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25 novembre 2009

Lutte contre l'insalubrité à Abidjan: Il y a du boulot ...

Dans le post LUTTE CONTRE L'INSALUBRITE ET NOUVEAU BOULOT je parlais d'une initiative de la jeunesse Abidjanaise face à l'insalubrité et de la gestion des ordures dans la ville.

Voici ce qui arrive quand la mairie ne fait rien pour les organiser et les conduirent vers un dépotoir conventionnel et gratuit: nuitamment ils déversent leurs cargaisons dans la rue.

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Pour ceux qui connaissent Abidjan-Treichville, ces photos ont été prises vers le Marché Nokia sur le VGE en allant sur le pont FelixHouphouët-Boigny: juste pour vous faire remarquer que c'est par là que passe le Président,le Premier ministre et tous les VIP nationaux et internationaux pour atteindre le Quartier d'Affaire du Plateau et les locaux de la Présidence de la république en venant de l'aéroport.

Je vous assure que presque tous les matins je trouve des tas d'ordures plus ou moins gros tous le long de cette portion du boulevard.           Le problème majeur est le fait que c'est comme ça un peu partout à Abidjan: à partir du moment ou les ordures ne sont pas devant chez soit, ce n'est pas un problème de les déverser partout et n'importe comment.

Je trouve cela honteux... et triste en même temps.

Il va falloir consciencieusement situer les responsabilités tant individuelle que collective dans un premier tant, et mieux, trouver des solutions à ce problème qui n'a que trop duré.

Trop c'est trop...

18 novembre 2009

L'ECOLE A TOUS PRIX

Une photo que j'ai prise hier soir vers 20h...

Profitant de la lumière qui donne sur le trottoir devant une pharmacie, les enfants étudient avec leur répétiteur.

Le plus intéressant pour moi est le fait que le pharmacien ne s’y oppose pas, parce que mine de rien, ils occupent une superficie de plus de 40% de la devanture de son officine et font ‘un peu’ de bruit par moment.

Un véritable geste d’humanisme vis-à-vis des ces enfants qui veulent apprendre mais qui n’ont peut être pas un cadre adéquat pour y arriver.

Faisons le bien autour de nous et notre pays ne s’en portera que mieux…

10 novembre 2009

LES MALADES MENTAUX EN COTE D’IVOIRE : PARIAS DE NOTRE SOCIETE.

Article premier de la déclaration universelle des droits de l’homme : Tous les hommes naissent libres et égaux du point de vue de leur dignité et de leurs droits, et comme ils sont dotés par la nature de raison et de conscience, ils doivent se conduire fraternellement, les uns envers les autres.

Une maladie mentale est une affection qui perturbe la pensée (donc la raison et la conscience), les sentiments ou le comportement (donc la capacité à se conduire fraternellement) d'une personne.

La question que je pose ici est de savoir qui du malade mentale et de l’homme en parfaite santé ne respecte pas la déclaration universelle des droits de l’homme dans notre pays ?

Il est clair que la bonne réponse saute aux yeux au vue de la manière dont les « fous » sont traités, maltraités je devrais dire…

Avec l’unique hôpital psychiatrique de Bingerville pour tous les malades mentaux du pays, il est évident que le premier problème est celui du manque d’infrastructure d’accueil.

Viens ensuite l’aspect socioculturel et la vision du malade mental dans notre pays : un véritable mur de béton armé se fige entre les deux mondes.

On les trouve sales, répugnant, dangereux…

C’est tellement abject de compter un « fou » dans sa famille qu’on est prêt à tous pour ne pas encaisser cette terrible humiliation :

- certains sont enchainés comme des bêtes et enfermés loin des yeux indiscrets,

- d’autres sont abandonnés loin de leur lieu de résidence et condamné à errer,

- les moins chanceux sont tués.

Dans les rues d’Abidjan, quelques soit le quartier, croiser un malade mental en se baladant est de l’ordre de la routine. Il faut tout simplement espérer ne pas se retrouver nez à nez avec un qui soit potentiellement violant.

Il va falloir très sérieusement commencer à réfléchir sur ce sujet…

Images de quelques malades mentaux croisés ça et là à Abidjan:

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Son chez lui
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Il fait Pipi dans un sachet plastique avant de le jeter dans le caniveau juste devant lui

 

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Je passe là tous les matins et je l'y trouve: ces derniers jours je lui offre un beignets en passant

09 novembre 2009

Carnavalesque ABISSA 2009 à BASSAM…

 

Le peuple N'zima a encore une fois démontrer son attachement à ces traditions et cela de fort belle manière.

Beaux vêtements, et bijoux traditionnels, danses et chants… tous y était.

En outre, la jeunesse de Bassam comme à son habitude a su joindre l’utile à l’agréable voir au fantastique avec la compétition non-officiel mais réel de déguisement… A la fois amusant, drôle et d’autre fois extraordinaires…

Bravo… et Bonne Année 2010 au peuple N’Zima

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Une "Komian"

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Un groupe de danseuses

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Le gros génie (d'après lui même)
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2 hommes en tenues de dames... lol

 

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Grande section et CP2 A
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01 septembre 2009

CYBER-ESCROQUERIE : NOS AMIS LES BROUTEURS

 

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Il y a un adage bien connu qui dit que l’argent n’aime pas le bruit. Cependant en Côte d’Ivoire, il y a un « concept » dans le mode de vie de la jeunesse qui impose le « Boucan et le vacarme » autour du nerf de la guerre. Il faut montrer qu’on est fort, très très fort, sérieusement fort…. Financièrement.

La déferlante Couper-Décaler avec son idéologie nauséabonde qui se résume au divertissement  et à l’argent facile en est l’instigatrice première. Notre jeunesse qui n’a plus aucun repère solide a trouvé son Nouveau Dieu : Crésus. Tous les moyens étant bon pour avoir de l’argent, certains ne vont pas trop se creuser la tête mais parer au plus simple (Selon leur entendement): Recrudescence de l’industrie du sexe, vol, escroquerie… .

Comme par enchantement, un filon peu ou presque pas exploité par les Ivoiriens connaissait un franc succès dans la communauté Ibo du Nigeria installé à Abidjan : les arnaques sur Internet.

La plupart des novices qui s’y intéressaient commençaient auprès d’un Ibo pour qui ils travaillaient comme interprète ou traducteur pour ses « clients » francophones.

Les Ibos avaient pour habitude d’être plutôt discret dans leurs affaires qu’ils menaient à bien depuis plusieurs années : leur association avec les arnaqueurs recrutés et formés sur place va les dévoilés au grand jour et leur coûter très chère.

Au début, les premiers appelés Ivoiriens furent de jeunes gens peu scolarisés, sans emploi et qui ne faisaient pas grande chose de leurs longues journées. L’oisiveté étant la mère de tous les vices, cette activité répréhensible se présentait comme une véritable aubaine pour jeune fille et garçon qui trouvaient là un moyen de se faire de l’argent pour s’affirmer dans la société du « m’as-tu vus » dans laquelle ils vivent.

Mais aujourd’hui toutes sortes de personnes sont attirés ou exerce dans ce business.

Très vite ils deviennent gourmand et vole de leurs propres ailes pour la plupart. Cependant, certains continuent de « brouter » aux pieds de leurs maîtres avec qui ils apprennent de nouvelles techniques.

Les têtes pensantes, ceux que gagnent plus de 90% et plus des bénéfices (car ils investissent souvent beaucoup d'argent et de temps) de ce Business (ils le considèrent comme tel) ne sont pas les acteurs de proue que vous voyez traîner dans les cybercafés café à longueur de journée...
Ceux là ne ramassent que des miettes avec de vieilles techniques de '
Brout' qu'ils ont appris auprès de certains mentors Hibo. Ils ne représentent que la partie émergente de cet énorme Iceberg que représente ce système complexe qui comme un virus pernicieux mute sous d’autres formes pour faire diversion tout en continuant à agir.

« L’eau lave, mais l’argent rend propre » Alors, de visu on doit reconnaître le brouteur par son apparence. Argent gaspiller à profusion dans les soirées au maquis et en boite de nuit, accessoire vestimentaire clinquant et de marque prestigieuse (Le Bling Bling…). Pour avoir son « Spot » et un nom dans le milieu, le brouteur ne lésine pas sur les moyens.

L’AMALGAME ENTRE CYBER-ESCROQUERIE ET CYBER-CRIMINALITE

Je crois qu'il y a nuance au niveau de l'appellation de ce phénomène.

Les brouteurs ne sont pas des pirates qui infiltrent des systèmes informatiques pour modifier ou volés des fichiers... Tous ce qu'ils font avec Internet c'est "Communiquer"... par téléphone ou mails: Rien de plus.
Ils vous envoient un mail pour établir le contact. Si vous êtes un personne physique, libre à vous de communiquer votre N° de Téléphone ou non en remplissant un formulaire.

Si vous êtes réceptifs au contact, ils attaquent en fonction de votre profil ou votre centre d'intérêt en venant sur le net. Et croyez moi, à moi d'avoir l'esprit très ouvert ou un coeur de pierre, vous risquez d'ouvrir votre porte monnaie.
Ils sont très subtile et savent s'entourer en fonction du business qu'ils pilotent. Policier, Banquier, notaire, juges, Notaire, Société écran, filles très belle qui contact la cible, documents certifiés... (
Très souvent bidon en réalité)
Bref ... ils sont très bien organisés et ont des filiales un peu partout dans le monde.
Entre autre pion pour '
toucher le coeur' de leurs victimes: le sexe, les menaces et intimidations faites à la cible, la misère en Afrique, les pierres précieuses, les oeuvres artisanales, l'organisation de voyage genre Safari, la vente d'exploitation agricole fictive... et bien d'autres

Si vous êtes une Entreprise, ils vous proposeront un business très lucratifs et vraiment alléchants... Ils vous avancerons même de l'argent: aux finish vous vous mordrez les doigts et n'aurez que vos yeux pour pleurer.
Ils ont toujours de nouveau tours de passe-passe.

Le paradoxe est que la plupart des victimes ont souvent du mal à porter plainte au finish car ayant eux même à un moment ou un autre été coupable d’une opération illégale pendant l’opération (non payement de le TVA dans leur pays par exemple) : Joker souvent soigneusement préparer par  l’escroc.

Le plus intéressant est le moyens de payement: Western-Union la plupart du temps.
Mais pourquoi ont n’arrive pas à trouver des traces après leurs forfaits s’ils sont identifiés en retirant l'argent ?
Complicité des agents oblige:
Exemple: Mr ou Mlle X ne donnera jamais sa vrai identité à sa futur victime. Il ou elle donne une identité fausse (
identité communiquer à son contact dans une agence Western Union ou une autre agence de transfert de devise).
Quand l'argent arrive il le retire sans présenter de papier à la caisse ou en présentant de faux papier bidon contre un pourcentage pour son contact dans la structure de transfert d'argent.
En cas de problème c'est ni vu ni connu.

Il serait trop prétentieux de dire que je connais tous les rouages du système:
La seul choses à faire, est de ne jamais établir un contact durable avec ces gens car ils finiront par vous avoir.

Ils n'agissent pas qu'en occident comme le font croire certaines personnes mais un peu partout dans le monde : pourvu qu’ils arrivent à communiquer avec vous.
Les structures de transfert d'argent ne sont plus leur seul portes de sorti.
Des agents dans de véritables institutions bancaires aussi des douaniers (pour les dédouanements de biens en natures achetés en ligne avec des cartes de crédits volées) jouent le jeu et en profitent tous.

Le procéder des brouteurs m’a toujours fait penser aux films Western de mon enfance : la vie du Far West. A un moment ou à un autre le brouteur vous impose un duel en face à face d’où vous pourriez sortir gagnant financièrement l’un ou l’autre. Là, il ne vous reste que deux choix :

1. personne ne tire et vous en sortez plus ou moins indemne tous les deux

2. vous tirez tous les deux, mais le brouteur sera le premier à vous atteindre car il est Lucky-Luke (il tire plus vite que son ombre).

Un brouteur avec qui j’ai parlé de ce sujet m’a confié quelque chose que je trouve révélateur. Il m’a dit : « Mr, là ou j’en suis, je préfère   -vivre un jour et me faire capturer comme un lion- que de vivre tous le reste de ma vie à traîner comme un mouton. Tu ne peux pas comprendre si tu n’as pas essayé… Il y a trooooop d’argent à gagner sans rien foutre. »

Juste pour vous dire, que cette histoire va encore faire des vagues

Aperçu des quelques jeunes Brouteurs renommés à Abidjan:

NB: Aucun Ibo identifié ici...


04 août 2009

LA NOUVELLE INVENTION DE TAPE KOULOU POUR SE FAIRE DE L’ARGENT

 

Tapé Koulou A (Large).jpgUne aide de 3 milliards de F CFA à mettre à la disposition de la presse et voilà Tapé Koulou qui resurgit de nul part:

Très en vue là où on ne parle d’argent, il a comme à son habitude sa petite idée pour en tirer profit.

Il vient de mettre sur pied l'Union des Patrons de Presse pour la République (UPPR) dont il est bien entendu le président.

A sa cérémonie d'investiture, Tapé Koulou a présenté son plan pour la distribution de cette aide de l'état.

Il conseille au Chef de l'Etat de prendre avec célérité une ordonnance comme il l'a fait en se référant à l'article 48 de la Constitution pour que Alassane Dramane Ouattara soit exceptionnellement fait candidat pour la présidentielle en Côte d'Ivoire, pour que ce fonds qui fait aujourd'hui l'objet de tant de polémiques soit octroyé à ceux qui veulent défendre la République : à croire qu’il a un détecteur d’ennemi de la république.

Comment peut on être avide d’argent jusqu'à ce point ?

Ce veinard et fanfaron qu’est Tapé Koulou, ce n’est qu’un parvenu de la période de guerre qui ne changera plus jamais sa manière de s'asseoir.

Ayant su avec ruse, profiter de certaines largesses à plusieurs niveaux (à cause de sa pseudo lutte patriotique) pour se constituer une petite fortune, la guerre tirant vers la fin, son journal de propagande tombé aux oubliettes et surtout n’ayant plus d’autre « fond de commerce» il essaya de se rabattre sur la très lucrative filière Café-Cacao nouvellement libéralisé alors que ne possédant même pas un pied de ces produits.

Il essuya un terrible revers et alors de soit disant « patriote dévoué » il passa à contestataire virulent car ne percevant plus sa rente de patriote et n’ayant pas pu se faire sa place au niveau du lobby du cacao.

Moment choisi alors pour se jeter de pleins pieds dans l’arène politique avec son parti politique méconnu le « Front pour l’initiative démocratique (Fnid) ».

Ne connaissant rien à la politique et cherchant une autre porte de sorti pour s’afficher, il suivi « la chasse aux sorcières » au niveau de la filière Café-Cacao qu’il voulait s’approprier, en voyant là le mirage de sa seconde chance au niveau de ce secteur juteux: là encore il connu l'échec.

Et telles un Phœnix, il renaît de ces cendres aujourd'hui avec une autre invention qui représente pour lui une nouvelle machine à sous: "nouvelle association pour soutenir les Institutions de la République malmenées par des journaux au service des déstabilisateurs, dixit Tapé Koulou"... conneries.

L’UNJCI, L’OLPED Il y a suffisamment d’organes de régulations de la presse présente en Côte Ivoire et il faut qu’il comprenne qu’on invente plus le fil à couper le beurre.

Que Tapé Koulou se rende à l’évidence qu’il commence à nous pomper l’air avec sa mauvaise foi et son manque de respect vis-à-vis de l’intelligence des Ivoiriens.

J’ose espérer que cette fois il n’aura pas gain de cause.

La Côte d'Ivoire n'a plus besoin de ce genre d'énergumène qui ne sert que sa propre et unique cause en parasitant ses congénères.