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23 octobre 2012

Guillaume SORO organise son OPA sur les médias sociaux Ivoirien.

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Il est communément dit et à juste titre que les médias représentent le "Quatrième Pouvoir" ; soit ! Mais après avoir vue la fille et accessoirement conseillère particulière et chef de cabinet par Intérim de la Présidente des États Unis d'Amérique "coucher" avec un journaliste pour étouffer une affaire dans un film de fiction, je me dis qu'il faut revoir ce classement et faire passer le pouvoir des médias à un niveau plus élevé dans cet échelon.
Aussi, incontestablement et quelque soit le rang des médias au niveau de leur influence sur le pouvoir d'état, INTERNET est en train de prendre (sinon a pris) le pouvoir sur tous les autres médias conventionnels. Et cela, le chef de guerre, secrétaire général des Forces nouvelles, ministre d’état, premier ministre et maintenant président de l’assemblée Nationale Guillaume Kigbafory Soro et son ‘commando’ du MPCI (Mouvement patriotique de Cote d’Ivoire : rébellion armée) semblent l’avoir bien compris.

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L’arrivée fracassante de Guillaume Soro sur les plates formes virtuelles (site web, facebook, twitter, Google +, youtube, etc…) n’est pas fortuite. Elle répond à l’ambition exponentielle de Soro et des ses hommes du MPCI qui préparent déjà « leur » après Alassane Dramane Ouattara face au clan Hamed Bakayoko. Ce filon a été vraisemblablement mis en éveil aux yeux de Soro par l’Adjudant Antoine Beugré le porte parole de la rébellion armée de 2002 – Adjudant Antoine Beugré devenu Alain Lobognon et Ministre de la Promotion de la Jeunesse et du Service Civique dans les gouvernements SORO puis AHOUSSOU sous Ouattara est sans aucun doute le « Monsieur Internet » de cette présidence. Entre excès de zèle, dérives langagières et autres menaces contre ses détracteurs et adversaires, Lobognon se sera toutefois imposé par sa présence (quelques fois de trop pour ses collègues « ministres ») mais surtout par sa grande réactivité.

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Il a maintenant pour alter ego Guillaume Soro qui lui a emboité le pas et qui s’implante solidement sur l’espace qu’il peut bien s’accaparer sur le terrain de cette révolution numérique.


L’arrivée « tardive » de Soro dans le monde des médias sociaux est un avantage au vu de ses attentes ; sur l’autoroute de l’information, il ne commettra certainement  pas les erreurs de Lobognon ou de Sidiki qui ont perdu tant de plumes dans la confrontation en ergotant très souvent en dépit de leurs nouveaux status qui ont du mal à camoufler leurs personnalités intrinsèques de rebelles à l’état de droit. S’entourant d’une équipe de « Community Manager », Guillaume Soro mène sa campagne de « e-reputation » ; le caméléon a pour objectif à court terme de se défaire des pigments de « chef de bande armée » qui lui colle à la peau. Astucieusement et avec beaucoup de tact, Soro trompe, appâte et achète tous blogueurs, activiste ou entrepreneur du web qui veut bien lui vendre son âme en participant à sa mue à partir de l’image.
Pour entrer de plain-pied dans l’univers de la communication politique et sociale sur internet, le 30 mars 2012 Soro organise « séance de formation avec ses collaborateurs (son équipe de communication officielle) sur l’utilisation de l’Internet en général et des réseaux sociaux en particulier ». 

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Puis pour l’anniversaire de ses 40 ans, Guillaume Soro se paye le luxe d’organiser une fastueuse cérémonie spéciale dite « Soirée à des amis et sympathisants de Président de l’Assemblée Nationale sur les réseaux sociaux ».

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Ce contact direct avec les internautes ivoiriens est une aubaine pour tenter d’humaniser « l’acteur » qui campe bien sont rôle dans lequel il se veut être « le jeune et accessible Golden-Boys de la politique Ivoirienne ».
Pourquoi cette dévotion subite pour le web ? Le chef de guerre Soro semble y avoir trouvé le « Saint Graal » ou « la pierre philosophale » qui ferra de lui le modèle de politicien qu’il n’a jamais été.

Le 10 Juillet 2012 sur rfi, répondant  à une question du journaliste Alain Foka portant sur une ‘nouvelle’ tentative de putsch en Côte d’Ivoire, le putschiste de 2002 à 2011 répond : « […] la culture démocratique, l’éveil des consciences des populations - avec les réseaux sociaux tels que Twitter, Facebook , l’enracinement de la démocratie sont inexorables. On ne peut pas faire machine arrière. » Oui, c’est bien Guillaume Kigbafory Soro qui parle là - il aura donc fallu facebook et twitter pour lui rappeler l’existence de la démocratie Ivoirienne acquise par le FPI de Laurent Gbagbo en 1990 après deux décennies de lutte non armée. Il aura fallu l’émulation d’internet pour certainement éveiller la conscience de Guillaume Soro après le 11 Avril 2011 et l’aboutissement de la guerre des peuples nordiques contre les institutions de la république de Cote d’Ivoire. Apparemment, Soro ne saurait pas que facebook et twitter existaient avant qu’il ne soit téléporté Président de l’Assemblée Nationale pour le satisfaire de sa part de l’agonisant éléphant Ivoirien.


Dans sa tentative visant à exécuter son OPA sur l’espace web Ivoirien et ainsi conforter cette vil notoriété qui avec le temps finira par édulcorer son image de chef rebelle sanguinaire, Soro a en face de lui une redoutable armée de patriotes ivoiriens et véritables démocrates cyber-activistes. Il la craint cette entité qui est le dernier rempart des Ivoiriens face au musèlement des médias dans cette Cote d’ Ivoire du règne des armes et de la violence sans bornes ; et pour une fois il a bien raison en dépit des fadaises avec lesquelles il la décrit.

« Je connais le FPI et les animateurs du FPI. Et je sais qu’ils ont des officines d’intoxication, de fabrication de rumeurs. Ils ont créé plein de sites internet pour perturber la paix en Côte d’Ivoire mais ils ne réussiront pas à nous embarrasser.» arguait il au Micro de Alain Foka. C’est incontestablement l’hôpital qui se moque de la charité. De quelle « paix » parle Guillaume Soro ? Visiblement il nous faut un « dictionnaire dozo » pour connaitre une autre étymologie du mot « paix ». Soro espère juste qu’on lui « foute la paix » en observant un mutisme coupable malgré les abus de ce pouvoir dictatoriale dont il est en ce moment le second personnage.

Toutefois, dans sa guerre de chiffonnier au niveau du positionnement pour une hypothétique  succession à Alassane Dramane Ouattara au niveau de l’organisation du RDR, Guillaume Soro marque des points avec ces vitrines réactives qu’il s’offre sur les réseaux sociaux qui de plus en plus ont un impact réel dans l’espace physique.  L’OPA de Guillaume Soro trouvera  certainement preneur au niveau des affidés de la rébellion armée que sont les militants du RDR, mais jamais au niveau des Patriotes Ivoiriens. Il serait utopique et illusoire qu’il puisse espérer phagocyter ou éteindre la voix de la résistance. Un system de communication efficient ne se nourrit pas d’argent et de propagandes mensongères ; il vit de valeurs, d’analyses judicieuses, d’idéologie et de vérité. Soro Guillaume perdra cette bataille du web et encore plus sur le terrain de la réalité politique en Cote d’Ivoire face aux patriotes Ivoiriens et démocrates du monde.


Claudus Kouadio

04 octobre 2012

Interdiction insidieuse du SIT IN du FPI: " Dictature de Ouattara" à la soupe du déni de démocratie.

ANALYSONS le COURRIER de Diakité SIDIKI le Préfet d'Abidjan au Secrétaire National par Intérim de la jeunesse du FPI.

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I: " (...)Je vous invite donc par la présente, à bien vouloir sursoir à l'organisation de cette manifestation (...)"
LA CAUSE:
II: " (...) Les dernières tentatives de déstabilisation de notre pays amène l’Etat à mettre en place un dispositif sécuritaire particulier, qui place les forces de l’ordre en situation d’alerte pour la défense du territoire national, objectif qui commande que leur attention ne soit pas détournée par l’encadrement de manifestations publiques de cette nature (...)"

I: Ce courrier est une "demande de sursis" et non une INTERDICTION DE RASSEMBLEMENT.
II: Cette demande de sursis a pour cause une sorte d’indisponibilité des forces de l’ordre qui ne pourraient pas sécuriser ou encadrer ce rassemblement.
Aussi, vu qu'il semble (jusqu’à preuve du contraire) maintenu par le Secrétaire National Koua Justin, nous osons espérer qu'il n'y aura pas de FRCI disponible pour lyncher la jeunesse du FPI ce matin au Plateau dans le cas ou ce Sit In ce tenait.

ps: DICTÉE...
On écrit: "bien vouloir surseoir" ou " bien vouloir sursoir" ?
On écrit: Les dernières tentatives...."amènent l'État" ou "amène l’Etat" ?
KANDIA est passée par là ?

En tout état de cause, il apparait de manière évidente que le but inavoué est d'interdire purement et simplement ce rassemblement, gage de l'expression de la démocratie qui est aux antipodes de la culture politique de ce régime ubuesque et démagogique. 
Cet autre déni de démocratie ne fait que conforter la position des patriotes et démocrates Ivoiriens face au dessein tyrannique de Alassane Dramane Ouattara.

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Cet Sit In ce tiendra demain ou non ? "Le sit-in est maintenu" a déclaré Koua Justin joint au téléphone cet après midi par des confrères. Cependant, la frénésie qui s'empare du pouvoir Ouattara et les derniers développements des tractations et pressions autour de ce rassemblement pacifique n'inspirent rien d'optimiste au niveau des jeunes militants du FPI; surtout que la haute direction du parti n'est pas monté au créneau pour apporter un soutien franc et encourager la tenue effective de cette manifestation.

D'aucuns annoncent même une conférence de presse ce jeudi 4 octobre 2012 au siège provisoire du FPI lors de laquelle Koua Justin devrait officialiser le report de cette manifestation.
Cette matinée nous situera certainement.  

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CONFERENCE DE PRESSE DE LA JFPI : DECLARATION LIMINAIRE DE KOUA JUSTIN RELATIVEMENT A L'INTERDICTION DU SIT-IN DU 4 OCTOBRE 2012

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CONTEXTE :

1.) Les résultats des élections présidentielles de novembre 2010 proclamés par le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire, sur la base de la Constitution ivoirienne de Juillet 2000 ont donné le Président Laurent Gbagbo vainqueur. Mais la communauté internationale avec à sa tête la France en a décidé autrement. S’appuyant
sur une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU dévoyée, la France de SARKOZY a bombardé la résidence du Chef de l’Etat ivoirien. Le Président Laurent Gbagbo, celui que les ivoiriens ont choisi pour présider aux destinées de la Côte d’Ivoire a été arrêté par la France de SARKOZY le 11 Avril 2011 et remis aux autorités actuelles. Depuis cette date, la Côte d’Ivoire est plongée dans un climat de terreur inqualifiable.

2.) Le Président Laurent Gbagbo a été déporté à La Haye (Pays-Bas), tandis que des dizaines de personnalités qui lui sont proches croupissent dans les geôles du pouvoir actuel, dirigé par Monsieur Allassane Dramane Ouattara.

3.) La terreur érigée en mode de gouvernance continue de s’abattre sur la Côte d’Ivoire. Cette répression généralisée est orchestrée non seulement par les services publics de l’Etat, mais aussi et surtout par des supplétifs et milices armés entretenus par le régime actuel.

4.) Les militants du FPI et les personnes soupçonnées d’être des partisans du Président Laurent Gbagbo sont systématiquement arrêtés, séquestrés, torturés et assassinés par le régime de Monsieur Alassane Dramane Ouattara.

5.) Des camps de concentrations copiés sur le modèle nazi sont créés à travers la ville d’Abidjan et dans certaines régions de la Côte d’Ivoire. Ce sont entre autres:
- l’Escadron de Gendarmerie d’Abobo ;
- La caserne de la brigade anti-émeute (BAE),
- la résidence George Ouegnin à Yopougon ;
- Le génie militaire à Adjamé,
- La Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) ,
- La gendarmerie d’Agban ;
- La garde républicaine à Treichville
Dans ces camps de concentrations, croupissent des centaines de jeunes ivoiriens arrachés à leurs familles, simplement parce qu’ils sont soupçonnés d’être des sympathisants du Président Laurent GBAGBO.

6.) La Démocratie et les libertés publiques durement acquises par le peuple ivoirien ont fait place à une dictature féroce, doublée d’un totalitarisme inédit. L’Etat policier répressif procède systématiquement à une épuration politique, ethnique (génocide du peuple Wê) et sociale sans précédent.

7.) Sous le prétexte de déstabilisation et d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de tentatives de coup d’Etats, (condamnés par le FPI), la répression s’est accentuée sur les populations ivoiriennes en générale et particulièrement sur les jeunes pro-Gbagbo qui continuent d’être traqués, pourchassés, torturés dans ces camps de concentration et d’épuration.

8.) Nous assistons à l’instauration d’une Côte d’Ivoire des vainqueurs qui pille, traque, enlève, torture et assassine tous les autres ivoiriens soupçonnés d’être des partisans du Président Laurent Gbagbo, ou n’étant pas du groupe ethnique de Monsieur Allassane Dramane Ouattara.

9.) Les appareils de l’Etat (la Télévision et la Radio nationale) sont utilisés pour inciter et entretenir la haine, la violence, la dérive tribale et religieuse.

10.) Face à ces violations quotidiennes des droits et libertés des populations ivoiriennes, la JFPI constate le mutisme de la communauté internationale qui a installé Monsieur Allassane Ouattara au pouvoir. Il est à relever aussi le silence des organisations de défense des droits de l’homme et des libertés publiques. Tous les objecteurs de consciences nationaux et internationaux restent silencieux face au drame qui se déroule pourtant sous leurs yeux.

Face à la destruction programmée de la Nation ivoirienne érigée en mode de gouvernance par le régime de monsieur Allassane Dramane Ouattara, la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien et toutes les organisations sœurs avaient décidé de tenir un sit-in devant la cathédrale St Paul du Plateau ce Jeudi 04 Octobre 2012 afin d’appeler :

1) l’ensemble des confessions religieuses à faire diligence auprès du régime Ouattara pour exiger que soit reconnu et garanti le droit à la vie de tout ivoirien, quelque soit ses idées politiques et croyances religieuses. Ce droit étant prescrit dans toutes les religions, la JFPI attend de toutes les communautés religieuses qu’elles œuvrent de façon effective à son respect en interpellant le régime de Monsieur Allassane Ouattara pour qu’il protége la vie des ivoiriens.

2) Les organisation de défenses des droits de l’homme à se pencher sur la situation de chaos avancé dans laquelle est plongée la Côte d’Ivoire en dénonçant les violations systématiques et quotidiennes des droits humains les plus élémentaires.

3) La communauté internationale à travers l’ONU à :
- condamner toutes les formes de violences, les graves exactions et autres violations du Droit International, notamment le Droit International Humanitaire, le Droit International des droits de l’homme, perpétrés quotidiennement en Côte d’Ivoire par les FRCI et les supplétifs Dozos de Monsieur Allassane Ouattara.
- Exiger de Monsieur Allassane Ouattara que soit garanti le droit à la vie, un droit fondamental consacré par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 en son Article 3.
- A rappeler à Monsieur Allassane Dramane Ouattara qu’il est de sa responsabilité de promouvoir et de protéger tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales en Côte d’Ivoire.
- A ne pas se rendre complice du génocide du peuple ivoirien par son incompréhensible mutisme. (Le cas Rwandais est encore vivace dans les consciences)

4) L’ensemble d’organisations de la société civile à agir pour les libertés en dénonçant l’épuration politique, ethnique et sociale qui a cours en Côte d’Ivoire sous le règne de Monsieur Allassane Ouattara.

LES FAITS :

Dans le cadre des préparatifs du sit-in, la JFPI a adressé
- deux courriers au Ministre de l’Intérieur à l’effet de l’informer, d’une part, de la situation dramatique que vivent les ivoiriens et particulièrement ceux soupçonnés d’être des proches du Président Laurent Gbagbo qui sont tués quotidiennement et d’autre part, de la tenue d’un sit-in pour exiger le droit à la vie.
- Des courriers à l’ensembles des représentations des Etats membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, des représentants de l’ONU en Côte d’Ivoire, des organisations de défense des droit de l’homme, de la société civile, des confessions religieuses et des institutions de notre pays.

Pendant que nous faisions nos tournées dans le District d’Abidjan et les villes de l’intérieur pour inviter les ivoiriens à se déplacer massivement à l’effet d’exiger que le pouvoir Ouattara garantisse leur droit à la vie, des informations nous parvenant faisaient état de ce que le pouvoir, devenu fébrile projetait, au mieux de faire interdire le sit-in et au pire de l’infiltrer pour rééditer le 18 février 1992 dans le même endroit. Nous n’avons pas pris au sérieux de telles informations eu égard au caractère et au lieu de la manifestation. (Elle devait avoir lieu devant une Eglise)

- Le Mercredi 03 Octobre 2012 en fin d’après-midi, c'est-à-dire à quelque heures seulement de la manifestation, nous apprenions par un communiqué lu à la Télévision que le sit-in du lendemain venait d’être interdit.
- Ce matin 04 octobre, nous apprenons que des camarades qui n’ont pas été informé de l’interdiction de la manifestation viennent d’être arrêtés par les services de Monsieur Allassane Ouattara au plateau et conduits à une destination inconnue.

NOTRE ANALYSE :

La JFPI constate une fois encore que le régime Ouattara a décidé de confirmer la nature fasciste de sa gouvernance, caractérisée par la confiscation de toutes les libertés, notamment la liberté d’expression, de réunion et de manifestation. Et l’interdiction de notre sit-in en est une preuve de plus.
Le régime de Dramane Ouattara démontre encore une fois son incapacité à promouvoir la démocratie dans notre pays.
La JFPI rappelle que le sit-in qui devait se tenir n’avait qu’un seul but : exiger le droit à la vie, qui est un droit fondamental reconnu dans toutes les sociétés.

Et le régime Ouattara en agissant comme il l’a fait vient de démontrer encore une fois son mépris pour la vie humaine qui est pourtant sacrée.
La JFPI estime que tous les actes posés par le régime sont de nature à compromettre dangereusement les acquis démocratiques et à instaurer un climat de suspicion pouvant conduire à une aggravation des tensions déjà existantes. C’est pourquoi :

NOTRE POSITION ;
1) La JFPI condamne :
- tous ces actes antidémocratiques qui ont cours sous le règne de Monsieur Dramane Ouattara
- l’utilisation des appareils de l’Etat pour inciter à la haine, à la violence, à la dérive tribale et religieuse.

2) s’insurge contre :
- l’interdiction de la manifestation pacifique qu’elle a projeté de faire pour exiger le droit à la vie des ivoiriens.
- La montée en puissance de l’Etat totalitaire dirigé par Alassane Dramane Ouattara.
- L’incapacité de Ouattara à assurer la sécurité des ivoiriens.
- La défaillance de l’Etat-RDR qui entraîne chaque jour le Cote d’Ivoire dans le gouffre.
- La faillite du régime Ouattara qui est actuellement dans état de déliquescence avancée.

3) Exige :
- une rencontre avec le Ministre d’Etat ministre de l’Intérieur, Monsieur Ahmed Bakayoko pour, non seulement obtenir la libération sans condition et sans délai des ivoiriens illégalement détenus dans les geôles du pouvoir, mais aussi pour trouver une nouvelle date de manifestation à l’effet d’exiger le droit à la vie.

4) Réaffirme à tous les ivoiriens martyrisés par le régime fasciste de Dramane Ouattara, sa ferme volonté à continuer la combat pour la dignité de la vie humaine.


5) La JFPI recommande à la grande famille des démocrates ivoiriens, de rester à l’écoute de leur direction quant à la prochaine date du sit-in qui leur sera communiqué incessamment et de ne point se laisser envahir par la crainte et la peur, car c’est l’arme du régime pour nous contraindre au découragement et au silence.

Abidjan, le 4 octobre 2012

Le Secrétaire National de la JFPI

24 septembre 2012

Fermeture des frontières avec le Ghana: Ouattara étale son zozotement politique, diplomatique et économique.

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Dans la nuit du vendredi 21 Septembre 2012 et ce jusqu'en matinée, les positions des FRCI (soldats rebelles de Alassane Dramane Ouattara devenus Forces Républicaine de Côte d'Ivoire après le coup de force militaire du 11 Avril 2011 contre le Président Laurent Gbagbo) sont attaquées par des individus non identifiés. Dans la foulée, le "tout puissant Président" Ouattara auto auréolé de son titre de "Ministre de la défense" dont il s'affuble, prend une décision expéditive et autant grotesque qu'inesxplicable à la lecture de certains enjeux qu'il semble ne point considérer. 

En effet, le même jour lors de l'édition de 20h du journal de la chaine de Télévision Nationale,  par la voix de Paul Koffi Koffi son ministre délégué à la défense, Alassane Dramane Ouattara décide de la fermeture des frontières terrestres, navales et aériennes entre la Côte d'Ivoire et le Ghana "jusqu'à nouvelle ordre" et cela avec effet immédiat. Et pour cause, "selon lui", les "assaillants" seraient venus du GHANA et se seraient repliés vers ce pays voisin après avoir semé la mort dans les rangs de sa soldatesque. Cette fois c'est quasiment le Ghana qui est accusé avant même les "fameux " gens du FPI au dos large et bouc émissaire idéal et cela en dépit du fait que le "lieutenant" Sampayo commandant des FRCI à Noé affirme ne pas avoir vu les assaillants venir du Ghana

A la lecture de cette décision rédhibitoire à plusieurs égards, les observateurs de l'actualité politique Ivoirienne n'ont eu de cesse de s'interroger, surtout en prenant en compte le fait que Ouattara n'a donné aucun élément probant pour attester de la véracité de ses graves accusations contre ce pays et que malgré les nombreuses attaques du genre à la frontière Ivoiro-Liberienne, jamais il n'avait pris une décision aussi radicale mais surtout inapropriée. Alors pourquoi cette exception Ghanéenne ? 

Tous porte à croire qu'en créent ainsi cet incident diplomatique, Ouattara tente de booster sa chasse aux réfugiés et exilés Ivoiriens sur le territoire Ghanéen en obligeant insidieusement les autorités politiques de ce pays à en livrer certains pour éviter ce genre de quiproquos. Les accusations proférées par des personnalités politiques du RDR contre le Ghana pour une certaine connivence avec les assaillants et autres responsables du FPI en exil au pays de John D. Mahama sont là pour en attester.

Mais la question que l'Ivoirien lamba se pose est de savoir si dans sa lubie d'illuminé Ouattara a pensé UN INSTANT aux voyageurs et SURTOUT au flux commerciale entre la Côte d'Ivoire et le Ghana-Togo-Benin-Nigeria à partir de cette frontière terrestre de Noe ? Toutefois, très vite cette réalité est en train de rattraper Ouattara l'alpiniste en décisions et actes peu recommandables. 

En effet, moins de 48h après cette décision impulsive, Ouattara vient de faire un volte-face express en annonçant la réouverture de la "frontière aérienne" entre la Côte d'Ivoire et le Ghana dès ce lundi 24 Septembre. Pourquoi ce revirement tonitruant ?

Prenant en considération le fait que le procès du Ministre JUSTIN KATINAN KONÉ (dont le pouvoir Ouattara demande l'extradition vers la Côte d'Ivoire) reprend ce mardi 25 Septembre à Accra au Ghana, ont pourrait de prime abord penser que Dramane Ouattara ouvre juste la "frontière aérienne" entre la Côte d'Ivoire et le Ghana dans l'espoir que ce pays qu'il accuse de couvrir la déstabilisation de son pouvoir, lui livre le Ministre Katinan qui sera dans ce cas extradé vers la Côte d'Ivoire par avion. Cette approche bien que logique, n'est pas totalement rationnelle et pourrait édulcorer l'élément capital qui a fait plier Ouattara qui par ses errements s'est attiré les foudres de plus d'un au délà de nos frontières. 

Le fait est que par sa décision de "blocus" total, "l'économiste" Ouattara a totalement crée un capharnaüm invraisemblable dans le programme des compagnies aériennes avec un chamboulement du trajet des vols internationaux vue que près de 90% de ces vols qui finissent leur course à l'Aéroport International d'Abidjan en Côte d'Ivoire transitent  par Accra la capitale du Ghana. En outre, il n'existe par exemple pas de vol direct  entre la Côte d'Ivoire et les USA sans oublier que les vols en provenance des USA pour la Côte d'Ivoire ont presque toujours pour destination finale la ville d'Accra au Ghana. Pour faire simple malgré l'enorme manque à gagner, certaines compagnie ont purement et simplement annulées leurs vols à destination de la Côte d'Ivoire dès l'annonce de cette décision. Il aura fallu cela et certainement quelques pressions des chancelleries pour indiquer à Alassane Dramane Ouattara que cette décision infantile n'avait pas lieu d'être. 

Le feuilleton de la fermeture des frontières entre la Côte d'Ivoire et le Ghana commence à peine. Avec ce revirement de Ouattara et la réouverture de l'espace aérien entre les deux pays, nous n'assistons qu'au premier épisode ou Dramane Ouattara a clairement étalé son amateurisme par ce zozotement politique, diplomatique et économique à la face du monde.

C'est quoi la suite du film ?

Déjà, des deux cotés de la frontière les nombreux commerçants bloqués grognent. Et très vite, d'une manière ou d'une autre, une certaine pénurie et la flambée des prix de certaines marchandises se ressentira sur les marchés Ivoiriens si Ouattara persiste à "jouer" à la chasse à l'homme. 

Wait And See ! 

18 septembre 2012

LE RDR, L’IVOIRITE, ALASSANE D. OUATTARA ET SA REBELLION EN COTE D’IVOIRE

[Première publication le 20.03.2010: Nouvelle publication]

La campagne pour les échéances électorales Ivoiriennes prévues pour courant Avril-Mai 2010 bat son plein.
L’essentiel pour tous les candidats est d’arriver à rallier par tous les moyens imaginables, le maximum d’électeurs vers leur camp. Bien que incertaine à la date citée ci-dessus, tôt ou tard les Ivoiriens iront aux urnes pour choisir leur prochain Président : Avec quelle motivation majeure ?
La logique voudrait que ce soit au vu du programme de gouvernement des candidats et par ricochet son incidence à court terme sur la vie des Ivoiriens et à long terme sur leur futur et surtout celui de leur progéniture.
Cependant, mis à part les promesses risibles (voir surréaliste parfois) annoncées de haut vol par certains candidats lors de leurs meetings, que sait la masse d’électeurs potentiel sur la véracité des projets de société des candidats à notre Magistrature Suprême ? Pas grand-chose en vérité : Et ça, les équipes de campagne qui ont face à eux des populations en majorité analphabètes et crédules le savent pertinemment.

Même s’ils prenaient la peine d’étaler avec virtuosité les contours de leur plan d’action une fois aux commandes du navire Ivoire, ils n’auraient pas la certitude de faire comprendre à leur auditoire leurs schémas parfois très techniques.
Néanmoins il faut bien qu’ils arrivent à convaincre le maximum d’électeurs : Là est tous le dilemme de la classe politique Ivoirienne de l’après Feu Son Excellence Le Président Félix Houphouët Boigny.

Etant face à cette situation quelque peu inconfortable au vue d’une population habituée à voter sans condition pour le PDCI (Parti Démocratique de Côte d’Ivoire) parti unique d’alors, l’ère du multipartisme s’annonçait calamiteuse pour les partis politique émergent, comme le Front populaire Ivoirien (FPI) et naissant, comme le Rassemblement des Républicains (RDR) qui résulte de la vomissure d’un PDCI restructuré par le Président Bédié.
Il fallait user de subterfuges pour se démarquer et attirer l’attention sur soi et espérer surpasser Aimé Henri Konan Bédié le Président "par intérim" de la CI et candidat du PDCI d’un Houphouët Boigny toujours charismatique même après sa mort.
Pendant ce temps, le président Bédié de son coté ne croisait pas les bras. Il cherchait les voies et moyens pour contrer ses adversaires potentiels.
Pour écarter le RDR, le filon fut vite trouvé : La Nationalité Ivoirienne des candidats potentiels Djéni Kobenan et Alassane Dramane Ouattara. Pour préparer les esprits à sa nouvelle approche, le Président Bédié lança le concept de « Consommer Ivoirien » puis celui d’ «Ivoirité » en 1994 à la suite de la modification du code électoral. Le Front Républicain d’alors formé par le FPI de Laurent Gbagbo et le RDR de Djeni Kobena se retira de la course au pouvoir pour protester contre la décision du Président Bédié de ne pas amender ledit code sur certains points et appela ses militants à ne pas voter.

Après le premier test réussi par le Président Bédié à l’élection présidentielle d’Octobre 1995 malgré le boycott actif, en Novembre de la même année, la candidature au législative de Djéni Kobenan (SG du RDR) fut refusée par Emile Constant BOMBET alors Tout Puissant Ministre de l’Intérieure au motif qu’il était Ghanéen. Djeni Kobena prôna le boycott actif en appelant simplement ses militants à ne pas voter : C’était visiblement la première action de l’Ivoirité sur l’onglet politique.
 
Qu'est ce que l’Ivoirité ?

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L’Ivoirité ou l’"Esprit du Nouveau Contrat Social du Président Henri Konan Bédié, est un VAGUE concept sur l’humanisme Ivoirien. Le CURDIPHE (Cellule Universitaire de Recherche et de Diffusion des Idées et Actions Politiques du Président Henry Konan Bédié) dirigé par le Professeur Saliou Touré, avait pour but de « mettre en mouvement tout le corps social Ivoirien autour du thème de l’Ivoirité pour que chacun s’en imprègne, s’en convainque et en soit l’ardent défenseur » selon la préface du N°001 de l'ETHICS (Etudes et théories de l'HUMANISME IVOIRIEN pour la synthèse culturelle) une revue du CURDIPHE publiée en Octobre 1996 et renfermant les actes de leur forum du 20 au 23 mars 1996 à Abidjan. 


Suite à l’affaire Djéni Kobenan et à sa Nationalité Ivoirienne contestée, le RDR sait qu’il a un plus gros problème. Son nouveau leader et plus gros financier Alassane Ouattara étant Voltaïque, ils savent dorénavant que sa candidature sera rejetée.

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Puisque ayant été mal ou peu expliqué à la population composée en très grande partie d’analphabètes, le concept d’Ivoirité, tel un vulgaire morceau de pâte à modeler, est tordu dans tous les sens par les responsables du RDR. Chacun y va alors de son explication : une véritable aubaine pour le RDR et Alassane Dramane Ouattara qui n’avaient aucun repère solide
Il crie au scandale de l’exclusion ethnique du Nord musulman d’où il prétend venir: Nordiste et musulman = Tribalisme et non laïcité. Il a trouvé son cheval de bataille. Dans le même temps, on met en exergue le fait que Bédié, un Baoulé, a succédé à un autre Baoulé en la Personne d’Houphouët Boigny à la tête de la CI pour renforcer la thèse du tribalisme. Les nombreux jours fériés octroyés aux confessions chrétiennes de CI, la Basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro sont cités pour étayer les preuves de non laïcité de l’état Ivoirien. Un vaste plan d’intoxication propagandiste sera lancé par le RDR dans le nord du pays sous fond de mensonges grossiers et d’incitation à la haine et à la révolte avec des proos du genre : « Le PDCI dit que nous sommes des peureux. Nos grands-pères n’ont pas eu peur de prendre cette région avec les fusils et la poudre. Nous ne voulons plus de ces gens parce que le PDCI nous manque de respect, nous méprise et ne nous considère pas. Ils nous ont traités comme des animaux. 

Parce que nous votions pour Houphouët ils nous ont pris pour des ignorants. Ils ont organisé une campagne de dénigrement : ils ont injurié Alassane, son père, sa mère et nous. Mais ils ne nous connaissent pas. Parce que c’est avec des fusils et des balles que nos grands-parents ont conquis cette terre. 
Ils ne nous font pas peur. Ils ont dit que nous ne serions plus rien dans ce pays. Ensuite ils ont renvoyé 267 de nos cadres. Ils ne veulent plus entendre l’appel du Muezzin de la mosquée pour la prière. Ils ne veulent pas de l’Islam et des musulmans. Ils envoient les militaires les frapper dans les mosquées. Si nous acceptons cela c’est que nous ne sommes pas des musulmans, si nous les suivons c’est que nous sommes des bâtards. Vous connaissez bien la chanson Malienne qui dit: plutôt la mort que la honte. Ici chez nous nous disons : ‘Mieux vaut mourir que d’avoir honte’. Pouvons-nous accepter la honte ? NON !.
Nous avons les mêmes armes qu’eux. Nous avons aussi nos hommes dans l’armée. Nous ne voulons d’eux ni aujourd’hui, ni demain. Depuis que Houphouët est mort nous n’avons connu que brimades, honte et humiliations
» dixit Lamine Diabaté ex-mari d’Henriette Dagri Diabaté à Odienné en 1995. 


Comment Lamine Diabaté préparait le RDR à... par lgconnect

Lorsque Alassane Ouattara en personne confirme ce genre de thèses en proclamant sur TV5 en 1995: «On a écarté ma candidature parce que je suis musulman et du Nord», les nordistes et les musulmans se sentant lésés, rejoignent en masse le RDR qui se radicalise en se sectarisant de plus en plus. Le RDR d'ADO avait ainsi trouvé son assise tribale.
A partir de ce moment là, un véritable bras de fer entre le pouvoir contrôlé par le Président Bédié et Alassane Ouattara qui devenait de plus en plus gênant pour le PDCI va s'engager.

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Il convient de rappeler que ce n’était pas le premier conflit ouvert opposant les deux hommes. Loin des urnes, ils s’étaient déjà affrontés pour la première fois après le décès du Président Felix Houphouët Boigny en 1993. En effet, ADO ayant refusé de respecter l'Article 11 de la Constitution ivoirienne à l'issue du décès du président Houphouët-Boigny, le président Bédié lui reprocha alors d’avoir tenté un coup de force pour accéder à la présidence. ADO abdiqua alors en s’effaçant face au Président de l’Assemblée Nationale, successeur constitutionnel du père de la nation : Premier combat, première victoire de Bédié contre ADO. Visiblement, ADO n'aurait pas pu supporter un second revers dans cette guerre des héritiers. 

La tension va alors monter d’un cran et très vite le RDR va passer à la défiance, aux menaces puis à la tentative de fraude en vue de rendre Alassane Dramane Ouattara Ivoirien et éligible à la Magistrature Suprême de la République de Côte d’Ivoire. C’est à partir de ce moment que les choses vont s’accélérer. 

Dans son intervention face à la presse, le Ministre de la justice sous le Président Bedié déclare entre autre « […]Le 26 septembre 1999 (un Dimanche), en l’absence de son Juge de Section en vacances, M. Zoro Bi Ballo, Juge Adjoint de la Section de Tribunal de Dimbokro a fait établir et a signé au profit de M. Alassane Ouattara, un certificat de nationalité ivoirienne sous le numéro 2084.  Ce Certificat de nationalité a été versé au dossier administratif constitué pour les besoins de la régularisation de la situation du RDR au regard de la loi régissant les partis politiques. […] 

Les premiers résultats des vérifications faites révèlent ce qui suit :
I/- Au niveau de la demande même du Certificat de nationalité :
- La demande libellée au nom de M. Alassane Ouattara ne comporte aucune signature.
II/- Au niveau du certificat de nationalité :
l)- Monsieur Alassane Ouattara, est-il dit dans ledit Certificat, demeure à Dimbokro; ce qui ne paraît pas exact;
2)- Le double du Certificat qui est censé être identique à l’original porte une date, celle du mardi 28 septembre 1999 différente du jour mentionné sur l’original qui est le 26 septembre 1999.
Il faut le souligner, il s’agit d’un jour non ouvrable puisqu’il correspond à un Dimanche.
A-t-on établi le Certificat en cause le Dimanche et a-t-on essayé de le régulariser le mardi suivant? La question mérite d’être posée.
III/- Au niveau de l’enregistrement du certificat :
Le certificat de nationalité établi au nom de M. Alassane Ouattara porte le numéro 2084 et est daté du 26 septembre 1999.
Consultez le répertoire des certificats de nationalité tenu au greffe de la Section de Tribunal de Dimbokro; Et vous découvrirez que ce numéro 2084 correspond à un autre certificat délivré le 29 septembre 1999 à M. Koffi Konan Laurent.
Il suffit de poursuivre la consultation du même répertoire pour découvrir d’une part:
- Qu’aucun Certificat de nationalité n’a été enregistré le 28 septembre 1999 encore moins le dimanche 26 septembre 1999 qui n’était pas un jour ouvrable pour l’Administration de la Justice et que d’autre part, nulle part, je dis bien nulle part, il n’existe aucune trace du certificat établi au nom de M. Alassane Ouattara dans le registre des certificats de nationalité du Tribunal de Dimbokro.
Au total il s’avère que le Certificat de nationalité établi au nom de M. Alassane Ouattara porte un faux numéro et n’a été enregistré dans aucun des registres tenus au Tribunal de Dimbokro.»

En gros, Alassane Dramane Ouattara s’est fait fabriquer son 1er certificat de Nationalité Ivoirienne à 57 ans, un Dimanche, à Dimbokro ville ou il ne résidait pas.
A partir de ce moment, il planait sur lui la menace d'un mandat d'arrêt Internationale lancé par la justice du gouvernement Bédié qui lui promettait un châtiment exemplaire s’il ne renonçait pas à ses ambitions présidentielles en Côte d’Ivoire.
C’était mal connaitre le teigneux Ouattara qui, les ergots dressés, montrait son abnégation et sa pugnacité sous fond de menaces. Souvenez vous cette phrase terrible de Alassane Ouattara en 1999: («Ce pouvoir moribond, je le frapperai ; il tombera, et je rentrerai à Abidjan avant la fin de l'année»).

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Comme le disait M. Lamine Diabaté ex-mari d’Henriette Dagri Diabaté à Odienné en 1995 (« Nous avons les mêmes armes qu’eux. Nous avons aussi nos hommes dans l’armée.»)

Des proches de ADO à savoir le Sergent chef Ibrahim Coulibaly dit IBOumar Diarrassouba dit ZagazagaWattao et autres Koné Seydou (retenez bien ce nom) vont mettre à exécution le plan du RDR sous fond d’une mutinerie au sein de l’armée. Mutinerie qui va finir en coup d’état militaire éjectant ainsi le Président Bédié du pouvoir le 24 Décembre 1999. Hiérarchie militaire oblige, les épaules du Sergent Chef Ibrahim Coulibaly étant encore frêles, le nouveau pouvoir conquit par les jeunes militaires sera confié au Général Robert Guéi qui n’était plus en odeur de sainteté avec le PDCI de Bédié qui l'avait contraint à une retraite forcée pour accusation de tentative de coup d'état militaire.

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Alassane Ouattara venait ainsi de rétablir la balance. Il a effectivement frappé le pouvoir du PDCI de Henri Konan Bédié, il est tombé ; et Alassane Dramane Ouattara est rentré à Abidjan pour la Saint Sylvestre. 
Dans un souci d’apaisement, les deux exilés reviennent en Côte d’Ivoire avec la bénédiction du nouvel homme fort qui espère ainsi attirer la sympathie du peuple.
Il s’en suit alors une véritable mascarade de l’auto proclamé « Candidat du peuple » Robert Guei qui avait par la suite troqué sa tenue militaire contre le titre d’homme politique.

Candidat à la présidentielle, il a malicieusement écarté ses potentiels adversaires à risque qu’étaient alors le Président Bédié et le Premier Ministre Alassane D. Ouattara en modifiant la constitution suite à un semblant de « référendum express » (auquel le RDR et Alassane Dramane Ouattara ont appelé à voter OUI ). A partir de cet instant, Robert Guéi avait montré son souci de ne pas céder son fauteuil. 

Il n’avait face à lui que Laurent Gbagbo le candidat du FPI qui n’avait même pas les moyens financiers de mener une campagne politique digne de ce nom. 
Etant assuré de gagner les élections contre lui, le général Guei avait organisé des élections présidentielles acceptables en 2000 et à sa grande surprise, le "tocard" de la course qui en fait était un véritable Outsider en qui le peuple se reconnaissait depuis des années, joua les troubles-fêtes en remportant le scrutin. 

Face à ce revers cinglant, le général Guei, favori illusoire de la course, tenta désespérément de s’approprier le pouvoir par la force, mais fut jeté hors du champ de course par un élan de désapprobation nationale suite à l’appel de Laurent Gbagbo le Président élu : c’était la porte ouverte à tous les fantasmes non assouvis du RDR et de son leader qui pouvait ainsi remettre sa machine en route. Le RDR qui en ce moment là s’est comporté comme un véritable charognard, lança par la voie de son leader Alassane Ouattara, un autre appel visant à récupérer le pouvoir d’état dans la rue en imitant les propos du président élu. Fiasco totale. Le RDR venait lui aussi de subir un autre affront qu’ADO à promis de faire payer à la Nation tout entière avec des propos du genre : 'Je vais rendre ce pays ingouvernable'.

Le président Gbagbo était il responsable de "l’injustice" subie par Henry K. Bédié et Alassane D. Ouattara ?
Comment peut-on se permettre de prétendre être Président à la suite d’élections auxquelles on n’a pas été candidat ? Surréaliste tous simplement.
Après ces crises à répétitions, le PDCI s’est trouvé traumatisé et fragilisé quand le RDR tentait sournoisement de déstabiliser le Président Gbagbo via plusieurs tentatives de coups de force qui n’aboutissaient pas dans un premier temps.
Il était clair que la culture de parti politique de l’opposition ne correspondait ni au PDCI habitué à diriger depuis 40 ans, encore moins au RDR dont les membres étaient pour la plupart issus du PDCI et qui en plus venaient de voir la Présidence de la République leur passer au nez et à la barbe.

Vu que Gbagbo avait pendant de nombreuses années pataugé sur le terrain difficile de l’opposition, il pouvait très aisément les prendre à défaut car ayant plus d’expériences que ces politiciens qui n’avaient jamais mené de combat politique et qui ont été parachutés à des postes clés: Président et Premier ministre. 
Indépendamment ADO et Bédié en étaient conscients. Il fallait alors le faire partir très vite et par tous les moyens. Dans l’entendement et à l’analyse des agissements du riche PDCI héritier légitime, mais encore du plus riche RDR aux bras longs, il paraissait inadmissible que Gbagbo, ce « crève la dalle là » qui en plus n’a aucun soutien extérieur puissant puisse être pendant cinq longues années, l’homme ayant les clés du palais présidentiel et tout ce qui va avec.

Tous ces faits ont laissés des plaies grandes ouvertes ou des marques indélébiles dans la vie de tous les Ivoiriens. Le forum pour la réconciliation nationale organisé par le président Gbagbo et ayant pour but de calmer la situation et apaiser les cœurs, n’a fait que mettre de l’huile sur le feu au vue des propos incendiaires de l’opposition. Propos qui ont conduits à des positions plus figées qu’elles ne l’étaient déjà.

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Dans cet élan là, survint l’attaque de la rébellion armée du 18-19 Septembre 2002, moins de deux ans après l’accession au pouvoir du Président Gbagbo. Les différents groupes rebelles (MPCI, MPIGO, MJP…) après avoir essuyé un revers dans leur projet de prise de la ville d’Abidjan et d’occupation de la Présidence de la république, furent contraints de faire demi-tour vers le Nord en occupant au passage une partie de la zone Ouest et Nord du Pays. Tueries, assassinats, meurtres, viols, exécutions sommaires, enlèvements, exactions, mutilations, pillages, seront le quotidien des populations sous contrôle des rebelles.

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On retrouva alors au sein du MPCI de 2002, les mêmes mutins de 1999 (Ibrahim Coulibaly dit IBWattaoTuo Fozié qui est en fait le Koné Seydou de la mutinerie de 1999…) et une organisation politique dirigée par Guillaume SORO un militant RDR et candidat colistier (Avec Henriette Dagri Diabaté) sur la liste RDR de Abidjan-Port Bouet aux législatives de 2000 auxquelles le RDR n’avait finalement pas participé… et on comprend mieux pourquoi.

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La Côte d’Ivoire venait ainsi d’être divisée en deux :
- d’un coté la rébellion armée était suscitée ouvertement pas le RDR, puis soutenue par le PDCI-RDA. Officieusement mais vraisemblablement la rébellion armée avait la bénédiction et l’appui du président Français Jacques Chirac qui n’était pas en odeur de sainteté avec le Président Gbagbo, Président (anarchiste selon lui) de l’ex colonie Française, et qui refusait d’être le préfet qui baisse le culotte devant le locataire de l’Elysée.
- de l’autre coté un Gbagbo esseulé, acculé de toutes parts et qui ne pouvait compter que sur lui et son peuple, ce peuple qui l’a élu. 

Dès lors, les chefs rebelles crient victoire et commencent à préparer le terrain pour l'instigateur de cette guerre qu'ils croyaient avoir déjà gagné.

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Dans cet élan, le Commandant de Zone rebelle Koné Zakaria déclare lors d'un meeting en zone occupée :«Si vous supportez le MPCI, ne le faites ni pour Zakaria, ni pour IB, ni pour quelqu'un d'autres sinon pour celui qui a acheté nos armes, c'est à dire ALLASSANE DRAMANE OUATTARA. Lorsque nous étions en exil, c'est ALLASSANE qui s'occupait de nous. Il nous apportait régulièrement du riz et la somme de 25.000.000 F.CFA chaque mois» 
ALLASSANE DRAMANE OUATTARA venait encore de frapper la Côte d'Ivoire.
 
Face à cette situation qui risquait d’embraser un pays déjà fragilisé, il fallait trouver un terrain d’entente avec la rébellion et l’opposition pour calmer les esprits et assurer un minimum de quiétude au peuple. Alors commença un grand vas et vient international pour trouver un moyen de retour à la paix en Côte d’Ivoire. Que de tergiversations, de mensonges et de non-dits de la part de l’opposition et des rebelles au cours de cette grande vadrouille. Aujourd'hui et cela depuis 2007, Guillaume Soro le secrétaire général du MPCI le parti politique crée par la rébellion armée est Premier ministre de la République de Côte d'Ivoire. Certains de ses camarades issus de sa mouvance sont ministres de la république depuis 2002: et pourtant ses hommes n'ont toujours pas désarmés, pire, ils continuent de faire souffrir la population dans les zones qu'ils contrôlent (réquisition de biens, tuerie, viols, emprisonnement arbitraire...)

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Visiblement le nouveau premier ministre fait des efforts pour se rapprocher du peuple mais en fait encore plus pour se rapprocher des siens et gagner leur confiance depuis qu'il a échappée à un attentat meurtrier dans son fief à Bouaké en juin 2007 car jugé trop conciliant avec le Président Laurent Gbagbo.

Pour preuve, il vient d'installer Hamed Bakayoko le directeur de campagne pour la jeunesse RDR comme Conseiller Spécial à la Primature et rappeler Roger Banchi du MPCI dans son équipe.
Que pensez de cette nouvelle approche du Premier Ministre Guillaume SORO ?

Cependant, la situation politique n’a pas connue une avancée de poids depuis un bon moment, bien au contraire.
Votre combat était indispensable”. C'était le sieur Alassane Dramane Ouattara qui s'adressait en ces termes aux responsables des Forces Nouvelles à Bouaké, où il était récemment en tournée.

Oui le combat de la rébellion armée qui a:
- massacrée des gendarmes désarmés et leurs enfants,
- endeuillée des milliers de familles innocentes, 
- spoliée d'honnêtes gens de leurs biens, leurs souvenirs et leur avenir, 
- violée sexuellement des hommes et des femmes,
- mutilée des enfants,
- pillée et incendiée des villages entier et des plantations,
- fait des milliers de déplacés,
- mis toute la Côte d'Ivoire à genoux...

Oui ce "combat" était indispensable car il a permis au Burkinabé Alassane Dramane Ouattara de marcher sur la constitution Ivoirienne et être candidat à l'élection présidentielle de Côte d'Ivoire.
 
Vive la méchanceté, vive le mensonge, vive l'oubli, vive la schizophrénie des journalistes Ivoirien et de certains Politiciens de notre pays, vive la mauvaise foi pour que survive une nation défigurée.

Claudus Kouadio - Le 20 Mars 2010

12 septembre 2012

Affaire "Tsikata": Quand Hamed Bakayoko et Dramane Ouattara jouent à "Sherlock Holmes et Dr Watson" pour un "faux complot" contre la CI.

POUR LES ACCUSER DE FOMENTER "UN COUP D’ÉTAT" CONTRE SON REGIME ET LES FAIRE ARRÊTER, VOICI COMMENT LE PION D'AHMED BAKAYOKO OPERAIT POUR OUATTARA AUPRES DE CERTAINS EXILES IVOIRIENS AU GHANA...

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GHANA : Un fossoyeur des exilés ivoiriens arrêté pour tentative de coup d’État en Côte d’Ivoire

La rédaction de Koaci.com Accra, a appris ce mardi auprès du journal Daily Graphic qu’après des rapports citant le nommé Prosper Tao Tsikata, le Bureau National des Investigations (BNI) a procédé à son arrestation le 13 juillet dernier pour avoir orchestré un faux coup d'Etat au compte des exilés ivoiriens qui vivent au Ghana pour son propre intérêt.

Selon Daily Graphic, Tsikata, l’auteur du montage du faux coup d’État lequel est aussi connu sous le pseudonyme ‘‘419’’ pour être réputé dans la fraude, a réussi à convaincre les autorités ivoiriennes d’arrêter les exilés qui sont censés être impliqués dans le coup.

Des révélations qui se font jour, il s’avère que Tsikata un nigérian installé à Accra et qui a usurpé le titre de ghanéen, a été arrêté par le BNI pour son implication dans le complot qui visait à renverser le pouvoir du Président Alassane Ouattara.

Pour détromper la méfiance des exilés ivoiriens et les avoir, l’auteur du montage du faux coup s’est servi du nom Tsikata, lequel est assez connu dans la classe politique ghanéenne. Il s’est fait passer sous le titre d’un Officier de l’Armée à la retraite qui gère sa propre agence de sécurité.

A ce titre, il se serait affiché comme le Capitaine à la retraite, Kojo Tsikata, celui qui était l’ancien chef de la sécurité ghanéenne.

A la suite un agent anonyme de service secret français est arrivé au Ghana pour pister les exilés et au cas échéant les exposer comme des comploteurs de coup à perpétrer en Cote d’Ivoire.

En se référant à la parution du journal la Voie du 25 juin 2012, cet agent secret a cité Tsikata comme le cerveau du coup lequel a conduit à l’arrestation du Colonel Kate Gnatoa et de Moise Lida Kouassi, deux pro Gbagbo, qui étaient en exile au Togo voisin.

En dévoilant les dessous de ce complot à nos confrères de Daily Guide, Samuel Okudzeto Ablakwa, le vice-ministre ghanéen de l’Information a révélé que Tsikata a convaincu quelques soldats exilés, proches de Gbagbo que non seulement il est capable mais aussi qu’il peut les aider à renverser le gouvernement Ouattara par le biais d’un pré-financement de l’opération avec de l'argent nécessaire, les armes, les véhicules et autres moyens logistiques.

Après avoir réussi à convaincre certains exilés par opposition à d’autres toujours méfiants, Tsikata a proposé l'idée de faire un enregistrement vidéo devant servir comme la déclaration de l’annonce du coup d’Etat. Sur la bande vidéo, il y avait le Colonel Gnatoa, qui a lu le message et était entouré de six autres soldats ivoiriens en exil, tous en uniformes militaires et des bottes fournies par Tsikata.

Du lieu où la vidéo a été enregistrée, le ministre a déclaré que des investigations ont conclu que c’était à la résidence de Tsikata à Haatso à Accra.

Tsikata s’est alors rendu à Abidjan pour avertir le pouvoir ivoirien précisément Hamed Bakayoko, le ministre ivoirien de l'Intérieur que certains ivoiriens exilés au Ghana se préparaient à renverser le gouvernement Ouattara.

De retour au Ghana, le faux comploteur a informé Gnatoa que les préparatifs pour le coup à Abidjan étaient prêts pour créer une confusion et la prise du pouvoir par les pro Gbagbo.

En vue d’obtenir la vidéo enregistrée pour ses propres fins, Tsikata a promis à Gnotoa qu’il sera le Président si le coup réussissait. Une fois la vidéo reçue, Tsikata s’en est servi auprès du ministre Bakayoko comme une preuve de l’existence d’un complot. Après ce service, Tsikata recevra une somme 200,000 dollars des 12 millions qu’il avait demandé aux autorités ivoiriennes.

De retour au Ghana, toujours selon le ministre ghanéen, Tsikata attirera d’abord Gnatoa vers une cachette à Abidjan avant de procéder à son arrestation par des hommes armés.

Par Mensah, 11 Septembre 2012 - (Source : KOACI.COM ACCRA)

EN GROS, le prétendu Coup d'état qui a valu au Ministre Lida Kouassi Moise un enlèvement puis son extradition du Togo vers la Côte d'Ivoire est un GROS tissu de mensonges dont l'unique catalyseur est Hamed BAKAYOKO et son désir d’impressionner son nuisible maitre Dramane Ouattara.


- Cette affaire CONFIRME que les prétendus aveux de Lida Kouassi Moise ont été obtenus sous contrainte et que sa détention est illégale.


Hamed Bakayoko et Dramane Ouattara ont juste dilapidé des millions et des millions du contribuable Ivoirien en jouant à "Sherlock Holmes et le Dr Watson": IL N'Y A JAMAIS EU DE TENTATIVE DE COUP D’ÉTAT CONTRE CES REBELLES QUI USURPENT LE POUVOIR D’ÉTAT EN COTE D'IVOIRE.

03 septembre 2012

Réouverture des universités publiques de Côte d'Ivoire: Du régime des ENSEIGNANTS au Régime des fables et de la fontaine.

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EN VÉRITÉ, je suis ravi de la "réouverture ?" des universités publiques de Côte d'Ivoire. Cela s'explique par le simple fait que nos soeurs, frères et amis étudiants pourront de nouveau retourner dans le temple du savoir: OUI, par l'étalage d'une sorte de "Bling-Bling" furtif (fontaines sur le campus universitaire) on veut nous faire croire que tous va bien dans les universités d'Abidjan bombardés hier à coups de canons et de bombes par l'armée rebelle de Dramane Ouattara. Quoi qu'il en fût hier, si tel est la cas aujourd'hui, il ne font que "rendre à César, ce qui est à César", MAIS...

OUI, MAIS... parce qu'il y a bien un "MAIS" vue que le "régime des ENSEIGNANTS" n'est plus (pour ceux qui n'ont pas été tués, ils sont en prison ou en en exil et pourchassés comme de bête de foire) et que la déclaration faite ce matin par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique M. Ibrahima Cissé Bacongo donne à réfléchir pour ceux qui le peuvent encore.

En effet Cissé Bacongo PRÉTEND que avec Gbagbo, il y a avait un Professeur d'université pour 300 étudiants ET QUE, pour combler le déficit, son Ministère est en ce moment en prospection en Europe auprès des diplômés Ivoiriens capables et désireux de revenir enseigner en Côte d'Ivoire : considérons qu'il dit vrai pour le déficit d'enseignants, MAIS rappelons à toutes fins utiles que le même Cissé Bacongo est en poste dans la même Côte d'Ivoire et au même Ministère depuis 2005 au bénéfice des différents accords de paix et gouvernements d'union imposés au FPI et au Président Laurent Gbagbo par l'ONU et la "Communauté Internationale".

Pour être plus précis, le RDR de Alassane Dramane Ouattara dirige le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique depuis 2003 avec Zémogo Fofana dans le gouvernement de Seydou Diarra suite aux accords de Linas Marcoussis (Du 10 février 2003 au 4 décembre 2005)

Puis ce fut le tour de Cissé Ibrahim Bacongo:

- Gouvernement Charles K. Banny I (Du 4 décembre 2005 au 16 septembre 2006)

- Gouvernement Charles K. Banny II (Du 16 septembre 2006 au 29 mars 2007)

- Gouvernement Guillaume SORO I (Du 7 juillet 2007 au 12 février 2010)

- Gouvernement Guillaume SORO II (Du 23 février 2010 au 5 novembre 2010)

DONC, pendant plus de 7 ans, le RDR de Alassane D. Ouattara avait la gestion du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique sans avoir jamais su qu'il fallait recruter des enseignants ou reconstruire totalement l'édifice vu que Cissé Bacongo affirme : « Ce n’est pas une simple réhabilitation mais une reconstruction »

Ou alors, hormis utiliser en guise de caisse noir les ressources financières des ministères sous la coupole du RDR et saboter de l’intérieur les gouvernements successifs, le RDR n'a rien fait de positif pendant plus de 7 ans de cohabitation au sommet de l'état ? 

Que Alassane Dramane Ouattara est sa cohorte de sinistres Ministres de l'imposture arrêtent de distraire les Ivoiriens qui sont loin d'être dupes.  

- Malgré un porte feuille "bien détourné" de 110 Milliards, vous n'avez construit aucune nouvelle université - que ce soit dans le fond ou dans la forme: vous commencez à peine à tenter de réparer ce que vous avez détruit depuis 2002.

- Vous êtes à la quête de nouveaux enseignants par le simple fait que les plus éminents d'entre eux sont proches de l'idéologie du FPI donc morts, en prison, en exil ou " personæ non gratæ" dans cette nouvelle Côte d'Ivoire où l'inculture et le "rattrapage ethnique" sont rehaussés au rang de valeurs nobles.

Laurent Gbagbo et le FPI ne vous serviront pas de bouc émissaire pour couvrir votre roublardise d'hier encore moins votre incompétence avérée qui ne fait que s'étaler au grand jour. 

A la fin de la dernière représentation du "ADO Comedy Club" ce matin à l'Université de Cocody, pour l'avenir de ces étudiants privés  de formation pendant quasiment deux ans par le seul désir du RDR d'abrutir cette vaillante jeunesse, nous osons espérer que le début effectif des cours n'aura pas lieu à la date de la "Saint-Glinglin"

Claudus Kouadio