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20 décembre 2011

DONS DU PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO AUX CAMPS D’AMPAIN ET D’EL MINA - KONÉ KATINA AUX RÉFUGIÉS IVOIRIENS : "NE PLEUREZ PLUS, GBAGBO REVIENDRA BIENTOT"

DONS DU PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO AUX CAMPS D’AMPAIN ET D’EL MINA - KONÉ KATINA AUX RÉFUGIÉS IVOIRIENS : "NE PLEUREZ PLUS, GBAGBO REVIENDRA BIENTOT"
« Je suis venu vous transmettre le bonjour de votre Président. Là où il se trouve, il continue de veiller sur vous et sur l’ensemble des Ivoiriens. Essuyez vos larmes. Le Président Laurent Gbagbo vous reviendra bientôt. Gbagbo ne peut pas rester en prison car, il a un destin pour construire la Côte d’Ivoire et toute l’Afrique. »

C’est en substance, le message que le Représentant et Porte-Parole du Président Laurent Gbagbo, le ministre Koné Katinan a adressé, le week-end dernier, aux réfugiés ivoiriens des camps d’Ampain et d’Egykrom, non loin d’El Mina. En visite dans ces camps sur instructions du Président Laurent Gbagbo pour se rendre compte des conditions d’existence des compatriotes et leur apporter un de réconfort moral à la veille des fêtes de fin d’année, le ministre Katinan a été accueilli dans la liesse populaire. Haies d’honneur, bouquets de fleurs, danses aux rythmes importés du pays, déploiement du drapeau national et de pagne à l’effigie du Président Laurent Gbagbo, des hurlements à tue-tête et des chants de jeunes et d’enfants scandant : "on veut Gbagbo" ou : "nous, on aime Gbagbo", ont meublé cet accueil qui s’est déroulé dans une ambiance qui rappelle celles des des grands jours vécus en Côte d’Ivoire à l’occasion d’une visite du Président Laurent Gbagbo dans une localité du pays. L’émotion a été grande qui n’a pas manqué de faire pleurer les femmes dans la foule massive.

"Ne pleurez pas ! " a martelé plusieurs fois le ministre Katina qui a rassuré : "Gbagbo ne restera pas en prison. Acceptons tous nos sacrifices. Gbagbo a été humilié et emprisonné parce que le destin de l’Afrique se joue en Côte d’Ivoire. Il faut avoir conscience de notre responsabilité,nous les Ivoiriens dans la construction de l’Afrique de demain. Arrêtons donc de pleurer sur notre sort ", a –t-il poursuivi.
Les camps d’Ampain et d’El Mina ont accueilli près de 11 000 réfugiés Ivoiriens dont 9 000 dans le seul camp d’Ampain à environ 40 kms d’Elubo. Parmi ces réfugiés 80 à 90 % sont d’origine wè. Le ministre Koné Katinan a cru comprendre que le drame vécu par ces populations depuis 2005 tire son origine dans l’enjeu économique que constituent leurs terres pour la culture du cacao convoitées par les Maliens et surtout les Burkinabé. Aussi dira-t-il aux Wè : "Vous avez des terres qui intéressent le monde entier. Vous êtes victimes des chocolatiers du monde.Ils veulent vous chasser de vos terres pour les donner aux Burkinabé " qu’ils trouvent travailleurs et bon marché.
"Notre pays est au centre d’un complot international pour le contrôle de ses ressources. Ce complot est mené et manipulé par les chocolatiers.Mais restez forts et déterminés. Soyez rassurés :ils n’auront jamais raison de Laurent Gbagbo. Je vous fait la promesse ferme que Gbagbo reviendra à Abidjan.Parce qu’il est porteur d’une vérité,cette vérité ne peut pas rester en prison. Quant à vous,vous n’êtes pas venus pour rester ici. Nous avons besoin de reconstruire notre pays. Nous devons donc partir et nous allons partir
", a dit le ministre Katinan.
Puis invitant tous ses compatriotes aussi bien en exil que ceux resté au pays à rester vigilants et mobilisés, Katinan dira : "Je lance un appel au pardon pour éviter la guerre civile dans laquelle les chocolatiers veulent nous pousser mais on n’a pas le droit de laisser tomber le combat de Gbagbo .Pleurer ? NON. Se battre ? OUI ! Nous devons nous battre pour réintégrer Laurent Gbagbo dans le jeu politique en Cote d’Ivoire. C’est lui seul qui peut donner la parole qui va libérer la Cote d’Ivoire ".
 
DONS DU PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO AUX CAMPS D’AMPAIN ET D’EL MINA - KONÉ KATINA AUX RÉFUGIÉS IVOIRIENS : "NE PLEUREZ PLUS, GBAGBO REVIENDRA BIENTOT"

 

DONS DU PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO AUX CAMPS D’AMPAIN ET D’EL MINA - KONÉ KATINA AUX RÉFUGIÉS IVOIRIENS : "NE PLEUREZ PLUS, GBAGBO REVIENDRA BIENTOT"
 
Ce message fort d’espérance et d’appel à la mobilisation permanente a été plusieurs fois ponctué d’applaudissements nourris. A la fin,pour leur permettre de célébrer dans la joie les fêtes de fin d’année, le ministre Koné Katina a offert, au nom du Président Laurent Gbagbo, 4 tonnes de riz plusieurs cartons d’huile, des sacs de sel et de sucre. Notons que l’envoyé du Président Laurent Gbagbo conduisait dans cette mission une forte délégation parmi laquelle cinq ministres du gouvernement Aké NGbo à savoir Lazare KOFFI KOFFI,SECRE Richard, TOURE Amara, Benjamin YAPO ATSE, Mme Jeanine BADJO. On notait également la présence de Me Lucie BOUTHUMIEUX, avocate du Président Gbagbo.
 

Source : Cabinet du Porte-Parole du Président Laurent Gbagbo,le ministre KONE KATINA
 

11 décembre 2011

Lettre ouverte à Julien Pain, rédacteur en chef du site des Observateurs de France 24 : France 24, fossoyeur de l’info VRAI s’installe en Côte d’Ivoire.

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Mr Pain,

C’est avec enchantement qu’en Juillet 2009, je me suis inscrit comme « observateur » sur votre plateforme d’expression qui se présentait comme étant « un site web et une émission participative’ de France 24 – site et émission couvrant l'actualité internationale au travers de témoignages vidéos, textes et photos d'"Observateurs" directs, c'est à dire de ceux qui sont au cœur des événements. Selon votre charte, ces contenus sont publiés sur votre site après « SELECTION », vérification, traduction et explication des journalistes de France 24. Je suis tenté d’entrée de vous poser la question de savoir les critères auxquels répondent votre sélection sur certains sujets politiques liés à mon pays la Côte d’Ivoire. Nous y reviendrons.

Naïvement, j’avais accordé du crédit à ce projet qui semblait donner la parole tant aux journalistes professionnels qu’aux journalistes citoyens, Blogueurs, et autres Observateurs-amateurs passionnés de journalisme ou d’infos d’actualité. Obnubilé par mon idéalisme, je tentais de dissocier les fondements de la ligne éditoriale maladroitement partisane du journal de France 24 et le « contenu » politique des publications web et autres émissions télé des «observateurs de France 24» dont vous avez officiellement la charge suprême en tant que rédacteur en chef.

Hélas, cet aphorisme connu de toute ma communauté ethnique affirmant que « la chèvre ne peut mettre au monde un agneau », se vérifie ici concernant le dossier politique Ivoirien tel que traité par l’équipe des journalistes pilotant le projet des « observateurs de France 24».

Dans l’unique optique de tenter la déshumanisation du Président Laurent Gbagbo, oublie volontaire, falsification de la vérité voir mensonge éhonté, propagande pour transformer le faux en vrai, mise en scène grotesque pour confirmer des faits inventés de toutes pièces ont étés le pack de désinformation servi au monde par votre organe de presse avant, pendant et après la crise « dite » postélectorale (en Côte d’ivoire) consécutive aux dernières élections Présidentielles. Nonobstant l’évidence du résultat des urnes et le droit Ivoirien dit par le Conseil Constitutionnel qui est la plus haute juridiction de notre état, VOUS décidez d’entériner la forfaiture du quatuor Youssouf Bakayoko (Président de la Commission Electorale ‘dite’ Indépendante), Yong Yi Choi (Représentant Spécial de l’ONU), Jean Marc Simon (Ambassadeur de France en CI) et Philippe Carter III (Ambassadeur des USA en CI).

Violant tous les principes de base de la déontologie du métier de journaliste, vous avez activement participé en première ligne à la décrépitude accélérée de la situation sociaux-politique en Côte d’ Ivoire. Il serait illusoire d’espérer que vous fassiez amende honorable en reconnaissant vous êtes fourvoyer ; de toute évidence, ce n’est pas le cas – vous avez volontairement et en toute inconscience participé à cette vaste campagne d’intox qui n’est qu’un maillon médiatique d’une vaste conspiration internationale pour imposer Alassane Dramane Ouattara comme Président d’une Côte d’Ivoire devenue un parangon de Préfecture-Etat vassal lié à la France métropolitaine.

Venons en au fait qui m’emmène à vous interpeler en ce jour. En Décembre 2011, j’ai reçu un mail de votre collaboratrice Ségolène Malterre – journaliste au sein de l’équipe éditoriale des observateurs de France 24. Cette correspondance qui m’apparait comme une plaisanterie de mauvais aloi est libellé comme suit : «  Bonjour,

Avec le rédacteur en chef du site des Observateurs de France 24, Julien Pain, nous venons la semaine prochaine à Abidjan (du 9 au 14 décembre)  pour lancer un site autour des élections législatives. Sur place, nous allons collaborer avec des journalistes citoyens, nos Observateurs ainsi que des journalistes professionnels.

Etant présent sur les réseaux sociaux  et déjà inscrit sur le site de France 24 peut-être que vous serez intéressé par notre projet. Nous cherchons à être en contact avec des amateurs qui peuvent à la fois nous alerter sur des sujets, mais aussi publier des petits billets ou encore nous envoyer des contenus photos ou vidéos de ce qui se passe dans la ville.

Si vous souhaitez participer, tenez nous au courant et je vous contacterai une fois sur place.

Et n’hésitez à faire passer le message autour de vous

Bonne journée

Ségolène Malterre »

Bien que considérablement outré par cette approche qui vraisemblablement devrait m’honorer en tant que Blogueur, je suis resté placide dans ma réponse à votre « complice » en attendant de m’adresser à votre équipe à travers vous. Je conviens que de visu, vous donnez ici la parole à tous les Ivoiriens capable de présenter la réalité de la scène politique Ivoirienne selon leur perception des évènements à venir lors des élections législatives du 11 Décembre 2011 ; mieux, de manière exceptionnelle vous serez sur le terrain en Côte d’Ivoire pour (j’ose espérer) une meilleure visibilité de ce qui vous sera rapporté par les « observateurs » que vous aurez choisi. Cela ne déroge pas à la règle de ce qui est censé être votre credo – bien au contraire. Ainsi vous aurez toute latitude à pouvoir mieux « SELECTIONNER », vérifier, traduire et expliquer les contenus qui seront publiés sur votre site. Mais revenons à ma question du début de mon propos : quels sont les critères auxquels répondent votre sélection sur certains sujets politiques liés à mon pays la Côte d’Ivoire ? Sans l’ombre du doute le plus infime, je proclame : le parti pris à grand renfort d’opinion préconçu. In fine, votre « mission » consiste à rapporter une seule voie déjà préformâté. Ce n’est plus du journalisme, mais de la mauvaise foi et du mercenariat de l’info pour soutenir le vaste plan d’intoxication médiatique d’Alassane Dramane Ouattara et de la France.

J’en ai pour preuve les vidéos édifiantes que j’ai transmis à votre rédaction pendant le mois de Mars 2011. L’une d’entre elles et la succincte conversation qui en avait résulté me conforte dans ma conviction justifié et inébranlable.

Le Jeudi 3 Mars 2011 à 17h 00mn GMT j’envoi une vidéo que vous recevez sur votre adresse mail « observers@france24.com ». Mail ayant pour objet « Vidéo Abobo », montre très clairement des manifestants du RDR armés de lances roquettes et de fusils alors que présentés par France 24 comme étant « aux mains nus ».

Dans votre présentation sur votre site web, vous affirmez être « toujours à la recherches d’images amateurs, de vidéos, de témoignages de ce qui se passe près de chez nous.» Vous ajoutez que « Certains témoignages publiés sur ce site sont rédigés par vos Observateurs eux-mêmes. D'autres sont des -retranscriptions de conversations téléphoniques- avec vos journalistes (journalistes citoyens, Observateurs ainsi que des journalistes professionnels.).

Etant inscrit comme observateur de France 24, votre rédaction me contacte par le biais de Peggy Bruguière (pbruguiere@france24.com) une journaliste de votre équipe éditoriale.

Peggy Bruguière m’écrit le même 3 Mars 2011 à 19h29mn:

« Bonjour,

Avez-vous un numéro sur lequel vous joindre ? Je souhaiterai discuter avec vous de cette vidéo, Merci beaucoup,

Peggy »

Je m’empresse de lui répondre en ces termes : « Bonjour,

Je suis au 00225 XX XX XX XX et je peux vous fournir d'autres vidéos du même type. France 24 se trompe et trompe volontairement le monde en publiant des infos très Pro-Ouattara mais très très très anti Gbagbo sans vraiment chercher à tous comprendre.»

J’ai espéré et attendu en vain le coup de fil de Peggy. Il est clair que dire la vérité à propos du camp Gbagbo est incompatible avec la « croisade de diabolisation» mené par les équipes de France 24, a fortiori élucider les affabulations du camp Ouattara.

Quel est alors le caractère fondamental de votre expédition en terre Ivoirienne ? Tenter d’offrir une auréole de démocrate à ce pouvoir ubuesque et démagogique lors de ces élections législatives aux résultats biaisés d’avance ?

Ceci dit, je suis au regret de vous informer que je ne suis pas intéressé par votre projet. Bien que je pardonne votre lourde méprise commise à mon égard, je tiens à vous informer que travailler avec des mercenaires de la plume et autres journalistes véreux ne fait pas parti du serment de mon engagement en tant qu’observateur ou blogueur. Dorénavant, tachez de faire dans un premier temps le tri « abusif » des observateurs à « utiliser » comme « pion » en éliminant au préalable les Patriotes Ivoiriens qui ne participeront jamais à votre combine morbide.

Je vous prie de bien vouloir me retirer de la liste de vos membres. Que France 24 qui est devenu le fossoyeur par excellence de l’info vrai continue sa basse besogne en prenant tous seul la responsabilité de son engagement immoral et anticonformiste auprès du gouvernement fantoche de Côte d’Ivoire piloté à distance depuis le palais de l’Elysée.

Claudus Kouadio – Bloggeur – Président des facebookers pour Gbagbo

23 novembre 2011

Exclusif – Gbagbo raconte lui-même son 11 avril

Le livre est intitulé «Côte d’Ivoire : le coup d’Etat». Il est écrit par le journaliste d’investigation Charles Onana et préfacé par l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki. Et il apparaît d’ores et déjà comme un livre-événement, tant les révélations et les rappels utiles y sont foisonnants. Le livre contient également des documents et des courriers inédits que Charles Onana a réussi à se procurer, provenant notamment de ministres français. Déjà en vente en France, «Côte d’ivoire : le coup d’Etat» sera-t-il autorisé à la vente en Côte d’Ivoire ? Il faudrait pour cela que des libraires ou des distributeurs aient le courage de le commander… Le Nouveau Courrier publie ici des «bonnes feuilles» de ce livre. Il s’agit du témoignage du président Laurent Gbagbo, qu’il a pu faire parvenir à Charles Onana depuis sa réclusion, et qui va, à coup sûr, déranger des milieux internationaux très haut placés. Ses accusations contre l’armée française, qui a selon lui tiré sur de jeunes manifestants Ivoiriens pour les disperser ou les empêcher de rallier sa résidence, et qui a visiblement profité d’une conversation téléphonique pour le localiser dans la résidence et bombarder sa chambre, sont très claires. Elles montrent une petite partie de ce qu’il a à dire, et constituent une alerte pour tous les hommes de bonne volonté. En effet, le pouvoir Ouattara et la Sarkozie doivent absolument comprendre qu’une éventuelle élimination physique du témoin gênant de Korhogo serait lourde de conséquences pour la Côte d’Ivoire. A court, moyen et long terme.

Gbagbo raconte comment une bombe a atterri dans sa bibliothèque

«Ce sont les soldats français qui ont tout fait. Ils ont bombardé du 31 mars au 11 avril 2011. Il y a eu des bombardements sporadiques avec largage des bombes. Le ministre français de la Défense, Alain Juppé, avait manifesté le désir de parler avec moi. Mon conseiller Désiré Tagro était venu me dire que cette demande venait de monsieur Charles Millon, l’ancien ministre de la Défense du gouvernement Juppé en 1995. En fait, monsieur Millon avait été à l’université de Lyon avec moi. Tagro m’avait fait part de cette

demande le 10 avril 2011 à mon réveil matinal. J’étais sur le point d’aller prendre ma douche lorsque Tagro m’a informé du souhait de monsieur Juppé. Quand j’ai fini de prendre ma douche, j’ai retrouvé Tagro qui m’attendait le téléphone à l’oreille. Il était encore en communication avec monsieur Millon. Soudain, une bombe explose sur le toit de ma chambre. Millon demande alors à Tagro ce qui se passe. Tagro lui répond qu’on est en train de vouloir tuer le président. Ceux qui ont largué cette bombe ont tout détruit dans la pièce. J’avais une collection de livres d’auteurs romains et grecs traduits en français que je conservais jalousement depuis quarante ans, tous ont brûlé. Ma bibliothèque constituée depuis l’époque où j’étais étudiant est partie en fumée en quelques minutes seulement.»

Gbagbo explique pourquoi il a demandé à l’armée ivoirienne de ne plus se battre

«Le 10 avril 2011, notre informateur au ministère de la Défense à Paris nous a dit que ce jour-là, c’était 6+3. C’est-à-dire 6 hélicoptères plus 3 autres. Il faut savoir qu’auparavant, c’était uniquement trois hélicoptères qui nous bombardaient. Les snipers étaient également postés sur le toit de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire. Qui est mitoyen à ma résidence. Leur rôle essentiel était de tirer sur les jeunes Ivoiriens qui manifestaient ou s’aventuraient à sortir à proximité de ma résidence. Ainsi, lorsqu’on m’apprend que les chars français sont à Cocody, le commandant des Forces spéciales, l’officier de frégate Boniface Konan, me fait parvenir un message disant qu’il ne peut plus combattre, car les soldats sont dispersés. Le message souligne que les chars et les hélicoptères français ne cessent de tirer sur les soldats ivoiriens. Le 10 avril, j’ai dit à Konan qu’il devait cesser les combats pour ne pas faire tuer les soldats. Je ne pouvais accepter de voir mourir inutilement les dignes fils de mon pays face à des gens qui voulaient uniquement ma tête. J’ai demandé qu’on me laisse attendre sereinement le dénouement à la Résidence. Les soldats voulaient me mettre à l’abri. Mais je leur ai dit que je n’étais pas militaire mais chef de l’Etat. Ce qui m’importait le plus, c’était leur sécurité et non pas la mienne devant le feu français. A ce moment, Konan me dit la gorge serrée : «Monsieur le président, les Français ont tout détruit».

Gbagbo : «Ce sont les soldats français qui filmaient ma capture

«En fait, les Français ont encerclé la résidence et au lieu d’achever leur mission, c’est-à-dire de venir me prendre eux-mêmes, ils ont plutôt envoyé les rebelles me prendre. Je tiens tout de même à préciser qu’ils ont envoyé les rebelles m’arrêter devant les caméras. Toutes les images que vous avez reçues sont les images des soldats français. Ce sont les soldats français qui filmaient ma capture. Ils tournaient avec des caméras à la résidence et à l’hôtel du Golf. Plus tard, ils ont fait venir des journalistes français pour d’autres images de moi. Il n’y avait pas de journalistes africains tournant les images au moment de mon arrestation.»

La tentative de «corruption» de l’administration Obama

«Un sous-secrétaire d’Etat américain m’a téléphoné et m’a parlé pendant au moins une heure. Il me disait que si je partais du pouvoir, je ne serais pas poursuivi, je pourrais m’exiler avec soixante-quatre personnes de mon entourage et que tous seraient pris en charge. Quant à moi, je serais logé, nourri et blanchi, j’aurais un travail et des revenus équivalant à 2 millions de dollars, etc. Cette conversation ou plutôt ce monologue était surréaliste.

Il y avait un tel décalage entre ce que disait ce monsieur et la réalité que je vivais avec le peuple ivoirien que son discours était indigeste. J’ai finalement raccroché, fatigué de l’entendre pérorer sur les propositions qui m’attendaient si j’acceptais de quitter le pouvoir. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose d’étrange dans ce discours. Quel était le sujet ? A mon avis, c’était le résultat des élections présidentielles. Ils ont tous prétendu que j’avais perdu les élections présidentielles mais le Conseil constitutionnel de mon pays a dit le contraire. J’ai demandé de recompter les voix, ils ont refusé. J’ai même proposé une commission d’enquête indépendante internationale pour examiner les faits. On a refusé. Pourtant, les données sont simples. S’il est prouvé que j’ai perdu les élections, je m’incline sans autre forme de discussion. Si j’ai gagné, je suis disposé à faire des concessions politiques pour créer un climat d’apaisement et de paix dans tout le pays. Mais pourquoi s’obstine-t-on à me faire des propositions absurdes ? Pourquoi cherche-t-on à me corrompre et à me menacer si on est convaincu que j’ai perdu les élections ?

Peu après ce coup de téléphone étrange, mes conseillers me disent qu’Hillary Clinton cherche à me joindre au téléphone. Je refuse de prendre la communication car je suis convaincu que je vais encore passer un moment à entendre à nouveau les mêmes propositions. Elle m’a finalement adressé un message pour me proposer je ne sais quoi. Je n’ai même pas ouvert l’enveloppe. Après Hillary Clinton, le président Obama m’a directement appelé à son tour. Une fois de plus, j’ai refusé de prendre la communication. Je ne voulais plus écouter ni entendre les discours ennuyeux et les propositions ubuesques qu’ils infligeaient à mes oreilles.»

Source: du Nouveau Courrier !

17 novembre 2011

Déclaration du Ministre KONE Katinan Justin - Représentant et Porte parole du Président Laurent GBAGBO

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Mesdames, messieurs, chers Ivoiriens et habitants de la Côte d’Ivoire.

Je me permets de m’adresser à vous en vos rangs, qualités, âge, genre respectifs, au nom du mandat qu’a bien voulu me donner le Président Laurent GBAGBO de son lieu de détention à Korhogo. En effet depuis le 26 mai 2011, je suis porteur d’un mandat expressément donné par le Président Laurent GBAGBO à l’effet de porter sa parole et de le représenter partout où besoin se fait sentir. C’est donc en cette qualité que je me permets de m’adresser par la présente à vous.

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Je voudrais avant tout propos vous prier de m’accorder l’indulgence de votre jugement et j’en appelle à votre grande compréhension si d’aventure, les termes de cette adresse heurtaient vos sensibilités. La délicatesse de porter la parole d’un grand homme de surcroit interdit de parole m’impose une démarche qui observe un minimum de prudence. Mais en même temps, nul n’a le droit de se taire lorsque notre Nation s’engage dans une voie qui pourrait à terme compromettre son avenir. Tant de peuples ont péri faute d’avoir relevé les risques putatifs ou réels qui encombraient le chemin de leur Histoire. Or c’est peu de dire que notre pays, la Côte d’Ivoire, malgré les apparences, reste gagné par le doute. Comment peut-il en être autrement, lorsque certains de ses fils et filles, ces supposés leaders et tous ceux qui devraient porter l’espérance de notre peuple, semblent avoir opté pour la désagrégation de notre lien social.

Mesdames et messieurs, il revient de façon constante que certaines personnes en Côte d’Ivoire et ailleurs se délectent de l’emprisonnement du Président Laurent Gbagbo et font de son transfèrement à la CPI un objectif politique, malgré les risques certains que fait courir une telle entreprise à notre pays. Devant la persistance d’une telle attitude, je voudrais en appeler à la conscience de tous afin que chacun de nous évalue souverainement l’impact du harcèlement judiciaire dont est l’objet le Président GBAGBO sur la cohésion sociale. C’est pourquoi, je voudrais interpeller la société civile ivoirienne dans sa diversité, sur la situation de la Côte d’Ivoire qui reste intimement liée à celle du Président GBAGBO. Je pense notamment aux chefs religieux, rois et chefs traditionnels, aux femmes et aux jeunes et toute la masse des hommes de notre pays.

I/ Les Chefs religieux

Je sais que chacun de vous continue de prier pour notre pays et chacun reste préoccupé par la paix sociale en Côte d’Ivoire. Je vous sais infiniment gré au nom du Président GBAGBO Laurent, pour cette assistance soutenue à son endroit et à celui de toute la Côte d’Ivoire. Mais, Éminences de toutes les confessions religieuses, vous savez mieux que quiconque que l’Homme est la synthèse du spirituel et du matériel. C’est-à-dire que l’Homme n’atteint la plénitude de son accomplissement que lorsqu’il s’harmonise à la fois avec le spirituel et le temporel. C’est pourquoi, il est juste d’admettre que vous avez une responsabilité renforcée dans l’épanouissement total de nos compatriotes et de tous ceux qui nous font l’amitié de vivre avec nous en Côte d’Ivoire, et partagent de ce fait notre espérance commune. Le berger ne se lasse jamais dans la conduite de son troupeau. Vous aurez beau dire que vous avez suffisamment interpellé les uns et les autres mais cela ne vous dédouanera jamais, car votre mission quasi divine reste un sacerdoce c’est-à-dire, un service désintéressé, sans contrepartie en dehors de celle légitimement attendue du Tout- Puissant dont vous êtes les vicaires sur terre. Tout en reconnaissant vos immenses efforts pour l’avènement d’une Côte d’Ivoire pacifiée et réconciliée avec elle-même, vous restez encore redevables devant vos concitoyens qui attendent que vous preniez une position ferme contre toute tentative de transfèrement du Président GBAGBO à la CPI. C’est à la fois un devoir spirituel, un devoir moral et un devoir national. Parce que, une telle entreprise ne fera que perpétuer la chaîne de la haine dans notre pays.

II/ Les Rois et Chefs de villages.

Gardiens de notre riche tradition issue de plusieurs couches de sédimentation de notre histoire commune, vous êtes suffisamment instruits des grandes valeurs que comporte la recherche permanente de compromis entre les enfants d’une famille. L’humiliation d’un Chef dans toutes nos traditions appelle la malédiction sur la communauté. L’emprisonnement prolongé du Président GBAGBO en lui-même est déjà suffisamment dégradant. Son impensable transfèrement à la CPI, si contre tout bons sens intervenait, sonnerait le glas de toutes nos valeurs sociales dont vous êtes les garants obligés. Je voudrais particulièrement insister sur la responsabilité de mes parents du Nord. Je continue de croire et cela ne pourrait être autrement, quand je questionne l’éducation que cette grande société nous a inculquée, que vous avez déjà exprimé votre opposition à l’emprisonnement prolongé des enfants des autres régions de notre pays chez nous. Je me confondrais moi-même devant ma propre conscience si une telle démarche n’avait pas encore été entreprise de votre part. Tous ceux qui sont emprisonnés chez nous sont les leaders des autres régions de notre pays. Sont-ils pour nous, les trophées d’une conquête militaire lancée contre les autres parties de notre propre pays. Sinon, il est temps et juste, conformément à notre culture pacifique de dénoncer cette détention et d’en exiger la fin. Si d’aventure, le Président Laurent GBAGBO était transféré depuis nos terres vers les prisons européennes ou d’ailleurs, alors nous aurons rompu le pacte avec nos propres ancêtres. Nous serons devenus des hommes sans repères fondamentaux, sujets à toutes les aventures.

Je crois personnellement que l’un des problèmes profonds de notre Continent Noir trouve ses origines dans le fait que très souvent nous avons donné en esclavage certains des nôtres. L’abandon d’un sien au traitement méprisant d’un autre peuple est un acte abominable qui ne peut appeler que malédiction sur nous. Or le transfèrement du Président GBAGBO projeté est le prolongement de notre propension à abandonner nos propres enfants et généralement les plus doués et les plus vigoureux au traitement humiliant des puissances extérieures. Le Président Laurent GBAGBO que l’on tente ainsi d’éloigner définitivement de ses terres est celui qui s’est battu au lendemain de son élection, pour faire revenir au pays ceux des nôtres qui étaient en exil.

Majestés les Rois, Honorables Chefs de villages, vous avez le devoir moral de vous opposer à l’humiliation de l’un de vos illustres fils. Vous en avez la capacité. La question ne peut être soumise à la seule fatalité.

 

III/ Les Femmes

Femmes ivoiriennes et habitantes de la Côte d’Ivoire, au-delà de la diversité de vos sensibilités politiques, religieuses, de vos ordres et rangs sociaux, vous êtes unies par le destin à une mission divine. La fonction de procréation que Dieu vous a déléguée vous élève évidemment au niveau des divinités de notre monde. Elle accroît par la même occasion votre responsabilité dans l’accomplissement de l’Homme, en tant que créature façonnée par Dieu à sa propre image. Quelque soient vos ressentiments personnels et vos récriminations, vous ne pouvez souffrir de l’humiliation d’un être, fut-il votre pire ennemi. Parce que chaque gémissement d’un être humain rappelle les vôtres pendant l’accomplissement de la fonction divine qui se rattache à votre nature. Nul ne peut raisonnablement soutenir que le Président Laurent GBAGBO mérite l’humiliation qu’il subit déjà et celle plus grande à laquelle l’on veut absolument le soumettre. Imaginer et jauger la douleur d’une mère à laquelle l’on arrache son fils pour une terre inconnue. La douleur de Marguerite GADOH, 88 ans, contrainte à l’exil après avoir tout perdu jusqu’à son dernier pagne est également la douleur de chacune des femmes qui habitent la Côte d’Ivoire. Nous sommes tous témoin de l’Histoire récente de notre pays. Le Président GBAGBO s’est toujours rendu personnellement aux domiciles de ses adversaires politiques les plus déterminés pour partager avec eux la douleur consécutive du décès de leur mère. Mais voilà que l’on mobilise une grande énergie pour le séparer définitivement, de son vivant de la sienne, tentant de le priver ainsi de l’accomplissement du devoir le plus sacré qui incombe à chaque enfant d’être témoin oculaire du départ de celle qui lui a donné vie vers celui qui lui a conféré mandat à cette fin.

Je reçois régulièrement témoignage des prières intenses que vous formulez à l’endroit du Président GBAGBO, de tous les autres détenus et de la Côte d’Ivoire. Je vous exprime en retour au nom du Président GBAGBO ma profonde gratitude. J’en appelle à une plus grande mobilisation de votre part pour faire échec à ce que l’on peut qualifier d’attaque contre notre pays. La mise à l’écart forcé du Président GBAGBO du débat politique en Côte d’Ivoire est porteuse de risques pour la cohésion sociale. Elle risque de renforcer les rancœurs qui finissent toujours par détendre les liens sociaux dans une communauté. C’est pourquoi elle s’assimile à une attaque contre notre pays. Votre mobilisation de façon pacifique et suivant les moyens légaux au-delà de vos divergences, constituera un signal fort en tant que gardiennes de notre grande famille ivoirienne suffisamment éprouvée, en direction des promoteurs de cette entreprise dangereuse.

IV/ Les jeunes

Dans l’accomplissement de son plan pour l’Homme, Dieu a établi une chaîne infinie entre les générations. Chaque génération a le devoir de fructifier l’héritage reçu de la génération qui l’a précédée afin de le transmettre avec une plus value certaine à la génération qui lui succède. De ce point de vue, chacun est en plein ouvrage pour le compte du Créateur. C’est pourquoi, la hantise de notre finitude se contrebalance avec notre espérance de la perpétuation de notre nom dans les générations futures. Dans ce jeu de rôle, la jeunesse occupe une place de choix parce que légataire naturel et obligé de leurs aînés. Dans cette position, les jeunes ne peuvent observer seulement l’attentisme. Il est bon de rappeler que dans notre riche culture africaine, le légataire travaille déjà avant terme à l’entretien de l’héritage qu’il recevra de sorte à le bonifier et à le purger autant que possible des charges inutiles qui pourraient le déprécier au moment où il le recevra. La jeunesse ivoirienne l’a bien compris, c’est pourquoi elle a été de tous les combats pour sortir notre pays des serres des rapaces de tous acabits, qui tentent de prendre en otage son destin. Retenez que le monde entier vous admire pour votre engagement permanent à défendre votre héritage.

Chers amis, jeunes ivoiriens, malgré vos divergences idéologiques, politiques, philosophiques et religieuses, et au-delà de vos conditions sociales, vous êtes unis par le même destin. Vous avez tous part au même héritage. En le laissant se charger de passif grave, vous courrez le risque d’avoir un solde s’il n’est négatif, sera limité tout au moins dans une dimension congrue. Vous avez donc le droit peut être même le devoir de surveiller les agissements de vos aînés afin que ceux-ci ne frelatent pas l’Histoire de notre pays que vous recevrez en héritage. Les humiliations entretiennent les rancœurs qui empoisonnent elles-mêmes notre existence. L’emprisonnement du Président GBAGBO, et la volonté affichée par certaines personnes de le faire transférer vers des prisons européennes constituent des faits aggravants qui pourraient si l’on y prend garde compromettre définitivement notre destin commun. Il faut que vous ayez une claire vision de cette réalité. La société ivoirienne est en crise depuis plus d’une vingtaine d’années par la faute de vos aînés qui sont incapables de surpasser leur égo qu’ils placent pour certains, au-dessus de l’intérêt de notre Nation. Il est temps d’exiger d’eux la rupture de la chaîne de la haine. Tout comportement ou tous actes de nature à renforcer cette chaîne de la haine et à la prolonger doivent être dénoncés et combattus. C’est pourquoi nous devons élever au rang de priorité nationale la libération du Président GBAGBO et des autres prisonniers. C’est une question vitale pour toute la jeunesse. Elle requiert donc sa mobilisation sans passion ni violence mais avec détermination. C’est une condition majeure pour purifier l’héritage que vous êtes en droit d’attendre de vos ainés.

V/ Les hommes

Notre responsabilité dans la déchirure de notre société ivoirienne est entière. Alors que nous avons reçu tout de ceux qui nous ont précédés, nous sommes incapables de garantir à la relève un avenir serein. Nous nous sommes laissés enivrés des désirs le plus fous qui cultivent en chacun de nous un égoïsme à la limite de la perversité. Nos émotions semblent avoir totalement submergé notre raison. Qu’avons-nous fait de l’héritage reçu ? Quelle Côte d’ Ivoire espérons-nous laisser à la postérité qui devient de plus en plus, à raison du reste, exigeante. Le mutisme que nous observons devant la dégradation continue de notre nation nous rend tous autant que nous sommes coupables devant le tribunal de l’Histoire. La chaîne de générations est avant tout une chaîne de responsabilités. Nous restons débiteurs vis-à-vis de générations futures du double de ce que nous avons reçu de nos devanciers. Est-il bon de rappeler que la nation est une communauté dont une bonne partie des membres n’est plus, quelques uns seulement vivent et la majorité des membres reste à naître. Il nous faut rompre maintenant avec le cycle de la haine. La politique de l’autruche est le plus grand danger qui guette notre existence. Faire semblant de ne pas voir le danger ne signifie nullement pas que ce dernier n’existe pas.

CONCLUSION

Qui peut raisonnablement penser en Côte d’Ivoire que l’emprisonnement du Président GBAGBO et celui des siens et la volonté affichée par certains de voir nos propres frères ou sœurs enfermés dans des prisons européennes fait avancer la Côte d’Ivoire ? En quoi sont-ils plus coupables que ceux qui veulent les conduire dans ces prisons ? Sommes-nous vraiment génétiquement esclaves au point que notre conscience définitivement soumise, nous condamne mécaniquement à renoncer à tout ce qui nous conduit vers la liberté ? Je ne peux croire à une classification des peuples selon une échelle produite par la fatalité. Refusons de nous donner en friandises pour les délices des occupants des palais repus du fruit de notre labeur et qui pensent que tout leur est dû. C’est en nous-mêmes, que nous trouverons l’énergie, la force et l’intelligence pour orienter dans le sens qui correspond à l’intérêt de nos peuples, le cours de notre destin pris en otage, avec souvent notre propre complicité. Quelle leçon de grandeur donnerons nous au monde entier si nous arrivons à dire ça suffit ! Nous allons nous-mêmes régler nos propres contradictions. Cela ne relève pas du domaine du rêve. Loin s’en faut. Mobilisons nous et nous verrons que le destin d’un peuple n’est jamais l’œuvre ni de la fatalité ni du hasard. Un destin se bâtit par des hommes et des femmes audacieux qui croient d’abord en leur capacité et qui demandent seulement à Dieu de bien les en inspirer. C’est seulement quand Dieu est convaincu de la volonté partagée de chacun des membres de cette communauté de bâtisseurs d’abandonner son égo au profit de l’intérêt commun, qu’il laisse découvrir sa générosité. Un peuple qui vend ses propres enfants à la gloire de d’autres peuples ne peut bénéficier des largesses de Dieu si tant est qu’il est juste. Nous avons le devoir sacré de dire non à une autre humiliation de l’un des nôtres et le Président GBAGBO n’en n’est pas l’un des moindres. Il mérite que nous nous mobilisions pour sa cause qui est également celle de nous tous entant que peuple engagé dans la bataille pour l’affirmation de sa dignité. Nous pouvons dire non sans violence. C’est d’ailleurs la qualité des grands hommes. Sur ce point, la vie du Président Laurent GBAGBO peut nous servir si nous faisons l’effort de dominer nos passions.

Que Dieu Bénisse la Côte d’Ivoire

 

Le Ministre KONE Katinan Justin

Représentant et Porte parole du Président Laurent GBAGBO

09 novembre 2011

A-HU-RI-SSANT !!! Dette Publique de la Côte d'Ivoire

La carte du monde des dettes d'État

A-HU-RI-SSANT !!!
Dette Publique de la Côte d'Ivoire:

1999: 111% de la dette / PIB... Bédié l'Économiste

2000: 109 % de la dette / PIB... Quand Laurent Gbagbo l'Historien vient aux affaires
2010:   67% de la dette / PIB... Gbagbo l'Historien est "enlevé" du pouvoir


2011: 93% de la dette / PIB... Dramane le Docteur En Économie

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Source : Le Figaro

24 octobre 2011

De l’indépendance « Cha-Cha-Cha » à la liberté « Tchatche ! Tchatche ! Tchatche ! » ça suffit !

 

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Gamin, il y a avait ce moment privilégié que j’aimais partager avec ma mère certains soirs de lassitude. Ayant passé son adolescence pendant la période coloniale, elle ne manquait jamais d’anecdotes croustillantes à raconter à mes sœurs et moi au sujet de cette période. Mais avant, il fallait lui passer un « 33 tours » de Franco & Le TP-OK Jazz : Liberté ; elle aimait bien cette chanson, l’une des rares au son de laquelle je l’avais regardé danser d’ailleurs.

Entre un soupir et quelques fous rires, elle égrainait son chapelet d’histoires qui nous transportaient au cœur de cette lointaine époque. Je me rappel encore certains de ses récits: tout le village qui s’est refugié dans la brousse la première fois que l’homme blanc est apparu à N’Guessankro, la débandade générale des villageois l’autre fois où la première automobile est entré plus tard au village, les chants en Français bidouillé des appelés aux travaux forcés après s’être alignés en fil indienne pour marcher vers le lieu du labeur sans fin.

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Mais une histoire en particulier avait vivement retenue mon attention : l’histoire du pain.

Le pain de blé était méconnu dans cette partie du monde. Aussi, ne faisait-il pas partie des habitudes alimentaires des autochtones. Bien que distribué « gracieusement » par les colons, certains « indigènes » rechignaient à en consommer. Ceux-ci étaient souvent fouaillés avant d’être astreint à « manger  le pain béni ». L’habitude aidant, finalement tous en redemandaient et attendaient même avec grande impatience la distribution « gratuite » du pain. Mais il arriva ce jour ou le boulanger de service manqua à l’appel - ce qui provoqua un général mécontentement légitime. Puis vint au autre rendez-vous manqué, et encore d’autres sans aucune explication des colons. L’exaspération était à son comble ; jusqu'à ce que le pain une fois de retour, soit mis en vente à « 1 Dé’hi » qui valait très largement moins de notre actuelle 5F CFA. On était en 1990, j’étais à l’école primaire et le pain coutait 75F CFA la baguette quand ma mère me racontait cette histoire. A ce jour en Côte d’Ivoire, en temps de paix la baguette de pain se négocie entre 150 et 200F CFA (Francs des Colonies Françaises d’Afrique) selon les enseignes.

C’est avec l’espoir en lambeaux que je me rends à cette flagrante évidence qui est que, comme pour ce pain jadis offert gratuitement, notre indépendance donné sans aucun soupçon de bonne foi n’est qu’un leurre. Et ce semblant de liberté à laquelle nous avons gouté gracieusement, nous allons devoir l’acheté à un prix fort en croissance exponentielle avec les années, à défaut de « l’arracher » à la France.

De 1960 à 2000, notre pays continuait de danser au son de « Indépendance CHA CHA CHA » pendant que très sournoisement, la colonisation Française en Côte d’Ivoire se perpétuait sous une forme plus moderne et encore plus vorace.

L’an 2000 et l’arrivé au pouvoir du Président Gbagbo avaient sonné le glas de certaines pratiques ultra mercantilistes de l’état Français au cœur même de l’appareil gouvernemental Ivoirien considéré alors comme un prolongement de l’ex-colonie d’AOF (Afrique Occidentale Française) : d’où cette guerre sans limite organisée, pilotée et soutenue sur le terrain par l’armée Française qui a fini par « enlever » le Président Gbagbo jugé nationaliste par la France qui n’entend pas céder d’un iota ses privilèges auto-octroyés bien avant la parodie de décolonisation. Désormais, avec tous les attributs inhérents à ce statut, la Côte d’ivoire est entrée de pleins pieds dans le cycle mouvant du néocolonialisme Français et s’y enfonce inexorablement depuis le 11 Avril 2011 : l’armé Française de retour sous l’appellation « Forces Française de Côte d’Ivoire », tous ou presque est administré par des Français au palais Présidentiel de la cuisine au budget de l’état (qui n’a pas été voté a l’assemblé nationale comme le prévoit la constitution mais FIXE) en passant par les dépenses militaires, les projets d’infrastructures et même les reformes administratives au niveau de la justice. Dorénavant, notre liberté acquise n’est plus que Tchatche ! Tchatche ! Et encore Tchatche !

Loin des querelles de notre paysage politique interne, très loin des oppositions de personnes, encore plus loin des discours démagogiques que certains tenterons de nous servir pour convaincre la masse au sujet d’une illusoire souveraineté Ivoirienne acquise et réelle, il va falloir manifester notre légitime indignation face à la mainmise de la France sur notre Etat en déliquescence programmé et revendiquer notre véritable autodétermination. Il est question là de la survie de notre nation qui n’a pas pour dessein de s’apparenté à une sous préfecture Française d’outre mer au ordre de l’Elysée. Cette attitude dédaigneuse et typique de l’arrogance occidentale envers les pays Africains, doit trouver réponse à la hauteur du caractère irrévérencieux des actes de la diplomatie Française dans NOTRE pays depuis 2002 voir bien avant. La France ne s’arrêtera pas d’elle-même dans la reconquête de sa riche colonie d’alors. Elle entend prendre pied et muter sous d’autres formes encore plus dégradantes pour l’Ivoirien.

Il est temps de dire NON pendant que la France n’a pas encore déployé tous ses organes préhenseurs. Il est encore temps de mettre fin à ce perpétuel ravalement à la bonne bête. Il est plus que jamais temps de briser « l’étendard sanglant » de la France et conjointement, hisser très haut le drapeau Ivoirien en répondant avec fierté à l’appel de notre pays qui a soif de LIBERTE. Après avoir vue nos mères chanter « Liberté », après avoir furtivement gouté amèrement aux prémices de cette liberté surveillée qui est en passe d’être enseveli sous nos morts comme un lointain souvenir, avec foi, conviction, force et courage, allons au bout de ce voyage de la LIBERTE totale.

 

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