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25 avril 2012

Retour d’exil pour Henriette Lagou, Kabran Appiah et Mel Théodore

Ce mardi après-midi (ndlr : hier  après-midi  sur le coup de 14h45, 15H Gmt, les anciens ministres, membres de la galaxie Gbagbo, Henriette Lagou, Kabran Appiah et Mel Eg Théodore, sont rentrés de leur exil ghanéen qui aura duré un an.

Henriette Lagou, Kabran Appiah,Bédié,  CNRD,  RPC,  Raoul Alla,  Mel Eg Théodore, Gbagbo, LMP, FPI, RDR, Claudus Kouadio, le blog de claudus

Accueillis à leur descente d’avion à l’aéroport d’Abidjan par le commandant Raoul Alla, ils se sont aussitôt dirigés vers le salon d’honneur, où durant une petite dizaine de minutes ils se sont prêtés aux questions des journalistes invités à couvrir leur arrivée. Selon les mots du ministre Kabran Appiah, le plus prolixe des trois, leur retour s’effectue dans le cadre du dialogue commencé depuis plusieurs mois. « Il n’y a pas meilleur endroit que chez soi. Nous sommes venus pour continuer le dialogue entamé. »

Selon certaines indiscrétions la ministre Henriette Lagou [ex proche de Bédié, ex présidente du mouvement "deux millions de filles pour Gbagbo", ex présidente du Conseil d'administration de Air Ivoire] transporte dans ses bagages, un nouveau parti politique dénommé le Renouveau pour la Paix et la Concorde, en abrégé le RPC. Les ministres Kabran Appiah et Mel Eg Théodore seraient tous deux membres fondateurs de cette nouvelle structure politique, non affiliée au Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), de la galaxie Gbagbo.

MIS EN LIGNE PAR CONNECTIONIVOIRIENNE.NET LA RÉDACTION · 25 AVRIL, 2012 A 10:10

05 mars 2012

Réouverture des universités : La JFPI monte au créneau

Publié le lundi 5 mars 2012   | L'Inter

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Le président par intérim de la jeunesse du Front populaire ivoirien (JFPI, opposition) est monté au créneau le samedi 03 mars, pour exiger la réouverture des universités publiques, fermées depuis avril 2011 pour réhabilitation. «Nous allons paralyser l’école jusqu’à satisfaction de nos attentes, qui se résument en la réouverture des universités», a menacé Koua Justin, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée au siège du Congrès national de résistance pour la démocratie (CNRD), à Cocody.

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Entouré de responsables de structures d’étudiants d’universités et de grandes écoles, le président intérimaire de la JFPI a annoncé que plusieurs actions d’envergure sont en vue dans les jours à venir, pour «mettre la pression sur le gouvernement à l’effet d’obtenir la reprise des cours incessamment». Selon le leader de la jeunesse du parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, «la question de la réouverture des universités est une de nos priorités». C’est pourquoi, Koua Justin a fait savoir que la JFPI ne laissera aucun répit au chef de l’Etat et au gouvernement, jusqu’à ce que les revendications des étudiants soient satisfaites. «Nous ne pouvons pas être complices de la mort de l’éducation et de l’instruction en Côte d’Ivoire. Nous mènerons le combat jusqu’au bout. Aucun étudiant n’a intérêt à reculer pour ne pas trahir les générations à venir», a-t-il sonné la mobilisation. «Le moment de l’action est proche, et la JFPI va aborder dorénavant avec courage la question de la réouverture des universités», a martelé Koua Justin.

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D’ailleurs, joignant l’acte à la parole, le président par intérim de la JPFI et des leaders de mouvements estudiantins ont annoncé qu’ils tiendront le jeudi prochain, 08 mars, «un sit-in devant la présidence de la République, au Plateau».

Le gouvernement a annoncé, lors de son dernier conseil des ministres le 29 février, la réouverture des universités publiques de Côte d’Ivoire en septembre prochain.
A. A.

19 janvier 2012

Avenir de Laurent Gbagbo, du FPI, de LMP et du CNRD : La guerre de positionnement a « déjà » commencé !

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Les chevaux « favoris » de l’écurie de La Majorité Présidentielle conduite par le FPI sont encore enfermés au fond d’étables dispersées entre la Côte d’Ivoire et la Haye en Hollande. De ces hommes traités comme des bêtes de foire par le régime brutal de Dramane Ouattara, certains ont réussi à prendre la clé des champs en quittant la Côte d’Ivoire devenu pour eux une prison à ciel ouvert ; et pourtant ils ne sont pas pour ainsi dire véritablement sorti de l’ornière car toujours traqués à travers les quatre coins du globe puisque  considérés comme des « mustangs » qui une fois revenus sur les pistes du jeu démocratique, pourraient être de véritables « outsiders » imprévisibles.

Dans le même temps, nombreux sont les « jockeys » du FPI, de LMP et du CNRD déjà positionnés sur les pistes de « l’hippodrome » du jeu politique Ivoirien. S’affublant de leurs combinaisons en coton de mauvaise qualité, ils se précipitent déjà sur le champ de course avant même d’avoir sorti les chevaux qu’ils devront prendre le temps de soigner et ferrer avant d’espérer les monter pour la compétition qui s’annonce rude face à un adversaire qui se montre le moins malléable possible tel le cheval le plus rétif qui existe.  Tentent-ils de garder sous le boisseau les leaders politiques pour qui ils « prétendent » se battre en se marchant ainsi sur les pieds ?

D’Abidjan à Paris en passant par Accra, le spectacle auquel il nous ait donné d’assister est autant affligeant que désespérant.  Plus un mois ne passe sans qu’un conflit interne ne fasse les choux gras du web et de la presse Ivoirienne qui raffolent de cette guéguerre à répétition dont les conséquences pourraient être irréversibles tant les positions sont aussi radicales que tranchées : des blocs se créent et s’affrontent en sourdine ou par médias interposées en oubliant « l’adversaire » commun qui les considèrent tous comme des « ennemis » et les traitent ainsi quand l’occasion lui ait donné.  Dans cette sorte de conclave où s’exposent de nouveaux matamores, chacun met en avant sa gloriole et revendique la place de Khalife à la place de Laurent Gbagbo lui-même. L’héritage du père de la démocratie Ivoirienne est ainsi proposé à vil prix à des enchères ouvertes à tous, même à de probables déstabilisateurs encore volontairement sous l’éteignoir, et cela du vivant de Laurent Gbagbo qui n’a pas encore tiré sa révérence de la scène politique.

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Ils sont nombreux les pourfendeurs de l’attitude de ceux qui sont censés mener en première ligne la lutte pour la libération des cadres de la Majorité Présidentielle et la restauration de la démocratie et la paix sociale en Côte d’Ivoire. Ils sont encore plus nombreux ceux qui commencent à douter de la possibilité de pouvoir y parvenir avec des leaders qui n’ont apparemment d’enjeu que leurs ambitions égocentriques. Partant de ce constat peu reluisant, la question qui se pose dès lors est de savoir les objectifs de cette lutte dont on ne connait plus les véritables enjeux et objectifs tant ceux affichés sont dévoyés au profit d’une lutte de positionnement interne où les leaders se combattent  comme des chiffonniers à tous les niveaux.

Où en sommes-nous ? Mais d’abord, savons nous vers où nous avions entrepris d’aller ? Où allons nous maintenant et avec qui ? A trop faire un excès répété de zèle, certains, considérés jusque là comme des valeurs sûrs et des têtes de fil, ont plus fait de tort que de bien à eux-mêmes ainsi qu’a l’élan de mobilisation d’ensemble, en prenant des position jugées exsangues et fort mal à propos. Contre eux et implicitement contre la vitale cohésion, des actions de déstabilisation et de diabolisation sont minutieusement organisées et perpétrées dans le but de les mettre hors jeu. Ces pratiques bien que condamnables à plusieurs titres, trouvent des adeptes acharnés, qui oubliant les véritables adversaires que sont la diplomatie Française et le pourvoir préfectorale de Ouattara, concentrent toute leur énergie à prétendument débusquer et détruire des taupes dans leurs rangs au profit du camp qu’ils soutiennent entre les protagonistes se réclamants tous d’être pour la cause du Président Gbagbo et de ses camarades de parti incarcérés en violation flagrantes des lois Ivoirienne.

Dans l’optique d’éviter le pire et des défections gravement handicapantes, il revient à la direction intérimaire du FPI en exercice en Côte d’Ivoire de remettre les pendules à l’heure et de réaffirmer sa position incontestable de proue et de porte flambeau. Courageusement et avec des paroles conciliantes, la Direction du FPI doit parer à ce qui est à l’heure actuelle le plus urgent : « sonner le rassemblement de tous les Patriotes Ivoiriens où qu’ils soient»  autour de valeurs et d’une ligne de conduite commune qu’il lui revient de dicter et d’imposer à tous pour qu’ensemble nous puissions agir de manière plus efficiente.

Que chacun connaisse ses responsabilités, les limites desdites responsabilités, mais surtout, que chacun prenne résolument les responsabilités qui lui incombent et s’y consacre pleinement et avec dévotion.

Hauts les Cœurs !

Claudus Kouadio – Bloggeur – Président des facebookers pour Gbagbo