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29 juillet 2010

SORO éjecté de la tête du MPCI: Enfin le RDR prend officiellement la tête de sa rébellion armée

« Quand la tête est là, le genou ne porte pas le chapeau » nous dit l’adage. Transposée dans le contexte de la crise politico-militaire que subit la Côte d’Ivoire depuis le 18-19 Septembre 2002, cette assertion confirme l’erreur qui est à la base des échecs successifs dans les tentatives de sortie de crise; le Président Laurent Gbagbo et la Côte d’Ivoire ne se sont jamais directement adressé au bon interlocuteur et père de la rébellion armée mais plutôt à ses subalternes ou à des gens qui n’y comprenaient pas grand-chose et qui se sont fourvoyés en espérant jouer des pions qu’ils n’avaient pas.

Aux premières heures de la sale guerre imposée au peuple de Côte d’Ivoire, le MPCI (Mouvement Patriotique de Côte d’Ivoire) est apparu et s’est auto proclamé comme étant un mouvement rebelle-armé opposé au régime du Président Laurent Gbagbo. Ce mouvement ne se réclamait proche d’aucune obédience politique, mais très vite les observateurs de la vie politique Ivoirienne avaient fait le rapprochement et établie une théorique mais très probable filiation, entre le MPCI et le RDR au vue du discours et du nombre d’anciens militaires devenus chefs rebelles, ayant déjà été au service de Alassane Dramane Ouattara en tant que garde rapproché. 
Cette thèse fut rapidement confirmée avec pertinence par les chefs rebelles Koné Zakaria et Koné Messamba lors d’un meeting dans la région d’Odienné alors que ceux-ci croyaient avoir gagné cette guerre dans laquelle ils avaient sous estimé l’armée loyale à l’état de Côte d’Ivoire.

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Dans cette intervention, Koné Zakaria qui voulait dissiper les doutes dans le conflit de leadership au sein du MPCI entre lui, Ibrahim Koulibaly dit IB et Guillaume Soro, porta un coup dur au RDR et à son chef en proclamant Alassane Ouattara SEUL et LEGITIME bénéficiaire de leur combat car ayant été le penseur et le financier de leur guerre ; grosse bourde et vrai coup dur pour le RDR car en fait, le MPCI et ses satellites (MJP, MPIGO) n’avaient pas encore gagné la guerre.

Dès lors le RDR (qui n’a jamais osé condamner les atrocités commises par ses rebelles) pour gagner un peu de crédibilité, réfuta laconiquement cette affirmation et prit MOMENTANEMENT ses distances vis-à-vis des groupes rebelles armés. Sauf que, suite à l’exil de IB vomit par ses pairs pour avoir voulu prendre le fauteuil destiné à ADO, le seul candidat crédible et déjà dans l’arène était Guillaume Soro un autre militant du RDR et non des moindres : le colistier de Henriette Dagri Diabaté (N° 2 du RDR après ADO) aux législatives de 2000 dans la commune de Port-Bouet à Abidjan. Malgré cet autre élément de preuve compromettant, le RDR continuait de nier son lien flagrant avec cette rébellion armée qui était en train de défigurer la Côte d’Ivoire. 

Sous l’impulsion (ou la pression… c’est selon) de la communauté internationale, le Président Laurent Gbagbo et son parti le FPI devaient en ce moment aller à la table des négociations avec plusieurs pôles nationaux de décisions à savoir d’un coté l’opposition conventionnelle (RDR, PDCI, MFA, UDPCI…) et de l’autre coté l’opposition de rebelles armés (MPCI, MJP, MPIGO). Pour mieux harmoniser leurs revendications, les différents groupes rebelles ont vite fait de reformer leur rang en se regroupant au sein du MPCI car en fait il n’y avait qu’un seul groupe rebelle bien que pour mieux profiter du partage des postes ministériels, le MJP et le MPIGO existe officiellement. 

Aux sorties des premières tractations devant conduire le pays sur le chemin de la paix, un Premier Ministre dit de consensus devait être nommé en remplacement de Pascal Affi N’guessan du FPI. Celui-ci devait avoir pour mission de conduire le périlleux processus de sortie de crise en vue de nouvelles élections présidentielles dont les points fondamentaux se focalisent sur la restauration de l’autorité de l’état, le désarmement des rebelles, l’identification et le recensement des populations. 
Le premier cobaye pour ce test à l’issu improbable fut Seydou Elimane Diarra qui essuya un échec cuisant face à Soro et ses rebelles : pas le bon négociateur et pas le bon interlocuteur. Il fut remplacé par l’Ex-Gouverneur de la BCEAO Charles Konan Banny un Premier Ministre au pouvoir renforcé. Lui aussi connu le même destin (sinon pire) sur la route de la paix véritable avec Soro et ses rebelles : encore pas le bon négociateur et pas le bon interlocuteur. Il faut préciser qu’au fil du temps, Soro s’est forgé une ossature et une vraie carapace de leader avec sa position de Secrétaire Général du MPCI. Ce qui n’était pas fait pour plaire à tous le monde ni au MPCI, encore moins au RDR surtout quand Soro retira le MPCI du G7 (un groupement de partis politique de l’opposition).

Après des années de tergiversation et de blocage dans le processus de sortie de crise, le Président Gbagbo initia « le dialogue DIRECT » en 2007 entre lui et Guillaume Soro après l’avoir nommé Premier ministre en lieu et place de Banny. Cette option devait permettre d’aller plus vite aux élections présidentielles avec l’accord politique de Ouagadougou conclu sous l’égide du Président Burkinabé Blaise Compaoré. Là, pour la ligne dure du MPCI (Chérif Ousmane et Koné Zakaria) et pour le RDR, Soro Guillaume était allé trop loin dans sa folie des grandeurs. 
Mais « le caïman sorti de notre pipi ne peut pas nous effrayer », disait Amadou Gon Coulibaly le Directeur National de Campagne de ADO en parlant implicitement de Soro. C’est sur cette lancée que l’avion Présidentielle à bord duquel voyageait Soro Guillaume essuya des tirs nourris à l’arme lourde lors de l’attentat meurtrier (4 morts) dont il sortit miraculeusement indemne le 29 Juin 2007 à l’aéroport de Bouaké…son fief.

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Visiblement à partir de ce moment il apparaissait évident que dans ce tandem Gbagbo-Soro on avait peut être le bon négociateur mais certainement pas le bon interlocuteur : c’était la mort de l’accord de Ouaga car on avait la preuve que Soro ne pourrait jamais faire désarmer cette rébellion qu’il ne contrôlait plus. Tout le reste n’était qu’un mirage.

Pendant ce temps « Chassez le naturel, il revient aux galops » : 
- Alassane Ouattara et son épouse sont les témoins du mariage du sanguinaire chef rebelle de Bouaké Chérif Ousmane lors d’une fastueuse cérémonie à Ouagadougou en Décembre de la même année 2007. Ses rapports avec les hommes en armes du MPCI sont restés intact et il fait tout pour les renforcer. Eux, ils savent encore qui est leur vrai patron et les choses ne doivent pas changer.

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- Le cabinet du Premier Ministre Soro devient le refuge des cadres du RDR.

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- Les années suivantes (2008-2010) d’autres éléments viennent confirmer le lien certains entre les rebelles du MPCI et le RDR de manière plus concrète :
• Le ministre RDR Hamed Bakayoko parrain de l’anniversaire du commandant de zone rebelle Wattao

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• Le mariage de Alphonse Tiorna Soro (conseil spécial de Guillaume Soro à la primature) parrainé par Alassane Ouattara, célébré par le Hamed Bakayoko avec pour témoins respectifs du marié et de sa nouvelle épouse, Guillaume Soro (SG du MPCI) et Amadou Gon Coulibaly (Directeur National de campagne du RDR)

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Toutefois, Soro n’est plus que l’ombre de lui-même en zone rebelle et il le sait. Ce n’était plus qu’une question de patience pour le RDR et ses fidèles alliés militaires du MPCI. Il finirait par se coucher tout seul comme un grand. Et contre toute attente à un moment quasi improbable ou le Président du RDR est en campagne électorale dans les zones sous contrôle de la rébellion armée du MPCI, ce qui devait arriver arriva avec le remplacement dit «provisoire » de Guillaume Soro par Mr Koné Mamadou (un pure produit du RDR, ancien chef de cabinet de Henriette Dagri Diabaté, devenu Ministre de la justice et des droits de l’homme au nom du MPCI lors de la grande transhumance pour pourvoir les postes octroyés par le Président Gbagbo à la branche armée du RDR) à la tête de Secrétariat Générale du MPCI ; la raison évoqué est que le Premier Ministre Guillaume Soro veut se consacrer entièrement au processus de sortie de crise. Cette excuse est elle insultante donc inacceptable. On veut nous faire croire que dans sa nouvelle posture ( ???) au sein du MPCI, Guillaume Soro réussira à faire ce qu’il n’a pas réussi en tant que Secrétaire Générale donc premier responsable du mouvement.

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D’abord que devient SORO Guillaume au sein de la rébellion armée du MPCI après son éjection qui ne dit pas son nom ? Rien qui vaille à mon humble avis.
Que deviennent les accords de Ouagadougou ? Sont-ils vraiment morts ? A quel titre SORO demeure-t-il Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire ?

Maintenant que « le chapeau a été retiré du genou », que nous réserve le RDR et Alassane Dramane Ouattara ? Vont-ils ENFIN « porter le chapeau de cette crise sur la tête » pour trouver un accord véritable et applicable avec le Président Gbagbo pour sortir le pays de cette situation de ni paix – ni guerre qui entrave la bonne marche de notre nation ?

27 juillet 2010

Affaire Procureur Kimou Contre "Le Nouveau Courrier": Les journalistes sont LIBRES

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Oula Saint Claver, Théophile Kouamouo et Stéphane Bahi


LIBRES !!! Oui Théophile Kouamouo, Stéphane Bahi et Oula Saint Claver les trois journalistes du quotidien "Le Nouveau Courrier" arrêtés depuis le mardi 13 juillet 2010 sont LIBRES. Pour rappel ils étaient accusés de 
• « diffusion d'information sur un dossier judiciaire non encore évoqué à l'audience publique »,
• « révélation d'un document couvert par le secret »
après la publication par leur journal de la première partie des conclusions de l’enquête sur la filière Café-Cacao en Côte d’Ivoire. 
Normalement le Procureur de la république qui a intenté une action en justice contre ces journalistes ne pouvait les accuser au pire que d’être coupable d’un « délit de presse ». Et comme en Côte d'Ivoire les peines d'emprisonnement sont exclues des délits de presse depuis 2004, et que sous la contrainte de l'éthique et de la déontologie journalistique les mis en cause refusaient de « livrer » leur source d’information, le Procureur Kimou qui acceptait mal cette situation en sa défaveur, accuse en sus les infortunés journalistes de « vol de document administratif » après un tourniquer extraordinaire digne d'un jeu d'échec.

Le VOL étant un délit de droit commun et donc sortant du cadre des délits de presse, ces journalistes de valeur devaient être jugés comme de vulgaires malfrats
Cette dernière accusation aussi rocambolesque que grotesque a automatiquement soulevée le tollé et l’émoi populaire tant au plan national qu’international a tel point que le gouvernement Américain a même adressé un courrier demandant implicitement au gouvernement Ivoirien de faire obstacle à l’action du Procureur Kimou. Quasiment tous les observateurs de la vie politique Ivoirienne et les hommes de média étaient unanimes sur un fait : IL FAUT LIBERER LES JOURNALISTES au plus vite, d’abord pour respecter les dispositions légales en vigueur en Cote d’Ivoire et aussi pour éviter de jeter l’opprobre et le discrédit sur cette nation suffisamment défigurée depuis la crise politico-militaire de 2002. Toutefois l’agitation autour de cette procédure et les nombreuses déclarations d’organismes nationaux et internationaux de défense des journalistes ne semblaient pas faire fléchir le Procureur Kimou qui restait campé sur ses positions. L’affaire dite « Le livre Noir de la filière café-cacao » était ainsi en train d’accoucher d’un «procès honteux » dont le verdict était attendu et suivi par le monde entier avec un intérêt particulier. 
Après un procès marathon aux multiples rebondissements tels que le report de la date de proclamation du verdict, l’arrivé de deux nouveaux accusés (La secrétaire et le conseiller en communication du Procureur Kimou) et la reprise à zéro des plaidoyers, le tribunal a finalement jugé que « le vol n’était pas constitué ». Dénouement heureux même si le Nouveau Courrier devra payer 5 millions de francs CFA en plus d’une suspension de 15 jours à compter d'aujourd'hui.

 

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Les premières images de la libération des 03 journalistes du Nouveau Courrier. Crédit photo : Nadine Tchaptchet-Kouamouo

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Instant de liberté, moment de bonheur pour le couple Kouamouo - crédit photo Nouveau Courrier

 

On peut se permettre de dire sans fioriture aucune que le journalisme d'investigation vient de remporter sa plus grande victoire en Afrique Noir grâce à ces 3 journalistes valeureux qui sont devenus de vrai héros pour plus d’un. Les privations, les menaces et autres tentatives d'intimidation n'ont pas eu raison de la détermination des ces hommes qui sont restés fidèles aux préceptes de base de leur corps de métier. 

Le droit a été dit et bien dit et le justice Ivoirienne sort grandit de cette épreuve. Vive la Côte d'Ivoire !!! Vive le journalisme VRAI et les journalistes DIGNES.
Théophile Kouamouo, Stéphane Bahi et Oula Saint Claver vous pouvez être fière de vous.

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Stéphane Bahi, Théophile Kouamouo et Oula Saint Claver

19 juillet 2010

Objection Mr Le Procureur !!! Ce sont des JOURNALISTES, pas des VOLEURS


"Vous rêvez comme moi d'une Afrique digne, indépendante et imaginative ? Marchons d'un même pas." Ainsi est libellé l'en tête du Blog de Théophile Kouamouo. Faut il encore présenter ce jeune journaliste de grande qualité ? Le faire serait perçu comme une action superflue par certains. Cependant, l'actualité et certains commentaires m'emmènent à vous proposer d'analyser à nouveau le profil de l'homme afin de mieux le connaitre ou de le découvrir.

Théophile Kouamouo, fondateur du défunt journal le "Courrier d’Abidjan", aujourd'hui Directeur des Rédactions du journal "Le Nouveau Courrier" et correspondant du magazine "Jeune Afrique", fut aussi correspondant du journal Français "Le Monde" à Abidjan. 

En 2002 au moment où la crise politico-militaire en Côte d'Ivoire faisait les choux gras de la presse Internationale, Théophile démissionne du journal "le Monde" suite à la publication par ce canard d'un article (sur la situation en Côte d'Ivoire) biaisé prétendu co-signé par Théophile Kouamouo et Jean-Pierre Tuquoi.
Dans sa lettre de démission de "ce grand journal", il expose les raisons qui l'ont incités à prendre cette difficile décision vis à vis de son employeur de prestige. "Un pur scandale journalistique, un viol intellectuel" selon Théo, qui visiblement ne voulait pas brader son âme de journaliste, fusse t'il à un journal à grand tirage comme "Le monde". On venait ainsi de découvrir en plus du talentueux journaliste, un professionnel d'exception

Depuis six jours Théophile Kouamouo et deux des ses collègues (Saint-Claver OulaStéphane Bahi) du journal "Le Courrier d'Abidjan" sont aux mains de la police Judiciaire pour avoir soit :
- publié un document jugé "confidentiel et très sensible"
- refusé de donner la source qui leur a transmis un document "confidentiel et très sensible" que le journal à publié
volé "un document administratif"... Bref !!! les chefs d'accusations brandis par les services du Procureur Kimou ont étés différents et fluctuants sans s'additionner. Pourquoi ?

Stéphane Bahi, Théophile Kouamouo et Oula Saint Claver


Finalement, face à des hommes d'honneurs respectant l'éthique journalistique et refusant envers et contre tous de livrer leurs informateurs à la justice, le Procureur Kimou (dont les services sont "a priori" responsable ce cette fuitechoisi d'infliger la "DOUBLE PEINEà ces journalistes valeureux en les accusant de l'humiliant délit de "VOL de document administratifaprès les avoir enfermer plusieurs jours sans motifs précisC'EST TELLEMENT petit DE PRENDRE AINSI UN TEL RACCOURCI POUR TENTER DE FAIRE TAIRE "LA VOIX DES SANS VOIX".

Le Procureur de la République Kimou


Dans l'édito N°43 du "Nouveau Courrier" Théophile Kouamouo disait:
[...] Durant cinq jours, Le Nouveau Courrier, qui a réussi à se procurer un document de première main QUI CIRCULE DANS LES CERCLES POLITIQUES ET DIPLOMATIQUES les plus fermés, parcourra avec vous des ACCUSATIONS graves et étayées...[...]
Je ne suis pas un professionnel du monde du journalisme mais je sais que tout ce qui peut être considéré comme "confidentiel" par le citoyen lambda est de l'ordre du "scoop" ou du "buzz" pour les journalistes qui naturellement, sont toujours en quête d'information "sensationnelle".
Il faut avoir le courage de dire à la Côte d'Ivoire et au monde que l'accusation portée par le Procureur de la République de Côte d'Ivoire contre les journalistes du quotidien "Le Nouveau Courrier" est fallacieux et vraiment grotesque. Cela ne l'honore pas et pourrait même ternir l'image déjà pas très reluisante de notre pays. 

Le président Laurent Gbagbo avait promis de protéger les journalistes exerçant en Côte d'Ivoire. Il disait entre autre :"J’ai moi-même fait voter une loi pour qu’aucun journaliste n’aille en prison a cause des ses idées, ce qui est, je crois, unique en afrique francophone." Mais quand comme par enchantement dans cette affaire le Procureur Kimou accuse les journalistes de "vol", cela est fait pour contourner la loi qu'a fait voter le président Gbagbo vue que le vol n'est pas un "délit de presse".

"Après plus 4 heures de débats acharnés, de plaidoyers et de défense le verdict du procès sera connu le mercredi 21 Juillet 2010: le procès reste en délibéré et les journalistes sont toujours aux mains de la justice" nous rapporte Avenue.225

Peut être que Théophile Kouamouo et ses collègues ont commis des erreurs dans cette affaire. Si tel est le cas, je suis convaincu qu'ils en assumeront dignement les conséquences. Cependant il est inacceptable que ce procès se termine sur des inculpations pour vol. Les faits doivent être remis dans leur contexte véritable pour que justice soit rendu selon les lois de la Côte d'Ivoire. A partir de ce moment personne ne criera au scandale.

J'appelle à la mobilisation pour dire NON à cette fausse accusation de VOL de document administratif. Il en va de l'avenir du journalisme d'investigation en Côte d'Ivoire.

13 juillet 2010

Après la diffusion du « dossier brûlant » sur la filière Café Cacao, La Police criminelle au Nouveau Courrier

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La siège rédaction du quotidien ivoirien Le Nouveau Courrier, a essuyé une descente musclée de la Police criminelle ivoirienne ce mardi 13 après midi. Pendant deux heures, des individus (5 selon des témoins) se réclamant de se corps des forces de l’ordre a pris ses quartiers au siège du journal, dirigé par le journaliste Théophile Kouamouo. Objectif. Récupérer des dossiers sur la filière Café Cacao que le canard a commencé à divulguer depuis ce matin dans ses colonnes.

Une enquête en plusieurs épisode dans lequel le journal entend révéler « Comment les barrons (responsables de la filière emprisonnés parce qu’accusés de malversation) de la filière ont pillé l’argent des planteurs ». Le canard compte pour ce faire sur « un dossier chaud » qu’il dit avoir en sa possession. Dans ce « dossier » ont s’attend à lire dans tout le long de la semaine des informations sur les «milliards (de francs CFA ndlr) détournés, des accusations précises, des comptes à l’étranger cités ».
Des informations qui mettent certainement à mal des personnes impliquées dans ce dossier.
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« Le boom que ce dossier  a créé au sein du lectorat ce matin a mis en branle les services du procureur de la République Tchimou Raymond. Sur instruction de celui-ci et  sans aucun  mandat de perquisition, des commissaires et lieutenants de la police criminelle ont débarqué à la rédaction de Le Nouveau Courrier avec pour mission, disent-ils, de récupérer le document de base ayant servi à la rédaction de l’article ».

En tout cas, on est tenté de se demander ce que vient faire la Police Criminelle dans les locaux d’une rédaction ?
Selon les journalistes présents lors de cette « descente musclée » n’ont pas manqué de séquestrer des membres du personnel et un ordinateur portable au lieu du fameux document a été emporté.  Il est à noter, par ailleurs, que  depuis  la matinée, le Directeur de la publication, Stéphane Guédé,  le Directeur de la rédaction, Théophile Kouamouo et  le Rédacteur en chef, Saint-Claver Oula  ont été convoqué « pour audition » au parquet du tribunal du Plateau. Et depuis 14 heures, ils sont aux mains de la police criminelle …
Pour les responsables de « Le Nouveau Courrier » joints par téléphone, cette intimidation est vaine. « Nous irons jusqu’au bout de la vérité », lance déterminé l’un deux avant d’ajouter. «Plus que jamais, nous sommes déterminés à continuer notre boulot : celui de vous fournir l’information, la vraie !»
Mieux comprendre les remous dans la filière Café Cacao en Côte d’Ivoire lisez iciici et ici.

24 juin 2010

ABIDJAN sous les eaux...

La nuit Abidjanaise a été longue et mouvementé hier dès 3 heures du matin dans plusieurs quartiers du district. Entre vents violents, éclairs, tonnerres, cordes de pluie et coupure d’électricité (dans certaines zones) la population hésitait visiblement entre les deux choix que s’offraient à elle : trouver le moyen de dormir comme un loir, ou rester en éveil pour ne pas se faire surprendrepar une possible inondation tant l’eau coulait à flots. En fin de compte, la nature a visiblement décidé pour nous tant il pleuvait à torrents.

Certains ont assisté tranquillement au spectacle en attendant l’accalmie, quand d’autres devaient faire face à cette pluie qui inondait déjà leurs domiciles pour la plupart situés dans des zones à grands risques ou mal loties.

Les ministères de la Construction, de l'Urbanisme et de l'Habitat ont été à plusieurs reprises appelés à prendre des mesures pour parer à cette situation qui n’est pas la première du genre dans certains endroits de la capitale ou les pluies diluviennes ont déjà entraîné des morts dans des éboulements et des noyades (20 morts à Abidjan en 2009 dans la même période). On peut sans être hyper pessimiste craindre le pire dans ces zones quand il y aura une décrue et qu’il faudra faire le bilan des dégâts matériels et humains.

Les usagers de la route et autres travailleurs qui ont tenté de braver l’orage pour aller chercher leur pain quotidien, ont dû batailler comme des forcenés pour se frayer un chemin entre lacs artificiels et autres rivières saisonnière, avant de déboucher sur des embouteillages monstres et devoir rebrousser chemin pour essayer de trouver un échappatoire, tant la circulation était perturbé ce matin. Un véritable calvaire.

Le plan ORSEC (Organisation de secours), lancé ce mardi 22 Juin 2009 (pratiquement un an jour pour jour) pour faire face aux catastrophes naturelles et aux éboulements de terrains, va être mis à rude épreuve car les sinistrés sont très nombreux.

ps: Cliquez sur les images pour les agrandir...

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Riviera 3 - Remarquez le drapeau Ivoirien qui flotte

 

 

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Riviera 3 - Opération pour déboucher les caniveaux
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Le niveau de l'eau est monté de manière extraordinaire. Les maisons dans le fond sont sous les eaux.
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Le niveau de l'eau est monté de manière exponentielle. CE ENDROIT ÉTAIT UNE SORTE DE CREVASSE...
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Le spectacle... triste spectacle mérite d'être immortalisé
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Une foule de curieux...
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Aucun passage possible...
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Une foule de curieux...
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Le niveau de l'eau a atteint les fenêtre de cette maison...
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Riviera 3 - Embouteillage monstre sous une forte pluie

23 juin 2010

Gbagbo, Gbagboter, Marcher "SUPPRIMÉ PAR FACEBOOK"

 

Je trouve malheureux que dans l'incapacité de me donner une "réplique digne", CERTAINES PERSONNES  ont trouvé "une parade honteuse" consistant à signaler mes articles et photos postées à l'administration de facebook, comme étant haineux ou obscènes (entre autres).
Après une photo anodine sur un débat, c'est mon billet intitulé "Gbagbo, Gbagboter, Marcher" qui vient d'être supprimer ?

Je suis autant amusé que triste d'avoir affaire à DES GENS de ce type sur facebook...
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QUE ME REPROCHE T'ON DANS CE BILLET ?

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Comme le dit ce proverbe, je cite : « On peut ignorer vers où l’on se dirige, mais gardons toujours en mémoire l’endroit d’où l’on vient ».


Dans notre argot national qui est le Nouchi, un mot à attirer mon attention à plus d’un titre : le mot Gbagboter.
D’une part à cause de l’origine de ce mot qui fait référence au patronyme du Président Laurent Gbagbo et d’autre part à cause d’un aspect de l’actualité politique Ivoirienne : La marche du RHDP.

Ce mot signifie marcher. Pourquoi « Gbagboter » pour dire « Marcher » en Nouchi ?
Pour ceux qui l’ignorent, c’est juste pour stigmatiser le moyen que l’opposant politique d’alors à savoir Son Excellence Monsieur le Président Koudou Laurent Gbagbo utilisait pour revendiquer face au pouvoir PDCI qui était un véritable mur de feu.

Les marches… un des moyens d’expressions politique et sociale parmi tant d’autres. Ce moyen se veut libre par essence. Cependant, il n’en a pas toujours été ainsi dans notre pays. Le passé proche de notre pays nous rappelle le triste et amère souvenir des marches du FPI infiltrés par des mercenaires du pouvoir et réprimées brutalement et dans le sang. Les arrestations arbitraires et les emprisonnements faisaient partis du lot de supplices qui étaient infligés. Dans l’entendement de Laurent Gbagbo, cette manière de museler l’opposition et surtout le peuple, était rétrograde et indigne d’un homme politique qui se veut responsable, respectable et vertueux. Raison pour laquelle, cet enfant du peuple élu par le peuple, a toujours été contre la manière forte pour faire entendre raison aux ivoiriens en temps de crise à partir du moment où toute action est menée en phase avec les lois de la république. Il vient de le démontrer encore une fois en permettant la tenue de cette marche du RHDP, bien que celle-ci soit dépourvue de sens respectable.

Une vision politique ne doit pas être à l’image d’un vêtement saisonnier qu’on change au gré du temps qu’il fait. Elle doit être conduite et assumé envers et contre tous sans tergiversation ou revirement subite d’opinion dû à des intérêts personnels en contradiction avec le désir du peuple. C’est tout à l’honneur du chef de l’état.