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24 septembre 2012

Fermeture des frontières avec le Ghana: Ouattara étale son zozotement politique, diplomatique et économique.

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Dans la nuit du vendredi 21 Septembre 2012 et ce jusqu'en matinée, les positions des FRCI (soldats rebelles de Alassane Dramane Ouattara devenus Forces Républicaine de Côte d'Ivoire après le coup de force militaire du 11 Avril 2011 contre le Président Laurent Gbagbo) sont attaquées par des individus non identifiés. Dans la foulée, le "tout puissant Président" Ouattara auto auréolé de son titre de "Ministre de la défense" dont il s'affuble, prend une décision expéditive et autant grotesque qu'inesxplicable à la lecture de certains enjeux qu'il semble ne point considérer. 

En effet, le même jour lors de l'édition de 20h du journal de la chaine de Télévision Nationale,  par la voix de Paul Koffi Koffi son ministre délégué à la défense, Alassane Dramane Ouattara décide de la fermeture des frontières terrestres, navales et aériennes entre la Côte d'Ivoire et le Ghana "jusqu'à nouvelle ordre" et cela avec effet immédiat. Et pour cause, "selon lui", les "assaillants" seraient venus du GHANA et se seraient repliés vers ce pays voisin après avoir semé la mort dans les rangs de sa soldatesque. Cette fois c'est quasiment le Ghana qui est accusé avant même les "fameux " gens du FPI au dos large et bouc émissaire idéal et cela en dépit du fait que le "lieutenant" Sampayo commandant des FRCI à Noé affirme ne pas avoir vu les assaillants venir du Ghana

A la lecture de cette décision rédhibitoire à plusieurs égards, les observateurs de l'actualité politique Ivoirienne n'ont eu de cesse de s'interroger, surtout en prenant en compte le fait que Ouattara n'a donné aucun élément probant pour attester de la véracité de ses graves accusations contre ce pays et que malgré les nombreuses attaques du genre à la frontière Ivoiro-Liberienne, jamais il n'avait pris une décision aussi radicale mais surtout inapropriée. Alors pourquoi cette exception Ghanéenne ? 

Tous porte à croire qu'en créent ainsi cet incident diplomatique, Ouattara tente de booster sa chasse aux réfugiés et exilés Ivoiriens sur le territoire Ghanéen en obligeant insidieusement les autorités politiques de ce pays à en livrer certains pour éviter ce genre de quiproquos. Les accusations proférées par des personnalités politiques du RDR contre le Ghana pour une certaine connivence avec les assaillants et autres responsables du FPI en exil au pays de John D. Mahama sont là pour en attester.

Mais la question que l'Ivoirien lamba se pose est de savoir si dans sa lubie d'illuminé Ouattara a pensé UN INSTANT aux voyageurs et SURTOUT au flux commerciale entre la Côte d'Ivoire et le Ghana-Togo-Benin-Nigeria à partir de cette frontière terrestre de Noe ? Toutefois, très vite cette réalité est en train de rattraper Ouattara l'alpiniste en décisions et actes peu recommandables. 

En effet, moins de 48h après cette décision impulsive, Ouattara vient de faire un volte-face express en annonçant la réouverture de la "frontière aérienne" entre la Côte d'Ivoire et le Ghana dès ce lundi 24 Septembre. Pourquoi ce revirement tonitruant ?

Prenant en considération le fait que le procès du Ministre JUSTIN KATINAN KONÉ (dont le pouvoir Ouattara demande l'extradition vers la Côte d'Ivoire) reprend ce mardi 25 Septembre à Accra au Ghana, ont pourrait de prime abord penser que Dramane Ouattara ouvre juste la "frontière aérienne" entre la Côte d'Ivoire et le Ghana dans l'espoir que ce pays qu'il accuse de couvrir la déstabilisation de son pouvoir, lui livre le Ministre Katinan qui sera dans ce cas extradé vers la Côte d'Ivoire par avion. Cette approche bien que logique, n'est pas totalement rationnelle et pourrait édulcorer l'élément capital qui a fait plier Ouattara qui par ses errements s'est attiré les foudres de plus d'un au délà de nos frontières. 

Le fait est que par sa décision de "blocus" total, "l'économiste" Ouattara a totalement crée un capharnaüm invraisemblable dans le programme des compagnies aériennes avec un chamboulement du trajet des vols internationaux vue que près de 90% de ces vols qui finissent leur course à l'Aéroport International d'Abidjan en Côte d'Ivoire transitent  par Accra la capitale du Ghana. En outre, il n'existe par exemple pas de vol direct  entre la Côte d'Ivoire et les USA sans oublier que les vols en provenance des USA pour la Côte d'Ivoire ont presque toujours pour destination finale la ville d'Accra au Ghana. Pour faire simple malgré l'enorme manque à gagner, certaines compagnie ont purement et simplement annulées leurs vols à destination de la Côte d'Ivoire dès l'annonce de cette décision. Il aura fallu cela et certainement quelques pressions des chancelleries pour indiquer à Alassane Dramane Ouattara que cette décision infantile n'avait pas lieu d'être. 

Le feuilleton de la fermeture des frontières entre la Côte d'Ivoire et le Ghana commence à peine. Avec ce revirement de Ouattara et la réouverture de l'espace aérien entre les deux pays, nous n'assistons qu'au premier épisode ou Dramane Ouattara a clairement étalé son amateurisme par ce zozotement politique, diplomatique et économique à la face du monde.

C'est quoi la suite du film ?

Déjà, des deux cotés de la frontière les nombreux commerçants bloqués grognent. Et très vite, d'une manière ou d'une autre, une certaine pénurie et la flambée des prix de certaines marchandises se ressentira sur les marchés Ivoiriens si Ouattara persiste à "jouer" à la chasse à l'homme. 

Wait And See ! 

22 septembre 2012

Attaques de FRCI à NOE: Comment les pro-Ouattara attaquent le Ghana sur les réseaux sociaux

 
 
 

AFRICA

Coups de feu à la frontière, les pro-Ouattara accusent violemment le Ghana sur les réseaux sociaux

Sur le web et les réseaux sociaux, les derniers soubresauts militaires ivoiriens se sont souvent transformés en foire d'accusations contre le voisin de l'Est. L'initiative est venue des personnalités gouvernementales elles-mêmes. Leur point commun ? Leur proximité avec Guillaume Soro.

 
  1. Tout commence au petit matin par des coups de feu à Noé, ville frontalière entre le pays d'Houphouët-Boigny et celui de Kwame Nkrumah...
  2. Les internautes ivoiriens s'interrogent. L'un d'eux interroge directement Guillaume Soro, ex-chef rebelle devenu président de l'Assemblée nationale, sur Twitter, dont il est, beaucoup l'auront constaté, totalement accro...
  3. AJRVince
    Rumeur persistente et recurrente de tirs a la frontiere ivoiro Ghanneenne? véridique ou spam Monsieur le PAN @SOROKGUILLAUME ?
     
    il y a 15 heures
     
     
  4. La réponse ne tarde pas.
  5. SOROKGUILLAUME
    @AJRVince En effet ce jour à 5h du matin il y'a eu une tentative d'agression sur les Frci en position à cette frontière.
     
    il y a 15 heures
     
     
  6. Soro est lancé, il ne s'arrêtera plus. Il commence à dérouler la stratégie de communication du régime, qui très vite se montrera particulièrement hargneuse.
  7. SOROKGUILLAUME
    @AJRVince Mais les Frci ont réagi promptement. Situation redevenue normale. Calme plat.
     
    il y a 15 heures
     
     
  8. SOROKGUILLAUME
    L.attaque a eu lieu précisément à Noé. Et c.est la caserne Frci qui était la cible. L'attaque a été repoussée avec succès. #PaixenCI
     
    il y a 15 heures
     
     
  9. Soro se fait chroniqueur militaire en temps réel, ce qui renseigne bien sur son emprise qui continue sur les FRCI, même s'il n'a officiellement plus aucun rôle militaire... Koaci glorifie l'épopée des FRCI, tout en remettant en cause la version officielle selon laquelle les assa
  10. SOROKGUILLAUME
    Le Cdt Yeo en relation avec le Cdt Sampaio ont fait preuve de vigilance et de bravoure. La situation est paisible.
     
    il y a 15 heures
     
     
  11. Guillaume Soro se souvient assez vite des usages républicains...
  12. SOROKGUILLAUME
    Le Ministre de l'intérieur et celui de la défense interviendront incessamment sur le sujet.@JoeBavier
     
    il y a 15 heures
     
     
  13. En attendant la version officielle, les versions des différents sites Internet sont aux antipodes... Koaci glorifie l'épopée des FRCI, tout en remettant en cause la version selon laquelle les assaillants venaient du Ghana...
  14. Koaci
    #CIV2010 EXCLU KOACI : COTE D'IVOIRE : A Noé, les FRCI tendent un piège aux assaillants, 6 morts ! koaci.com/articles-77650 #ci225
     
    il y a 7 heures
     
     
  15. Pendant ce temps, ConnectionIvoirienne évoque des pertes lourdes au sein des FRCI que la communication officielle dissimulerait...
  16. Le correspondant local de Fraternité-Matin, le quotidien d'Etat, parle, lui, de quatre morts et de cinq blessés parmi les assaillants, n'évoque aucun blessé côté FRCI, et évoque une attaque venue du Ghana.
  17. Finalement, le ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, intervient sur le plateau de la télévision officielle, RTI 1. Il donne le bilan officiel. Cinq morts et cinq arrestations "côté ennemi", et "un blessé léger côté FRCI". Surtout, il affirme à plusieurs reprises que les assaillants sont venus du Ghana et sont retournés par la suite au Ghana, et annonce la fermeture de toutes les frontières, y compris aériennes. Gros, gros malaise ! On l'écoute en audio, avec quelques commentaires en toile de fond ;)
  18. Visiblement, le signal est lancé. Dans la foulée, le ministre de la Jeunesse de Ouattara, proche parmi les proches de Soro, attaque violemment le Ghana sur Twitter.
  19. ALAINLOBOG
    En choisissant de faire de son territoire une base arrière pour déstabiliser la #PaixEnCIV, le Ghana se trompe d'époque.
     
    il y a 6 heures
     
     
  20. ALAINLOBOG
    #ci225 - #Ghana @nchofoster Une frontière ne se ferme pas sans raison. Le poste frontalier attaqué depuis le Ghana. #PaixEnCIV
     
    il y a 6 heures
     
     
  21. ALAINLOBOG
    #ci225 @Mamseke Le Ghana n'a ni démenti, ni nié une attaque à partir de son territoire. #PaixEnCIV
     
    il y a 6 heures
     
     
  22. ALAINLOBOG
    Pendant ce temps, la #ci225 abrite une foire commerciale ghanéenne. #PaixEnCIV
     
    il y a 4 heures
     
     
  23. Et demain ? Le Ghana entrera-t-il dans le cycle de l'escalade verbale inauguré par le pouvoir Ouattara ? Wait and see.

23 février 2012

Les juges de la CPI élargissent le cadre temporel de l’enquête pour inclure la période allant de 2002 à 2010

Communiqué de presse: 23.02.2012

Côte d’Ivoire: Les juges de la CPI élargissent le cadre temporel de l’enquête pour inclure la période allant de 2002 à 2010

CPI.jpg

ICC-CPI-20120223-PR768

Le 22 février 2012, la Chambre préliminaire III de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé d’élargir son autorisation d’enquêter sur la situation en Côte d’Ivoire pour inclure les crimes relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis entre le 19 septembre 2002 et le 28 novembre 2010.

La Chambre a considéré que les événements violents survenus en Côte d'Ivoire pendant cette période (y compris ceux qui auraient eu lieu depuis le 28 novembre 2010) doivent être traités comme une seule situation dans laquelle une crise continue, impliquant une querelle politique prolongée et une lutte pour le pouvoir, a mené aux événements sur lesquels la Chambre a déjà autorisé l’ouverture d’une enquête. En se concentrant sur les exemples les plus significatifs d’incidents, la Chambre a conclu qu’il y a une base raisonnable de croire que des crimes de meurtre et de viols, qui pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, auraient été commis au cours de ces événements.

La Chambre avait, le 3 octobre 2011, fait droit à la requête du Procureur aux fins de l’ouverture d’une enquête sur les crimes présumés relevant de la compétence de la Cour, qui auraient été commis en Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010, ainsi que sur les crimes qui pourraient être commis dans le futur dans le contexte de cette situation. Dans cette décision, la Chambre préliminaire III, composée des juges Silvia Fernández de Gurmendi (juge présidente), Adrian Fulford et Elizabeth Odio Benito, avait demandé au Procureur de lui fournir toute information supplémentaire à sa disposition sur des crimes qui pourraient relever potentiellement de la compétence de la Cour et qui auraient été commis entre 2002 et 2010. Le Procureur a fourni des informations supplémentaires le 4 novembre 2011.

Decision on the "Prosecution's provision of further information regarding potentially relevant crimes committed between 2002 and 2010"


Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, Porte-parole et Chef de l’Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au  +31 (0)70 515-9152 ou +31 (0)6 46448938 ou à l’adresse fadi.el-abdallah@icc-cpi.int.

Les activités de la CPI peuvent également être suivies sur YouTube et Twitter

SOURCE.

"Même s’il est provisoirement bafoué, le bon droit sera plus fort que le mal triomphant.

Je crois que, même au milieu du fracas des mortiers et du sifflement des balles, il y a place pour l’espoir de lendemains plus lumineux. Je crois que la justice blessée, gisant inerte dans les rues ensanglantées de nos nations, couverte de poussière et de honte, peut encore être relevée pour régner en souveraine suprême sur les enfants des hommes."

Martin Luther King

11 avril 2011

liberation.fr: Sur le Net, pro et anti Gbagbo continuent l'affrontement

Quelques heures seulement après l'arrestation de Laurent Gbagbo à Abidjan, les commentateurs citoyens s'affolent sur la toile. «Soulagement», «espoir», «victoire». Sur le site de microblogging Twitter, les messages de joie s'enchaînent. Depuis 16h, on dénombre en moyenne une cinquante de tweets par minute comportant le hashtag #civ2010, créé au lendemain des élections ivoiriennes afin de rendre compte des affrontements. «Cette arrestation est la vôtre, bravo à tous !», lance l'homme politique ivoirien @ALAINLOBOG aux partisans d'Alassane Ouattara, quelques minutes après l'arrestation. Pour l'Ivoirien @kevariste225, cet événement doit dépasser les frontières de la Côte d'Ivoire, et être un «signal fort à tous les dictateurs».

Vivement commentée, la vidéo de l'arrestation circule en masse sur le web. Sites d'information, blogs et réseaux sociaux relaient en permanence les images tournées par TCI, la chaîne de télévision ivoirienne pro-Ouattara. On y voit l'ancien président contraint d'enlever une partie de ses vêtements.

Après l'avoir visionnée, de nombreux internautes s'indignent. «Un peu de respect quand même, c'était un chef d'Etat !», proteste @AmaraCiz sur Twitter. Comme beaucoup, @SirNino compare ces images à celles des arrestations de Ceaucescu et Saddam Hussein. «J'y ai direct pensé», commente-t-il.

«C'est un fait de guerre»

Du côté des partisans de Laurent Gbagbo, c'est le sceptiscisme. Cet après-midi, l'auteur du blog Afrohistorama criait à l'intox, refusant de confirmer l'arrestation sur son site :

intox.jpg

Mais le choc a vite laissé place aux accusations visant la France. Sur Twitter, @prettynancyk citait le nom d'un «nouveau département français» nommé Côte d'ivoire. Le blogueur Claudius va plus loin. Selon lui, Laurent Gbagbo aurait été kidnappé par les forces armées françaises, et non pas arrêté selon les règles. «Les militaires français ont commis un putsch : c'est un fait de guerre, non pas un acte de police ni de justice», écrit-il. Une manoeuvre commandée par «Sarkozy 1er, roi de France», dans le but de garder la main-mise sur le pays. Conclusion : «Laurent Gbagbo est, selon la constitution ivoirienne, le président en exercice.»

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Cette lutte virtuelle entre pro-Gbagbo et pro-Ouattara n'est pas nouvelle. Les réseaux sociaux étaient l'une des armes favorites de Laurent Gbagbo depuis les élections de décembre. En témoigne sa page Facebook, qui regroupe 35 000 fans, tandis que celle de son rival Alassane Ouattara en compte seulement 4 800. Pour la journaliste Nora Ansell-Salles, «Beaucoup de haine s'est exprimée sur les réseaux, ce qui a contribué à la radicalisation de l'opinion. Tous les Ivoiriens ont dû choisir leur camp.»

A présent, une question se pose sur tous les claviers : et maintenant ? «Gbagbo arrêté : le plus dur commence ?», questionne @LouisGerm1 sur Twitter, alors que @R2D2V3 prévient: le chemin vers la paix sera long.

SOURCE: liberation.fr