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23 octobre 2012

Guillaume SORO organise son OPA sur les médias sociaux Ivoirien.

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Il est communément dit et à juste titre que les médias représentent le "Quatrième Pouvoir" ; soit ! Mais après avoir vue la fille et accessoirement conseillère particulière et chef de cabinet par Intérim de la Présidente des États Unis d'Amérique "coucher" avec un journaliste pour étouffer une affaire dans un film de fiction, je me dis qu'il faut revoir ce classement et faire passer le pouvoir des médias à un niveau plus élevé dans cet échelon.
Aussi, incontestablement et quelque soit le rang des médias au niveau de leur influence sur le pouvoir d'état, INTERNET est en train de prendre (sinon a pris) le pouvoir sur tous les autres médias conventionnels. Et cela, le chef de guerre, secrétaire général des Forces nouvelles, ministre d’état, premier ministre et maintenant président de l’assemblée Nationale Guillaume Kigbafory Soro et son ‘commando’ du MPCI (Mouvement patriotique de Cote d’Ivoire : rébellion armée) semblent l’avoir bien compris.

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L’arrivée fracassante de Guillaume Soro sur les plates formes virtuelles (site web, facebook, twitter, Google +, youtube, etc…) n’est pas fortuite. Elle répond à l’ambition exponentielle de Soro et des ses hommes du MPCI qui préparent déjà « leur » après Alassane Dramane Ouattara face au clan Hamed Bakayoko. Ce filon a été vraisemblablement mis en éveil aux yeux de Soro par l’Adjudant Antoine Beugré le porte parole de la rébellion armée de 2002 – Adjudant Antoine Beugré devenu Alain Lobognon et Ministre de la Promotion de la Jeunesse et du Service Civique dans les gouvernements SORO puis AHOUSSOU sous Ouattara est sans aucun doute le « Monsieur Internet » de cette présidence. Entre excès de zèle, dérives langagières et autres menaces contre ses détracteurs et adversaires, Lobognon se sera toutefois imposé par sa présence (quelques fois de trop pour ses collègues « ministres ») mais surtout par sa grande réactivité.

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Il a maintenant pour alter ego Guillaume Soro qui lui a emboité le pas et qui s’implante solidement sur l’espace qu’il peut bien s’accaparer sur le terrain de cette révolution numérique.


L’arrivée « tardive » de Soro dans le monde des médias sociaux est un avantage au vu de ses attentes ; sur l’autoroute de l’information, il ne commettra certainement  pas les erreurs de Lobognon ou de Sidiki qui ont perdu tant de plumes dans la confrontation en ergotant très souvent en dépit de leurs nouveaux status qui ont du mal à camoufler leurs personnalités intrinsèques de rebelles à l’état de droit. S’entourant d’une équipe de « Community Manager », Guillaume Soro mène sa campagne de « e-reputation » ; le caméléon a pour objectif à court terme de se défaire des pigments de « chef de bande armée » qui lui colle à la peau. Astucieusement et avec beaucoup de tact, Soro trompe, appâte et achète tous blogueurs, activiste ou entrepreneur du web qui veut bien lui vendre son âme en participant à sa mue à partir de l’image.
Pour entrer de plain-pied dans l’univers de la communication politique et sociale sur internet, le 30 mars 2012 Soro organise « séance de formation avec ses collaborateurs (son équipe de communication officielle) sur l’utilisation de l’Internet en général et des réseaux sociaux en particulier ». 

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Puis pour l’anniversaire de ses 40 ans, Guillaume Soro se paye le luxe d’organiser une fastueuse cérémonie spéciale dite « Soirée à des amis et sympathisants de Président de l’Assemblée Nationale sur les réseaux sociaux ».

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Ce contact direct avec les internautes ivoiriens est une aubaine pour tenter d’humaniser « l’acteur » qui campe bien sont rôle dans lequel il se veut être « le jeune et accessible Golden-Boys de la politique Ivoirienne ».
Pourquoi cette dévotion subite pour le web ? Le chef de guerre Soro semble y avoir trouvé le « Saint Graal » ou « la pierre philosophale » qui ferra de lui le modèle de politicien qu’il n’a jamais été.

Le 10 Juillet 2012 sur rfi, répondant  à une question du journaliste Alain Foka portant sur une ‘nouvelle’ tentative de putsch en Côte d’Ivoire, le putschiste de 2002 à 2011 répond : « […] la culture démocratique, l’éveil des consciences des populations - avec les réseaux sociaux tels que Twitter, Facebook , l’enracinement de la démocratie sont inexorables. On ne peut pas faire machine arrière. » Oui, c’est bien Guillaume Kigbafory Soro qui parle là - il aura donc fallu facebook et twitter pour lui rappeler l’existence de la démocratie Ivoirienne acquise par le FPI de Laurent Gbagbo en 1990 après deux décennies de lutte non armée. Il aura fallu l’émulation d’internet pour certainement éveiller la conscience de Guillaume Soro après le 11 Avril 2011 et l’aboutissement de la guerre des peuples nordiques contre les institutions de la république de Cote d’Ivoire. Apparemment, Soro ne saurait pas que facebook et twitter existaient avant qu’il ne soit téléporté Président de l’Assemblée Nationale pour le satisfaire de sa part de l’agonisant éléphant Ivoirien.


Dans sa tentative visant à exécuter son OPA sur l’espace web Ivoirien et ainsi conforter cette vil notoriété qui avec le temps finira par édulcorer son image de chef rebelle sanguinaire, Soro a en face de lui une redoutable armée de patriotes ivoiriens et véritables démocrates cyber-activistes. Il la craint cette entité qui est le dernier rempart des Ivoiriens face au musèlement des médias dans cette Cote d’ Ivoire du règne des armes et de la violence sans bornes ; et pour une fois il a bien raison en dépit des fadaises avec lesquelles il la décrit.

« Je connais le FPI et les animateurs du FPI. Et je sais qu’ils ont des officines d’intoxication, de fabrication de rumeurs. Ils ont créé plein de sites internet pour perturber la paix en Côte d’Ivoire mais ils ne réussiront pas à nous embarrasser.» arguait il au Micro de Alain Foka. C’est incontestablement l’hôpital qui se moque de la charité. De quelle « paix » parle Guillaume Soro ? Visiblement il nous faut un « dictionnaire dozo » pour connaitre une autre étymologie du mot « paix ». Soro espère juste qu’on lui « foute la paix » en observant un mutisme coupable malgré les abus de ce pouvoir dictatoriale dont il est en ce moment le second personnage.

Toutefois, dans sa guerre de chiffonnier au niveau du positionnement pour une hypothétique  succession à Alassane Dramane Ouattara au niveau de l’organisation du RDR, Guillaume Soro marque des points avec ces vitrines réactives qu’il s’offre sur les réseaux sociaux qui de plus en plus ont un impact réel dans l’espace physique.  L’OPA de Guillaume Soro trouvera  certainement preneur au niveau des affidés de la rébellion armée que sont les militants du RDR, mais jamais au niveau des Patriotes Ivoiriens. Il serait utopique et illusoire qu’il puisse espérer phagocyter ou éteindre la voix de la résistance. Un system de communication efficient ne se nourrit pas d’argent et de propagandes mensongères ; il vit de valeurs, d’analyses judicieuses, d’idéologie et de vérité. Soro Guillaume perdra cette bataille du web et encore plus sur le terrain de la réalité politique en Cote d’Ivoire face aux patriotes Ivoiriens et démocrates du monde.


Claudus Kouadio

15 mai 2012

BEN SOUMAHORO ATTAQUE « RFI, ALAIN FOKA ET LA BIAO-NSIA »

Je vis dans un pays anglophone où la source la plus importante d’informations internationales reste Radio France Internationale (RFI), radio officielle de la République française et voix officielle incontournable de la France dans le monde. Les prises de positions de cette radio aux ordres de la République et du gouvernement français sont parole d’évangile pour la plupart des francophones du monde qui finissent par trouver leur compte dans ce qu’on peut appeler sans risque de se tromper de la propagande néo-colonialiste.

 

Radio France Internationale est assurément un instrument de protection de l’influence Française dans le monde sans compter son rôle touchant directement à la défense nationale dans les cas d’implication du gouvernement Français dans des conflits comme ceux du Tchad, de la Lybie, de la Côte d’Ivoire et bientôt du Mali et de la Guinée Bissau par le truchement de son bras armé la CEDEAO. Chacun sait ici et là bas, que la radio Française, comme un appui aérien nécessaire aux fantassins et autres marsouins est une puissante arme de destruction mentale et de déstabilisation des Etats (notamment Africains) qui ont la malchance de se trouver dans le collimateur de la diplomatie agressive et déraisonnable de la France. Il ne faut pas s’y tromper. La puissance de cette diplomatie interventionniste et destructrice d’unités nationales en Afrique repose essentiellement sur la puissance des émetteurs de la ‘’radio mondiale’’. Dès lors, il appartient à chacun de comprendre qu’il est nécessaire que cet instrument de ‘’guerre psychologique’’ d’un autre temps soit entouré de toutes les attentions par le pouvoir Français qui a choisi ce type de coopération avec les pays anciennement colonisés, plutôt que d’aider ces derniers à bien s’équiper pour mieux répondre aux besoins de leur population en matière de communication. L’objet de cette note n’est pas de critiquer RFI en tant que telle, encore que cela ne manquerait ni d’intérêt, ni de raisons mais de relever quelques incongruités du fonctionnement de la Maison du 116, Avenue du Président Kennedy à Paris.

 

La direction de RFI appelle chaque matin les auditeurs de tous les Mondes à se pâmer devant la compétence, le savoir, l’intelligence et le professionnalisme de milliers de correspondants polyglottes dans le monde, qui sont autorisés à donner des leçons dans tous les domaines et à tous les peuples de la terre. Entre le facétieux Juan Gomez qui s’accorde plus de temps qu’à ses interlocuteurs à l’antenne et qui se permet de couper sans ménagement tous ceux qui ne vont pas dans le sens des instructions qu’il a reçues de ses ‘’red-chefs’’ et Christophe Bouabouvier dont les invités ne sont pas forcément les plus proches de l’actualité, ni même les mieux indiqués pour servir véritablement cette actualité, il y a des personnages d’un type nouveau que la Radio Mondiale a décidé de recruter pour se donner bonne conscience et pour sans doute satisfaire un besoin politique de discrimination positive galopante en France mais qu’aucun pays Africain ne réclame à l’ex puissance colonisatrice. Parmi ces nouveaux rois de l’antenne de RFI, le prolifique, l’éclectique et le fumeux Alain Foka détenteur de plusieurs types d’émissions allant du magazine à la chronique historique en passant par des grands reportages inclassables et des interviews de Chefs d’Etats d’Emirats pétroliers d’Afrique dont la générosité est bien connue sur le continent. Le talent et le professionnalisme de Mr Alain Foka ne sont pas mis en causeC’est son activité débordante et trop voyante dans des domaines qui partent de l’audiovisuel au commerce international qui intrigue plus d’un.

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En dehors de ce qui est visible et évident, comment RFI peut-elle expliquer que Mr Alain Foka s’arroge des initiatives du type ‘’coffret des grands hommes d’Afrique’’ dont il se trouve être le principal animateur, le représentant de commerce et le distributeur agrée sous l’autorité déclarée de la Radio Française. Comment expliquer d’autre part l’activité commerciale d’une radio entièrement financée par le contribuable Français, activité qui concurrence et s’oppose à l’existence et au développement de l’entreprise privée.

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La vocation de RFI est telle de fabriquer des coffrets de CD, de les distribuer elle-même sous son label, à un prix exorbitant et de se payer le luxe de les faire financer par un sponsor privé ? On sait par ailleurs que les tournées de promotion de cette activité commerciale plutôt suspecte sont prises en charge par le sponsor qui se trouve être la BIAO-NSIA. Cette affaire pose à chaque homme du monde, un problème éthique qui vient de vous être exposé. Que RFI et BIAO décident de faire commerce en dehors et au dessus de toutes les règles établies par leurs statuts est leur problème et le problème des contrôleurs d’Etat Français. Mais qu’un journaliste exerçant à temps plein son métier sur une chaîne de ce type, se transforme en recherchiste de sponsor et distributeur de produits dérivés de la chaîne sur tout le continent Africain, pose à l’évidence un problème de déontologie. Tout le monde sait et la Direction Générale de RFI sait que le financier des coffrets de CD des grands hommes de l’Afrique est le Président du groupe de banques et assurances BIAO-NSIA de Côte d’Ivoire. Tout le monde sait également que ce curieux partenariat Sud-Nord n’a été possible que grâce à l’extraordinaire entregent de Mr Alain Foka, ami personnel du PDG de BIAO-NSIA Mr Diagou Kacou Jean.

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A ce stade des choses, la Direction Générale de RFI pourrait rétorquer qu’il n’y a pas de quoi ‘’fouetter un chat’’. Soit. Mais comment la Direction Générale de RFI explique t-elle que le même Alain Foka soit à la fois journaliste, chroniqueur historique, grand reporter, interviewer émérite à RFI, accessoirement vendeur de cassettes pour RFI et Directeur de la communication du groupe BIAO-NSIA, rémunéré à grands frais en tant que cadre salarié de cette entreprise Ivoirienne compromise avec RFI dans des activités commerciales frisant le délit d’initiés. Comment peut-on croire qu’un tel laxisme n’implique pas d’autres responsables dans la hiérarchie de la Radio Mondiale ? Les rétrocommissions étant une pratique courante exercée au plus haut sommet de l’Etat Français Sarko-Balladurien, qui peut empêcher RFI, d’user sans modération de cette excuse ?

 

J’entends d’ici quelques responsables grincheux et probablement coupables de RFI s’indigner : De quoi se mêle t-il celui la ? Oui certes, de quoi je me mêle ? Je me mêle uniquement de ce qui me regarde. D’abord, auditeur de RFI je me considère comme un sociétaire obligé de la Radio Mondiale, parce que je n’ai pas le choix là où je réside aujourd’hui. Ensuite, je vous prie de croire que j’ai eu le privilège d’exercer ce métier magnifique pendant plus de 40 années dans mon pays la Côte d’Ivoire. A ce double titre, il m’insupporte de voir et même de subir des dérapages du type : Alain Foka /RFI /Diagou Kacou Jean-BIAO-NSIA. SANS APPEL D’OFFRES ET AVEC DES DESSOUS MALSAINS.

 

MAMADOU BEN SOUMAHORO

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EX-DEPUTE DE LA REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE