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12 septembre 2011

11 Avril 2011 – 11 Septembre 2011 : Enjeux du silence méprisant d’un régime ubuesque, cinq mois après l’enlèvement du Président Gbagbo

Cinq mois se sont écoulés depuis cette date du 11 Avril 2011 marquée d’un tison de fer rouge dans le cœur des militants-sympathisants de La Majorité Présidentielles (LMP) et autres démocrates Ivoirien et du monde civilisé. Ce jour là, la Côte d’Ivoire basculait du mauvais coté des possibles voies d’accès à la magistrature suprême dans un état de droit : après l’échec de sa tentative de coup d’état militaire soldé par une partition du pays en deux pôles depuis 2002, après avoir perdu les élections présidentielles pour ensuite s’autoproclamer Président de la République au mépris de la constitution Ivoirienne, Alassane Ouattara arrivait enfin à être Président NON ELU par la force des armes de l’armée Française, des casques bleus de l’ONU et de sa rébellion du MPCI toujours active militairement et au politiquement avec Guillaume Soro EX – SG du MPCI (aile politique de la rébellion armée) devenu Premier Ministre du Président Gbagbo suite aux accords de Ouagadougou.

Après avoir longuement bombardé « la Résidence Présidentielle de la République de Côte d’Ivoire » par voie aérienne, avec ses chars l’armée Française défonça le portail principal pour permettre aux rebelles du Nord d’entrer en ce lieu prestigieux et plein de symboles pour se livrer à une vraie lubie d’illuminés pendant que d’autres avaient l’ordre précis d’enlever le Président Gbagbo, son épouse, et toute sa famille ainsi que les autres personnes présentes à ses cotés.

Les ordres du nouveau potentat furent exécutés à la lettre : au menu - enlèvement du Président Gbagbo et de ses proches, mise à mort de certaines personnes, torture physique et morale pour les survivants projetés dans le gouffre abyssale de l’humiliation et froissant à jamais leur dignité et leur valeur en tant que « personne humaine ».

En raison de l’impéritie flagrante de ce régime, il est constamment effrayé et met un point d’honneur sur une sorte de chasse à l’homme pour anéantir l’opinion critique ou contraire. Cela s’est manifesté par une autre vague d’arrestations arbitraires exclusivement de membres de La Majorité Présidentielle à savoir entre autre Le Premier Ministre Pascal Affi N’Guessan N°1 du FPI et Le Premier Ministre Gilbert Marie Aké N’Gbo ainsi que plusieurs membres de son gouvernement renversé.

Pendant que la « parodie de » justice Ivoirienne cherche désespérément des atermoiements pour justifier l’irrationnel, Alassane Ouattara et son Chef Rebelle reconduit Premier Ministre regardent ailleurs, loin des vidanges dans lesquelles le diable à refermer les portes de l’enfer dans lequel il a brutalement projeté les dirigeants légaux de notre pays.

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Leur sort dépend des caprices fantaisistes et extravagants d’Alassane DRAMANE Ouattara qui pour répondre aux milliers d’Ivoiriens qui demandent la libération des prisonniers politiques, a trouver l’élixir parfaite : « Les chiens aboient, la caravane passe » dit-il en substance ; charmante expression d’un dictateur naissant dénué d’amour et de conscience. Telle commence à s’écrire l’histoire des vainqueurs avec le sang à peine coagulé des morts qui de leur silence de juste, crient « Vérité et JUSTICE ».

Face à l’intransigeance de ce régime néocoloniale et préfectorale piloté depuis les couloirs Françafricain de l’Elysée, la cohue gronde jusqu’aux escapes de la nation. Cela ne semble toutefois pas faire fléchir Dramane Ouattara et ses sbires. Le silence méprisant de ce régime ubuesque face aux appels à la raison des Pro-Gbagbo a fini par scinder les options pour le faire abdiquer en deux écoles : les va-t-en-guerre et les démocrates résistants.

Du cas des va-t-en-guerre :

« Mieux vaut une fin effroyable qu’un effroi sans fin » semblent-ils arguer. Cette école de pensées et d’actions copiés sur le modèle même de Dramane Ouattara est la résultante du trop grand désespoir corrosif de ces Ivoiriens qui ont finir par se résoudre au fait que Dramane Ouattara gagne du temps avec son projet de réconciliation de façade pour casser la classe politique Ivoirienne, et ainsi régner en maitre absolu sans jamais rendre leur liberté élémentaire à ces leaders de La majorité Présidentielle enlevés à leurs familles et emprisonnés en violation des lois d’un état de droit que la Côte d’Ivoire a cessé d’être depuis le 11 Avril 2011. Ils n’entendent plus simplement exiger la libération de leurs camarades opprimés – ils comptent proclamer leur liberté acquise et par des actions violentes, restaurer celle du Président Gbagbo et de sa famille politique en faisant chuter au passage ce régime militarisé et immoral.

Voici là où conduit la profonde déception de milliers d’hommes et de femmes poussés jusqu'à ce mur d’acier construit au fond du gouffre.

La vérité est qu’ils ne rendront pas hommage au Président Gbagbo dont ils auront dévoyé la vision politique et les ambitions pour notre Nation en devenir. La loi du Talion appliquée dans un tel contexte fragilisera encore plus notre pays en brisant au passage les derniers vestiges de la démocratie acquise par le Front Populaire Ivoirien après deux décennies de noble combat politique sans insurrection. Ces velléités perfides et anti démocratiques d’un autre âge ne sont pas l’apanage de Laurent Gbagbo, du FPI et de la Majorité Présidentielle. L’ultime échec serait que La Majorité Présidentielle copie la bêtise inhumaine du RDR.

Du cas des démocrates résistants :

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« Les ténèbres ne peuvent venir à bout des ténèbres. Seule le peut la lumière » répondent ils certainement à leurs camarades bellicistes qui veulent en découdre usant du même schéma violent et cruel de la France, du RDR et de ses affidés. Au risque de ce perdre au fond des sables mouvants du désert du mal sans fin dans lequel Dramane Ouattara tente de nous assoiffer de haine, il faut vite revenir sur les plaines fraiches et verdoyantes de la démocratie apaisée pour quitter ce cycle de nouvelles tribulations dans lequel on risque de s’engager. D’autres actions coercitives et non insurrectionnelles mais déstabilisatrices peuvent être menées avec efficience en préservant la paix sociale : voilà ce que Laurent Gbagbo a enseigné à notre génération. Restons fidèles à cet idéal qui est le cœur de la vision politique que nous avons embrassée.

Le défi est grand et peut être utopique face à ce régime arrogant et ultra militarisé qui menace et brise tout un peuple contraint au silence ou à l’exil forcé. Mais il faut y croire et se donner les moyens de l’implémenter. Loin d’être de doux rêveurs, nous devons avec foi, courage et détermination à toute épreuve, emprunter cette difficile route tortueuse qui nous mènera sur les hauteurs de la démocratie rétablie en vertu des textes de lois qui constituent le socle de l’état de Côte d’Ivoire. Le négativisme catatonique qui anime certains au point de les pétrifier, doit laisser place à l’espoir en des jours meilleurs pour notre pays et ses fils : cela est inhérent au succès de notre lutte pour la restauration d’un état de droit.

Que Dieu Bénisse tous les Patriotes Ivoiriens qui auront acceptés ce message.

Claudus Kouadio : Bloggeur - Président des facebookers pour Gbagbo

27 août 2011

FPI-LMP-Patriotes Ivoirien : Quand « l’instinct du tambour-major » et l’esprit d’élitisme ruinent une cause noble.

« L’existence de l’instinct du tambour-major est la raison pour laquelle tant de gens sont grégaires. Vous savez qu’il existe des gens qui adhérent tout bonnement à n’importe quoi. C’est vraiment un besoin d’attirer l’attention, de se faire connaitre, de se donner de l’importance. Ils obtiennent ainsi une étiquette qui leur donne cette impression. Ils appartiennent à un groupe, ils en deviennent le grand Patron. […] Il arrive un moment ou l’instinct du tambour major peut devenir destructeur » Martin Luther King

C’est quoi « l’instinct du  tambour-major » ? Sigmund Freud avait coutume de dire que notre pulsion dominante était la sexualité, mais Alfred Adler a introduit un nouvel élément en affirmant que la pulsion dominante, le besoin essentiel de la vie humaine, c’était le désir d’être connu, le désir d’attirer l’attention, le désir de se voir distingué entre tous – l’instinct du tambour major.

Livrons nous à une catharsis sommaire de l’actualité du Front Populaire Ivoirien (FPI) de l’affaire Tagro à la création de LIDER consécutive au départ de Mamadou Koulibaly alors ENFIN à la tête du parti dont ses camarades l’accusaient ouvertement de convoiter le sommet avec des approches très maladroites selon ceux-ci. Humanisons ce conflit interne dit égocentrique pour les uns et idéologique pour d’autres : entrons furtivement dans son subconscient et décelons l’essence même du malaise. Mon diagnostic est sans appel – snobisme élitiste, MOI surdimensionné d’où déformation de la personnalité, activités vicieuses tendant à rabaisser les uns pour se rehausser soit même. On ne pouvait qu’aller, inexorablement vers des frictions à l’ardeur non négligeable dont la résultante est l’implosion à laquelle il nous a été donné d’assister.

Où est le FPI a ce jour ? Vers où va-t-il ? Ce questionnaire existentiel est porteur du virus de la peste pour certains. La frénésie du son endiablé de l’instinct du tambour étant plus vive en période de disette, il opère une véritable phagocytose de la voix alors caverneuse du FPI, la réduisant à d’infimes décibels à peine perceptibles par le tympan le plus vif : le cri du ventre est trop violent alors sans pugnacité aucune, l’appel vers les nouveaux sommets du mirage de la célébrité a été accepté par certains.

Toutefois, nombreux sont ces Ivoiriens qui croyant durablement en la vision politique de fondateur du FPI, ont continué de manifester encore plus bruyamment leur dignité et leur valeur intrinsèque. Ils n’ont pas arrêté de s’indigner et de s’engager massivement en faveur de la libération du Président Laurent Gbagbo et des camarades pourchassés comme des bêtes de foire ou déjà muselés dans les geôles d’Alassane Ouattara le Seigneur des menottes et des carcans.

Face à l’apathie justifiable de la nouvelle direction du FPI en Côte d’Ivoire, l’issue envisagée pour se faire entendre a été la diaspora Ivoirienne à travers des conférences, des sit-in et des marches de protestation hors du pays : l’outil internet seul média encore LIBRE dans une Côte d’Ivoire caporalisé par une imposture militarisé, est le laboratoire de toutes ces actions de terrain qui ont connu un succès retentissant en France, en Grande Bretagne, en Suisse, en Belgique et aux Etats Unis d’Amérique. Avant, pendant et après la crise DITE électorale consécutive au hold-up électorale de Décembre 2010 (opéré par Youssouf Bakayoko le Président de la Commission Electorale en faveur d’Alassane Ouattara sur injonction de l’ONU, les USA et la France) les milliers de sympathisants du web ont eu des interlocuteurs crédibles sur le terrain.

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Nos blogs et sites internet mais plus particulièrement les réseaux sociaux tels que facebook, twitter, youtube et dailymotion avaient joués un rôle primordial dans cette bataille médiatique : notre voix a pu se faire entendre en Côte d’Ivoire mais aussi au delà de nos frontières. Certaines de nos publications relayées au plus haut niveau par « L’Intelligent d’Abidjan », « Fama », « Le Nouveau Courrier », « Le Temps », « Le Monde », « Le Figaro », « Le Nouvel Observateur » et « LCI » sont là pour en attester.

Suite à l’enlèvement du Président Gbagbo le 11 Avril 2010 et la chute de La Majorité Présidentielle au pouvoir, Alassane Ouattara s’étant approprié l’exclusivité des médias traditionnelles en Côte d’Ivoire, on assista à une ruée vers le web. Plus de Télé, Radio ou presse écrite libre en Côte d’Ivoire - alors tous les anciens abonnés à ces médias qui voulaient se faire entendre ou entendre dire la vérité sur la réalité Ivoirienne ont rejoint les bloggeurs et activistes du web déjà sur ces plates formes depuis bien longtemps. Quelle bénédiction !!! La Côte d’Ivoire a besoin de tous ses patriotes pour porter haut sont drapeau face à la barbarie de cette guerre contre notre autodétermination que nous imposait l’ultra Françafricain Nicolas Sarkozy et sa cohorte de mercenaires étrangers et autres félons devenus rebelles contre leur patrie pour nous imposer des SOLUTIONS qui ne résolvent rien, des réponses qui ne peuvent répondre à rien et des explications qui n’expliqueront jamais rien.

Malheureusement, très vite on assista à des agissements impudents de militants de la nouvelle vague. Soit par ignorance de l’ossature des actions menées, soit pour flatter leur égo surdimensionné ou pire pour une ambition personnelle guidé par l’appât du gain facile et rapide.

La graine de la discorde est ainsi semée, et si elle n’est pas vite déterrée puis détruite, tel l’encombrant nénuphar, elle couvrira les eaux déjà tumultueuses que nous tentons de traverser ENSEMBLE. Nous n’aboutirons jamais sur les plages aux sables fins de la liberté. Notre embarcation se brisera en mille morceaux sous le poids de la cupidité et de méchanceté. C’est ensemble que nous devons ramer dans la même direction et non l’un à contre courant de l’autre en oubliant l’essentiel – La Côte d’Ivoire LIBRE.

En pareil circonstance, un sage préconisait : « Qu’est ce que cela signifie en cette importante période de l’Histoire ? Cela signifie qu’il nous faut rester ensemble. Il nous faut rester ensemble et maintenir notre unité. Vous savez, chaque fois que le Pharaon voulait prolonger le temps de l’esclavage en Egypte, il utilisait sa recette favorite, OUI, favorite pour y parvenir. Laquelle ? Dresser les esclaves les uns contre les autres. Mais quand les esclaves sont unis, il se passe quelque chose à la cour du pharaon et celui-ci ne peut les maintenir en esclavage. Quand les esclaves s’unissent, c’est LE COMMENCEMENT DE LA FIN DE L’ESCLAVAGE. Maintenons notre unité »

Ne dit on pas que l’homme est un animal ? L’instinct du  tambour-major semble être inné aussi bien chez le genre animal que chez l’humain. Mais l’être humain est plus apte à dominer puis contrôler ses pulsions. Socrate ajoute et précise à juste titre que « l’homme est un animal raisonnable et parlant ». Alors sachons raisons garder dans cette lutte tant l’intérêt général est noble et vital en comparaison d’une quête nombriliste de grandeur apparente et furtive

La vraie grandeur ne vient pas de notre satisfaction personnelle décollant d’une positive introspection, mais du mérite que l’on nous accorde.

Claudus Kouadio: Bloggeur – Président des facebookers pour Gbagbo

25 juillet 2011

Objection de conscience aux liquidateurs du FPI : Haro sur la démarche de LIDER

« L'impression que j'ai de ce monsieur charismatique et tellement éloquent est qu'il a été mis à l'isolement à l'hémicycle et quasi muselé pour ses positions et ses visions peu orthodoxe. A tort ou à raison ? I wonder !!!                                                                                              Sa hargne et sa désinvolture ne sont pas du gout de tout le monde au niveau de sa famille politique.

Grand Théoricien, il se donne toujours la liberté de dire et de proposer. Cependant, a-t-il la possibilité ou la liberté de faire sans y     laisser des plumes ou sa peau ?

S'est il vraiment accommodé du rapprochement avec la rébellion ?

La réponse à ces interrogations nous permettra d'y voir un peu clair.

Vive la Côte d'Ivoire

Ecrit par : Claudus | 18.04.2008 » Ainsi répondais-je il y a plus de 3 ans à un Bloggeur Ivoirien qui avait publié un article au titre très évocateur : Mamadou Koulibaly, un génie dévoyé.

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Pour le bloggeur Krathos « LE GENIE DE MAMADOU KOULIBALY AURAIT PLUS SERVI AUX ETUDIANTS DANS LES UNIVERSITES qu'à une véritable fonction politique et administrative dans notre pays car, il est indéniable que contrairement à son statut institutionnel, l'homme préfère la poésie des mots à l'action pragmatique et aux initiatives tangibles.

Mamadou Koulibaly a choisi de succomber aux intimidations internes de son parti au détriment de cette réputation d'homme de conviction, pour laquelle certains ivoiriens l'adulent ».
LE PROFESSEUR Mamadou Koulibaly n’affirme t’il pas lui-même dans l’édition N° 2.630 du Magazine Jeune Afrique du 11 Juin 2011 : « Si les cadres du FPI souhaitent continuer comme avant, j’arrêterai la politique pour me consacrer à l’enseignement et à la recherche. » ?

Pendant de nombreuses années, nous avons suivi avec grande attention et un intérêt particulier chaque étape du face à face opposant le professeur Mamadou Koulibaly et SES choix dont lui seul détient la plénitude des RESPONSABILITES.

A l’évidence, entre musèlement volontaire des cadres du FPI et réserves justifiés d’une partie de l’opinion, il apparait clairement que le départ possible et très probable de Mamadou Koulibaly de son poste de 3eme Vice Président du parti n’était qu’un secret de polichinelle depuis la communication qu’il avait donné le 2 Juin 2010 au titre de Président de l’Assemblé Nationale sur le sujet de « La RESPONSABILITE de la classe politique devant l'opinion publique » lors du colloque organisé par la CSCI (Convention de la société civile en Côte d'Ivoire) – La crise interne du FPI née suite à ce pamphlet mémorable de Mamadou Koulibaly donna lieu à la longue « Affaire Tagro » qui fit tant d’émules. Le malaise était profond et fragilisait le FPI d’autant plus que la Côte d’Ivoire amorçait la période de précampagne pour les élections présidentielles.

Il convient de noter à juste titre que cette affaire avait eu le mérite de clairement affiché les conclusions de la démarche de Mamadou Koulibaly. Démarche en sorte d’énigme dont le vrai décryptage était sans équivoque. Ma conclusion était que Mamadou Koulibaly utilisait Le Ministre Désiré Tagro comme paravent, pour en vérité s’adresser/s’attaquer au Président Gbagbo.

Je cite

- […]"Ministre. Personne qui agit avec un grand pouvoir et une faible responsabilité." Ambrose Bierce - Le dictionnaire du Diable (un recueil de définitions formulées en formules assassines, corrosives et sans merci pour le genre humain) […] (Ici on peut entrevoir par exemple que le Ministre Désiré Tagro à une « faible responsabilité » dans l’échec de l’APO même si avec son «grand pouvoir » il l’a négocié, discuté, approuvé et conseillé au Président Gbagbo.  ALORS QUI EST LE VRAI RESPONSABLE DE CET ECHEC SELON MAMADOU KOULIBALY ?

Puis il conclue

- […] Laurent Gbagbo doit changer l’équipe en charge de négocier la sortie de crise. L’équipe qui a piloté l’Apo a atteint ses limites […]
et il termine par cet aphorisme de Friedrich Nietzsche extrait de son œuvre, « Le crépuscule des idoles » (1888) : « Le désillusionné parle : je cherchais des grands hommes, et JE N`AI TROUVE QUE DES HOMMES SINGEANT LEUR IDEAL. »

Pour moi : « Après analyses de ces morceaux choisis de la communication de Mamadou Koulibaly, il flotte comme un vent d’inachevé et de non dits (voulu ou non) d’un homme révolté qui choisit la voie du monologue et des paraboles acerbes pour communiquer avec le leader de sa famille politique (Laurent Gbagbo) en prenant pour cible annoncée et crédible l’un de ses bras droits dans la gestion de la sortie de crise politique (Désiré Tagro). Est-ce la bonne méthode ? J’en doute fort au vue du climat de tension né au sein du FPI (Front populaire Ivoirien) suite à cette intervention très musclé du 3è Vice-Président de ce parti politique. » Cela dit, Mamadou Koulibaly n’a pas en toute RESPONSABILITE, rendu son tablier.

Alors pour sortir de l’impasse, on se posa la difficile question de savoir ‘ET SI MAMADOU KOULIBALY DEMISSIONNAIT DU FPI ?’ Dans cet état d’esprit, le 7 Juillet 2010, donnant mon point de vue, je faisais ce constat : « L’affaire dite « Mamadou Koulibaly Contre Désiré Tagro » semble tourner à l’avantage du Président de l’Assemblée Nationale. Comme il le demandait, le Président de la République a saisit le Procureur pour une enquête. Au sein du FPI (Front Populaire Ivoirien) cela est perçu par certains comme une trahison de Mamadou Koulibaly envers sa famille politique et une situation inconfortable imposé au Président Gbagbo. 
De ce fait certains sont prêts à le clouer au pilori pendant que d’autres qui voient en son action les prémices d’une guerre de succession (au vue de certains piques lancés à Affi N’Guessan Président du FPI) DEMANDENT sa démission pure et simple pour ne pas mettre à mal la cohésion au sein du parti. 
Et si (raisonnement par l’absurde) Mamadou Koulibaly démissionnait du FPI dont il est le N°3 ? »
Cela dit, en toute IRESPONSABILITE, Mamadou Loulibaly n’avait pas rendu son tablier.

« Laissez Koulibaly parler. Si vous lui ôtez son franc parlé, il ne sera plus le même Koulibaly. Nous l’avons connu comme ça et nous l’aimons ainsi » disait le président Laurent Gbagbo comme pour dénouer la crise. Koulibaly n’en avait pas fini. Il parla en effet via un plaidoyer de plus de 30 pages adressé à ses camardes du FPI. Plaidoyer dans lequel il se plaignait de certains de ses camarades du FPI qui ne se gênait en allant lui casser du sucre sur son dos auprès du Président Gbagbo. Il confie entre autre que Le Président Gbagbo lui fit cas de sa propre expérience en tant que politicien. Un politicien doit s’habituer à prendre des coups. Cela a eu le mérite de lui (Gbagbo) donner une carapace pour se protéger. MAIS - Koulibaly fini son plaidoyer en affirmant que des coups, s’il en prenait, il en donnerait maintenant. Le Président Gbagbo aurait dû ajouter que si Koulibaly se sentait le besoin de donner des coups pour se soulager, il devait les donner de face et au dessus de la culotte, mais surtout, à un adversaire qui pouvait se défendre.

Après la rhétorique qui a été le socle des théories politiciennes de Mamadou Koulibaly, pourquoi abandonne-t’il le parti politique qui l’a dévoilé pendant qu’il a enfin toute latitude pour faire concrètement ses preuves ?

Les observateurs de la scène politique Ivoirienne en général, même ceux de dernières lignes, assistent en ce moment à une véritable parodie politicienne livrée en premier ligne par les nouveaux éclairés de « l’opposition dite Nouvelle, cohérente et Rationnelle». Ce sont à les entendre, les nouveaux alchimistes de la VRAI formule de la politique de l’opposition en Afrique. Cette propension risible consistant à conspuer le FPI pour justifier la création du LIDER (Liberté et Démocratie pour la République) m’inspire une légitime indignation.

La mise sur pied d’une organisation politique est un acte anodin voir banal dans notre pays depuis 1990. Cependant la démarche de Mamadou Koulibaly est une pure fadaise. Que cache t’elle ENCORE ? Il n’est visiblement pas en train de réinventer le fil à couper le beurre - certainement pas en prenant à défaut le FPI qui est ce parti politique trentenaire ayant connu la clandestinité pendant près d’une décennie du lutte dont l’aboutissement fut l’instauration du multipartisme. Multipartisme qui permet aujourd’hui au Président de l’Assemblée Nationale de prétendre créer un nouveau parti politique. Quelle est la motivation réelle de Mamadou Koulibaly ? Le FPI va-t-il être abusivement dissout par Alassane DRAMANE Ouattara ?

Se murant derrière des vitraux transparents et fragiles, espérant une sécurité relative et à tous points de vue anesthésiante face au rollot compresseur déployé par le pouvoir brutal d’Alassane DRAMANE Ouattara, Mamadou Koulibaly a exposé la laideur exécrable issue de la semence d’un égocentrisme infini. Tous pour lui, a mort le FPI qui AURAIT échoué, pour que vive SON opposition rénové. C’est quoi l’échec du FPI ? Avoir perdu la guerre contre la rébellion armée et son soutien économique, logistique et militaire de la communauté Internationale ?

Liberté et Démocratie pour la République : Comment REinstaurer la démocratie dans notre pays alors que foulant du pied les règles élémentaires du droit, DES libertés sont confisqués par le Pouvoir en place suite à son coup d’état Militaire accepté par l’opposant Nouveau ? La démocratie peut elle s’exprimer sans les libertés de droit ? Vu que certaines libertés juridiquement acquises mais violés ne sont pas LA PRIORITE de l’opposant Nouveau, je me pose des questions sur la justesse de la dénomination de son parti ‘Liberté et Démocratie pour la République’ dont « le nom porte en lui-même une part de sa vision » selon les termes de son créateur qui est censé être le modèle par excellence.

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Pouvons-nous avoir à nouveau une vraie démocratie sans avoir au préalable éliminé toutes les restrictions dans ce domaine ? NON. Le droit bafoué est il une restriction flagrante à la démocratie ? A l’évidence, OUI.

Happé dans cette spirale vicieuse, il ressort que Mamadou Koulibaly tente de nous embourber dans un interminable tunnel sombre dont la sortie ne sera jamais creusée. Mais cette fois, il lui sera difficile de pointer du doigt un bouc émissaire parfait en guise de circonstance atténuante.

Cependant ils sont nombreux à avoir pris le train LIDER Express. Certains par simple opportunisme, d’autres par crainte de la fin du Front populaire Ivoirien. Tant mieux !!! Cela a le mérite de chercher à faire avancer le parti et la Côte d’Ivoire avec des mains fiables. Les rescapés du FPI et de La Majorité Présidentielle conduite par Laurent Gbagbo, totalement empreint de l’idéologie novatrice de la Refondation devront se défaire de la dédaigneuse image astucieusement estampillé sur ce concept positivement idéalise et se remettre à l’ouvrage sans ruminer sur l’attitude des camarades qui auront décidé de faire rapidement et facilement volte-face. L’ennemi du LIDER ne saurait être le FPI ; ils semblent ne pas le comprendre. Chose normal vue qu’il n’arrive pas à se convaincre de leur attitude à la limite bordélique. L’adversaire du FPI n’est autre que le RDR en attendant la dislocation programmé du RHDP ; cela, tous les militants-sympathisants du FPI et de La Majorité Présidentielle doivent en être durablement imprégné.

La saison de souffrance et de dur labeur à laquelle le parti politique de Laurent Gbagbo est condamné ne sera pas éternelle. Le ver que nous voyons partir était dans le fruit lorsqu’il est tombé du grand arbre trentenaire. Le Fruit n’est pas encore pourri et ses graines sont intactes, belle et pleine de vie. Avec courage et détermination, retirons les bonnes graines, semons à nouveau. Labourons en chantant l’hymne Nationale de la Côte d’Ivoire. « Salut ô Terre de l’Esperance », avec l’espoir de construire cette Côte d’Ivoire dont nous rêvons, arrosons abondamment notre champ de la sueur d’un travail de forcené pour que survive le FPI, pour que REvive la Côte d’Ivoire.

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12 juillet 2011

DÉMISSION DE MAMADOU KOULIBALY DU FPI ET CRÉATION DE SON PARTI POLITIQUE : TENANTS ET ABOUTISSANTS.

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11 Avril 2011 – 11 Juillet 2011, exactement trois mois jour pour jour après l’enlèvement du Président Laurent Gbagbo, l’épée de Damoclès tenue à pleines mains par le Président par intérim du FPI, vient de tomber sur le parti qu’il (Laurent Gbagbo) a  crée, le tranchant vif au sein de son cœur gravement handicapé par l’emprisonnement ou l’exil de nombre de ses cadres les plus influents.

Incompréhension, émoi, terrible déception, colère, sont le lot de réactions à chaud suite à ce volt face tonitruant qui a animé les conversations en cette journée quasi décisive de la vie du Front Populaire Ivoirien.

Là question qui revient le plus souvent est POURQUOI MAINTENANT ? Car il est connu et su de tous que depuis l’Affaire Tagro, Mamadou Koulibaly le trublion de service du FPI était en total désaccord avec certains cadres du parti après des tensions qui couvaient depuis Mathusalem. Mais ce genre de frictions récurrentes étaient portées au crédit de la routine du Front Populaire Ivoirien un parti où semble t’il, chacun avait sont mot à dire tant les contradictions internes pouvaient être au final constructives.

Bien que ce coup de boutoir  ne soit pas inopiné, l’indignation est quasi unanime dans les rangs d’un FPI déjà suspicieux au vue des dernières sorties médiatiques de Mamadou Koulibaly, mais qui avait fini par lui donner carte blanche pour sortir le parti de l’ornière et le maintenir à flot.

Souvenez-vous le tollé général des cadres en exercice du FPI suite à la dernière sortie fracassante de Mamadou Koulibaly dans l’édition N° 2.630 du Magazine Jeune Afrique du 11 Juin 2011. Lorsqu’il a été soupçonné de vouloir créer son propre parti, le Président par Intérim du FPI avait répondu : «  Je n’ai pas d’argent pour le faire. J’ai simplement dit à Miaka Oureto, Le Secrétaire Général, que, si les cadres du FPI souhaitent continuer comme avant, j’arrêterai la politique pour me consacrer à l’enseignement et à la recherche. Mais que, s’ils souhaitent faire évoluer le parti, je suis prêt à les aider. Il faut moderniser nos structures, changer de nom et repenser notre idéologie. »

Revenons sur cette intervention du Nouveau LEADER du LIDER (Liberté et Démocratie pour la République)

-       Je n’ai pas d’argent pour le faire :

La question n’est plus de savoir quelle somme astronomique il faut pour créer un parti politique, le financer pour le  faire vivre en Côte d’Ivoire à ce jour, car de toute évidence, Mamadou Koulibaly semble avoir fait le plein de ses caisses en l’espace d’un mois. Bravo MK le nouveau Marx Karl.

Financer le parti : Sur ce point, l’aspect le plus incongru est que durant ces trois mois de crise au FPI, la seule revendication publique de Mamadou Koulibaly en lien direct avec les partis politiques  concernait l’application des accords de Marcoussis au niveau des closes se référant à la dotation budgétaire. Tiens donc !!!

Le 28 Juin 2011 dans un Interview réalisée par Traoré M. Ahmed de Nord Sud Quotidien, lorsque le journaliste lui pose la question de savoir ce qu’il attend de Ouattara Alassane, il répond en autre : « […] Je souhaite également aborder le sujet du financement des partis politiques. L’accord de Marcoussis a instauré le financement public des partis politiques et il est important de maintenir cette disposition […] » Alors quand je lis dans la déclaration de Mamadou Koulibaly daté du 11 Juillet 2011 estampillé Démission du FPI & Création de LIDER ce paragraphe « […] le respect de l’opinion publique et du chemin parcouru m’oblige à énoncer les causes qui motivent la séparation qui s’impose :

suite à la tentative de coup d’Etat de 2002 qui s’est muée en rébellion, les dirigeants du FPI ont accepté la signature de différents accords qui d’évidence allaient à l’encontre de l’intérêt de la Nation ivoirienne […] » L’accord de Marcoussis qu’il prend à bras le corps aujourd’hui et dont il espère profiter pour financer son parti ne fait il pas parti intégrante de ce qu’il rejette et qui serait entre autre l’une des causes de son départ du FPI ? N’est ce pas de l’opportunisme mesquin ?

-       Si les cadres du FPI souhaitent continuer comme avant, j’arrêterai la politique pour me consacrer à l’enseignement et à la recherche.

Quel coup de Poker magistral !!! Loin de ses parangons de vertus qu’il tente de nous vendre, Mamadou Koulibaly n’a-t-il pas servi un fieffé mensonge à tous les cadres, militants et sympathisants du FPI ?

-       Il faut moderniser nos structures, changer de nom et repenser notre idéologie.

Le LIDER serait il le FPI qui aurait changé de nom ? SINON QUE DEVIENT LE FPI ce parti « décapité, apeuré, affaibli » (selon les termes de Mamadou Koulibaly) ? Mamadou Koulibaly a-t-il volontairement entreprit de LIquiDER le FPI ?

A un moment ou cette nouvelle crise interne naissante était de l’ordre de l’imbroglio inextricable, j’avais avec retenue, fait ce constat : « Les plus fougueux sympathisants et militants du FPI auraient voulu qu’il (Mamadou Koulibaly) tape FORT sur la table d’un poing très ferme pour contrer vigoureusement l’imposture et la dictature naissante en Côte d’Ivoire. Ainsi pour avoir soufflé le chaud et le froid, il est accusé à tord ou à raison d’être un traitre qui débite des papelardises hors de propos et qui depuis belle lurette a comploté pour fragiliser son camp de l’intérieur pour un dessein égocentrique » Aujourd’hui, je ne peux que me résoudre à reconnaitre que ces reproches n’étaient pas fortuits.

Le FPI couché à même le sol, gisant inerte dans les ruines encore chaudes de la démocratie qu’elle a instauré en Côte d’Ivoire,  va-t-il mourir ?

Cette interrogation s’impose car en effet, Mamadou Koulibaly vient d’ouvrir une autoroute à grand trafic sur le chemin des fantasmes dévastateurs du Pouvoir Ouattara qui ne cache pas son profond désir ardent et déjà dévoilé de dissoudre le FPI et toutes ses instances.

11 juillet 2011

Mamadou Koulibaly démissionne Officiellement du FPI et crée son parti politique "Liberté et Démocratie pour la République (Lider)"

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Déclaration de Mamadou Koulibaly: Démission du FPI & Création de LIDER - Liberté et Démocratie pour la République

Lorsque dans un parcours politique, les évènements évoluent dans une voie qui n’est plus en adéquation avec votre vision, vos aspirations et vos valeurs, il devient nécessaire de se réorienter et de dissoudre les liens qui vous ont attaché à une formation politique dans laquelle vous ne vous reconnaissez plus.

Une organisation politique doit permettre à des citoyens qui partagent des idéaux et des objectifs communs de s’allier pour promouvoir un projet. Il lui incombe d’animer la vie politique ; de structurer l’opinion ; de générer des idées ; de proposer une politique ; d’être l’intermédiaire entre le peuple et le pouvoir et non d’être statique, inamovible, murée dans le désordre, l'idolâtrie, le culte de ses fondateurs, les contradictions sans issue et la peur des innovations. Elle ne peut rester réfractaire à tout changement, à toute réinvention.

Mon engagement au sein du Front populaire ivoirien étant allé jusqu’à l’épuisement de toutes les possibilités compatibles avec mes convictions, j’ai décidé d’y mettre un terme. Ce faisant, le respect de l’opinion publique et du chemin parcouru m’oblige à énoncer les causes qui motivent la séparation qui s’impose :

suite à la tentative de coup d’Etat de 2002 qui s’est muée en rébellion, les dirigeants du FPI ont accepté la signature de différents accords qui d’évidence allaient à l’encontre de l’intérêt de la Nation ivoirienne et conduisaient même à épouser les idées de l’agresseur et à les mettre en œuvre;

en ce qui concerne le scrutin de 2010, alors que les préalables du désarmement des rebelles et du redéploiement de l’administration sur l’intégralité du territoire n’avaient pas été remplis, rendant constitutionnellement impossible le déroulement des élections présidentielles dans un environnement serein et sécurisé, les cadres du FPI ne se sont nullement insurgés contre la tenue de ce scrutin organisé dans des conditions manifestement vouées à mettre en péril la vie de nos concitoyens ;

aujourd’hui, ayant contre toute logique accepté les règles du jeu, le FPI refuse totalement d’assumer les conséquences des élections et se vautre dans des rancœurs, des jalousies internes et des conflits permanents à l’image de ceux qui déchirent depuis des années les responsables du parti et qui fragilisent la base, empêchent d’avancer et de constituer une force d’opposition et de pouvoir dynamique, compte tenu des nouvelles dispositions dans lesquelles nous nous trouvons ;

alors que le Congrès est l’instance prévue au sein d’un parti politique pour garantir la libre expression des militants, depuis juillet 2001, aucun congrès n’a été organisé au sein du FPI. Cela est non seulement un signe de refus de l’exercice de la démocratie interne, mais témoigne également de l’inertie, de l’érosion des idées et du manque de vision du parti dont les instances n’ont pas été renouvelées une seule fois en dix ans ;

suite au cataclysme que nous venons de vivre, la haute direction du FPI refuse toujours un congrès-bilan et exclut tout changement, même indispensable, qui pourrait selon eux les affaiblir. S’abritant derrière le prétexte que tout changement serait assimilable à une traîtrise envers des camarades emprisonnés ou exilés, elle cherche surtout à préserver des chasses gardées personnelles au détriment de l’intérêt général et à masquer sa propre trahison envers nos militants, nos idéaux, la Côte d’Ivoire et la cause africaine.

Je n’ai point manqué d'égards envers mes camarades du FPI et, depuis les événements du 11 avril 2011, ayant en charge l’intérim de sa présidence, je me suis investi pour redonner vie au parti et pour constituer une opposition crédible. J’ai enchainé les rencontres et réunions, lancé des sujets de réflexion pour anticiper les proches défis, consacré du temps et de l’énergie à rassurer, regrouper, négocier la libération de nombre de prisonniers politiques du Golf ou de la Pergola, définir un cap commun pour reconstruire ensemble et expliquer en permanence notre position de non belligérance au nouveau régime et à la communauté internationale. Mon constat est que cette tentative a été vaine et que le FPI, en sa forme actuelle, ne peut devenir un grand parti d’opposition puisque le refus de toute évolution fige les perspectives.

La prudence enseigne que les changements ne doivent pas se faire pour des causes légères et passagères. Lorsqu’une longue suite de dérives et d’erreurs s’enchaine en toute irresponsabilité et qu’aucune volonté d'inventaire, d’évolution et de restructuration n’est admise, la nécessité de changer de méthode et de doctrine s’impose.

Ainsi, compte tenu de l’environnement politique actuel en Côte d’Ivoire, je juge indispensable de former un contre-pouvoir efficace dans le pays.

En tant que libéral attaché à la démocratie et à l'économie de marché, j’évalue justement la place importante d’une opposition forte pour freiner l’oppression d’un pouvoir présidentialiste absolu. Ainsi, dans l’intérêt des populations ivoiriennes, je vais m’employer avec mon équipe à le faire au sein d’un parti politique en création, dont le nom porte en lui-même une part de sa vision : Liberté et Démocratie pour la République, (LIDER), nouveau parti qui œuvrera pour l’instauration d’une société de confiance au sein de laquelle les Ivoiriens ne se méfient plus les uns des autres pour des raisons tribales, ethniques, régionales ou religieuses.

La liberté, en Côte d’Ivoire, sonne parfois comme un mot creux, un idéal réservé à des pays riches mais inatteignable pour la grande masse des populations des pays pauvres dont le souci est de trouver à manger chaque jour et de pouvoir se soigner pour survivre. On voit pourtant que, partout dans le monde, le recul de la pauvreté est lié à l’augmentation de la liberté. LIDER s’assigne la responsabilité d’éveiller les Ivoiriens à ces idées pour rompre avec le pessimisme qui confine l’individu dans un attentisme dévastateur et de restaurer chacun dans l’assurance qu’il lui faut avoir en ses propres capacités. Les Ivoiriens ne peuvent plus croire qu’ils doivent tout attendre de l’Etat car, depuis plusieurs décennies, les gouvernements se succèdent et la pauvreté demeure, voire même s’étend.

Lorsque les populations seront libres d’entreprendre une activité sans rencontrer mille barrières qui découragent les projets ; quand elles ne seront plus étouffées par l’impôt et le poids de l'Etat ; quand elles pourront avoir des titres de propriété qui sécurisent leurs activités et leur descendance ; quand elles pourront commercer librement avec le reste du monde ; quand elles ne seront plus asphyxiées par des entreprises en situation de monopole qui dictent leurs prix en les maintenant à des niveaux protégés par des législations injustes; quand toutes ces barrières seront tombées, et quand leurs droits à l’éducation, la santé et à la prospérité tout court seront les vrais enjeux de l’action politique, alors le progrès arrivera enfin et le développement du pays ne reposera plus uniquement sur une aide publique extérieure aliénatrice qui entrave plutôt l’avenir des peuples concernés.

La conviction de LIDER repose sur un socle constitué d’un état de droit, car un bon cadre institutionnel est nécessaire à l’exercice de la liberté dans une Nation en construction, qui aspire à conquérir une souveraineté totale lui permettant d’interagir d’égal à égal avec ses partenaires. Il est inadmissible que les populations d’Afrique en général et de Côte d’Ivoire en particulier soient interdites d’accès à la prospérité par des politiques surannées. Cessons de croire que nous sommes damnés ! Libérons-nous ! Soyons les acteurs de notre propre développement, de notre propre réussite, de notre propre vie.

La principale mission de LIDER sera de promouvoir ces idées et de développer des initiatives réalistes et novatrices pour redonner aux Ivoiriens, aux Africains, le goût du combat pour un avenir plus heureux et épanoui. Comment lutter quand on ne sait pas qu’une voie meilleure est possible ? LIDER s’engage à réveiller l’esprit militant et l’engagement reposant sur les idées.

L’autre mission, non moins importante, de ce parti politique sera de surveiller l’action du gouvernement en place pour dénoncer les dérives de manière à protéger les Ivoiriens. La démocratie ne se limite pas à glisser un bulletin dans l’urne, elle repose sur un contrôle permanent de l’action des dirigeants. L’opposition n’a pas pour mission de rester assise à pleurnicher, à se morfondre dans le nombrilisme et à se plaindre pendant cinq ans. Elle doit être proactive, décomplexée et constructive pour le bien-être des Ivoiriens.

C’est pour faire avancer ces idées auxquelles je crois fermement que j’ai posément pris la décision irrévocable de partir du FPI.

Empli d’une ferme confiance, j’appelle toutes les bonnes volontés qui partagent ces valeurs et ces convictions à apporter leur soutien, leur engagement, leur courage et leur honneur à LIDER pour qu’ensemble, nous osions conduire la Côte d’Ivoire sur la voie audacieuse de la liberté, du progrès et de la réussite individuelle et nationale.

Prof. Mamadou KOULIBALY

Fait à Abidjan, le 11 juillet 2011

21 juin 2011

CRIMES DU PREFET OUATTARA EN CÔTE D'IVOIRE : AVIS DU PROCUREUR DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE (CPI) AU PUBLIC

Les victimes de violences commises depuis l'élection présidentielle du 28 novembre 2010 en Côte d'Ivoire ont 30 jours pour adresser leurs observations à la Cour pénale internationale (CPI) de la Haye, a indiqué vendredi 17 juin 2011 le Procureur de la CPI qui demandera ensuite à la Chambre préliminaire II l'autorisation d'ouvrir une enquête portant sur ces crimes.

Par un avis publié vendredi, le Procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, informe les victimes de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité qui auraient été commis en Côte d'Ivoire par l'une des parties à compter de l'élection présidentielle de 2010 qu'il demandera prochainement d'ouvrir une enquête sur ces crimes.

Selon l'avis, « le Procureur informe les victimes de violences post-électorales en Côte d'Ivoire qu'elles peuvent adresser leurs observations aux juges de la Chambre préliminaire et leur indiquer s'il conviendrait d'ouvrir une enquête portant sur ces crimes présumés. Les victimes ou leurs représentants légaux ont 30 jours à

compter de la date du présent avis pour adresser leurs observations à la Chambre préliminaire », en lui écrivant à La Haye, au Pays-Bas, ou par courriel.

La Chambre préliminaire pourra ensuite demander à l'une des victimes de fournir des informations supplémentaires et elle pourra convoquer une audience si elle l'estime nécessaire.

L'avis du Procureur CPI indique encore que si les juges décidaient d'autoriser l'ouverture d'une enquête, les victimes auront également la possibilité de participer à la procédure et, à un stade ultérieur, de demander des réparations.

 

Patriotes d'ici et d'ailleurs, demandez à vos parents, amis et connaissances TÉMOINS OCULAIRES de la barbarie de Ouattara de saisir la CPI. Les images commentées seront d'un apport certain. Ci dessous l'adresse de la CPI :

Cour Pénale Internationale

Chambre préliminaire II

Situation en Côte d’Ivoire

PO Box 19519

2500 CM, La Haye Pays-Bas

E-mail : otp.informationdesk@icc-cpi.int

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