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24 février 2010

Alassane Dramane Ouattara veut il encore mettre la Côte d'Ivoire en feu ?

 

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La Côte d’Ivoire a le droit, et même le devoir de refuser une réédition de l’exemple péruvien. Par le système du jus soli, un national japonais, Alberto Fujimori, deviendra président du Pérou. Après avoir ruiné le Pérou, il s’est retiré dans son pays d’origine, le Japon, qui a pris fait et cause pour lui lorsque le Pérou lui a demandé de revenir rendre compte de sa gestion désastreuse.

Propos recueillis par Abdou Salam Diop (Dans “L’Harmattant”, bimensuel sénégalais, N° 0854-9056 du 2 janvier 2005)

Je l'avais dit et je le repète, ADO à encore plus d’un scénario macabre dans sa gibecière pour espérer diriger ce pays dont il n’aime que l’argent. Alors que ceux qui aiment la Côte d’Ivoire restent en éveil. Le plus difficile reste à venir.

 

ANAKY KOBENAN ET LE MFA D’HIER AU RHDP

 

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Voici un extrait d’une interview accordée au journal le Nouveau Réveil par Anaky Kobena dit " ANDRY RAJOLINA " (pour avoir préconisé le schéma malgache pour prendre le pouvoir d’état au président Gbagbo), Président du MFA. Interview publiée hier 19 Févier 2010 ( quasiment 15 ans après cette autre interview en pièce jointe).


1.
Je vous le dis, le RHDP a été constitué D'ABORD ET AVANT TOUT, POUR METTRE FIN AU POUVOIR DE LAURENT GBAGBO ET A SES ACTIONS. 
DONC, SI VOUS ME DEMANDEZ D'ETRE PLUS PRECIS, JE PEUX VOUS DIRE QUE SI LE PEUPLE SE SOULEVE AUJOURD'HUI,
LE RHDP A POUR DEVOIR DE L'ENCADRER, DE LE SUIVRE, DE L'ACCOMPAGNER.

2.
Avec vous, on peut poser une question au RHDP : Le pouvoir d'Etat en Côte d'Ivoire vous intéresse ou ne vous intéresse pas ?
Si le pouvoir vous intéresse, le plus important pour vous, n'est pas de négocier pour savoir s'il faut aller dans un
gouvernement de Laurent Gbagbo ou pas. Mais le plus important pour vous est de le retirer de ce pouvoir et de le prendre
vous-même pour administrer autrement la Côte d'Ivoire.

3.
Les manifestations organisées à Abidjan (Koumassi, Marcory, Yopougon, Treichville, Port-Bouet, etc.) et 
à l'intérieur du pays (Yamoussoukro, Abengourou, Daoukro, Bocanda, Bondoukou, Bouaké, etc.) 
ont été ordonnées et encadrées par des Collectifs du RHDP.

4.
Le peuple de Côte d'Ivoire répète que la seule chose qui compte et qu'il veut et attend 
la fin du pouvoir de GBAGBO dès maintenant.
Les manifestations et mouvements vont se multiplier et tout le pays sera bientôt paralysé.

5.
Le RHPD ne reconnaît plus le sieur Laurent GBAGBO comme Président de la République ou Chef de l'Etat.
[…]
………………………………………
En recoupant ces 2 bribes d’interventions, il apparait clairement que ce monsieur n’a toujours rien compris au sens noble de la lutte en politique. Son esprit anarchique, grégaire et belliqueux a toujours été le nombril de sa carrière politique.
Aujourd’hui il est devenu le trublion par excellence de cette opposition Ivoirienne réuni au sein du RHDP qui a pris faits et causes pour le schéma le plus court conduisant au palais présidentiel : la désobéissance civile, le soulèvement, l’insurrection et pire…

Le RHDP parlons-en. Rassemblement des Houphouétisme pour la Démocratie et la paix.
Comme le dit Anaky Kobenan dans son intervention publié le 19 Septembre 2010 dans le nouveau réveil : « Si on voulait aller un peu plus loin, on dirait qu'en Côte d'Ivoire, il n'y a pratiquement qu'un seul parti, à savoir que, de près ou de loin, pro ou prou, tout le monde se réclame, soit de l'héritage "génétique" d'Houphouët-Boigny, soit de son héritage idéologique, soit même de son héritage sociologique. On a en fait un grand tronc commun qui est ce que je pourrais appeler l'Houphouétisme.
Et cette pierre a constituée en une chose. Quelqu'un qui a compris cela très vite, c'est Laurent Gbagbo, qui est l'un des opposants historiques de l'époque, dès qu'il est arrivé au pouvoir. Houphouët-Boigny et la Côte d'Ivoire étaient dans une fusion, qu'on ne pouvait pas dissocier.
Donc il s'est attaché, il a tout fait pour essayer d'entrer dans cela. Ce n'est pas pour rien qu'il s'est attaché à faire de Yamoussoukro, la priorité de ses priorités. Ce n'est pas pour rien que dans beaucoup de ses démarches, il fait référence à cette période d'Houphouët-Boigny. 
On a compris pourquoi, dans leur inconscient collectif, les Ivoiriens ont recours à Houphouët-Boigny. Car, la période d'Houphouët-Boigny a répondu d'abord à une certaine lutte politique dont l'espoir a été unique.
» 
Je ne peux que rester perplexe après avoir lu cette définition de l’Houphouétisme, qui vraisemblablement, englobe toute la classe politique et la nation Ivoirienne. Mieux, Anaky Kobenan reconnait le fait que le premier a l’avoir compris et incarné c’est Laurent Gbagbo: Mais pourquoi, les dirigeants du MFA, du PDCI, du RDR et de l’UDPCI qui prétendent être les portes flambeaux de l’Houphouétisme agissent ainsi depuis l’accession du FPI à la magistrature suprême en 2000 ?
En quoi ressemblent-ils à Houphouet Boigny ?
Ce RHDP Haineux, ce RHDP qui fait Honte au vue des ses déclarations et actions guerrières, ce RHDP qui promet de plonger le pays dans l’Horreur et la désolation, ce RHDP là ne mérite pas d’être considéré comme étant Houphouétiste et devra répondre de ses dires et actions devant la justice
- 22 autos bus de la SOTRA saccagés et brulés 
- des bâtiments publics saccagés : les préfectures de Bouaké et Vavoua par exemple 
- la maison de Issa Malick Coulibaly Directeur Nationale de Campagne de Laurent Gbagbo brulé à Korogho 
- une maison de Lacina Gon Coulibaly brulé 
- le siège de la majorité Présidentielle saccagé ect…
- l’activité économique et la vie sociale perturbé dans plusieurs localités.
Tous ça sous l’encadrement, le suivi, et l’accompagnement du RHDP (selon les propos d’Anaky): ce n’est pas de l’Houphouétisme.

Le RHDP version opposition Ivoirienne doit se conduire plus dignement et plus intelligemment ou dissocier le H de Houphouet de son appellation. 

La RHDP devrait avoir pour devoir moral d’honorer le nom de Nanan Houphouet et non de salir sa mémoire.

18 février 2010

18 FEVRIER 1992 -18 FEVRIER 2010… 18 ANS D’UNE MARCHE HISTORIQUE

Il y a des anniversaires qu’on célèbre avec faste et joie. D’autres par contre rappellent des jours sombres et tristes : 18 février 1992. Cette date restera à jamais marquée de manière indélébile dans l’histoire politique de la Côte d’Ivoire

Suite à une terrible descente punitive (défénestration, brimades, viols,…) orchestrée de main de maitre par les para -commandos de Guei Robert sur la cité universitaire de Yopougon, l’opposition conduite par le FPI de Laurent Gbagbo, s’insurge et demande une enquête impartiale. Au vue de la gravité des faits, le Président Houphouet Boigny demanda effectivement cette enquête qui se solda par une conclusion indéniable : Guei Robert et ses hommes étaient coupables de plusieurs atteintes aux droits de l’homme.
Cependant comme par extraordinaire, Houphouët avait choisi de ne sanctionner personne : «Je ne peux pas retourner mon propre couteau contre moi-même » avait il dit en substance. L'opposition dénonça cette énième dérive et menaça de traduire sa désapprobation par une série de marches de protestation en bonne et dûe forme selon les lois de la république de Côte d’Ivoire .

Devant le mur érigé par le Premier Ministre Alassane Dramane Ouattara du PDCI-RDA face au dialogue et à l’application de la loi préconisée par le FPI, le 18 février 1992, à l'appel des principaux leaders d'opposition, Gbagbo, Zadi, Wodié, Moriféré...des milliers de militants déferleront sur la commune du Plateau. Il faut rappeler que cette marche avait été autorisée par l’Etat.
Face aux rumeurs de guet-apens préparé par le PDCI et aux menaces de mort, un certain nombre de leaders, bien qu'ayant appelés leurs militants à la marche, ne feront pas le déplacement du 18 février 1992. L'histoire retiendra par exemple sans se tromper queZadi Zaourou et Francis Wodié furent absents. 
Laurent Gbagbo et son épouse seront arrêtés et conduits au Commandement Supérieur de la Gendarmerie. Puis, sur instruction du Général Tani , les Gbagbo seront conduits à la caserne de gendarmerie d’Agban et deux jours plus tard, à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (un véritable chemin de croix… ) après une flagrante tentative d’assassinat et une bastonnade d’une barbarie sans nom, suite à des accusations fallacieuses. 
Michel le fils ainé de Laurent Gbagbo, venu s’enquérir de son état le lendemain, sera également écroué bien qu’étant absent à la marche du mardi Noir.

A la suite des ces évènements, la conférence de presse conduite par le Premier Ministre Alassane Dramane Ouattara fut un véritable étalage d’affabulations qui sentait le «prêt à emprisonner » visant à incriminer Laurent Gbagbo et son épouse. 

Vidéo de la conférence et commentaires du couple Gbagbo


La Marche du 18 Février 1992 à Abidjan par lgconnect


Mais le jour du procès, la partie immergée de cet énorme iceberg de mensonge préparé par le Sieur Alassane Dramane Ouattara, sortit des eaux abyssales de son manque de pudeur tellement glaciale. 
Ce jour là, Laurent Gbagbo entrait dans l’épreuve. Mais il en est ressorti vivant et grandi. Comme il le dit le plus tard : « Ce jour était pour moi un jour de tristesse en pensant à la Côte d’Ivoire, mais un jour de gloire pour les combattants de la liberté et de la démocratie.»

TEMOIGNAGE D'UN INTERAUTE
ADO est au pouvoir, une marche est déclenchée pour protester contre la tuerie et les barbaries perpétrées contre les étudiants de Yopougon et surtout l'attitude désinvolte du vieux, qui refuse de sanctionner les coupables courageusement désignés par l'un des seuls incorruptibles qu'ait jamais connu ce pays, le Juge HOGUIE Camille . Wodie et les autres planqués en politique se débinent, Koudou et Simone restent et marchent en tête.

La suite, on la connait. Koudou échappe à un assassinat, la balle qui lui était destinée le rate et après avoir ricoché sur le macadam, fait éclater la rotule d'une dame qui le suivait. Traqué, arrête et sauvagement battus, il manque encore d'y laisser sa vie. Simone est encore plus touchée.
Puis vient l'accusation, grotesque et puérile des juristes du PDCI , qui ne trouvent rien d'autre que de pondre, dans la précipitation, la fameuse Ordonnance no 92-80 du 17 février 1992 portant répression de certaines formes de violence, réplique de la loi française anti-casseurs qui instaure, contre tous les principes juridique, une responsabilité pénale du fait d'autrui, l'instigateur d'une marche devenant pénalement comptable des dégâts survenus pendant la marche, autant dire causes par les infiltrés .

Cette ordonnance , forgée a posteriori pour les besoins de la cause et prétendument signée la veille de la marche par un président Houphouët-Boigny déjà bien malade et à l’étranger, n'était en réalité qu'un faux grotesque, une véritable forfaiture de la part de Ouattara , qui démontrait déjà sa propension a recourir a la contrefaçon et aux raccourcis de toutes sortes pour parvenir à ses fins. Seul un esprit profondément malhonnête et amoral pouvait en effet tomber aussi bas.

Prise après les évènements mais antidatée , cette ordonnance constituait le fondement de la poursuite alors que, n’ayant jamais été publiée, elle ne pouvait être opposable aux prévenus. Coincé par l’évidence, Ouattara a donc du y renoncer pour faire recours à la co-action, notion totalement inapplicable a la cause, mais que nos juges, encore une fois, se sont empressés de retenir : l’ordre était d’emprisonner, ils l’ont fait, mais avec Gbagbo, la loi, leur indépendance et leur crédibilité se sont aussi retrouvées a la MACA .

Le procès, j’y étais. C’est la que pour la première fois j’approchais Gbagbo. Homme de grand charisme, revêtu d’une autorité naturelle, ses qualités d’orateur ont cantonné le collectif d’Avocats aux batailles sur les questions de procédure et de droit. Une fois qu’il eut parlé, il n’y avait plus « match ». Je revois Mme MAZOIN Thérèse, complètement dépassée par les événements, laissait transparaître une certaine panique lorsque le premier Avocat achève sa plaidoirie en citant Esaie 10 : « Malheur à ceux qui prononcent des ordonnances iniques, Et aux magistrats qui transcrivent des arrêts injustes, Pour refuser justice aux pauvres, Et ravir leur droit aux malheureux de mon peuple »
Gbagbo entrait dans l’épreuve. Il en ressortira vivant, grandi.

06 février 2010

Auto médication et "pharmacie boutique"

 

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Abidjan - Port Bouet - Gonzagueville sur l'axe Abidjan-Bassam

Il est évident que cette PHAMACIE PHARMACIE OUVERT OUVERTE 24h/24 n'est pas reconnue par le ministère de la santé.                               Vue les dégâts causés par l'auto médication, le ministère de la Santé doit tout mettre en oeuvre pour éviter qu'en plus des vendeurs ambulants de produits pharmaceutiques qui arrivent à faire écouler sur le marché des quantités importantes de médicaments de mauvaises qualités, ont aient en plus des usurpateurs de ce genre.

25 janvier 2010

DE MARCOUSSIS A L’AFFAIRE MAMBE OU "LA SOLIDARITE DANS LE MAL".

Pourquoi se mettre sur la pointe des pieds pour scruter l’horizon dans l’espoir de découvrir l’identité de quelqu’un qui vient en face de vous ? Demande un vieux sage Africain.
Permettez-moi une brève rétrospective :
Dans la nuit du 18-19 Septembre 2002, moins de deux ans après l’accession au pouvoir du Président Laurent Gbagbo, une rébellion armée attaque la Côte d’Ivoire pour prendre en main le pouvoir d’état. Cette armée fut suscitée ouvertement pas le RDR de Alassane D. Ouattara, puis soutenue par le PDCI-RDA de l’ancien Président Henry K. Bédié et d’autres partis politique.
Suite à l’échec de cette entreprise et face à cette situation qui risquait d’embraser un pays déjà fragilisé, il fallait trouver un terrain d’entente avec la rébellion et l’opposition pour calmer les esprits et assurer un minimum de quiétude au peuple, vu que cela était loin d’être la préoccupation de l’opposition qui ne visait que les clés du palais présidentielle.

Alors, à l’invitation du Président de la République française, une Table Ronde des forces politiques ivoiriennes s’est réunie à Linas-Marcoussis du 15 au 23 janvier 2003. Elle a rassemblé les parties suivantes FPI, MFA, MJP, MPCI, MPIGO, PDCI-RDA, PIT, RDR, UDCY, UDPCI. Les travaux ont été présidés par M. Pierre MAZEAUD, assisté du juge Keba Mbaye et de l’ancien Premier ministre Seydou Diarra et de facilitateurs désignés par l’ONU, l’Union Africaine et la CEDEAO comme le dit le texte de référence de l’Accord de Linas-Marcoussis.

Il ne faut pas passer sous silence le fait qu’a cette époque, officieusement mais vraisemblablement la rébellion armée avait la bénédiction et l’appui du président Français Jacques Chirac qui n’était pas en odeur de sainteté avec le Président Gbagbo, Président (anarchiste selon lui) de l’ex colonie Française, et qui refusait d’être le préfet qui baisse la culotte devant le locataire de l’Elysée.

Jacques Chirac & Gbagbo: Je t'aime !!! moi non plus

Revenons sur quelques points du fameux texte de l’Accord de Linas-Marcoussis
1. La suspension du processus d’identification en cours en attendant la prise des décrets d’application de la loi et la mise en place, dans les meilleurs délais, d’une commission nationale d’identification dirigée par un magistrat et composée des représentants des partis politiques chargés de superviser et de contrôler l’Office national d’identification.
Le gouvernement de réconciliation nationale :
• a. assurera l’impartialité des mesures d’identification et d’établissement des fichiers électoraux
• b. proposera plusieurs amendements à la loi 2001-634 dans le sens d’une MEILLEURE REPRESENTATION DES PARTIES PRENANTES A LA TABLE RONDE au sein de la commission centrale de la Commission Electorale Indépendante (CEI), y compris au sein du bureau.
[…] 
A Linas-Marcoussis, le 24 janvier 2003
POUR LE FPI : Pascal AFFI N’GUESSAN
POUR LE MFA : Innocent KOBENA ANAKY
POUR LE MJP : Gaspard DELI
POUR LE MPCI : Guillaume SORO
POUR LE MPIGO : Félix DOH
POUR LE PCI-RDA : Henri KONAN BEDIE
POUR LE PIT : Francis WODIE
POUR LE RDR : Alassane Dramane OUATTARA
POUR L’UDCY : Théodore MEL EG
POUR L’UDPCI : Paul AKO
LE PRESIDENT : Pierre MAZEAUD

Alors à partir de ce moment, il faut le dire, c’est l’opposition qui allait contrôler la machine électorale. Le PDCI passé maitre dans l’art de la fraude électorale n’allait certainement pas se risquer à un jeu politique transparent sachant que le générale Robert Guei venait d’en faire les frais face au Président Laurent Gbagbo.
A partir de ce moment, la commission électorale ne pouvait plus être décrite comme étant indépendante.

Cette meilleure représentation des parties prenantes à la Table Ronde va couter très cher au Fpi du Président Gbagbo qui devait ainsi se contenter d’un tiers des postes à pourvoir contre deux tiers pour l’opposition. 
Mieux, cette commission sera dirigé par Mr Robert Beugré Mambé un cadre du PDCI-RDA parti de l’opposition. L’opposition n’avait plus qu’à se réunir à travers une première organisation nommé G7 puis une autre nommé RHDP: à partir de ce moment est avait la machine électorale en main et pouvait donner libre cour à toutes sortes de malversations.
RHDP (pour salir la mémoire d'Houphouet)

-MFA de Anaky Kobenan qui à trahi Houphouet
-RDR de ADO qui avec sa rebellion à mis ce pays en feu et en sang...
- Le PDCI qui a perdu ses valeurs de base avec Bédié
- l'UDPCI de Guéi qui est à la base du premier coup d'état militaire qui à ouvert la voie sur ce désordre

La CEI bien que visiblement peut convenable au vue de sa composition avait voulu tous de même se montrer la plus crédible possible en organisant une identification de la population et des élections parfaites à vue d’œil. Cependant entre tergiversations, retards pour des raisons peu évidentes et souci d’avoir une brèche pour faire du faux, la CEI de Beugré Mambé à fini par nous organiser « l’élection présidentielle la plus chère du monde ». Par exemple en septembre 2009 on évaluait déjà le montant pour l’organisation de ce scrutin, à près de 200 milliards de FCFA. Vue qu’il y a eu une rallonge budgétaire pour payer d’autres factures à l'opérateur technique français Sagem-Sécurité qui est chargé de la logistique, du traitement informatique des données, de la confection des cartes Nationales d’identités et des cartes d’électeurs, il est certains que la note final sera très salé pour l’état de Côte d’Ivoire. 

Cependant il ne faut pas passer sous silence le fait que le processus semblait être sur de bons rails. Le recensement de la population a connu un engouement énorme qui a même suscité une dernière séance d’enrôlement pour les retardataires. Il est évident que malgré toutes les péripéties rencontrées sur le tortueux chemin des élections, les choses semblaient avancées dans le bon sens : cela était trop beau pour être vrai ; il aura fallut l’éclatement de « l’affaire Mambé » et le croisement clandestin de 429 000 cas litigieux sur la liste électorale pour sortir la Côte d’Ivoire de sa léthargie. Le vieux sage Africain avait donc raison !!!
Au moment où on s’y attendait le moins, ce qui n’était au départ qu’une simple supposition, s’était transformé en une rumeur persistante qui ne fessait qu’enfler. Cependant, jusque là il n’y avait aucune certitude concernant les accusations du FPI portées sur la personne du Président de la CEI Robert Beugré Mambé.

Profitant du bénéfice du doute, celui-ci se défend vaille que vaille…« Jamais je n’ai inscrit le nom de qui que ce soit en faveur de quelqu’un d’autre sur la liste électorale provisoire. Jamais ! », a martelé M. Mambé. Alors à ce moment là, il avait plus que besoin du soutien de ceux qui l’ont installé à la tête de la CEI. Il bénéficia du soutien mordicus du RHDP qui visiblement était aux abois :
Innocent Anaky Kobena, président du MFA :
"…Nous avons compris dès le départ qu'il s'agissait d'une super production hollywoodienne. On voulait nous obliger, nous aussi, à entrer dans un jeu où nous aurions fait un film qu'on aurait appelé "Il faut sauver le soldat Mambé". Mais que nos frères Mambé et Gomis ne s'inquiètent pas. On n'aura pas besoin de les sauver, car ils n'ont rien fait. " 
Albert Mabri Toikeusse, président de l'UDPCI :
"…Il va falloir vérifier toutes ces questions, parce que la loi sur la CEI est une loi organique. Est-ce qu'une loi organique peut être changée ?... Je pense qu'il nous appartient aujourd'hui de les soutenir pour que les élections prochaines soient démocratiques…" 
Alassane Dramane Ouattara, président du RDR :
"…Je voudrais, avant toute chose, féliciter le président de la CEI, le président Robert Beugré Mambé et les membres de la CEI. Ils ont fait un travail absolument remarquable. Il est totalement injuste d'accuser un honnête homme, un homme intègre reconnu pour sa compétence. Un homme compétent traité d'incompétent par des incompétents. Je profite de cette occasion pour dire que Robert Mambé a tout notre soutien et nous devons le réaffirmer et le dire haut et fort pour que tout le monde l'entende… " 
Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA :
"…Le soutien du RHDP à la Commission électorale indépendante, le soutien au président Mambé pour le travail accompli dans des conditions difficiles" 

Extraordinaire la solidarité dans le mal… Il serait superflu de commenter la raison de ces réactions de soutien peu recommandables en générale dans ce genre de situations. Il apparait évident que cela n’était que la suite logique de l’opération « Hold-up up à Linas-Marcoussis » : occuper toutes les grandes instances dirigeantes de l’état et faire un blocus pour saboter le mandat du président Gbagbo. Mais le RHDP-CEI piloté par Mr Mambé, fit certainement quelques erreurs dans la mise en œuvre de ce plan. Le pire est le fait qu’une erreur est d'autant plus dangereuse qu'elle contient plus de vérité qui ont finis par être inéluctable au point d’apparaitre aux yeux de tous.

Alors après être montés sur ses grands chevaux, Mr Mambé accompagné de sa suite composé des vices présidents de la CEI, a dû observer un profil bas en se couvrant du voile sombre de l’opprobre pour faire un affligeant méa culpa de la CEI dans un déclaration publique.
Morceau choisi de cette déclaration de la CEI:
[...] Ce dernier fichier (comportant les 429 000 cas litigieux) a été installé sur les ordinateurs de nombreuses commissions locales A L'INSU DES COMMISSAIRES SUPERVISEURS DE LA CEI. 
Interrogé par la commission centrale, le groupe des experts de la cellule informatique à indiqué AVOIR EFFECTIVEMENT CONFECTIONNE ET MIS LE FICHIER DES "429 000 PÉTITIONNAIRES" A LA DISPOSITIONS DES INFORMATICIENS EN VUE DE SON USAGE DANS LES COMMISSIONS LOCALES COMME OUTIL D'AIDE A LA DÉCISION.
LA COMMISSION ÉLECTORALE INDÉPENDANTE CONSTATE, UN DYSFONCTIONNEMENT MANIFESTE DE CERTAINS DE SES SERVICES.[...]
LA CEI PRÉSENTE TOUS SES REGRETS POUR LES DÉSAGRÉMENTS CAUSÉS A LA NATION, [...] S'ENGAGE A PRENDRE DANS LES MEILLEURS DÉLAIS TOUTES LES MESURES CORRECTIVES CONSÉQUENTES...

Fin de la polémique : Maintenant il y aura toujours des personnes pour exécuter un ultime baroud d’honneur tant ils se seraient égosiller à clamer haut et fort la pureté angélique de la CEI. 


Le débat à la une en ce moment est sur l’éventuel départ de Mr Mambé de la CEI. En mon sens, pour savoir s'il doit quitter le CEI, il va falloir voir la chose sous plusieurs angles: 
- sa responsabilité personnelle dans ce qui apparait comme une vague conspiration monté sur les fondements de Linas-Marcoussis 
- ce que disent les textes de la CEI sur ce genre de manquements 
- ce que dit la loi Ivoirienne sur ce genre de manquements
- et son honneur personnel car quoi qu'il advienne de nouveau, IL A ÉCHOUÉ car si ce problème a été identifié, il apparait évident que cela a déjà pu être fait et dissimulé auparavant et il n'est pas exclu que cela advienne à nouveau.

Toute cette mascarade a eu lieu pourquoi ? Le problème clé est le fait que les partis de l'opposition composant le RHDP envisagent mal une défaite. Quoi de plus normal... Sauf que pour s'assurer de remporter le scrutin, ils font appelle à leur expérience en matière de scrutin floué... Et quand on se fait prendre comme un gamin, il faut avoir l'humilité de se retirer sans faire trop de bruit. 

Que doit on dire de plus pour défendre l'indéfendable ? 

Le RHDP va vouloir encore une fois demander à toujours conduire le scrutin ? 

Pour moi Mr Beugré Mambé doit démissionner pour partir avec un peu d'honneur. Il faut qu'on se rende à l'évidence que nous sommes dans un pays dont le Président est Laurent Gbagbo et non une coalition d'opposants frustrés qui à mis le pays à feu et à sang, après s'être crêper le chignon à plusieurs reprises.

05 janvier 2010

LA SALETE NE TUE PAS L’HOMME NOIR…

sal2.JPGQue n’avons-nous pas dit concernant l’insalubrité à Abidjan ?

Ici même dans des billets précedents , j’ai déjà publié en cette année trois analyses traitant de ce sujet ; dans un premier temps pour tirer la sonnette d’alarme sur l’aggravation de la situation, puis pour proposer des solutions.

Lutte contre l'insalubrité à Abidjan - Il y a du boulot

Lutte contre l'insalubrité et nouveau boulot

La galerie d'art de Mel Eg Théodore

Qu’en est-il à ce jour ?
Je pourrais dire que face à l’incapacité de résoudre ce problème, certaines personnes ont intégrer la vie à coté des ordures dans notre quotidien. 
Jugez-en par cette image prise ce matin à la sortie de la ville de Grand-Bassam au marché du Quartier « Adjoufou » ; regardez bien les zones entourées de rouge : deux énormes poubelles municipales en bordure de route.

Connaissant le contenu de nos poubelles à Abidjan, nul besoin d’insister sur les caractéristiques odorantes de celle-ci sous ce chaud soleil. 
Le plus choquant est la total décontraction des vendeuses de marchandises diverses (comestible y compris) installées au pied de cette nauséabonde mini décharge d’ordures. 

Autant ahurissant qu’affligeant !!! Comme on dit ici, "saleté ne tue pas l’homme Noir"… espérons le.

 

Saletéjc.jpg
Ps: D'autres photos prises ailleurs
Adjamé - Abidjan
Entouré en rouge:
- A gauche une vendeuse de nourriture
- A droite une vendeuse de charbon et son bébé...
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Adjamé - Abidjan
Entouré en violet, un lieu de vente de poulet frais
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