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16 novembre 2011

Réfugiés Ivoiriens au Togo : Ouattara, Faure et le HCR signent un Accord tripartite pour leur RAPATRIEMENT en Côte d’Ivoire.

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"[...] Alassane Ouattara a saisi l’occasion pour exhorter ses compatriotes se trouvant encore sur le sol togolais du fait de la crise, à regagner, dans la sérénité et en toute confiance, leur pays. A cet effet, il a été procédé à la signature d’un Accord tripartite entre le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire, le Gouvernement de la République togolaise et le Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), relatif au RAPATRIEMENT VOLONTAIRE (Volontaire ? NON) des réfugiés ivoiriens vivant au Togo".
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Le 06.09.2011 dans l'article "Réfugiés Ivoiriens à Lomé : Le Camp de AVEPEZO, symbole du Mal être Ivoirien." je disais : "« L’assistance aux réfugiés Ivoiriens n’était utile que pendant la période d’urgence. “Cette période d’urgence a pris fin” » OUI, selon le HCR de l’ONU qui est l’un des pions essentiel du malheur de ces 7.000 réfugiés Ivoiriens du Togo, « la période d’urgence a pris fin » depuis que Ouattara a été investi Président: CECI ETANT, LES REFUGIES QUI NE PARTIRONT PAS DE AVEPEZO SERONT BIENTOT LIVRES A EUX MEME DANS CE CAMP DE LA DESOLATION.
[...]
Alors pourquoi ne prennent t’ils pas le chemin du retour vers la Côte d’Ivoire ? Il suffit de discuter avec eux pour y voir clair :
- la plupart d’entre eux sont encore traumatisés et n’ont eu aucun suivi psychologique,
- d’autres ont vue leurs proches se faire tuer et n’ont pas encore surmonté la peur de revivre ce cauchemar pour ensuite arriver à faire leur deuil,
- certains ont perdus tous leurs biens suites aux pillages des FRCI et n’envisage pas un retour vers l’inconnu au risque de continuer à souffrir dans ce camp,
- encore plus attendent une sécurité acceptable en Côte d’Ivoire,
- il y a aussi ceux qui craignent des représailles des rebelles encore présents.

Alors la question est de savoir pour qui travail le Haut Commissariat aux Réfugiés ? Pour la cause des réfugiés ou pour l’image de Alassane Ouattara ? UN DRAME A CIEL OUVERT VA BIENTOT SE JOUER DANS CE CAMP DE REFUGIES SI RIEN N’EST FAIT POUR METTRE L’ONU ET LE HCR AU DEVANT DE LEURS IRRESPONSABILITES. DES VIEILLARDS, DES FEMMES ET LEURS ENFANTS EN BAS AGES VONT AUSSI SUBIR L’INACTION DU HCR QUI A VISIBLEMENT CHOISI DE FAIRE OUVERTEMENT DE LA POLITIQUE AU MEPRIS DE LA VIE DE MILLIERS DE PERSONNES DANS LE BESOIN. INDIGNEZ-VOUS !!!"

Ce message n'a pas été suivit - l'indignation collective espéré n'a jamais été observée: des milliers de réfugiés Ivoiriens sont pris au piège de Ouattara !

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02 novembre 2011

Où est le Capitaine Séka Séka ?

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Lintelligent Abidjan N°2380
"A la Une :
- Encore des révélations : L'ex-aide de camp de Simone Gbagbo en danger / Séka Séka, ils veulent vraiment l'assassiner / Pourquoi? / Qui sont ils ?"

Le Pouvoir Ouattara a t'il déjà tué le Capitaine Séka Séka ? Si Oui qu'il assume ce énième crime de sang au lieu te tenter sournoisement de faire croire que des proches du Couple Présidentiel Gbagbo veulent l...'assassiner pour l'empêcher de faire des révélations qui en réalité ne sont que de fieffés mensonges que ses geôliers vont certainement encore inventer !

"De là ou je suis je ne peux lire l'article en question mais c'est le sentiment que j'ai"
S'il est encore en vie, permettez lui de parler devant un juge dans ce pays de grande injustice - il aura eu au moins l’occasion de s'exprimer devant un public qui déterminera par lui même s'il parle librement ou sous pression.

24 octobre 2011

De l’indépendance « Cha-Cha-Cha » à la liberté « Tchatche ! Tchatche ! Tchatche ! » ça suffit !

 

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Gamin, il y a avait ce moment privilégié que j’aimais partager avec ma mère certains soirs de lassitude. Ayant passé son adolescence pendant la période coloniale, elle ne manquait jamais d’anecdotes croustillantes à raconter à mes sœurs et moi au sujet de cette période. Mais avant, il fallait lui passer un « 33 tours » de Franco & Le TP-OK Jazz : Liberté ; elle aimait bien cette chanson, l’une des rares au son de laquelle je l’avais regardé danser d’ailleurs.

Entre un soupir et quelques fous rires, elle égrainait son chapelet d’histoires qui nous transportaient au cœur de cette lointaine époque. Je me rappel encore certains de ses récits: tout le village qui s’est refugié dans la brousse la première fois que l’homme blanc est apparu à N’Guessankro, la débandade générale des villageois l’autre fois où la première automobile est entré plus tard au village, les chants en Français bidouillé des appelés aux travaux forcés après s’être alignés en fil indienne pour marcher vers le lieu du labeur sans fin.

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Mais une histoire en particulier avait vivement retenue mon attention : l’histoire du pain.

Le pain de blé était méconnu dans cette partie du monde. Aussi, ne faisait-il pas partie des habitudes alimentaires des autochtones. Bien que distribué « gracieusement » par les colons, certains « indigènes » rechignaient à en consommer. Ceux-ci étaient souvent fouaillés avant d’être astreint à « manger  le pain béni ». L’habitude aidant, finalement tous en redemandaient et attendaient même avec grande impatience la distribution « gratuite » du pain. Mais il arriva ce jour ou le boulanger de service manqua à l’appel - ce qui provoqua un général mécontentement légitime. Puis vint au autre rendez-vous manqué, et encore d’autres sans aucune explication des colons. L’exaspération était à son comble ; jusqu'à ce que le pain une fois de retour, soit mis en vente à « 1 Dé’hi » qui valait très largement moins de notre actuelle 5F CFA. On était en 1990, j’étais à l’école primaire et le pain coutait 75F CFA la baguette quand ma mère me racontait cette histoire. A ce jour en Côte d’Ivoire, en temps de paix la baguette de pain se négocie entre 150 et 200F CFA (Francs des Colonies Françaises d’Afrique) selon les enseignes.

C’est avec l’espoir en lambeaux que je me rends à cette flagrante évidence qui est que, comme pour ce pain jadis offert gratuitement, notre indépendance donné sans aucun soupçon de bonne foi n’est qu’un leurre. Et ce semblant de liberté à laquelle nous avons gouté gracieusement, nous allons devoir l’acheté à un prix fort en croissance exponentielle avec les années, à défaut de « l’arracher » à la France.

De 1960 à 2000, notre pays continuait de danser au son de « Indépendance CHA CHA CHA » pendant que très sournoisement, la colonisation Française en Côte d’Ivoire se perpétuait sous une forme plus moderne et encore plus vorace.

L’an 2000 et l’arrivé au pouvoir du Président Gbagbo avaient sonné le glas de certaines pratiques ultra mercantilistes de l’état Français au cœur même de l’appareil gouvernemental Ivoirien considéré alors comme un prolongement de l’ex-colonie d’AOF (Afrique Occidentale Française) : d’où cette guerre sans limite organisée, pilotée et soutenue sur le terrain par l’armée Française qui a fini par « enlever » le Président Gbagbo jugé nationaliste par la France qui n’entend pas céder d’un iota ses privilèges auto-octroyés bien avant la parodie de décolonisation. Désormais, avec tous les attributs inhérents à ce statut, la Côte d’ivoire est entrée de pleins pieds dans le cycle mouvant du néocolonialisme Français et s’y enfonce inexorablement depuis le 11 Avril 2011 : l’armé Française de retour sous l’appellation « Forces Française de Côte d’Ivoire », tous ou presque est administré par des Français au palais Présidentiel de la cuisine au budget de l’état (qui n’a pas été voté a l’assemblé nationale comme le prévoit la constitution mais FIXE) en passant par les dépenses militaires, les projets d’infrastructures et même les reformes administratives au niveau de la justice. Dorénavant, notre liberté acquise n’est plus que Tchatche ! Tchatche ! Et encore Tchatche !

Loin des querelles de notre paysage politique interne, très loin des oppositions de personnes, encore plus loin des discours démagogiques que certains tenterons de nous servir pour convaincre la masse au sujet d’une illusoire souveraineté Ivoirienne acquise et réelle, il va falloir manifester notre légitime indignation face à la mainmise de la France sur notre Etat en déliquescence programmé et revendiquer notre véritable autodétermination. Il est question là de la survie de notre nation qui n’a pas pour dessein de s’apparenté à une sous préfecture Française d’outre mer au ordre de l’Elysée. Cette attitude dédaigneuse et typique de l’arrogance occidentale envers les pays Africains, doit trouver réponse à la hauteur du caractère irrévérencieux des actes de la diplomatie Française dans NOTRE pays depuis 2002 voir bien avant. La France ne s’arrêtera pas d’elle-même dans la reconquête de sa riche colonie d’alors. Elle entend prendre pied et muter sous d’autres formes encore plus dégradantes pour l’Ivoirien.

Il est temps de dire NON pendant que la France n’a pas encore déployé tous ses organes préhenseurs. Il est encore temps de mettre fin à ce perpétuel ravalement à la bonne bête. Il est plus que jamais temps de briser « l’étendard sanglant » de la France et conjointement, hisser très haut le drapeau Ivoirien en répondant avec fierté à l’appel de notre pays qui a soif de LIBERTE. Après avoir vue nos mères chanter « Liberté », après avoir furtivement gouté amèrement aux prémices de cette liberté surveillée qui est en passe d’être enseveli sous nos morts comme un lointain souvenir, avec foi, conviction, force et courage, allons au bout de ce voyage de la LIBERTE totale.

 

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17 octobre 2011

La soldatesque de Hamed Bakayoko face au FPI à la Place CP1 : "On a voté Gbagbo, tuez nous"

15 Octobre 2011 – Debout comme un seul homme, les « indignés » du monde réclament une «Véritable démocratie globale » pour les états ayant fait le choix cette ligne politique qui malheureusement n’est pas toujours appliquée en respectant les points qui en caractérisent la vertu. Sur le continent Noir-Africain, un pays qui n’en est plus vraiment un, a entreprit courageusement de proclamer son indignation par la voix de ses dignes patriotes ; en Côte d’Ivoire devenue une sorte de nouvelle préfecture Française depuis l’enlèvement par l’armée Française de Laurent Gbagbo son Président élu, la jeunesse du FPI (Front Populaire Ivoirien) a entreprit de réclamer la libération de son leader et de tous les prisonniers politique issus de la Majorité présidentielle lors d’un meeting organisé à Abidjan dans la commune de Yopougon.

Bien qu’officiellement autorisé avec contrariété par le pouvoir iconoclaste imposé par la Nicolas Sarkozy, ce simple meeting de la place CP1 de Yopougon va se heurter à la fébrilité de cette dictature en consolidation qui vient d’ajouter une autre pièce à son chapelet de privation et de violence gratuite. Ce rassemblement pacifique va être brutalement réprimé dans le sang par les nervis du loubard Hamed Bakayoko auréolé de son titre de Ministre de l’intérieur dont il s’affuble. Au menu ; grenades lacrymogènes, bastonnades et tirs de Kalachnikovs pour empêcher l’accès au stade censé être le lieu du rassemblement.

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Face au risque de devoir assister impuissant au meurtre programmé de certains militants par les FRCI, la direction de la jeunesse du FPI décide de surseoir illico à la tenue effective du rassemblement prévu pour 14 H. Cependant, l’information faisant état de l’annulation du meeting est donnée autour de 13H GMT et ne parvient pas à tous les patriotes Ivoiriens qui déferlent déjà en direction de la place CP1. C’est dans le sang que les jeunes du FPI vont être réprimés par les soldats rebelles de Hamed Bakayoko postés armes aux poings à toutes les encablures du lieu du meeting qu’il avait autorisé.

Toutefois, « Yopougon la joie » est aussi « Yopougon la courageuse » - et l’antre de la résistance Ivoirienne n’entendait pas se laisser éternellement privé de ses libertés élémentaires. Bravant les armes et la violence impétueuse imposée par la soldatesque du « Golden Boy » de la préfecture Française de Côte d’Ivoire, la digne jeunesse du FPI a donné sa chaire et son sang pour proclamer sa liberté et revendiquer son attachement sans bornes à son leader injustement emprisonné ; « On a voté Gbagbo, tuez nous » scandaient ils face à l’artillerie impressionnante déployé pour les dissuadés de se rendre à la place CP1.

Bien que le meeting ait été avorté, les jeunes militants du FPI ont brisé l’infect et paralysant cycle de la peur en arborant fièrement des T-shirts et autres gadgets à l’effigie de Laurent Gbagbo et du FPI.

« Nous gagnerons la bataille de l’avenir et de la LIBERTE » disait Laurent Gbagbo – et cette idée novatrice, les patriotes Ivoiriens n’en démordent pas même dans l’adversité. Avec abnégation, détermination et foi, ils continueront nombreux à se battre pour cet idéal. Aussi, la pire intransigeance du pouvoir en place n’arrêtera cette marche vers la démocratie à restaurer et la liberté retrouvée.

15 octobre 2011

Le capitaine"Séka Séka", aide de camp de Simone Gbagbo arrêté

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L'information qui s'est répandue durant ce samedi après-midi vient d'être confirmée par la télévision d'Etat ivoirien, RTI1. Anselme Séka Yapo, l'ex aide de camp de Simone Ehivet Gbagbo, l'épouse du chef de l'Etat renversé Laurent Gbagbo, a été arrêté, alors qu'il était en transit à Abidjan.

Des images diffusées sur RTI1 montrent le capitaine, surnommé "Séka Séka", entre les mains de ses geôliers. Dénudé, le visage rongé par une barbe abondante, il a été visiblement malmené après son arrestation.

"Séka Séka" a été l'un des officiers les plus en vue durant la présidence de Laurent Gbagbo. Dans la ligne de mire de l'ancienne opposition, et des services secrets français, il a souvent été accusé – sans preuves – d'exactions et de participation à ce que les médias occidentaux ont appelé les "escadrons de la mort".

Le Nouveau Courrier reviendra sur cette information dans son édition de lundi.

Par du Nouveau Courrier le 15/10/1.
Ps: Le Titre n'est pas de la Rédaction

07 octobre 2011

Alassane DRAMANE Ouattara demande à Accra d`arrêter des Ivoiriens réfugiés au Ghana.

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Publié le jeudi 6 octobre 2011 | AFP

ACCRA - [...] Alassane Ouattara a demandé jeudi aux autorités d`Accra de donner suite aux mandats d`arrêt émis contre des Ivoiriens exilés au Ghana depuis la sanglante crise post-électorale ivoirienne, selon un communiqué conjoint.

M. Ouattara était jeudi en visite officielle au Ghana où il a notamment eu un entretien avec son homologue John Atta Mills.

"[...] Ouattara a demandé au Ghana d`envisager la mise en oeuvre du mandat (prévoyant) le gel des comptes et l`application des mandats d`arrêt émis contre des personnes présumées coupables d`actes criminels commis durant la crise", selon le communiqué des deux chefs d`Etat.

Le Ghana, voisin de la Côte d`Ivoire, a accepté d`étudier cette requête, ajoute le texte, et une réunion entre responsables de la sécurité des deux pays devrait bientôt se tenir à Abidjan.

Des milliers d`Ivoiriens se sont réfugiés au Ghana et parmi eux figurent de nombreux partisans du président [...] Laurent Gbagbo. La Côte d`Ivoire se remet d`une crise [...] qui a fait quelque 3.000 morts selon l`ONU.

John Atta-Mills a assuré lors d`une conférence de presse: "nous ne permettrons à personne d`utiliser notre territoire pour destabiliser la Côte d`Ivoire".

Arrivé dans la matinée, M. Ouattara devait repartir en début de soirée au terme de son premier voyage officiel au Ghana près de six mois après la fin de la crise.
Fin.

VIVE LA RECONCILIATION NATIONALE...