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11 juin 2012

FPI- Déclaration Relativement à l'Enlèvement au Togo et au Transfèrement en Côte-d'Ivoire du Ministre (en exil) Lida Kouassi Moïse

 FPI- Déclaration Relativement à l'Enlèvement au Togo et au Transfèrement en Côte-d'Ivoire du Ministre (en exil) Lida Kouassi Moïse

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Dans la situation délétère que vit la Côte d’Ivoire depuis la prise de pouvoir - dans les conditions que l’on sait - par Monsieur Alassane Ouattara, de nombreux Ivoiriens, personnes anonymes et personnalités politiques, ont quitté leur terre natale, pour chercher refuge ailleurs. C’est ainsi que M. Lida Kouassi Moise, ancien ministre d’Etat, ministre de la Défense et de la Protection civile, s’est retrouvé au Togo. Il croyait s’être mis à l’abri du péril. 

Le ministre Lida Kouassi résidait au Togo depuis plus d’une année. Il avait déposé auprès de la Coordination Nationale d’Assistance aux Réfugiés du Togo une demande d’asile et attendait la réponse de cette institution, lorsque, le mercredi 6 juin 2012, à 10 heures, un important dispositif de sécurité, conduit par le colonel Massina a investi d’autorité son lieu d’habitation, confisqué son ordinateur et ses téléphones portables, avant de l’entrainer, manu militari, dans les locaux du Commandement Supérieur de la Gendarmerie Nationale du Togo où il a été soumis à un interrogatoire conduit conjointement par les services secrets ivoiriens et togolais. 

Cet interrogatoire a duré un peu moins de 10 heures d’horloge. Il s’est déroulé de 10h30 à 18h. Le ministre Lida Kouassi Moïse a requis, en vain, l’assistance d’un avocat. Aux environs de 19 heures, il a été conduit à l’aéroport de Lomé, pour être ensuite extradé à Abidjan, en Côte d’Ivoire, dans un lieu de détention que personne - à l’heure actuelle - ne peut identifier avec certitude. 

Le Front Populaire Ivoirien note : 

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1. Que le Ministre Lida Kouassi Moïse – homme politique en situation de demande d’asile au Togo – a été interpellé manu militari par les autorités togolaises pour des raisons politiques. 

2. Que le Ministre Lida Kouassi Moïse a vu ses biens personnels retirés et confisqués par les autorités togolaises sans un mandat de perquisition dûment délivré par la Justice togolaise. 

3. Que le Ministre Lida Kouassi Moïse n’a pas été autorisé par les pouvoirs publics togolais à se faire assister par un avocat durant son long interrogatoire. 

4. Que le Ministre Lida Kouassi Moïse a été extradé avec célérité par les autorités togolaises, en violation flagrante de la Convention régissant les conditions d’extradition dans l’espace CEDEAO qui interdit formellement – en ses articles 4 et suivants – l’extradition d’un ressortissant de la Communauté poursuivi pour des motifs politiques. 

5. Que les autorités togolaises et ivoiriennes ont montré un mépris souverain égal pour les droits de justiciable de M. Lida Kouassi Moise et les accords internationaux. 

Le Front Populaire Ivoirien - parti politique foncièrement attaché à la Loi et la Légalité – est profondément indigné et attristé par ces pratiques féodales dignes d’une autre époque. 

En conséquence, 

1. le FPI considère que l’arrestation au Togo et le transfèrement en Côte d’Ivoire du Ministre Lida Kouassi Moise n’est rien d’autre qu’un rocambolesque enlèvement qui relève d’un banditisme avéré d’Etat opéré par 2 autorités dictatoriales recouvertes du manteau de la République

2. Le FPI interpelle les autorités togolaises afin qu’elles se souviennent que « les intérêts de l’Etat ne doivent pas être confondus avec les intérêts de ceux qui gèrent l’Etat à un moment donné de l’Histoire ». 

3. Le FPI rappelle aux autorités politiques ivoiriennes du moment que « quiconque gouverne avec et par la force finit par trouver sur son chemin plus fort que lui. Ce n’est qu’une question de temps. » 

4. Le FPI rappelle à la communauté nationale et internationale que, depuis le renversement du Président Laurent Gbagbo par les forces franco-onusiennes au profit de M. Alassane Ouattara, il n’a eu de cesse de donner de gages de sa bonne foi pour l’instauration d’un véritable dialogue porteur d’espoir de paix et de stabilité en Côte d’Ivoire. 

5. A contrario, le FPI constate avec tristesse que le régime de M. Alassane Ouattara - tout en clamant sa volonté de réconcilier les Ivoiriens - s’ingénie à appuyer tous les ressorts qui s’y opposent. 

Enfin, le FPI, tout en appelant de tous ses vœux la restauration de l’Etat de Droit en Côte d’Ivoire et partout en Afrique, exige la libération immédiate du Ministre Lida Kouassi Moïse. Ce serait un minimum de gage pour le dialogue politique en cours. 

Fait à Abidjan le 9 juin 2012 

Le Secrétaire Général, porte-parole 

Laurent Akoun 

10 juin 2012

« VOUS N’ALLEZ PAS FAIRE VOTRE REVOLUTION ICI » : Désillusion d'un exilé à Lomé

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27 Août 2011: Je dois être à la Frontière de « Aflao Border » entre le Ghana et le Togo à 9H pour accueillir une délégation mixte composée du CRI Panafricain conduit par Abel Naki et Zasso Patrick (en Global) représentant une frange des exilés Ivoiriens rencontrés à Accra par l’équipe du Président du CRI… Ils sont là pour rencontrer les réfugiés ivoiriens du camp de Avepozo à Lomé et je dois conduire la délégation.

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Lors des formalités policières pour traverser la frontière, je suis du coté de Lomé : de l’autre coté de la frontière, coté Aflao au Ghana, j’entends une jeune dame vociférer ; elle est énervé, dépité, presque en larme. 

Son très fort accent Ivoirien nous attire. Je me précipite pour m’enquérir de la situation. Sa colère est du au fait qu’elle ne « veut » ou ne peut « plus » payer les 2.000 F qu’on lui demande au 4eme barrage sur les 6 existants vue qu’elle « estime » avoir TROP payé à cette frontière malgré son statut de réfugié ! Sans ménagement aucun, le policier là repousse brutalement et lui dit : « Si tu n’as pas d’argent, retourne chez toi » 

Choqué par cette scène, Abel Naki propose de payer pour qu’elle ne soit pas ainsi refoulée. Il donne 10 Ghana Cedis (Un peu plus de 3.000 F CFA) au policier.

Là, contre toute attente, un soldat surgit, arrache le sac à main de la jeune Dame et le balance de notre coté. 

- Instinctivement je m’avance vers lui pour protester contre son geste que je trouve vexatoire, et d’un ton réprobateur (je le confesse), je lui signifie mon indignation : ce fut une erreur de ma part peut être, mais de ce fait divers qui peut paraître banal de prime abord, découla une révélation de l’image qu’ont les soldats Togolais vis-à-vis des réfugiés Ivoiriens de Lomé.

Comme pétrifié, visiblement estomaqué par mon audace ou ma « folie », le soldat resta figé, le regard grave… Là, je commence à avoir des doutes sur mon acte dont je n’ai pas anticipé les conséquences. Surgit alors un autre homme en treillis, comme pour redonner vie à cette scène dont on ne connaît pas encore l’épilogue. 

Cet Homme baraqué m’interpelle du haut des ses « Chaussures Rangers » : « TAIS TOI ! FERME LA ! Tu es qui pour parler ici ? Un SOLDAT parle tu parles ? Ici après Dieu c’est l’armée, après nous ce n’est même pas la poussière, après nous il n’y a RIEN. Nous sommes de vrais militaires. »

Sautillant sur une jambe il me dit : « Ici nos généraux ne dansent pas Zouglou à la Télé. Vous n’allez pas faire votre révolution ici » 

Partant de là, j’ai compris qu’il y avait DEUX Togo :

-Le Togo de cette population Togolaise qui nous a accueilli fraternellement et nous traite comme tel,

-L’AUTRE TOGO des autorités engagées militairement en Côte d’Ivoire au sein des forces de l'ONUCI dirigées par le général togolais, le général Béréna Gnakoudè.

Au fait, cette fille est mon amie sur facebook, mais je n'en savais rien auparavant !

Claudus Kouadio

18 avril 2012

REPLI DANS LA DOULEUR

La politique est un sujet sérieux – un sujet devenu TROP sérieux dans cette Afrique Noir qui rêve de sa révolution institutionnelle et idéologique pour une démocratie vraie, apaisée et durable. 
Le cas de la « riposte » médiatique engagée par les Patriotes Ivoiriens pour (entre autres choses) la restauration de la vérité sur le résultat des élections présidentielles de 2010 en Côte d’Ivoire en est un exemple palpable. 

De ce résultat dépendra (selon la vision de la justice internationale) le sens de la responsabilité de certains crimes entre les protagonistes d’alors dont le Président Laurent Gbagbo renversé par les armes, enlevé, puis emprisonné injustement. 
BREF ! La politique est un sujet sérieux – un sujet devenu TROP sérieux pour en aborder les thèmes sous un angle approximatif voir biaisé. 

--- J’ai toujours analysé scrupuleusement l’évolution de la situation politique en Côte d’Ivoire avec autant de sérieux que possible avant de daigner donner mon point de vue sur un sujet via une pensée ou un article. Cette attitude est pour moi le gage du sérieux qu’on accorde au thème mais aussi et surtout une marque de considération pour les lecteurs. 
Ce faisant, avant que vous ne me posiez la question de savoir le pourquoi du « désert » du sujet politique sur mon blog, mon fil twitter et mon profil facebook dans les jours à venir, je prends les devants par anticipation pour vous rassurer.
Comme le dit cette maxime traditionnelle. "Il vaut mieux se taire et passer pour un con plutôt que de parler et ne laisser aucun doute à ce sujet"
N’étant pas en ce moment au mieux de ma forme, la déontologie m’interdit d’ériger un oasis pollué pour donner un visage qui se veut flamboyant dans ma sécheresse d’improductivité. 
Par respect pour cette lutte médiatique, permettez que ma plume asséchée par les tracas se couche.

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Mais ce n'est qu'un au revoir !
"Si j'avance suivez-moi, si je m'arrête poussez moi, et si je recule tuez moi" disait le Révolutionnaire et Homme Politique Ernesto Che Guevara.
Pour Paraphraser le CHE, je dirais:
"Si j'avance SOYEZ A MES COTES, si je m'arrête poussez moi VERS L'AVANT, et si je recule, DEMANDEZ MOI POURQUOI avant d'envisager ma mort par vos mains d'amis "
---- Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

11 avril 2012

11 Avril 2012 : L’an un de l’enlèvement du Président Gbagbo en faveur d’une imposture militarisée à la tête de la Côte d’Ivoire.

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Une année s’est écoulée depuis cette sombre date du 11 Avril 2011 marquée d’un tison de fer rouge dans le cœur des militants-sympathisants de La Majorité Présidentielle (LMP) et autres démocrates Ivoirien et du monde civilisé. Ce jour là, la Côte d’Ivoire basculait du mauvais coté des possibles voies d’accès à la magistrature suprême dans un état de droit : après l’échec de sa tentative de coup d’état militaire soldé par une partition du pays en deux pôles depuis 2002, après avoir perdu les élections présidentielles pour ensuite s’autoproclamer Président de la République au mépris de la constitution Ivoirienne, Alassane Ouattara arrivait enfin à être Président NON ELU et cela par la force des armes de l’armée Française, des casques bleus de l’ONU et de sa rébellion du MPCI toujours active militairement et au politiquement avec Guillaume Soro EX – SG du MPCI (aile politique de la rébellion armée) devenu Premier Ministre du Président Gbagbo suite aux accords de Ouagadougou.

Après avoir longuement bombardé « la Résidence Présidentielle de la République de Côte d’Ivoire » par voie aérienne, avec ses chars l’armée Française défonça le portail principal pour permettre aux rebelles du Nord d’entrer en ce lieu prestigieux et plein de symboles pour se livrer à une vraie lubie d’illuminés pendant que d’autres avaient l’ordre précis d’enlever le Président Gbagbo, son épouse, et toute sa famille ainsi que les autres personnes présentes à ses cotés.

Les ordres du nouveau potentat furent exécutés à la lettre : au menu - enlèvement du Président Gbagbo et de ses proches, mise à mort de certaines personnes, torture physique et morale pour les survivants projetés dans le gouffre abyssale de l’humiliation et froissant à jamais leur dignité et leur valeur en tant que « personne humaine ».

Ils y sont arrivés ! Marchant sur les corps encore chaud des milliers d’Ivoiriens tués depuis 2002, usant de demi- vérités et de fieffés mensonges, la Communauté Internationales avec la France en tête, a réussi à IMPOSER « son » Président aux survivants de la barbarie de la rébellion internationale, décapitant aussi sur son passage toute velléité d’opposition politique, socle d’une compétition démocratique saine.

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En raison de l’impéritie flagrante de ce régime, il est constamment effrayé et met un point d’honneur sur une sorte de chasse à l’homme pour anéantir l’opinion critique ou contraire. Cela s’est manifesté par une autre vague d’arrestations arbitraires exclusivement de membres de La Majorité Présidentielle à savoir entre autre Le Premier Ministre Pascal Affi N’Guessan N°1 du FPI et Le Premier Ministre Gilbert-Marie Aké N’Gbo ainsi que plusieurs membres de son gouvernement renversé.

Pendant que la « parodie de » justice Ivoirienne cherche désespérément des atermoiements pour justifier l’irrationnel, Alassane Ouattara et son Chef Rebelle reconduit Premier Ministre regardent ailleurs, loin des vidanges dans lesquelles le diable à refermer les portes de l’enfer dans lequel il a brutalement projeté les dirigeants légaux de notre pays.

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Leur sort dépend des caprices fantaisistes et extravagants d’Alassane DRAMANE Ouattara qui pour répondre aux milliers d’Ivoiriens qui demandent la libération des prisonniers politiques, a trouver l’élixir parfaite : « Les chiens aboient, la caravane passe » dit-il en substance ; charmante expression d’un dictateur naissant dénué d’amour et de conscience.Telle commence à s’écrire l’histoire des vainqueurs avec le sang à peine coagulé des morts qui de leur silence de juste, crient « Vérité et JUSTICE ».

Face à l’intransigeance de ce régime néocoloniale et préfectorale piloté depuis les couloirs Françafricain de l’Elysée, la cohue gronde jusqu’aux escapes de la nation. Cela ne semble toutefois pas faire fléchir Dramane Ouattara et ses sbires. Le silence méprisant de ce régime ubuesque face aux appels à la raison des Pro-démocratie (dits Pro-Gbagbo) a fini par scinder les options pour le faire abdiquer en deux écoles : les va-t-en-guerre et les démocrates résistants.

Du cas des va-t-en-guerre :

« Mieux vaut une fin effroyable qu’un effroi sans fin » semblent-ils arguer. Cette école de pensées et d’actions copiés sur le modèle même de Dramane Ouattara est la résultante du trop grand désespoir corrosif de ces Ivoiriens qui ont finir par se résoudre au fait que Dramane Ouattara gagne du temps avec son projet de réconciliation de façade pour casser la classe politique Ivoirienne, et ainsi régner en maître absolu sans jamais rendre leur liberté élémentaire à ces leaders de La majorité Présidentielle enlevés à leurs familles et emprisonnés en violation des lois d’un état de droit que la Côte d’Ivoire a cessé d’être depuis le 11 Avril 2011. Ils n’entendent plus simplement exiger la libération de leurs camarades opprimés – ils comptent proclamer leur liberté acquise et par des actions violentes, restaurer celle du Président Gbagbo et de sa famille politique en faisant chuter au passage ce régime militarisé et immoral.

Voici là où conduit la profonde déception de milliers d’hommes et de femmes poussés jusqu'à ce mur d’acier construit au fond du gouffre.

La vérité est qu’ils ne rendront pas hommage au Président Gbagbo dont ils auront dévoyé la vision politique et les ambitions pour notre Nation en devenir. La loi du Talion appliquée dans un tel contexte fragilisera encore plus notre pays en brisant au passage les derniers vestiges de la démocratie acquise par le Front Populaire Ivoirien après deux décennies de noble combat politique sans insurrection. Ces velléités perfides et anti démocratiques d’un autre âge ne sont pas l’apanage de Laurent Gbagbo, du FPI et de la Majorité Présidentielle. L’ultime échec serait que La Majorité Présidentielle copie la bêtise inhumaine du RDR.

Du cas des démocrates résistants :

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« Les ténèbres ne peuvent venir à bout des ténèbres. Seule le peut la lumière » répondent ils certainement à leurs camarades bellicistes qui veulent en découdre usant du même schéma violent et cruel de la France, du RDR et de ses affidés. Au risque de ce perdre au fond des sables mouvants du désert du mal sans fin dans lequel Dramane Ouattara tente de nous assoiffer de haine, il faut vite revenir sur les plaines fraîches et verdoyantes de la démocratie apaisée pour quitter ce cycle de nouvelles tribulations dans lequel on risque de s’engager. D’autres actions coercitives et non insurrectionnelles mais déstabilisatrices peuvent être menées avec efficience en préservant la paix sociale : voilà ce que Laurent Gbagbo a enseigné à notre génération. Restons fidèles à cet idéal qui est le cœur de la vision politique que nous avons embrassée.

Le défi est grand et peut être utopique face à ce régime arrogant et ultra militarisé qui menace et brise tout un peuple contraint au silence ou à l’exil forcé. Mais il faut y croire et se donner les moyens de l’implémenter. Loin d’être de doux rêveurs, nous devons avec foi, courage et détermination à toute épreuve, emprunter cette difficile route tortueuse qui nous mènera sur les hauteurs de la démocratie rétablie en vertu des textes de lois qui constituent le socle de l’état de Côte d’Ivoire. Le négativisme catatonique qui anime certains au point de les pétrifier, doit laisser place à l’espoir en des jours meilleurs pour notre pays et ses fils : cela est inhérent au succès de notre lutte pour la restauration d’un état de droit.

Notre pays la Côte d’Ivoire doit surpasser, voir enjamber tous ses maux pour ainsi amorcer un nouveau pan de son histoire mis à mal par tant d’années de troubles sociaux politiques. Comment y arriver sereinement ? Certainement en reconsidérant les priorités au vue des souffrances actuelles de notre peuple meurtris qui aspirent à embrasser des jours plus lumineux.

Ne nous y trompons pas camarades patriotes Ivoiriens élevés au multipartisme et la démocratie l’idéologie politique instauré en Côte d’Ivoire par le Président Laurent Gbagbo : nous ne devrons pas être des revanchards sans foi ni loi ayant pour nouvelle et unique mission la déstabilisation du régime Ouattara pour reprendre un flambeau éteint par de nouveaux conflits qui fragiliserons encore plus notre état déjà à genoux. NON !Ce schéma d’accession au pouvoir d’état ne ressemble pas à la vision du Président Laurent Gbagbo dont nous nous réclamons.

Je conviendrai avec vous que cette sorte d’auto flagellation découlant de notre inaction sera l’ultime punition que visiblement nous ne méritons pas au regard des supplices subis. Cependant nous devrons l’accepter avec dignité pour montrer l’essence de notre engagement pour la Côte d’Ivoire selon la vision du Président Laurent Gbagbo qui est injustement privé de ses droits élémentaires dans le nouveau schéma politique que le pouvoir ultra répressif d’Alassane Ouattara nous impose en ce moment. Face aux armes et à cette dictature naissante dans notre pays, nous avons entre nos mains une arme plus puissante et juste : LA  DEMOCRATIE dont nous devrons réclamer l’application sous sa forme la plus naturelle.

Depuis l’emprisonnement arbitraire qui a fait suite à son enlèvement par les forces Françaises, nous avons repris en cœur cette citation du Président Gbagbo qui disait : « Si je tombe pendant le COMBAT, enjambez mon corps et continuez LA LUTTE». Quel serait la LUTTE primordiale à mener maintenant pour être en phase avec l’idéologie politique de Gbagbo et du FPI ?

D’aucuns parlerons de « Révolution », d’autres de « Résistance » : Révolution pour obtenir quoi ? Résister à qui ? Telles doivent être les questions essentielles dans cette situation. J’en appel à la lucidité, au réalisme et au pragmatisme des uns et des autres ; la refondation du parti s’impose à nous pour espérer bientôt mettre en œuvre la Refondation de la Côte d’Ivoire telle qu’amorcée par le Président Gbagbo avant de subir la guerre imposée à notre pays.

Quel est le paysage politique Ivoirien à ce jour ? Un RDR Françafricain et ultra tribal auréolé de sa nouvelle posture au sommet d’un état morcelé, un PDCI défiguré au sein d’un RHDP sans repères viables, un FPI en décapitation progressive au sein d’une Majorité Présidentielle qui n’a plus la Présidence de la République.

Telle une prémonition très avisée, Le Président Laurent Gbagbo expliquait le sens et le bien fondé de NOTRE résistance dans son livre Programme ‘Bâtir la paix, sur la démocratie et la prospérité’. Il martelait en substance : « Pour gagner réellement la Paix, il importe que nous comprenions et la guerre et les enjeux de notre résistance. […] N'oublions jamais qu'au cours de cette guerre, au-delà de nos vies et de nos biens, les cibles principales des forces qui ont attaqué la Côte d'Ivoire, ce sont la Démocratie, la République et l'État de droit. […]

Elles ont voulu dénier au peuple ivoirien son droit souverain de désigner démocratiquement ses dirigeants. C'est pourquoi elles se sont attaquées aux institutions issues des élections : la présidence de la République et l'Assemblée nationale.

Elles ont voulu changer la nature du régime de notre pays. C'est pourquoi elles se sont attaquées à la Constitution.

Elles ont voulu affaiblir l'État, le rendre fragile et vulnérable de façon chronique. C'est pourquoi elles ont voulu transférer le centre du pouvoir exécutif des mains des personnes élues par le peuple, à des personnes choisies par elles.

Elles ont voulu désintégrer la nation ivoirienne. C'est pourquoi elles ont opposé les ethnies, les régions et les religions les unes aux autres.

Au total, elles ont voulu remettre en cause à la fois l'indépendance de la Côte d'Ivoire, les acquis des luttes démocratiques du peuple ivoirien, et l'unité de la nation. Voilà pourquoi nous avons résisté. Voilà pourquoi nous devons continuer à résister pour sauvegarder l'unité de notre nation, sauver la Démocratie, la République et l'État de droit. Nous devons résister pour demeurer une nation libre et digne, une nation généreuse et solidaire. Nous devons résister pour poursuivre notre quête de la prospérité. Nous devons résister pour sortir enfin de la culture et de l'esprit du parti unique.»

Le combat qui s’impose à nous est celui d’obtenir la libération du Président Gbagbo et des leaders du FPI pour reconstruire le parti sur ses acquis dans l’optique de proposer une alternative plus NATIONALE face au tribalisme-religieux et à la politique Françafricaine et néocolonialiste que risque de subir le pays avec le RDR d’Alassane Ouattara. Depuis le 11 Avril 2011, inexorablement, la Nation Ivoirienne périclite tant les clivages entres les ethnies, les régions et les religions se creusent vers les profondeurs de la fracture irréversible. La théorie du « diviser pour mieux régner » est en passe d’être implémenter avec maestria par les suppôts de la « Françafrique » dans leur ambition malveillante de désintégrer durablement la Nation Ivoirienne profondément affecté par deux décennies de l’ambition personnel d’un homme – Alassane Dramane Ouattara, en qui l’occident avec en pole position la France, a trouvé son alter ego par l’entremise de qui, il pourra à nouveau reprendre à distance les rênes de SA Côte d’Ivoire territoire acquis depuis la conférence de Berlin le 26 Février 1885.

Le semblant d’indépendance octroyé par la France à la Côte d’Ivoire depuis 1960 après tant d’années de luttes démocratiques et dont Le Président Laurent Gbagbo s’évertuait à faire une réalité est l’épine dorsale du drame Ivoirien dans ce contexte ou la France qui convoite toujours les richesses de son pré carré s’est permis de mettre notre pays à feu et à sang en instrumentalisant les germes universelles de la division avec le prototype parfait trouvé en la personne d’Alassane Dramane Ouattara. Aujourd’hui, au prix de milliers de vies innocentes gâchés et d’un tissu social Ivoirien en lambeaux, ils y sont parvenus : le pion Alassane Dramane Ouattara est Président de la République-Française de Côte d’Ivoire et accessoirement un parangon de Préfet mener à la baguette par la diplomatie Française qui finalement a le loisir d’étendre durablement son hégémonie sur son bien Ivoirien.

A l’évidence, même si très sournoisement l’on tente de faire passer cet élément capital sous silence,  depuis le 11 Avril 2011, la Côte d’Ivoire n’est plus pleinement un ETAT mais un territoire sous tutelle de la République Française. Ce fait est dans la logique des choses et corrobore l’affirmation du Président Gbagbo qui dira plus tard : « Ce sont les soldats français qui ont tout fait. Ils ont bombardé du 31 mars au 11 avril 2011 »

Le commun des hommes voudrait que ce 11 Avril 2012 soit estampillé d’une marque unique par les patriotes Ivoiriens. Toutefois, ce jour ne doit pas être placé sous le sceau d’une vulgaire commémoration car nous n’avons pas simplement à nous souvenir de ce bout d’histoire, mais à nous projeter vers l’avenir en utilisant ce moment comme tremplin pour une protection vers l’avenir et les nouveaux défis qui s’imposent aux combattants pour l’indépendance véritable, la souveraineté, la liberté et la démocratie.

Avec courage, foi et détermination « On y VA Jusqu’Au Bout »

Claudus Kouadio – Blogueur

21 mars 2012

La CDVR en panne. Banny impose 'le dialogue' à Ouattara face aux revendications du FPI

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Finalement, Ouattara se résout peut être à mettre fin à son monologue de vachard.
Je disais dans cet article du 11 Octobre 2011:
« Face à toutes ces tractations en contradiction sans équivoque d’un véritable désir de réconcilier les Ivoiriens selon une analyse impartiale des revendications des deux camps, on ne peut qu’être lunatique et craindre les conséquences de l’échec de la CDVR qui ne pourrait réussir sa mission même avec la meilleure dose de bonne foi tant que Alassane Dramane Ouattara s’obstinera dans son monologue lors duquel la seule réponse au Pro-Gbagbo, réponse très vacharde d’ailleurs, a été « Les chiens aboies, la caravane passe ».
Tel un roitelet tétanisé par la contradiction, Alassane Dramane Ouattara a décidé de s’assoir seul à la table des discussions auxquelles il est participant, jury, modérateur et juge. Cette SOLUTION que même les érudits de la réconciliation ne sauraient expliquer, n’est pas idoine dans une telle SITUATION puisque ne pouvant rien résoudre.
L’ivresse du pouvoir ne devrait pas conduire à une telle radicalité car en toute sincérité, la réconciliation et la paix véritable ne se décrètent pas. « Libérez Gbagbo » pour ouvrir un véritable dialogue social en vue de faire éclater la vérité : le pardon et la réconciliation nationale suivront sans aucun doute. »

Aujourd'hui ils se rendent à l'évidence. Ils ont échoué lamentablement au pied du désordre qu'ils ont crée en Côte d'Ivoire. Ouattara et ses sous fifres se perdent en conjectures: alors, ils regardent enfin vers l'autre Côte d'Ivoire; cette Côte d'Ivoire assassinée, emprisonnée, humiliée et bafouée sur l’hôtel du "rattrapage ethnique"

Le 9 mars 2012 j'écrivais
"Le peuple de Côte d’Ivoire peut se permettre de dire qu’il est intelligent. Il reconnaîtra certainement avoir commis des erreurs dont il a visiblement minimisé la teneur ; des errements politiques d’une frange de notre population, mais qui constituent en ce moment une ultime douleur nationale sur laquelle ce pays profondément divisé s’accorde, nonobstant ces considérations tribales, religieuses et politiques instrumentalisés à grand renfort médiatique depuis des années, et qui ont fini par dégradé le tissu social."

Bien vrai que "ce pays profondément divisé s’accorde" aussi sur la réalité de la vitale réconciliation nationale, pour qu'elle soit vraie et durable, nous devons prendre et respecter chacun des engagements précis pour y parvenir !

Dans un premier temps, en qualité de Patriotes Ivoiriens et militants/sympathisants du FPI et de La Majorité Présidentielle, quelles doivent être NOS conditions pour "envisager" ce dialogue SELON VOUS ?

17 mars 2012

La Presse Ivoirienne à l'heure du web

La Presse Ivoirienne  est de plus en plus à l'heure du web et des bloggeurs !

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Bravo au quotidien "Notre Voie" qui nous suit visiblement