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14 janvier 2014

Troisième pont Henri Konan Bédié /Péage : 750 FCFA par passage arrêté par Socoprim

pont Henri Konan Bédié, Socoprim, Gbagbo, Bouygues, Ouattara

" Troisième pont Henri Konan #Bédié /Péage : 750 FCFA par passage arrêté par #Socoprim… " au lieu des 700 FCFA que le du RDR avait annoncé 'faire' réduire à moins de 200 FCFA. La vérité est que ce pont est une nouvelle propriété privé de la France en Côte d'Ivoire, et c'est elle qui fixe les règles du jeu. Montant global pour le financement du projet annoncé: 165,100 Milliards FCFA . " La contribution ivoirienne s’élève à 50 milliards Fcfa, tandis que les bailleurs de fonds soutiendront le projet à hauteur de 105,100 milliards Fcfa." Mais ce n'est pas lorsque Ouattara emprunte 100 Milliards de CFA au Congo que la Côte d'Ivoire peut payer ces 50 milliards. "Selon Olivier Bonnin, Pdg de la Socoprim, la société concessionnaire, cette infrastructure routière sera à péage et coûtera 750 FCFA par passage aux automobilistes. Il sera exploité sur 30 ans (OUI... 30 ANS) avant de devenir entièrement la propriété de l’État de Côte d’Ivoire."

Et pendant ce temps Ouattara raconte qu'il est en train de construire un pont pour aider les Ivoiriens: NON... il a juste offert une opportunité juteuse à ses 'copains' pour faire 'saigner' nos compatriotes. - Certains disent: " Mais personne n'est obligé d’emprunter ce pont ". Oui... mais observez ! Une fois ce pont terminé, ils trouveront un truc pour obliger les automobilistes à passer sur ce pont comme on passe dans une trappe à souris: révision ou je ne sais quoi de l'un des deux autres ponts - vous verrez bien un truc. 750FCFA par passage pour un poste de péage AU BEAU MILIEU DU CENTRE VILLE ? Et pourtant avant L’ÉCONOMISTE Ouattara, l'historien Gbagbo avait trouvé le moyens de faire construire ce pont avec des fonds de l’État et la gratuité du passage. Pour cela aussi il fallait lui jeter des bombes Françaises et l’emprisonner. Finalement ce que l’Économiste économise le moins, ce sont les résidus d'intelligence qu'il a encore, juste pour donner vie au terme intelligence en ce qui le concerne. Ce n'est pas pas de la simple incompétence mais de la pure méchanceté.

--- LES ARGUMENTS DE SOCOPRIM: [ Péage ]

Le pont Henri-Konan Bédié est un pont à péage. Le montant des péages sert en priorité à entretenir l’ouvrage, et ensuite à rémunérer les emprunts et financements privés qui ont servi à le construire. Il a été calculé pour que le choix de prendre le pont reste économiquement attractif, compte tenu des économies de carburant que le pont permet. Le péage sera différent suivant les catégories de véhicules. Des abonnements à tarif réduit seront à la disposition des usagers fréquents ; ces abonnements permettront une perception électronique sans contact accélérant le passage des abonnés.

08 avril 2011

Crise Ivoirienne ou comment l'ONU prend la démocratie en otage: L'ONU discrédité

 

183126_107027429377707_100002113518444_66883_1817486_n.jpgCe jeudi 7 Avril aux Nations Unies, le débat à propos de la Côte d’Ivoire fut pour le moins confus, épiloguant entre un supposé martyr de Laurent Gbagbo jusqu’à son éventuel soutien par l’Angola et même par un des cinq membres permanents du conseil de sécurité, en passant par le désaccord de l’Afrique du Sud qui a dit envoyer 100 soldats des forces spéciales en Côte d'Ivoire.

Des questions embarrassantes ont ainsi été posées à Martin Nesirky, porte parole de Ban Ki-moon, à propos de l’article du Canard Enchainé mentionnant que la France a armé les forces de Ouattara, auxquelles il avait été permis de vendre de l’or pour acheter des armes en violation de l’embargo. Nesirky a refusé de répondre au sujet de cette violation de l’embargo. Cet article évoquant par ailleurs le mitraillage d’un supermarché de Cocody par les hélicoptères de l’ONU ou de la Force Licorne, Nesirky a dit que l’ONU avait agit par légitime défense et pour neutraliser des armes lourdes. Le porte parole des nations unies n’a pas répondu quant aux fournisseur d’armes toutes neuves au profit de Ouattara.

De retour de Duékoué, Valérie Amos, secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, a été interpellée sur les critiques envers les casques bleus pour ne pas y avoir protégé les civils, ainsi que sur les allégations de Yousoufou Bamba, ambassadeur de Ouattara, mettant en doute l’impartialité de l’ONG Caritas qui a évalué le nombre de victimes à environ 1000 morts, au motif que cette ONG serait pro-Gbagbo. Valérie Amos a simplement répondu de demander les chiffres à Caritas, ONG avec laquelle travaille l’ONU, évacuant toute critique à l’encontre du clan Ouattara et des casques bleus.

La supposée partialité de Caritas avait aussi été évoquée par Ali Coulibaly, ambassadeur de Ouattara à Paris, sous prétexte que cette ONG est affiliée à l’Eglise Catholique qui n’avait pas unanimement reconnu Alassane Ouattara vainqueur des élections. On serait donc en droit de s’interroger sur la partialité deHuman Rights Watch, ONG qui diabolise le président Gbagbo depuis une dizaine d’années, et financée par le milliardaire Georges Soros à hauteur de 100 million de dollars depuis dix ans. En effet, Georges Soros a aussi financé la campagne électorale d’Alassane Ouattara auquel il a même offert un jet privé baptisé « RHDP Solution », ce qui jette un doute sur l’impartialité de HRW en ce qui concerne la Côte d’Ivoire. Cela n’a pas empêché Valérie Amos, forte de sa grande expérience politique, d’évoquer l’importance de l’indépendance du travail humanitaire.

La baronesse Valérie Amos, ancienne secrétaire d’état aux Affaires Etrangères britannique, anoblie par Tony Blair, a été nommée à ce poste aux Nations Unies par Ban Ki-moon le 1er Septembre 2010, ce qui avait soulevé un tollé car cette nomination était bien plus politique que technique. En effet, à son poste de secrétaire d'Etat, la baronne Amos avait été impliquée dans le dossier irakien. Alors que Washington et Londres tentaient d'obtenir une majorité au conseil de sécurité de l'Onu en faveur d'une seconde résolution légitimant une action militaire en Irak, Mme Amos avait été dépêchée au Cameroun, en Guinée et en Angola pour convaincre ces membres indécis du conseil de se rallier à la politique américano-britannique. Une expérience définitivement plus militaire qu’humanitaire !

Est-ce par manque d’expérience qu’il y a quelques temps, Valérie Amos avait dit ne pas avoir entendu parler du manque de médicaments dû à l’embargo décrété par l’Union Européenne sur le port d’Abidjan ? Les conséquences de cet embargo sont pourtant tragiques, dont 21 morts en moins d’une semaine par manque de kit de dialyse. L’UE était alors parfaitement consciente de son crime humanitaire puisque le 10 févriers, les commandes de produits pharmaceutiques en provenance de l’Europe avaient été détournées vers le port de Dakar ! Voilà de quoi discréditer l’ONU, pour arracher définitivement le dossier ivoirien des mains de Choi et Ban Ki-moon.

 

Source

07 avril 2011

Comment Sarko et des barbouzes ont préparé l’offensive contre la Côte d'Ivoire

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L’entrée en guerre de la France contre la Côte d'Ivoire, le 04 avril, a sonné comme une   revanche personnelle de Sarkozy. Avec la bénédiction de l’Onu, Paris n’a  laissé à personne d’autre le soin de bombarder la présidence ivoirienne  ainsi qu’un camp militaire qui abritait   aussi des familles. Depuis plusieurs semaines, en Conseil des  ministres comme en privé, le chef de l’Etat ne décolérait pas contre  Gbagbo, « le dictateur sanglant de Côte d’Ivoire ». Au point de   s’avouer, le 5 avril, « à bout de patience ».

L'empereur  Sarkozy en veut personnellement au président Gbagbo dépuis que  celui-ci, en décembre 2010, après   la victoire, proclamée par l’ONU, de son ami Ouattara, le président  français, impérial, avait ignoré royalement son ultimatum donné quarante  huit heures pour quitter le pouvoir. Cela fait plus de   quatre mois qu'il est toujours au pouvoir.

Or Sarko avait beaucoup misé sur ce scrutin pour rehausser une cote fort dévaluée sur le continent.

N’était-il pas accusé de perpétuer la « Francafrique », ce système affairiste favorisant des groupes amis tels que Bouygues, Boloré, Veolia ?

Mais, après l’échec de son ultimatum ivoirien, le Président révise subitement ses positions et adopte un profil bas. Affirmant à la presse que « l’ancienne puissance coloniale n’était pas la mieux placée » pour intervenir.

En janvier, devant l’Union africaine, il ose même affirmer : « La France ne veut donner de leçons à personne ». Il faut dire que les événements de Tunisie, d’Egypte ou de Syrie n’ont guère fait briller la diplomatie tricolore.

La  campagne (aérienne) de Libye, pour laquelle Sarko a obtenu le droit  d’ouvrir le feu le premier, a   réveillé ses ardeurs belliqueuses. Selon plusieurs témoignages  d’officiers supérieurs au « Canard », la France a appuyé la conquête du  sud du pays par les forces de Ouattara. L’un d’eux, proche de   l’Elysée, se félicite de « notre efficacité dans l’organisation de la  descente sur Abidjan ».

Il  est vrai qu’en moins de quatre jours, les forces républicaines de Côte  d’Ivoire (FRCI) ont parcouru, sans grande résistance, la moitié du pays. Un autre galonné, membre  des services de renseignement, confie : « On a fourni des conseils  tactiques au Frci », mais aussi « des munitions et des Famas (fusils d’assaut). »

BARBOUZES AUX PREMIERES LOGES

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De  son côté, le contingent militaire français est porté , le 04 avril à  1700 hommes. Les 900 hommes du   dispositif permanent Licorne ont été notamment renforcés par des Rambo  de la Direction des opérations (ex-Service action) de la DGSE et des  Forces spéciales.

Quelques-uns,  parmi ces derniers, se sont retrouvés en contact direct avec  l’entourage de Ouattara. A   19H30, quatre hélicos Puma, soutenus par des MI24 de l’Onuci,  commencent leur pilonnage, frappant au passage des objectifs aussi  "stratégiques" que le CHU de cocody et de treichville et un supermarché du quartier de Cocody.

Pour la seconde fois en sept ans, « l’ancienne puissance coloniale » bombardait des soldats et des populations civiles ivoiriennes.

ARMEMENT A PRIX D’OR

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Cet héroïque canardage, qui selon l’Elysée, laissait entrevoir une reddition rapide de Gbagbo, risque   pourtant de laisser des traces profondes. Et une situation difficilement gérable à Abidjan.

D’abord parce que Ouattara pourrait pâtir, dans cette ville majoritairement acquise à Gbagbo, de son image de protégé de la France et des pays riches.

L’armement de ses troupes, son équipement tout neuf ont suscité l’étonnement des ivoiriens.

Si  l’aide du Burkina et du Nigeria est reconnue, d’autres pistes de  financement apparaissent. Selon des     témoignages et des documents obtenus par le « Canard », des proches  de Ouattara ont monnayé, en 2009 et en 2010, d’importantes quantités  d’or volées des mines du Nord.

Plusieurs tonnes ont été acheminées au Ghana voisin sous couvert de véhicules de l’Onu. Puis envoyées, par petites quantités, à Anvers (Belgique) pour y être transformées.

A l’état de poudre, cet or a été négocié à plus de 15000€ le kilo.

L’image  du camp Ouattara – présenté par certains comme l’axe du bien – restera  également entachée par les     massacres commis ces derniers jours. A Duekoué, par exemple,  plusieurs centaines de morts seraient, selon l’ONU et diverses  organisations, surtout imputables aux FRCI, les forces rebelles de Ouattara.

En  contact téléphonique permanent avec Ouattara, Sarkozy, qui prétendait  le soutenir au nom de la protection des civils, devra ramer dur pour faire oublier les exploits de certains chefs de guerre. Et pour transformer cette  intrusion meurtrière en victoire démocratique.

Jean-François Julliard

Source: Le canard enchaîné