à tout citoyen de s'ériger en journaliste, Internet est devenu un véritable casse-tête pour le journaliste professionnel. Dans notre parution d'hier, nous avons relayé une information parue sur un site Internet ivoirien basé en France, sans que cet article ait été recoupé avec tout le professionnalisme possible.
A la vérité, jamais le départ de SE Aly Coulibaly n'a été à l'ordre du jour.
Et jamais, ce collaborateur proche du président Ouattara n'a trempé dans une sordide histoire de mœurs en France, tel que ce site l'a fait croire. Pour notre part, des mesures disciplinaires appropriées ont été prises contre le journaliste concerné, et au nom du journal «L'inter», qui œuvre au quotidien pour se tailler une cote de crédibilité dans le paysage médiatique ivoirien. C'est pourquoi, en toute humilité, la direction de ''L'inter'' se confond entièrement en excuses et présente ses sincères regrets à SE Aly Coulibaly pour tous les désagréments que cet article a pu lui causer hier, lui et sa famille. A commencer par sa famille biologique, notamment ses enfants qui nous ont joint pour marquer leur indignation à ce qu'ils considèrent comme une infamie pour leur père, ensuite à sa famille politique du RDR et du RHDP, qui ne peuvent être épargnés par les effets d'un tel incident. A la grande famille des diplomates à laquelle ils appartient, qui hier encore s'interrogeait sur ce qui s'était passé, toutes nos excuses. Enfin, à la communauté Djimini de Dabakala, qui aussitôt s'est sentie interpellée et nous a joint pour comprendre, la rédaction de ''L'inter'' se plie en excuses. La publication de l'information a une exigence de qualité. C'est vers quoi nous tendons chaque jour à ''L'inter''. Mille excuses à tous nos lecteurs.

JMK AHOUSSOU
Directeur de la Publication

En somme, les journalistes DITS Professionnelles qui accusent ceux qu'ils appelent "journalistes citoyens" n'auraient aucune "source sur place DANS la capitale française, qui semble bien introduite DANS la chancellerie" et qui les auraient "joint il y a quelques jours pour donner l’information.
Je trouve cela limite surtout venant de "L'Inter un quotidien Ivoirien toujours apprécié pour sa neutralité politique" comme je le soulignait avec soin. L'Inter serait il en train de se retracter face au Regime en place qui "emprisonne" les journalistes qui font BIEN leur travail ?

J'y mettais un point d'honneur dans ma premiere publication en soulignant que le 17 août, à 16:04 lorsque Toussaint Alain publiait son info voulu flou, il ne donnait pas plus de précision sur le sujet encore moins sur l'identité du mis en cause. Pudeur et prudence oblige, on n'osa pas en rajouter nous autres bloggeurs et journalistes citoyen. Surtout au vu de la délicatesse du sujet, L'Inter aurait commis cette erreur que meme les amateurs n'ont pas commis ?

Permettez moi d'en douter, de ne pas y croire finalement, et d'être certains que LE JOURNALISME D'INVESTIGATION EST MORT EN COTE D'IVOIRE.

25 août 2011

Une adolescente de 17 ans fait ejecter Aly Coulibaly de l'ambassade de Côte d'Ivoire en France

Le 17 août, 16:04 Toussaint Alain publiait:

"SEXE & POLITIQUE. Que faisait un Ambassadeur de Ouattara en garde à vue dans un commissariat du 16ème arrondissement de Paris où il a été auditionné pendant plus de trois heures d'horloge le week-end dernier pour une affaire de mœurs impliquant une mineure de 17 ans ? La morale commande que ce diplomate soit débarqué et rappelé au pays immédiatement."

Toussaint Alain ne donnais pas plus de précision sur le sujet encore moins sur l'identité du mis en cause. Pudeur et prudence oblige, on n'osa pas en rajouter.

Cependant "L'Inter" un quotidien Ivoirien toujours apprécié pour sa neutralité politique nous apprend sur un ton quasi officiel que "L’Ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, S.E. Aly Coulibaly, pourrait quitter ses fonctions à Paris pour d’autres fonctions. C’est l’information qui circule depuis quelques jours au 102 rue Raymond Poincaré, Paris 16ème. Une source sur place DANS la capitale française, qui semble bien introduite DANS la chancellerie, nous a joint il y a quelques jours pour donner l’information."

On peut conclure sans grand risque que ce qui était de l'ordre de la rumeur, s'est rapidement avéré comme une vilaine réalité qui ne ferra que salir encore plus la Côte d'Ivoire.
Il est clair que cette affaire finira par être étouffée à coups de millions du contribuable Ivoirien sur le compte bancaire de l'adolescente dont a certainement abusée Aly Coulibaly: sinon comment expliquer qu'il soit ainsi éjecté de ce bureau dans le quel il a fini par s’asseoir après avoir vandalisé les grilles et les portes de notre ambassade pour y avoir accès suite au coup d'état électorale de Décembre 2011 ?

.................................................................
MISE A JOUR: 26 Aout 2011 à 01h04 Gmt
Dans l'Affaire "Aly Coulibaly et Une Mineure de 17 ans"... le journal l'Inter se rétracte et accuse le site web ivoirebusiness.net de l'avoir induit en erreur.
Dans sa puration de ce Vendredi 26 Aout 2011, le journal l'Inter fait ce méa culpa approximatif:

POLITIQUE

Encadré : Mille excuses !!!!
Publié le vendredi 26 aout 2011   |  L'Inter
Avec le concept de journaliste citoyen qui permet à tout citoyen de s'ériger en journaliste, Internet est devenu un véritable casse-tête pour le journaliste professionnel. Dans notre parution d'hier, nous avons relayé une information parue sur un site Internet ivoirien basé en France, sans que cet article ait été recoupé avec tout le professionnalisme possible.
A la vérité, jamais le départ de SE Aly Coulibaly n'a été à l'ordre du jour. Et jamais, ce collaborateur proche du président Ouattara n'a trempé dans une sordide histoire de mœurs en France, tel que ce site l'a fait croire. Pour notre part, des mesures disciplinaires appropriées ont été prises contre le journaliste concerné, et au nom du journal «L'inter», qui œuvre au quotidien pour se tailler une cote de crédibilité dans le paysage médiatique ivoirien. C'est pourquoi, en toute humilité, la direction de ''L'inter'' se confond entièrement en excuses et présente ses sincères regrets à SE Aly Coulibaly pour tous les désagréments que cet article a pu lui causer hier, lui et sa famille. A commencer par sa famille biologique, notamment ses enfants qui nous ont joint pour marquer leur indignation à ce qu'ils considèrent comme une infamie pour leur père, ensuite à sa famille politique du RDR et du RHDP, qui ne peuvent être épargnés par les effets d'un tel incident. A la grande famille des diplomates à laquelle ils appartient, qui hier encore s'interrogeait sur ce qui s'était passé, toutes nos excuses. Enfin, à la communauté Djimini de Dabakala, qui aussitôt s'est sentie interpellée et nous a joint pour comprendre, la rédaction de ''L'inter'' se plie en excuses. La publication de l'information a une exigence de qualité. C'est vers quoi nous tendons chaque jour à ''L'inter''. Mille excuses à tous nos lecteurs.

JMK AHOUSSOU
Directeur de la Publication

En somme, les journalistes DITS Professionnelles qui accusent ceux qu'ils appelent "journalistes citoyens" n'auraient aucune "source sur place DANS la capitale française, qui semble bien introduite DANS la chancellerie" et qui les auraient "joint il y a quelques jours pour donner l’information.
Je trouve cela limite surtout venant de "L'Inter un quotidien Ivoirien toujours apprécié pour sa neutralité politique" comme je le soulignait avec soin. L'Inter serait il en train de se retracter face au Regime en place qui "emprisonne" les journalistes qui font BIEN leur travail ?

J'y mettais un point d'honneur dans ma premiere publication en soulignant que le 17 août, à 16:04 lorsque Toussaint Alain publiait son info voulu flou, il ne donnait pas plus de précision sur le sujet encore moins sur l'identité du mis en cause. Pudeur et prudence oblige, on n'osa pas en rajouter nous autres bloggeurs et journalistes citoyen. Surtout au vu de la délicatesse du sujet, L'Inter aurait commis cette erreur que meme les amateurs n'ont pas commis ?

Permettez moi d'en douter, de ne pas y croire finalement, et d'être certains que LE JOURNALISME D'INVESTIGATION EST MORT EN COTE D'IVOIRE.

17 août 2011

Alassane Ouattara et ses VACANCES non mérités

ado-vacances.jpg

Ou est passé Alassane Ouattara qui voulait tant gouverner la COTE D'IVOIRE même au prix du Sang de plus de 10.000 Ivoiriens depuis le 19 Septembre 2002 ?

Il est en vacances en Métropole... après 4 Mois:
- de pillages de ses rebelles
- de terreur d'un pouvoir Autocrate
- de tueries
- de chasse à l'homme
- d'emprisonnement en violations flagrantes des lois de notre état
- de cherté exagéré de la vie en Côte d'Ivoire
- de chute vertigineuse du Prix d'achat des récoltes de nos paysans.


Que Ouattara sache que pour profiter de vacances sur le dos flagellé du contribuable Ivoirien , il faut avoir Travaillé: dans la culture Ivoirienne, semer la tristesse, la mort et la désolation en "quatre mois", ce n'est pas TRAVAILLER "un an".

Je comprend l'empressement du nouveau Préfet d'aller chercher sa feuille de route ou son cahier de charge chez le "Gaulois Sarkozy Premier Roi de France Version 2011".
Mais en dégustant sa "dinde farcie aux trufes" dans les Palaces Parisien, qu'il pense a cette Côte d'Ivoire qu'il a mis en miette a tous les niveaux.

16 août 2011

Côte d'Ivoire : Gbagbo isolé dans un vide juridique

a3dbe518-c7d8-11e0-be7b-3e283aca3183.jpg

Un peu plus de quatre mois après son arrestation, aucune procédure n'a encore été ouverte contre l'ancien président ivoirien.

Que faire de Laurent Gbagbo? L'ex-président embarrasse le gouvernement d'Alassane Ouattara. Quatre mois après son arrestation, le 11 avril dernier, Gbagbo est maintenu dans un vide juridique qui préoccupe l'ONU. Chef d'État élu, Alassane Ouattara avait assuré que son prédécesseur allait être jugé pour les violences qui avaient suivi la contestation par Gbagbo des résultats du scrutin présidentiel annoncés le 2 décembre 2010. Deux solutions s'offraient: un procès en Côte d'Ivoire ou devant la Cour pénale internationale (CPI). Aujourd'hui, aucune procédure n'est ouverte. Laurent Gbagbo n'est ni accusé ni libre, et quasiment maintenu au secret.

Le responsable pour les droits de l'homme de l'Onuci, la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire, a fini par s'en émouvoir. Guillaume Ngefa se dit en particulier préoccupé que l'ancien chef de l'État n'ait pas accès à ses avocats. Laurent Gbagbo n'a pu voir brièvement que deux de ses conseils locaux, au cours d'une audience où il était cité comme témoin. Il a en outre reçu la visite du représentant de l'ONU pour la Côte d'Ivoire, Choi Young-jin, et trois représentants du «Conseil des anciens», un groupe informel de personnalités éminentes, l'ex-secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, l'ancienne présidente irlandaise Mary Robinson et l'archevêque sud-africain Desmond Tutu.

«Une fin de non-recevoir»

Ses avocats français n'ont pas pu lui rendre visite, ni même s'entretenir avec lui au téléphone. Deux d'entre eux, Me Emmanuel Altit, ancien défenseur des infirmières bulgares retenues en Libye, et sa collaboratrice, Me Jennifer Naouri, se sont pourtant rendus en Côte d'Ivoire en juin et juillet, frappant à toutes les portes, du ministre de la Justice au procureur de la République. En vain. Emmanuel Altit a également sollicité l'Onuci, garant du processus de paix ivoirien. «Nous nous sommes heurtés à une fin de non-recevoir», accuse l'avocat dans une lettre ouverte.

À écouter Me Altit, les conditions de détention de Laurent Gbagbo, détenu à Korhogo, dans le Nord, en font une sorte de masque de fer africain. «Il est enfermé dans une chambre close, à peine éclairée, et ne sort que pour prendre ses repas en compagnie de son médecin, lui aussi incarcéré.» Un avocat togolais de Laurent Gbagbo, Me Joseph Kokou Koffigoh, confirme: «Pour recevoir le représentant de l'ONU ou les anciens, on l'a transféré dans une résidence présidentielle de Kor­hogo. Mais le reste du temps, il est enfermé ailleurs.»

L'ambassadeur de Côte d'Ivoire à Paris, Ally Coulibaly, dément et assure que le prisonnier vit en permanence dans la villa présidentielle. Me Altit, pour sa part, demande que Laurent Gbagbo soit assigné à résidence dans sa maison de Gagnoa, «pour échapper aux pressions» de son gardien, Fofié Kouakou, un ex-chef de guerre rebelle sous sanction onusienne. L'avocat exige aussi que son client sorte de ses limbes juridiques. Le gouvernement ivoirien semble toujours hésiter. Mercredi dernier, douze personnalités liées à l'ancien président, dont son fils Michel, ont été inculpées, entre autres, d'atteinte à la sûreté de l'État. Vingt-six autres dignitaires les avaient déjà précédés. Mais ni l'ancien chef de l'État ni son épouse, Simone, ne faisaient partie de cette nouvelle vague d'inculpations. Le procureur de la République répond qu'il attend un avis du Conseil constitutionnel.

Impasse politique

Reste l'option de la Cour pénale internationale. Son procureur, Luis Moreno-Ocampo, a lancé une enquête préliminaire sur les violences qui ont précédé la chute de Laurent Gbagbo. Il devrait dire en septembre s'il inculpe ou non des personnalités. Toutefois, la CPI laisse la préséance aux justices nationales: elle n'inculperait Laurent Gbagbo que si la Côte d'Ivoire décide de ne pas le juger. Mais pour Abidjan, la CPI est une arme à double tranchant. La Cour enquête sur les exactions commises par les deux côtés. L'Onuci elle-même affirme que les Forces républicaines, la nouvelle armée ivoirienne, continuent à tuer illégalement. Selon un rapport de la mission onusienne, 26 exécutions sommaires de partisans de Laurent Gbagbo ont encore eu lieu le mois dernier.

L'impasse du cas Gbagbo est aussi politique. Le gouvernement d'Abidjan redouterait, selon les observateurs, qu'un procès fournisse une tribune à Gbagbo, redoutable orateur, et qui compte encore de nombreux partisans dans le pays. Et à l'extérieur, plusieurs chefs d'État de la région ont fait savoir à leur homologue ivoirien qu'ils ne souhaitaient pas voir juger un ex-président, précédent fâcheux aux yeux de nombre d'entre eux.

Par Pierre Prier du Journal LE FIGARO