topblog Ivoire blogs

10 novembre 2009

LES MALADES MENTAUX EN COTE D’IVOIRE : PARIAS DE NOTRE SOCIETE.

Article premier de la déclaration universelle des droits de l’homme : Tous les hommes naissent libres et égaux du point de vue de leur dignité et de leurs droits, et comme ils sont dotés par la nature de raison et de conscience, ils doivent se conduire fraternellement, les uns envers les autres.

Une maladie mentale est une affection qui perturbe la pensée (donc la raison et la conscience), les sentiments ou le comportement (donc la capacité à se conduire fraternellement) d'une personne.

La question que je pose ici est de savoir qui du malade mentale et de l’homme en parfaite santé ne respecte pas la déclaration universelle des droits de l’homme dans notre pays ?

Il est clair que la bonne réponse saute aux yeux au vue de la manière dont les « fous » sont traités, maltraités je devrais dire…

Avec l’unique hôpital psychiatrique de Bingerville pour tous les malades mentaux du pays, il est évident que le premier problème est celui du manque d’infrastructure d’accueil.

Viens ensuite l’aspect socioculturel et la vision du malade mental dans notre pays : un véritable mur de béton armé se fige entre les deux mondes.

On les trouve sales, répugnant, dangereux…

C’est tellement abject de compter un « fou » dans sa famille qu’on est prêt à tous pour ne pas encaisser cette terrible humiliation :

- certains sont enchainés comme des bêtes et enfermés loin des yeux indiscrets,

- d’autres sont abandonnés loin de leur lieu de résidence et condamné à errer,

- les moins chanceux sont tués.

Dans les rues d’Abidjan, quelques soit le quartier, croiser un malade mental en se baladant est de l’ordre de la routine. Il faut tout simplement espérer ne pas se retrouver nez à nez avec un qui soit potentiellement violant.

Il va falloir très sérieusement commencer à réfléchir sur ce sujet…

Images de quelques malades mentaux croisés ça et là à Abidjan:

Photo 005.jpg
Son chez lui
Photo 007.jpg
Il fait Pipi dans un sachet plastique avant de le jeter dans le caniveau juste devant lui

 

Photo 015.jpg
Je passe là tous les matins et je l'y trouve: ces derniers jours je lui offre un beignets en passant

03 novembre 2009

LES RISQUES DE L’ACCULTURATION MASSIVE DE L’AFRIQUE NOIR

Black Power, Fier d’être Noir, Négritude…

Black Power Fist.jpg

Superlatifs, Slogan et Idéologie noir… devenu leitmotiv Noir Africaine au fil des années relativement aux tristes souvenirs ou vécus tels que la traite des noirs et l’esclavage, la colonisation ou la ségrégation dans certains pays.

Je cogite, je m’interroge et je ne trouve plus la place, ni le bien fondé de l’utilisation de ces expressions comme abris ou mieux, comme bouclier quand on se sent acculé par l’occident tant notre Afrique Noir à perdu son essence culturelle et son authenticité.

Ma démarche ne consiste pas à comparer des cultures ou des modes de vie encore moins à en choisir une. Tous simplement je veux attirer votre attention sur un constat tellement en première ligne qu’on n’y prête pas attention : Notre sournoise mais massive et dangereuse acculturation.

Comment saluez-vous vos proches le matin ? lol

Regardez autour de vous… Faites seulement le bilan d’une journée de votre vie familiale du réveil au coucher.

Soyez pointilleux et passer tous au crible, comment parlez vous , ce que vous dites, ce que vous voyez, ce que vous sentez, ce que vous touchez, ce que vous buvez, ce que vous mangez, ce sur quoi vous vous asseyez …tous…

Quand vous aurez fini, faites une petite statistique et déterminez le taux d’Africanité de votre journée. Si vous atteignez 20 %, alors votre résultat est l’un des meilleurs.

Recommencez à souhait ce petit test et reportez votre meilleur résultat sur plusieurs années mais surtout son incidence sur votre progéniture et dites moi si vos enfants pourront apprendre votre langue à vos petits enfants : chose peut probable vue que certains parmi nous parle mal ou même pas leur langue .

Je me demande ce qui va se passer si l’un des rares peuples à ne pas avoir sa propre écriture se retrouvait dans deux siècles dans la situation ou il ne communiquerait qu’a travers une langue étrangère, la langue des autres.

C’est le cas aujourd’hui des fils et filles d’Afrique aujourd’hui Noir-Américain suite à la traite-negrière. Au fil des ans l’Africanité de ces hommes et femmes partis pour le nouveau monde s’est effrité jusqu'à sa disparition quasi-totale. Ils ont fini par se fondre dans le moule de leur nouvelle patrie laissant derrière eux ce passé pesant. Ils sont Américains et le thème Afro-Américain disparaitra bientôt.

C’est bien de s’ouvrir sur le monde et de greffer dans notre quotidien des habitudes venues d’une autre culture mais n’oublions pas l’essentiel, n’oublions pas qui nous sommes et surtout pensons à nos générations futurs.