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08 juillet 2011

Comment Affi N'Guessan et Michel Gbagbo sont maltraités en prison à Bouna

Voici comment Ouattara traite un ancien 1er Ministre Ivoirien et Michel le fils du président GBAGBO. Tous les jours ils sont battus,humiliés et punis. Cet endroit est UNE PRISON et pourtant Ahoussou le garde des ''sots'' de Ouattara nous parle de "Résidence surveillée pour assurer leur sécurité". Et pourtant le préfet Ouattara parle de réconciliation à longueur de journée. Faites circuler cette vidéo au maximum. La vérité doit être sue de tous.
www.facebook.com/lamajoritepresidentielle

RAPPEL

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Juste pour rappeler à la Côte d'Ivoire, à l'Afrique, au monde mais surtout à Alassane Dramane Ouattara que Mr Pascal Affi N'Guessan le Président du FPI (Front Populaire Ivoirien) qui est en ce moment détenu arbitrairement dans des conditions inhumaines en Zone Rebelle dans le Nord du pays à Bouna, a été comme lui, Premier Ministre et Chef de gouvernement dans notre République.

Juste pour dire à Mr Daniel Kablan Duncan en ce moment Ministre des Affaires Etrangères de la Préfecture de Côte d'Ivoire... que chaque fois qu'il rencontrera un homologue Étranger, celui ci pourrait lui demander pourquoi Mr Pascal Affi N'Guessan le Président du FPI (Front Populaire Ivoirien) qui a occupé la même fonction que lui au sommet de l’État est ainsi maltraité et humiliés par ses nouveaux amis les rebelles du Nord qui visiblement ne respectent rien comme noble valeur.

Juste pour faire comprendre à Mr Charles Konan Banny qui est chargé par Ouattara de réconciliée les Ivoiriens qu'il a profondément divisé, que traité ainsi le Premier Ministre Affi, et venir nous raconter qu'il est en résidence surveillé est une grave injure et un manque de respect pour les Ivoiriens qui devront avoir confiance en lui avant de l'écouter. Surtout qu'il sache que de tels actes ne sont pas propice à une réconciliation rapide, vrai et durable.
Ou alors, vous n'avez encore rien compris à l'Ivoirien Nouveau.

Sinon dites nous pourquoi vous permettez que Affi N'Guessan, Michel Gbagbo et ces autres personnes soient ainsi maltraités EN PRISON à Bouna ?

Ahoussou Jeannot le fou du roi dans ses mensonges

Avez vous vu la Vidéo montrant le traitement et les conditions de détention des proches du Président Gbagbo (Dont Mr Affi N'guessan et Michel Gbagbo) emprisonnés illégalement à Bouna ?
Maintenant écoutez bien les mensonge d'État en direct de Ahoussou Jeannot le garde des ''sots'' de Ouattara sur TCI.

07 juillet 2011

Qui a tué Maguy le Tocard ?

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Maguy le Tocard (Rebaptisé le Guépard) est mort !!! La nouvelle vient de tomber.
Comment est il mort ? Les commentaires vont bon train.
Il serait décédé des suites d’un arrêt cardiaque pour les uns, du Sida pour les autres ou d'une maladie pulmonaire selon certains.

Son histoire me rappel le Congo (Zaire) et l'histoire de
Pierre Mulele, mort en octobre 1968.

Comme Maguy, il était chef Miliciens et s'insurgeait contre les ennemis de la République.
Comme Maguy il défendait la République suite à l'enlèvement puis l'assassinat de Patrice Lumumba.

En 1968, Joseph Désiré Mobutu dit Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga le convainquit de revenir d'exil, lui promettant l'amnistie. Il le fit au contraire torturer publiquement, lui faisant arracher yeux et parties génitales, et ses membres amputés un à un alors qu'il était toujours vivant. Son corps fut jeté dans le fleuve Congo.

En 2002, une des plus grandes avenues de Kinshasa est renommée en son honneur avenue Pierre Mulele.

L'histoire se répète... et un jour peut être, on saura la vérité sur la mort de Maguy que d'autres sources disent avoir été empoissonné par des mains obscures du pouvoir Ouattara.

02 juillet 2011

Le culte de mensonge et de l’injustice pour une factice réconciliation nationale sans quête de véritable cohésion sociale ?

« Il est à la fois moralement et socialement suicidaire de s’habituer à déplorer les effets sans être capable de s’attaquer aux causes. En dernier ressort, la loi et l’ordre ne seront respectés que si la justice et la dignité sont assurées impartialement à tous. » Martin Luther King dans une interview publié en Janvier 1965.

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Longtemps refoulé, insidieusement maquillé puis camouflé, l’idéologie la charte du Nord, chimère de « la guerre des Héritiers d’Houphouet Boigny » s’est dévoilée au grand jour suite à une prétendue crise post-électorale qui visiblement, était un retour du bâton insufflé contre son alter-égo qu’est l’Ivoirité.

Avec une intime conviction, je suis persuadé que partant de cette phrase, mes détracteurs auront déjà tiré une conclusion hâtive fondé sur des préjugés erronés ou simplement une malhonnêteté intellectuelle sur fond de refus de vérité ; Ils diront « Claudus Kouadio dans une nouvelle théorie du complot !!! Encore Claudus Kouadio le (prétendu) haineux qui ne sait plus quoi dire… et je ne sais quoi d’autres » Toutefois permettez moi de dire ma part de vérité pour tenter à nouveau de remuer la conscience de ces peuples Nordiques et de la zone forestière qui ont pour dessein de devenir une nation aveugle et sourde aux colorations ethniques et religieuses, seul gage d’une réconciliation vrai et d’une unité durable.

Le mal est fait, mais dans cette euphorie collective d’aboutissement à une réconciliation nationale, notre plus grand tord sera d’enterrer vivant les erreurs du passé sans avoir mis à nu l’épine à la source du mal. Il est bon de parer illico presto aux ambulances, mais il serait encore mieux et judicieux d’établir en priorité le véritable diagnostic de cette situation en vue d’appliquer aussi des remèdes préventifs pendant qu’on tente de guérir ceux qui ont déjà souffert de cette folie collective.

Il serait indécent de prétendre laver le régime FPI au pouvoir de l’an 2000 à 2011 de tous soupçons au vue de l’explosion du malaise actuel, aussi il serait encore plus déraisonnable de lui imputer la plus grande responsabilité quand on sait qu’il n’a ni participé à la théorisation puis l’implémentation de la Charte Nordique lancée depuis 1991, encore moi à celle de l’Ivoirité suite à l’arrivé au pouvoir du Président Henri Konan Bédié en 1993-1994. Le FPI n’a été que le souffre douleur d’un héritage qui avait déjà suffisamment gangrené la Côte d’Ivoire.

CHARTE DU NORD N°1: Le levain de l'insurrection

La Première Charte du Nord intitulée "Le Grand Nord en marche" fut diffusé à grande échelle sous forme de tract, puis relayé dans différents journaux dès 1991. Ce texte très explicite qui en introduction dit : « La charte nordique de ses fils aux 4 coins de la Côte d'Ivoire, de ses fils au terroir. Intellectuels, analphabètes, responsables, cadres, militaires, ouvriers, commerçants, par notre voix, le Grand nord bat le rappel et le rassemblement pour un Grand Nord uni, fort, crédible, partenaire à part entière, arbitre des situations futures au sein d'un ensemble ivoirien rénové, équitable, cohérent» avait pour but d’aider (le Premier Ministre Alassane Ouattara) à mener à bien sa mission dont le succès débouche forcément sur la voie de la succession (d’Houphoeut Boigny). Ainsi, […]Le Grand Nord entend donc s'organiser en fonction de ses intérêts bien propres […] car […]jouer éternellement les seconds rôles n'a nullement rien d'honorable pour ses fils […] POURQUOI ? Parce que pour les idéologues de cette charte, un […] tollé général a été orchestré par les ténors du régime PDCI et par d'autres Ivoiriens de la zone forestière pour contester à Alassane Ouattara sa qualité d'Ivoirien. Pour eux, c'est un Burkinabé. Tout fils du Grand Nord se trouve généralement indigné et choqué par le comportement de l'Ivoirien de la zone forestière. Pour lui, le porteur d'un nom à résonance dioula ou sénoufo est, ipso facto, un étranger, un Ivoirien de circonstance. Que n'entend-on pas à longueur de journée "Vous les Dioula ceci, vous les Dioula cela" ? Cette opinion a entraîné un comportement qui empoisonne la cohabitation et notre initiative va être LA REACTION PREVISIBLE A CET ETAT DE CHOSE […]

Après le décès du Président Houphouët Boigny en 1993, Henry Konan Bédié son dauphin constitutionnel prend les rênes du pouvoir. Cependant selon la charte du Nord, « La notion de successeur désigné, de dauphin, est désormais caduque, depuis l'avènement du multipartisme. Qu’Alassane réussisse sa mission et sorte la Côte d'Ivoire du marasme économique que connaît notre pays, il doit être tout indiqué comme celui devant assurer la succession et prendre le relais. Car il serait inconcevable qu'Alassane tire les marrons du feu et qu'un autre s'en régale. » Entre temps, la Notion de peuple Nordique et d’Ivoirien de la zone forestière prend des proportions exacerbées avec le concept d’Ivoirité ou l’Esprit du Nouveau Contrat Social instauré par le Président Henri Konan Bédié. Alassane Ouattara sur qui planait la menace d'un mandat d'arrêt international (pour fraude sur la Nationalité) lancé par la justice du gouvernement Bédié qui lui promettait un châtiment exemplaire s’il ne renonçait pas à ses ambitions présidentielles en Côte d’Ivoire menaçait : «Ce pouvoir moribond, je le frapperai ; il tombera, et je rentrerai à Abidjan avant la fin de l'année». Pendant ce temps un vaste plan d’intoxication propagandiste sera lancé par le RDR dans le nord du pays sous fond de mensonge grossier et d’incitation à la haine et à la révolte du genre : « Le PDCI dit que nous sommes des peureux. Nos grands-pères n’ont pas eu peur de prendre cette région avec les fusils et la poudre. Nous ne voulons plus de ces gens parce que le PDCI nous manque de respect, nous méprise et ne nous considère pas. Ils nous ont traités comme des animaux.
Parce que nous votions pour Houphouët ils nous ont pris pour des ignorants. Ils ont organisé une campagne de dénigrement : ils ont injurié Alassane, son père, sa mère et nous. Mais ils ne nous connaissent pas. Parce que c’est avec des fusils et des balles que nos grands-parents ont conquis cette terre.
Ils ne nous font pas peur. Ils ont dit que nous ne serions plus rien dans ce pays. Ensuite ils ont renvoyé 267 de nos cadres. Ils ne veulent plus entendre l’appel du Muezzin de la mosquée pour la prière. Ils ne veulent pas de l’Islam et des musulmans. Ils envoient les militaires les frapper dans les mosquées. Si nous acceptons cela c’est que nous ne sommes pas des musulmans, si nous les suivons c’est que nous sommes des bâtards. Vous connaissez bien la chanson Malienne qui dit : plutôt la mort que la honte. Ici chez nous nous disons : ‘Mieux vaut mourir que d’avoir honte’.Pouvons-nous accepter la honte ? NON !.
Nous avons les mêmes armes qu’eux. Nous avons aussi nos hommes dans l’armée. Nous ne voulons d’eux ni aujourd’hui, ni demain. Depuis que Houphouët est mort nous n’avons connu que brimades, honte et humiliations
» dixit le cadre RDR El Hadj Lamine Diabaté défunt-mari d’Henriette Dagri Diabaté à Odienné en 1995.

LA REACTION PREVISIBLE A CET ETAT DE CHOSE fut visiblement le putsch militaire de 1999 mis en œuvre sous fond d’une mutinerie au sein de l’armée par des proches de Alassane Ouattara à savoir le Sergent chef Ibrahim Coulibaly dit IB, Oumar Diarrassouba dit ZagazagaIssiaka Wattara dit Wattao et autres Koné Seydou. Ce fut l’ère des Zinzins et Bayéfouè (sorcier en Akan) du Général Guei Robert.

Comme expliqué dans un article précédent intitulé LE RDR, L’IVOIRITE, ALASSANE D. OUATTARA ET SA REBELLION EN COTE D’IVOIRE « Hiérarchie militaire oblige, les épaules du Sergent Chef Ibrahim Coulibaly étant encore frêles, le nouveau pouvoir conquit par les jeunes militaires sera confié au Général Robert Guéi qui n’était plus en odeur de sainteté avec le PDCI de Bédié qui l'avait contraint à une retraite forcée pour accusation de tentative de coup d'état militaire.

Alassane Ouattara venait ainsi de rétablir la balance. Il a effectivement frappé le pouvoir du PDCI de Henri Konan Bédié, il est tombé ; et Alassane Dramane Ouattara est rentré à Abidjan pour la Saint Sylvestre. 
Dans un souci d’apaisement, les deux exilés reviennent en Côte d’Ivoire avec la bénédiction du nouvel homme fort qui espère ainsi attirer la sympathie du peuple.
Il s’en suit alors une véritable mascarade de l’auto proclamé « Candidat du peuple » Robert Guei qui avait par la suite troqué sa tenue militaire contre le titre d’homme politique. Candidat à la présidentielle, il a malicieusement écarté ses potentiels adversaires à risque qu’étaient alors le Président Bédié et le Premier Ministre Alassane D. Ouattara en modifiant la constitution suite à un semblant de « référendum express
(Référendum auquel le RDR et Alassane Ouattara avaient appelé à voté OUI)». A partir de cet instant, Robert Guéi avait montré son souci de ne pas céder son fauteuil. 
Il n’avait face à lui que Laurent Gbagbo le candidat du FPI qui n’avait même pas les moyens financiers de mener une campagne politique digne de ce nom. 
Etant assuré de gagner les élections contre lui, le général Guei avait organisé des élections présidentielles acceptables en 2000 et à sa grande surprise, le tocard de la course qui en fait était un véritable Outsider en qui le peuple se reconnaissait depuis des années, joua les trouble-fêtes en remportant le scrutin. 

Face à ce revers cinglant, le général Guei, favori illusoire de la course, tenta désespérément de s’approprier le pouvoir par la force, mais fut jeté hors du champ de course par un élan de désapprobation nationale suite à l’appel de Laurent Gbagbo le Président élu : c’était la porte ouverte à tous les fantasmes non assouvis du RDR et de son leader Alassane Ouattara. Le RDR qui à ce moment là s’est comporté comme un véritable charognard, lança par la voie de son leader Alassane Ouattara, un autre appel visant à récupérer le pouvoir d’état dans la rue en imitant les propos du président élu. Fiasco totale. Le RDR venait lui aussi de subir un autre affront qu’ADO à promis de faire payer à la Nation tout entière avec des propos du genre : 'Je vais rendre ce pays ingouvernable'.
Le président Gbagbo était il responsable de l’injustice subie par Henry K. Bédié et Alassane D. Ouattara ?
Comment peut-on se permettre de prétendre être Président à la suite d’élections auxquelles on n’a pas été candidat ? Surréaliste tout simplement.
[…]
Tous ces faits ont laissés des plaies grandes ouvertes ou des marques indélébiles dans la vie de tous les Ivoiriens. Le forum pour la réconciliation nationale organisé par le président Gbagbo et ayant pour but de calmer la situation et apaiser les cœurs, n’a fait que mettre de l’huile sur le feu au vue des propos incendiaires de l’opposition. Propos qui ont conduits à des positions plus figées qu’elles ne l’étaient déjà.

Dans cet élan là, survint l’attaque de la rébellion armée du 18-19 Septembre 2002, moins de deux ans après l’accession au pouvoir du Président Gbagbo. »

CHARTE DU NORD N°2: Les signes précurseurs de la partition du pays

Le deuxième Tome de la charte du Nord publié en 2002 va dans le même sens que celui de 1991, mais avec plus de virulence. Rien que le paragraphe introductif en dit long sur ce qui pourrait advenir.

« Au moment où tout le monde cherche les origines de tout le monde, ce qui est presque devenu un jeu, une sorte de «Trivial-Pursuit», version tropicale, avec son cortège de «manipulation Ad hominem» conduit par des «Blakoros» et des «Boussoumanis» appelés Ivoiritaires, le grand Nord, victime ciblée, doit se lever pour dire: Ça suffit ! Jusqu'à quand ce monstre «politico-économico-juridique» baptisé « Ivoirité» va-t-il persécuter ses filles et fils ? De Bédié à Gbagbo en passant par Guéi, les Nordistes sont restés dans la même spirale de mépris de la part des différents régimes. Les Nordistes ne sont ils pas les premiers à avoir foulé la terre d'Eburnie dès le 13e siècle? La Côte d'Ivoire, notre Côte d'Ivoire, appartient avant tout au Nordiste qui a toujours su défendre ses intérêts. » […] Il importe désormais de situer le Grand Nord à l'écart du Pdci, très loin du Fpi, qui n'a pas hésité un seul instant à tuer ses fils. Parce que cette région doit emprunter sa propre voie, car la différence de zone entraîne, ipso facto, une différence de compréhension et de comportement et une différence d'intérêts, lesquels peuvent être complémentaires mais jamais semblables. […] Nous militons Grand Nord et nous sommes des défenseurs mobilisés des intérêts de notre région. Vive un Grand Nord uni, fort, crédible. Vive une Côte d'Ivoire rénovée, équitable, cohérente […] SANS COMMENTAIRES !!!

Ainsi cette même année 2002, la Côte d’Ivoire connu l’inévitable… L’inévitable parce que visiblement, avec toute la bonne foi imaginable, Laurent Gbagbo n’aurait pu contrer l’élan prôné auprès des peuples du Nord et la vision injecté en elles pendant plus d’une décennie concernant la conception d’acquisition et d’exercice du pouvoir d’état.

L’attaque Rebelle de 2002 conduite par le Sergent chef Ibrahim Coulibaly dit IB, Oumar Diarrassouba dit ZagazagaIssiaka Wattara dit Wattao, Koné Seydou dit Tuo Fozié (les mêmes militaires du coup d’état de 1999), Cherif Ousmane, Chef Adam’s, Kass, Kone Messamba, Koné Zakaria, Coulibaly Hervé dit Vetcho, Kolo, Losseni dit Chef Loss, Chef Doumbia, Mourou Wattara et Guillaume SORO ne visait pas spécifiquement le pouvoir de Laurent Gbagbo mais l’ensemble des populations dites de la zone forestière.

Tueries de masse, assassinats, viols, mutilations, exécutions sommaires, enlèvements, brimades, humiliation, pillages de biens meubles et de ressources agricoles, occupation, incendies volontaires seront le quotidien des populations sous contrôle des rebelles dans les zones CENTRE et OUEST. Aucun crime commis par les rebelles sur les populations du Nord. Ce qui semble bien évidemment normal, « union sacrée du grand Nord » oblige. Suite à cette situation une autre union sacrée digne d’un sacrilège retentissant sera la coalition polico-militaire piloté par le couple Rebelle-RDR et le PDCI au sein du G7 qui se muant ensuite en RHDP.

La rébellion n’ayant pas atteint son objectif à savoir faire un coup d’état militaire, depuis 2002 la Côte d’Ivoire est coupé en deux, partitionnant ainsi le pays avec d’une coté les zones Centre Nord Ouest (Zones CNO) sous contrôle de la rébellion armée et la zone Sud sous contrôle du gouvernement de Laurent Gbagbo jusqu'à son enlèvement le 11 Avril 2011. Toutefois, avant sa chute, Laurent Gbagbo a depuis 2003 suite aux accords de paix successifs qu’il a signé avec le binôme « opposition réuni au sein RHDP - forces rebelles du MPCI», accédés à toutes les doléances visant à déposer les armes, réunifier le pays au moins géographiquement puis aller aux élections dans la transparence.

Laurent Gbagbo aura tous donné pendant plus de 8 ans :

- Une amnistie quasi générale pour les crimes commis par la rébellion armée

- l’usage de l’article 48 pour permettre à Alassane Ouattara de briguer la magistrature Suprême de manière exceptionnel

- le poste de Premier Ministre et chef du gouvernement octroyé à l’opposition

- un gouvernement composé majoritairement par l’opposition

- une commission électorale dirigé et composé majoritairement par l’opposition

- l’insertion de certains chefs de guerre au sein de l’armée régulière doublée d’octroi de garde supérieurs

- le financement par des fonds publics des partis politiques d’opposition

- mise en place d’un programme de réconciliation nationale

- l’organisation des élections présidentielles par l’opposition

Pendant ce temps contrairement à ce qui était prévu :

- la rébellion armée avait mis sur pied une administration parallèle et se livrait au pillage des ressources agricoles et minières des zones occupés

- la rébellion armée n’a jamais accepté la mise en œuvre effective du processus de DDR (DESARMEMENT, DEMOBILISATION, REINSERTION) prévu avant les élections selon le dernier accord de paix.

- la rébellion armée n’a pas quitté les zones sous occupation d’où la non acquisition de l’intégrité du territoire Nationale

- la rébellion armée n’a pas permis le redéploiement de l’administration et l’unicité des caisses de l’état

L’erreur du FPI et de Laurent Gbagbo aura été d’accepter d’aller aux élections présidentielles dans ces conditions foulant du pied la constitution Ivoirienne en croyant au respect du code de bonne conduite (signé par la classe politique) et en la bonne fois de Alassane Ouattara et sa suite composé de politicien affairiste et de rebelles tribalistes. Cela était à prévoir comme je le précisais le 1er Avril 2010 dans un billet intitulé ALLONS AUX ELECTIONS. « En effet dans l’entendement du RHDP et de sa branche armée, « aller aux élections » rimait avec « enlever GBAGBO du pouvoir d'état par tous les moyens». Et leur lugubre intention avait été déjà annoncée par leur sonne-cloche Venance Konan Amédégnato. Alors tant qu’il serait question d’«enlever GBAGBO du pouvoir d'état par tous les moyens », ont pouvait aller aux élections sans désarmer. Et si malgré cela Laurent GBAGBO gagnait ces élections, on maintiendra la rébellion jusqu’à ce qu’il démissionne par la force des armes : Retour au 18-19 Septembre 2002. Voilà, somme toute, le plan macabre du RHDP et ce que referment les termes ‘‘Allons aux élections’’ »

Effectivement on assiste aujourd’hui à un Retour au 18-19 Septembre 2002 et cette prétendue crise post-électoral survenue après le refus de Alassane Ouattara de respecter le résultat des élections présidentielles tels que proclamés par le conseil constitutionnel n’est qu’un subterfuge pour finir « le boulot » non achevé.                                                                                                                      Alassane Ouattara avait toujours nié être le « père » de celle rébellion qui a et continue d’endeuiller et de fragiliser notre état. Nous le lui concédons. Mais il est aujourd’hui clairement établi que Alassane Dramane Ouattara a été depuis le début et reste le « chef » de cette rébellion armée. Car comme le disait Dosso Charles Rodel alors Président de la fédération Nationale des victimes de la guerre « les enfants n’obéissent pas toujours à leur père, mais ils ne désobéissent jamais à leur CHEF » Ceux qui ont désobéit en ont payé de leur vie ; Kass, Adam’s et tout récemment le Sergent Chef Ibrahim Coulibaly dit IB. Car comme le précisait en 2002 le Commandant de Zone rebelle Koné Zakaria lors d'un meeting dans le Nord du pays: «Si vous supportez le MPCI (la rébellion armée), ne le faites ni pour Zakaria, ni pour IB, ni pour quelqu'un d'autres sinon pour celui qui a acheté nos armes, c'est à dire ALLASSANE DRAMANE OUATTARA. Lorsque nous étions en exil, c'est ALLASSANE qui s'occupait de nous. Il nous apportait régulièrement du riz et la somme de 25.000.000 F.CFA chaque mois »

ENFIN…avec les fusils et la poudre le Peuple Nordique unie et fort à terminé sa marche et conquit son pouvoir en balayant « les Blakoros et les Boussoumanis appelés Ivoiritaires pour que vive un Grand Nord pas crédible, dans une Côte d'Ivoire maladroitement rénovée, inéquitable, et totalement incohérente qui aura du mal à devenir une vrai Nation si on y prend garde.

Le mal est fait, trop de sang à couler sur les petites Ivoires de l’éléphant d’Afrique, trop d’Ivoiriens sont morts inutilement ou marqué à vie. Nous voilà face à un défi majeur : VIVRE ENSEMBLE et reconstruire la NATION Ivoirienne.

La réconciliation Nationale s’impose à TOUS, une réconciliation vraie et juste pour une unité nationale à toute épreuve s’impose. Nous avons en main les clefs du destin de la Côte d’Ivoire, a nous de savoir nous en servir. Que décidons-nous de faire de la Côte d’Ivoire ? Du fond du gouffre dans lequel nous nous sommes tous embourbés pendant cette décennie de crises à répétitions, cette question essentielle pourrait être posée par le quidam le plus négligeable de la Côte d’Ivoire à Alassane Ouattara assis très haut sur sa fragile tour d’Ivoire. Car loin des beaux discours démagogiques qu’on nous « vend » par ces temps tumultueux, que nous propose le gouvernement en place pour aller dans le sens de cette réconciliation tant prôné ? Des arrestations et emprisonnements abusifs ne respectant pas la dignité humaine et les libertés individuelles car violant tous les termes juridiques, des mandats d’arrêt internationaux lancés à tire larigot contre les anciens tenants du pouvoir, des crimes crapuleux sous fond de règlements de comptes à caractères tribaux orchestrés par les FRCI la nouvelle armée essentiellement composés par les rebelles du Nord, une épuration ethnique dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, des exécutions sommaires de personnes jugés Pro-Gbagbo, une chasse à l’homme sans fin orchestrée contre les possibles opposants au pouvoir Ouattara, des milliers d’Ivoiriens contraint à l’exil…. Ce climat délétère sournoisement entretenu par le pouvoir en place est il propice à la réconciliation au sens réel du terme dans l’optique d’arriver à former une seule communauté vivant dans la totale cohésion sociale ? On n’arrivera à rien de positif en continuant à nous saouler à la coupe de la haine sans bornes.

PROPOSITION POUR UNE COTE D’IVOIRE RECONCILIER AVEC ELLE-MEME

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Dans l’histoire des peuples, le cas Ivoirien ne saurait être l’exception insurmontable. Personne aussi sachant qu’il soit ne peut prétendre avoir la science infuse en matière de réconciliation d’UN peuple divisé mais moralement contraint à ressouder les murs lézardés de sa nation en péril. Nous pouvons y arriver bien que notre tâche ne sera pas facile. Il va falloir dans un premier temps penser à la Côte d’Ivoire unie en balayant du revers de la main gauche les notions de peuple Nordique, peuples de la zone Forestière et Ivoirité. Cependant en toute honnêteté, ce pan primordial dans ce processus parait le plus ardu car même en faisant fi des revanchards les plus intrépides et des tribalistes pour qui la nation est secondaire, même les plus modérés de ceux qui se reconnaissent en Laurent Gbagbo bouderont ce processus de réconciliation qui finalement figera plus les positions si lui, les cadres du FPI (Front Populaire Ivoirien) et leurs amis de La Majorité Présidentielle continue d’être pourchassés jusque dans leurs villages ou privé de leur liberté et droits élémentaires. On assistera à une fausse réconciliation, une comédie Nationale entre vainqueurs et vaincus craignant des représailles, et non à une réconciliation vrai entre Ivoiriens de tout bords convaincus que c’est la seule issue pour sauver notre pays.

Aucun citoyen doué du sens de l’équité et d’un minimum de bonne foi ne peut tenter de faire passer sous silence que les nordistes aient subis des tords en Côte d’Ivoire à un moment de notre Histoire. Cependant n’oublions ont pas que les Guebiés et les Sanwis qui sont des peuples de la région forestière ont connu pire en comparaison des revendications de la rébellion Nordique de 2002… Le pays n’avait pas pour autant connu une telle désolation.

La Côte d’Ivoire est à la croisée des chemins. Nous devons avancer. Mais avant de faire le plus infime progrès vers cette quête de réconciliation, nous devons prendre garde à ne pas commettre les erreurs du passé pour empêcher un nouveau cycle de la violence.  Alassane Ouattara devrait donner le bon ton en demandant PARDON à tous les Ivoiriens et se montrer moins absolutiste vis-à-vis du FPI et de ses leaders politiques s’il tient effectivement à réunifier cette Côte d’Ivoire mise en charpie avec le soutien diplomatique et militaire de son ami Nicolas Sarkozy.

QUE DIEU AIDE LA COTE D'IVOIRE

21 juin 2011

CRIMES DU PREFET OUATTARA EN CÔTE D'IVOIRE : AVIS DU PROCUREUR DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE (CPI) AU PUBLIC

Les victimes de violences commises depuis l'élection présidentielle du 28 novembre 2010 en Côte d'Ivoire ont 30 jours pour adresser leurs observations à la Cour pénale internationale (CPI) de la Haye, a indiqué vendredi 17 juin 2011 le Procureur de la CPI qui demandera ensuite à la Chambre préliminaire II l'autorisation d'ouvrir une enquête portant sur ces crimes.

Par un avis publié vendredi, le Procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, informe les victimes de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité qui auraient été commis en Côte d'Ivoire par l'une des parties à compter de l'élection présidentielle de 2010 qu'il demandera prochainement d'ouvrir une enquête sur ces crimes.

Selon l'avis, « le Procureur informe les victimes de violences post-électorales en Côte d'Ivoire qu'elles peuvent adresser leurs observations aux juges de la Chambre préliminaire et leur indiquer s'il conviendrait d'ouvrir une enquête portant sur ces crimes présumés. Les victimes ou leurs représentants légaux ont 30 jours à

compter de la date du présent avis pour adresser leurs observations à la Chambre préliminaire », en lui écrivant à La Haye, au Pays-Bas, ou par courriel.

La Chambre préliminaire pourra ensuite demander à l'une des victimes de fournir des informations supplémentaires et elle pourra convoquer une audience si elle l'estime nécessaire.

L'avis du Procureur CPI indique encore que si les juges décidaient d'autoriser l'ouverture d'une enquête, les victimes auront également la possibilité de participer à la procédure et, à un stade ultérieur, de demander des réparations.

 

Patriotes d'ici et d'ailleurs, demandez à vos parents, amis et connaissances TÉMOINS OCULAIRES de la barbarie de Ouattara de saisir la CPI. Les images commentées seront d'un apport certain. Ci dessous l'adresse de la CPI :

Cour Pénale Internationale

Chambre préliminaire II

Situation en Côte d’Ivoire

PO Box 19519

2500 CM, La Haye Pays-Bas

E-mail : otp.informationdesk@icc-cpi.int

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18 juin 2011

Réfugiés Ivoiriens au Togo: « UN RÉFUGIÉ DE PLUS EST UN RÉFUGIÉ DE TROP »

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Ce Samedi 17 Juin 2010, la Télévision Togolaise a proposer au cours de l’émission « AU CŒUR DE LA NATION » un débat ayant pour thème cette AFFIRMATION : « UN RÉFUGIÉ DE PLUS EST UN RÉFUGIÉ DE TROP »


Les très nombreux réfugiés Ivoiriens du Togo étaient grandement à l'honneur dans ce débat...
Comme quoi, le Togo ne veut pas se laisser envahir par ces pauvres gens qui fuient la dictature et le règne de la violence imposé en Côte d'Ivoire par Ouattara.
Le passage d’Alassane Ouattara au Togo pour demander aux Ivoiriens de rentrer en Côte d'Ivoire n'a rien donné; pire le nombre de réfugiés s'accroit de jour en jour. Alors le Togo semble commencer à réfléchir à stopper le flux migratoires des réfugiés Ivoiriens.

Bien vrai que la population Togolaise soit très accueillante et respectueuse des Ivoiriens réfugiés au Togo, il y a une vive inquiétude si on commence ce genre de débat à la télé. C'est une évidence... car de ces débats pourra découler une autre attitude des Togolais vis a vis de leurs frères Ivoiriens SURVIVANTS chez eux. Aussi, la vérité est qu'il ne faudra pas en vouloir aux Togolais qui visiblement ne comptent pas commettre la même erreur que nous en Côte d’Ivoire... « C'est ça qui est la vérité ». Si vous saviez combien d'Ivoiriens sont réfugiés à Lomé en ce moment vous comprendrez cette inquiétude légitime des intellectuels Togolais.

Que Dieu nous aident !!!

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02 juin 2011

Côte d’Ivoire : Rapport très accablant de Human Rights Watch. Des partisans de Gbagbo torturés et tués à Abidjan

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Les représailles déchaînées commises par les forces pro-Ouattara ont déjà entaché la nouvelle présidence

« L’espoir d’une ère nouvelle après l’investiture du président Ouattara va s’estomper rapidement à moins que ces horribles exactions contre les groupes pro-Gbagbo ne cessent immédiatement. Le président a promis à maintes reprises des enquêtes et des poursuites crédibles et impartiales ; il est maintenant temps de tenir ces promesses. »

Corinne Dufka, chercheuse senior sur l’Afrique de l’Ouest à Human Rights Watch

(Dakar, le 2 juin 2011) - Les forces armées fidèles au Président Alassane Ouattara ont tué au moins 149 partisans réels ou supposés de l'ancien Président Laurent Gbagbo depuis leur prise de contrôle de la capitale commerciale, à la mi-avril 2011, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Les miliciens pro-Gbagbo ont tué au moins 220 hommes dans les jours ayant immédiatement précédé et suivi l'arrestation de Gbagbo, le 11 avril, alors que le conflit de près de quatre mois touchait à sa fin.

Entre les 13 et 25 mai, Human Rights Watch a interrogé 132 victimes et témoins des violences perpétrées par les deux parties lors de la bataille d'Abidjan et dans les semaines suivant l'arrestation de Gbagbo. Les meurtres, les actes de torture et les traitements inhumains commis par les forces armées d'Ouattara ont continué alors qu'un chercheur de Human Rights Watch se trouvait à Abidjan, prenant clairement pour cible les groupes ethniques au cours d'actes de représailles et d'intimidation généralisés.

« L'espoir d'une ère nouvelle après l'investiture du président Ouattara va s'estomper rapidement à moins que ces horribles exactions contre les groupes pro-Gbagbo ne cessent immédiatement », a déclaré Corinne Dufka, chercheuse senior sur l'Afrique de l'Ouest à Human Rights Watch. « Le président a promis à maintes reprises des enquêtes et des poursuites crédibles et impartiales ; il est maintenant temps de tenir ces promesses. »

Les Forces républicaines de la Côte d'Ivoire (FRCI) de Ouattara ont tué au moins 95 personnes non armées à Abidjan au cours des opérations menées à la fin avril et en mai, quand elles ont bouclé et fouillé des zones auparavant contrôlées par les milices pro-Gbagbo, selon le constat de Human Rights Watch. La majorité des violations documentées ont eu lieu dans le bastion pro-Gbagbo de longue date de Yopougon, l'épicentre de la bataille finale à Abidjan. La plupart des meurtres ont été des exécutions à bout portant de jeunes issus de groupes ethniques généralement alignés avec Gbagbo, dans ce qui semblait être une punition collective pour la participation de ces groupes aux milices de Gbagbo.

Un homme a décrit comment des soldats des Forces républicaines ont tué son frère de 21 ans : « Deux d'entre eux ont attrapé ses jambes, deux autres lui tenaient les bras dans le dos, et un cinquième lui tenait la tête », a-t-il dit. « Puis un type a sorti un couteau et a tranché la gorge de mon frère. Il hurlait. J'ai vu ses jambes trembler une fois qu'ils lui ont tranché la gorge, le sang ruisselait. Pendant qu'ils le faisaient, ils ont dit qu'ils devaient éliminer tous les Patriotes qui avaient causé tous les problèmes dans le pays. »

Une autre femme qui a assisté le 8 mai au meurtre de 18 jeunes cachés à Yopougon a été brutalement violée par un soldat des Forces républicaines après avoir été contrainte de charger leurs véhicules avec des biens pillés. Le 23 mai, un homme âgé dans le même quartier a vu des éléments des Forces républicaines exécuter son fils, qu'ils accusaient d'être un membre des milices pro-Gbagbo.

Human Rights Watch a également documenté 54 exécutions extrajudiciaires dans des lieux de détention officiels et officieux, notamment les 16ème et 37ème postes de police de Yopougon et le bâtiment GESCO de pétrole et de gaz qui sert maintenant de base aux Forces républicaines. Le 15 mai, Human Rights Watch a observé un corps qui brûlait à moins de 30 mètres du poste de police du 16ème arrondissement. Plusieurs témoins ont raconté à Human Rights Watch le lendemain que c'était le corps d'un milicien capturé qui avait été exécuté dans l'enceinte du poste de police.

Un soldat des Forces républicaines a décrit l'exécution de 29 détenus au début de mai à l'extérieur de l'immeuble GESCO. Le soldat a déclaré que Chérif Ousmane, proche allié du Premier ministre Guillaume Soro et commandant de zone de longue date des Forces Nouvelles - le groupe rebelle de Soro qui constitue actuellement la majorité des Forces républicaines - à Bouaké, la capitale du nord, a donné l'ordre d'exécution. Deux autres témoins interrogés par Human Rights Watch ont déclaré avoir vu Chérif Ousmane dans un véhicule qui s'est débarrassé du corps torturé et exécuté d'un chef de milice notoire à Koweit, un sous-quartier de Yopougon, vers le 5 mai. Chérif Ousmane supervise les opérations des Forces républicaines à Yopougon.

Human Rights Watch a non seulement recueilli des informations sur des meurtres, mais aussi interrogé des jeunes hommes qui avaient été arrêtés par les Forces républicaines et ensuite libérés, et documenté la détention arbitraire et le traitement inhumain de bon nombre d'autres jeunes hommes - souvent arrêtés pour aucune autre raison apparente que leur âge et leur groupe ethnique. Presque tous les ex-détenus ont indiqué avoir été frappés à plusieurs reprises avec des crosses de fusils, des ceintures, des cordes et à coups de poing pour leur arracher des informations sur l'endroit où des armes étaient cachées ou pour les punir pour leur appartenance présumée aux Jeunes Patriotes, un groupe de miliciens pro-Gbagbo. Plusieurs ex-détenus ont fait état d'actes de torture, notamment l'arrachage de dents d'une victime et le placement d'un couteau brûlant sur une autre victime, la coupant ensuite.

Human Rights Watch a appelé le gouvernement Ouattara à assurer immédiatement le traitement humain de toute personne détenue et à fournir un libre accès aux sites de détention pour les observateurs internationaux et la Division des droits humains de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI).

Les témoins ont souvent identifié les assassins ou les agresseurs en détention comme étant les Forces républicaines qui sont descendues sur Abidjan en provenance de leurs bases du nord, vêtus d'uniformes et de bottes militaires et arrivant souvent dans des véhicules marqués FRCI. Ces forces sont supervisées par Soro et le président Ouattara. De nombreux témoins et deux soldats qui avaient participé aux massacres ont déclaré que des commandants de rang moyen et supérieur avaient été présents à l'endroit même où certains meurtres ont eu lieu, ou à proximité.

Human Rights Watch a appelé le gouvernement de Ouattara à mettre en congé administratif immédiat, dans l'attente d'une enquête, les commandants contre lesquels il existe des preuves crédibles d'implication, soit directement, soit par la responsabilité de commandement, de meurtres, de tortures ou d'autres exactions graves. Au minimum, cela devrait inclure Chérif Ousmane et Ousmane Coulibaly pour d'éventuelles exactions commises à Yopougon et le capitaine Eddy Médy pour son rôle dans la supervision de l'offensive de l'ouest qui a fait des centaines de morts parmi les civils.

Le retrait des milices pro-Gbagbo a également laissé une traînée sanglante au cours de la bataille finale pour Abidjan, a déclaré Human Rights Watch. Human Rights Watch a documenté plus de 220 meurtres perpétrés par des groupes de miliciens pro-Gbagbo dans les jours et heures avant d'être contraints d'abandonner Abidjan. Le jour après que les Forces républicaines ont capturé Gbagbo, ses milices se sont déchaînées dans plusieurs zones de Yopougon, tuant plus de 80 personnes originaires du nord de la Côte d'Ivoire et des pays voisins d'Afrique occidentale en raison de leur soutien présumé à Ouattara.

Un homme de 65 ans qui se trouvait là a raconté comment des miliciens avaient tué cinq de ses fils après avoir fait irruption dans sa résidence le 12 avril, le lendemain de l'arrestation de Gbagbo. Les corps ont été enterrés dans une petite fosse commune, faisant partie de 14 sites identifiés par Human Rights Watch rien qu'à Yopougon. Human Rights Watch a documenté sept cas de violences sexuelles perpétrées par des miliciens, en particulier à Yopougon, accompagnés souvent par l'exécution de l'époux de la victime.

Au moins 3 000 civils ont été tués lors de la crise postélectorale du fait de graves violations du droit international de la part des forces armées des deux bords, a indiqué Human Rights Watch.

Le 19 mai, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a fait connaître son intention d'ouvrir une enquête sur les crimes commis en Côte d'Ivoire. Une enquête de la CPI pourrait apporter une contribution importante à la lutte contre l'impunité, mais Human Rights Watch a aussi exhorté l'administration Ouattara à tenir des procès nationaux équitables afin de garantir la justice pour les victimes et d'encourager le respect pour l'État de droit dans le pays dévasté par le conflit.

Human Rights Watch a présenté ses conclusions au ministre de l'Intérieur, Hamed Bakayoko, qui a promis de convoquer une réunion d'urgence avec le Premier Ministre Guillaume Soro et les principaux commandants des Forces républicaines. Il a également assuré que le gouvernement Ouattara ne protègerait pas les forces militaires et de sécurité contre des poursuites pour les crimes qu'elles avaient commis. Les engagements du ministre ont été un signe positif et devraient être tenus rapidement, a ajouté Human Rights Watch.

« Si le Président Ouattara veut sérieusement mettre un terme à cette décennie d'exactions, il devrait immédiatement suspendre les commandants responsables de ces terribles exactions et ouvrir des enquêtes sur eux », a conclu Corinne Dufka. « Les personnes des deux camps impliquées dans des crimes graves devraient être traduites en justice. »

L'intégralité de ce communiqué en anglais est disponible en cliquant ici.
La traduction complète en français sera prochainement mise en ligne sur cette page.

Source: Site web Human Rights Watch