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23 février 2012

Abel Naki, président du Cri-panafricain: “Notre objectif, faire libérer Gbagbo”

Abel Naki, président du Cri-panafricain: “Notre objectif, faire libérer Gbagbo”


Fondateur des “facebookers pour Gbagbo”, Abel Naki est bien connu des internautes. Après l’arrestation arbitraire de Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011, il a lancé une campagne de sensibilisation tous azimuts sur la toile, et à travers des actions concrètes de mobilisation, pour tenter de dénoncer le complot international contre le leader ivoirien. Abel Naki démontre chaque jour que le président Gbagbo est porteur des espoirs de la Renaissance africaine. Dans l’entretien qui suit, il parle de son mouvement, le Cri panafricain. Il lève le coin du voile sur les actions à venir pour la libération du président Gbagbo.

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Notre Voie : Quelle part a pris le Cri panafricain dans la célébration du 18 février, à la Haye, et que comptez-vous faire, le 18 juin prochain, à l’ouverture de l’audience de confirmation des charges retenues contre Laurent Gbagbo ?

 

Abel Naki : Vous savez, le CRI-Panafricain à tissé une alliance sans condition avec le Front Populaire Ivoirien (FPI), parti politique de celui pour qui nous nous battons depuis plus d’un an. A ce titre nous avons été très impliqués dans l’organisation de la célébration du 18 février dernier à la Haye. Ce fut une vrai réussite, on pourrait dire, du jamais vu à la Haye. Nous avons fait une grande marche dans cette petite ville. Ce qui ne s’était jamais fait auparavant. Les fils et filles de la Côte d’Ivoire sont venus de toute l’Europe pour rendre hommage au Président Laurent Gbagbo. Vous pouvez voir les images sur internet. Les informations qui nous sont parvenues indiquaient que le Président était au courant de notre arrivée et donc il a été placé dans un endroit où il pouvait nous entendre. Concernant les manifestations autour du 18 juin 2012, date de confirmation ou d’infirmation des charges, le CRI-Panafricain a déjà mis la machine en route. Nous avons baptisé ce voyage: «le train de la liberté ». Nous partirons le samedi 16 juin 2012 de la gare du nord en TGV. Ce qui explique que ce jour la gare du nord à Paris sera inondée de monde, ce qui nous permettra de faire sur place une conférence de presse pour interpeler l’opinion nationale et internationale sur les raisons de ce voyage historique. Car nous disons que ce procès n’est pas seulement celui du Président Laurent Gbagbo, mais surtout celui de l’Afrique. Nous seront tous habillés à l’effigie du Président Laurent Gbagbo. Une fois à la Haye, nous aurons plusieurs manifestations notamment des concerts géants le samedi 16 juin et le dimanche 17 juin pour être présent devant la CPI le lundi 18 juin 2012.

Nous serons plusieurs milliers d’Ivoiriens et d’Africains. Ce sera du jamais vu en Hollande. C’est l’occasion pour moi de lancer l’appel à tous les Ivoiriens et Africains de toute l’Europe et du monde entier à ne pas rater cet événement historique et de se préparer dès maintenant pour réunir toutes les conditions afin de pouvoir assister à ce procès. C’est le jour où toute la vérité sera dite sur la Côte d’Ivoire et sur l’Afrique. Comme l’a fait le Général De Gaulle le 18 juin 1940 pour la France depuis l’Angleterre, ce 18 juin 2012, sera aussi pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique un signal fort de libération.

N.V. : Dans quelles conditions avez-vous été arrêtés récemment à Paris ?

A.N. : J’ai été appréhendé par la Police française, le mercredi 25 janvier dernier, à la faveur, de la visite d’Alassane Dramane Ouatara à Paris. Ce jour-là, nous étions à une manifestation devant la direction de la Fédération internationale de la ligue des Droits de l’Homme (FIDH), pour lui signifier que celui qui allait être reçu en grande pompe, à Paris, est un génocidaire. Et donc des projections de films ont été faites devant cette institution. Après la manifestation et après mon discours, Zap Krasso représentant du Cojep en France et moi, nous nous sommes rendus sur les champs Elysées pour changer d’air. Dès que nous sommes sortis du métro, nous avons été accueillis par les gendarmes dans un premier temps et ensuite par le commissaire de police qui était tout en sueur accompagné d’une grande patrouille de CRS en criant aux abois : « ce sont eux ! Ce sont eux ! Arrêtez-les ! ». Nous leur avons demandé pourquoi ils nous arrêtaient, mais personne n’a pu nous dire pourquoi nous étions arrêtés. C’est ainsi que nous avons été conduits dans un lieu inconnu. Nous nous sommes donc rendus compte que nous étions suivis même dans le métro par la Gestapo française. Après 3 h de détention, nous avons été libérés sous ordre du préfet de Paris, parce qu’ils connaissent notre force de mobilisation car le mot d’ordre avait été lancé par les camarades. C’est une honte pour l’Etat Français.

N.V. : Pourquoi selon vous Ouattara n’a pas rencontré les socialistes français ?

A.N. : Vous savez, nous sommes en période électorale en France. Les socialistes comptent beaucoup sur le vote des africains, des afro-descendants, des binationaux et surtout le vote du monde arabe. Recevoir un dictateur de la trempe de Dramane Ouatara est un scandale pour le parti socialiste dans cette période très sensible. Il faut savoir que ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire et en Libye a été condamné par tous ceux qui ont été cités plus haut. Alors le parti socialiste ne pouvait pas commettre cette erreur. Car, le Parti Socialiste est conscient du coup d’Etat perpétré par la France en Côte d’Ivoire pour mettre à la tête du pays quelqu’un que le peuple n’a pas élu. C’est pareil pour la Libye, le même Nicolas Sarkozy à fait tuer Kadhafi faisant croire que ce dernier martyrisait son peuple et qu’il était un dictateur. Mais aujourd‘hui, que ce soit pour la Libye ou pour la Côte d’Ivoire, ils se rendent compte qu’ils se sont trompés. On tue en Libye pour le pétrole mais le prix à la pompe ne fait que grimper. On tue en Côte d’Ivoire pour soit disant la démocratie, mais la dictature bat son plein en Côte d’Ivoire.

N.V. : Les Ivoiriens et les Africains de France et d’Europe mènent plusieurs actions depuis le 11 avril 2011 pour obtenir la libération de Laurent Gbagbo.
Comment sont coordonnées l’ensemble des initiatives?
A.N. : Depuis le 11 avril 2011, les consciences africaines se sont réveillées. L’Afrique toute entière, en tout cas, la diaspora s’est invitée au chevet de la Côte d’Ivoire. Nous avons même dit que la Côte d’Ivoire est devenue le fer de lance de l’action pour la libération de l’Afrique. Plusieurs organisations se sont constituées pour mener la lutte qui passe essentiellement par la libération du Président Laurent Gbagbo. Au niveau des Ivoiriens de France, une plate forme est mise sur pied pour coordonner les actions, sans oublier le CPAC (le Comité de Pilotage des Actions de la Diaspora) qui coordonne aussi les actions de la lutte à l’échelle européenne.

N.V. : Quelles sont les actions qui ont été menées par le CRI-Panafricain ?
A.N. : Le CRI-Panafricain reste avant tout le symbole de cette résistance. Plusieurs actions ont été menées par le CRI-Panafricain bien avant le 11 avril 2011 jusqu’à ce jour. Le 21 janvier dernier, nous avions signé avec tous les peuples africains lors de la journée panafricaine en présence de M. Guy-Patrice Lumumba, le fils de Patrice Lumumba une alliance qui nous a permis d’organiser le 11 février dernier une grande marche panafricaine qui avait pour thème « l’Afrique s’invite dans les élections présidentielle en France ». Cette manifestation a vu la participation des Afro-descendants, les Africains, les Arabes et tous les Binationaux pour un seul et même but, faire tomber Nicolas Sarkozy dès le premier tour. Et tous, nous sommes unanimes sur la question de la libération du Président Laurent Gbagbo. Notre objectif aujourd’hui, c’est d’internationaliser la lutte pour la libération de celui qui est le symbole de la libération de l’Afrique. L’autre étape de la lutte est Africaine. Nous nous préparons à aller vers les pays africains pour porter ce message de libération. C’est l’occasion pour nous de lancer l’appel aux peuples africains en Afrique qui voudraient bien nous recevoir pour des meetings ou rassemblement. Nous n’oublions pas la Côte d’Ivoire où nous serons très bientôt pour une grande manifestation.

N.V. : Combien de sections et de membre compte aujourd’hui le Cri-panafricain ?
A.N. : le CRI-Panafricain compte aujourd’hui six (6) représentations en France : Paris, Caen, Toulouse, Marseille, Orléans et Lille. Nous sommes aussi représentés dans quatre (4) pays : les Etats Unis, la Hollande, l’Afrique du Sud et l’Italie. Notre plus grand désir est d’être présent dans plus d’Etat en Afrique.

N.V. : Quelle lecture faites-vous de l'évolution de la situation socio-politique, depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo ?
A.N. : Les choses se voient d’elles mêmes. Rien ne va en Côte d’Ivoire. Le climat socio-politique se dégrade de jour en jour. Les salariés licenciés, le coût de la vie qui augmente, les Frci qui n’arrêtent pas de tuer leurs exactions sur les populations civiles. Aujourd’hui, le tribalisme est au cœur de l’action même de l’Etat. L’opposition n’existe que de nom, car les partis politiques de l’opposition bâillonnés. En un mot c’est le chaos total. La Communauté internationale, a, tout simplement a été flouée par Alassane Ouattara. Au point que certains ont des regrets.

N.V. : Outre Laurent Gbagbo, quels sont les autres défient que compte relever, le cri panafricain ?
A.N. : Le CRI-Panafricain a pour ambition de devenir le premier mouvement politique panafricain de libération et d’émancipation des peuples africains. Après le RDA qui était implanté dans plusieurs pays africains, le CRI-Panafricain relèvera le défi du vrai panafricanisme qui est la seule et vrai arme de destruction massive contre l’impérialisme et le néocolonialisme de l’Occident. Nous y travaillons d’arrache-pied. Et c’est l’occasion pour moi de saluer tous les adhérents et sympathisants du CRI-Panafricain sans oublier les différentes représentations en Europe, aux USA et bientôt en en Asie et en Afrique. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire et le Président Laurent Gbagbo.

Interview Réalisée par Internet par César Ebrokié

18 décembre 2011

ERRATUM… Claudus Kouadio ne s'est pas prononcé sur l'Affaire Mr Alain Toussaint/ Maitre Altit

Lintelligent Abidjan N°2417 Du Samedi 17 au Dimanche 18 Décembre 2011...
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Cour Pénale Internationale / Ça coince à La Haye. Par «Charles Kouassi »

LES ENFANT DE GBAGBO INTERDITS DE VISITE :
LA COLÈRE D’ALAIN TOUSSAINT qui se plaint que deux semaines après le transfèrement de Laurent Gbagbo, les enfants et proches de l’ex-président n’ont pas pu encore obtenir le droit de rendre visite à leur père, a explosé hier. Celui-ci met en cause maître Altit qui n’aurait pas transmis à la CPI, les demandes des enfants. Le conseiller de l’ancien chef de l’Etat a été soutenu dans son coup de gueule par plusieurs patriotes dont Serges Kassy qui se demande comment cela est-il possible. Mais la sortie d’Alain Toussaint n’a pas plu à ceux qui ont vu sa main dans des articles de presse et critiques à Paris sur Facebook au sujet des méthodes de maître Altit. Les pro-Altit soupçonnés d’accointances avec l’Elysée ont donc retourné l’accusation.
Ainsi, depuis 48 heures, Alain Toussaint est lui même mis en cause. Il est soupçonné d’être un agent double au service de la France. Le groupe des patriotes pro-Gbagbo favorable à Altit, Katinan et hostile aux avocats souverainistes, semblent avoir mis la tête d’Alain Toussaint à prix.
Au point que l’écrivain burundais David Gakunzi, a été obligé de monter au créneau pour dire son soutien à Alain Toussaint. Idem pour Abel Naki du CRI-Panafricain qui réitère son soutien au conseiller de l’ex-chef de l’Etat encore mis sous l’éteignoir par une mise au point de Koné Katinan, sur la collecte des fonds pour Laurent Gbagbo. Selon le porte-parole, seul Bernard Houdin est habilité à traiter ces questions.
L’appui d’Abel Naki et de Claude Kouadio n’ont pas fait l’unanimité parmi leurs propres camarades. ‘’Tu me déçois Abel’’, a écrit Steve Biko au leader du CRI. Pendant ce temps, Alain Toussaint tente de s’occuper comme il peut pour garder la tête haute face à ce soupçon infamant de la galaxie Gbagbo, d’accointance et d’intelligence avec l’ennemi.
Il a participé hier au tournage d’une émission de la chaîne américaine « Fox news » qui lui consacrera un portrait dans un magazine de 26 minutes en janvier prochain.
Dans la soirée, il était attendu à une table ronde. Ce samedi 17 décembre 2011 matin aux côtés de Guy Labertit, Michel Galy et autres, il sera à une cérémonie de prestation de témoignage de Charles Blé Goudé intitulé « Traquenard électoral ». Une sortie qui pourrait être houleuse si les anti-Alain Toussaint décident de vive voix de provoquer le conseiller fort en thème de l’ex-président ivoirien.
Les batailles de personnes et de positionnement qui ont souvent cours quand les partis sont au pouvoir et qui ont émaillé les années de la gouvernance Gbagbo avec ce pic entre Mamadou Koulibaly et feu Désiré Tagro, agitent fiévreusement le camp des partisans de Laurent Gbagbo.
FIN.
[]…

ERRATUM…
Il convient de préciser que je ne suis jamais intervenue dans le conflit (ou quiproquo) opposant Mr Toussaint Alain et Maitre Altit. A AUCUN MOMENT je ne me suis prononcé sur cette triste affaire qui continue de faire des vagues dans les milieux de Patriotes Ivoiriens.

En ma qualité de « Président des facebookers pour Gbagbo », nombreux sont les camarades qui m’ont interpelé en vue de savoir ma POSITION vis-à-vis de ces « conflits internes à répétition » au sein de notre propre famille qui risquait de se scinder en deux pôles très opposés. Pour répondre à ces requêtes, j’avais publié hier ce post qui disait: " Président Claudus Kouadio tu n'as pas encore donné ton point de vue sur la nouvelle guéguerre au niveau de la Résistance en Europe"... me rappel un Camarade de lutte..
Voulez vraiment vous que je dise ce que je pense ? Le moment viendra où je me permettrai de le faire... pour le moment, je vais me retenir vue que très sincèrement, l'essentiel est ailleurs (pourvu qu'on s'entende sur ce point)...
Toutefois, je vous ramène à mon article "FPI-LMP-Patriotes Ivoirien : Quand « l’instinct du tambour-major » et l’esprit d’élitisme ruinent une cause noble."

Je disais: "Malheureusement, très vite on assista à des agissements impudents de militants de la nouvelle vague. Soit par ignorance de l’ossature des actions menées, soit pour flatter leur égo surdimensionné ou pire pour une ambition personnelle guidé par l’appât du gain facile et rapide.
La graine de la discorde est ainsi semée, et si elle n’est pas vite déterrée puis détruite, tel l’encombrant nénuphar, elle couvrira les eaux déjà tumultueuses que nous tentons de traverser ENSEMBLE. Nous n’aboutirons jamais sur les plages aux sables fins de la liberté. Notre embarcation se brisera en mille morceaux sous le poids de la cupidité et de méchanceté. C’est ensemble que nous devons ramer dans la même direction et non l’un à contre courant de l’autre en oubliant l’essentiel – La Côte d’Ivoire LIBRE."
- Patriotes "Benguistes" dites leur de se ressaisir ! CARTON JAUNE... le rouge est déjà dans l'autre main
.

Alors quand je lis : « L’APPUI D’ABEL NAKI ET DE CLAUDE KOUADIO N’ONT PAS FAIT L’UNANIMITE PARMI LEURS PROPRES CAMARADES. », permettez-moi de m’inscrire en faux en ce qui me concerne. Je suis loin d’avoir la langue de bois et si j’avais estimé primordiale de donner ma position en faveur d’un camp ou de l’autre, je l’aurais fait sans état d’âme ni contrainte aucune.
La vérité est que j’étais en déplacement (du Mardi 16 au Vendredi 16 Décembre) et que connecté depuis mon téléphone portable, il m’était difficile de suivre de manière efficiente l’actualité du web. Pour éviter d’avoir un jugement approximatif voir complaisant, je me suis abstenu de commenter ces évènements.

Même si en réalité je ne le souhaite pas, je pourrais bientôt me prononcer sur ces faits et dires en fonction de l’évolution de cette affaire et de la tournure qu’elle pourrait prendre. Pour le moment, j’appel à la retenue et au rassemblement des toutes nos forces vives pour éviter une implosion qui ne serait aucunement bénéfique à la cause commune que nous «prétendons» ENSEMBLE défendre.

Pour conclure, je reviens à l’article "FPI-LMP-Patriotes Ivoirien : Quand « l’instinct du tambour-major » et l’esprit d’élitisme ruinent une cause noble." Et je dis « UNITÉ, RESSERRONS LES LIENS » En pareil circonstance, un sage préconisait : « Qu’est ce que cela signifie en cette importante période de l’Histoire ? Cela signifie qu’il nous faut rester ensemble. Il nous faut rester ensemble et maintenir notre unité. Vous savez, chaque fois que le Pharaon voulait prolonger le temps de l’esclavage en Égypte, il utilisait sa recette favorite, OUI, favorite pour y parvenir. Laquelle ? Dresser les esclaves les uns contre les autres. Mais quand les esclaves sont unis, il se passe quelque chose à la cour du pharaon et celui-ci ne peut les maintenir en esclavage. Quand les esclaves s’unissent, c’est LE COMMENCEMENT DE LA FIN DE L’ESCLAVAGE. Maintenons notre unité »

« Les facebookers pour Gbagbo » appellent tous les groupes au rassemblement. Les enfants de Gbagbo trouveront le bon canevas pour régler les problèmes inhérents à tous les rassemblements. Tirons des leçons de cette exposition médiatique de nos divergences. Le moindre sujet de discorde remédiable, une fois entre les mains d'habiles manipulateurs peut devenir une véritable bombe pour notre cohésion. Privilégions le règlement en interne au lieu de donner du grain à moudre à nos adversaires.
Avançons ENSEMBLE, nous n'avons d'autres choix car la situation nous l’impose et la Côte d’Ivoire nous le réclame. Nous n’avons pas le droit de décevoir. HLC

Claudus Kouadio: Bloggeur – Président des facebookers pour Gbagbo

13 octobre 2011

Côte d’Ivoire: Le meeting de la JFpi maintenu

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Le président par intérim de la jeunesse du Front populaire ivoirien (Fpi, parti du président renversé Laurent Gbagbo), Justin Koua a affirmé que le meeting prévu samedi "est maintenu", ajoutant que le préfet de police d’Abidjan a promis un détachement pour sa sécurisation.

M. Koua a assuré que le "meeting pacifique" et le parti a "adressé des courriers à toutes les représentations diplomatiques" en Côte d’Ivoire, "au directeur général de la Police nationale, au préfet de police d’Abidjan, au Commandant supérieur de la gendarmerie, au ministre de l’Intérieur".

"On ne va pas pour une rébellion", a-t-il insisté, rappelant que la Côte d’Ivoire est "un Etat de droit" et le gouvernement a le "devoir d’assurer la sécurité des biens et des personnes".

Samedi dernier, un meeting du député Fpi, Jules Yao Yao avait été dispersé par des individus en T-shirts ADO (Alassane Dramane Ouattara, actuel chef de l'Etat) et pantalons militaires. Un événement qui n’inquiète pas la jeunesse Fpi.

Le préfet de police d’Abidjan a promis un détachement pour la sécurisation de la manifestation, a-t-indiqué M. Koua. Suite à une rencontre mercredi entre des leaders du Fpi et le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, des parutions ont annoncé le report du meeting.

par La rédaction du Nouveau Courrier: le 13/10/11 à 1:27

Les arguments légers d’Hamed Bakayoko pour empêcher le meeting du 15 octobre

On les sentait venir. Les tenants du pouvoir, en réalité, ne veulent pas de l’expression de la démocratie, à travers les réunions publiques de l’opposition. Le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko a rencontré, hier, une délégation du Fpi à qui il a demandé de reporter le meeting du samedi. Au motif selon lui qu’il n’a pas suffisamment de policiers à sa disposition pour sécuriser la manifestation. Argument léger de la part d’un ministre de l’Intérieur.

Quand on sait que la seule ville d’Abidjan regorge de près de 20000 policiers, sinon plus. Devant cet état de fait porté à leur connaissance à 72 heures de l’évènement, les responsables du Fpi ont donc souhaité que le ministre prenne lui-même un arrêté pour le leur signifié formellement. Ce qu’a catégoriquement refusé Hamed Bakayoko. Pourquoi le ministre de l’Intérieur n’a-t-il pas pris le courage d’interdire ou de suspendre les manifestations publiques au motif qu’il n’a pas suffisamment de policiers et souhaite que le parti prenne la responsabilité de suspendre ou de reporter à une date ultérieure son meeting ? En tout état de cause, il ne veut pas assumer la responsabilité de «restreindre les libertés publiques», qui serait perçue par les soutiens occidentaux du régime comme les prémices d’un régime dictatorial.

Les journaux pro-Ouattara, actionnés depuis quelques jours, font feu de tout bois, pour obtenir l’interdiction du meeting de la jeunesse du Fpi, avec des motifs subversifs et fallacieux. En réalité, l’on a peur de revoir le «cadavre» Fpi se réveiller. Après la violence servie par les pro-Ouattara aux partisans de Laurent Gbagbo en meeting à Koumassi, samedi dernier, plusieurs responsables de la coalition des Houphouétistes ont applaudi des deux mains. Le gouvernement n’a pas fait autre chose que d’en rire. Puisque c’est seulement quatre jours après qu’à l’occasion d’un Conseil des ministres, il a condamné du bout des lèvres et difficilement, ces actes de barbarie. En tout état de cause, le Fpi veut jouer son rôle dans l’instauration de la démocratie et ne demande pas mieux aux tenants du pouvoir actuel.

Sur la route d’un Démocrate-Résistant : Hommage à ABEL NAKI.

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Connais-tu ABEL NAKI ? Cette interrogation est autant subsidiaire qu’existentielle selon notre approche de la question. De quel Abel Naki s’agit-il ? A cet effet, il convient de planter le décor avec précision pour éviter tout quiproquo malencontreux. Pour ma part, l’exercice consistera à dire ce que je sais du « Directeur de Campagne Adjoint du Président Laurent GBAGBO en France chargé de la communication - Initiateur du Réseau Mondial des FACEBOOKERS POUR GBAGBO depuis Septembre 2010 et depuis le mois de Mars 2011 Président du CRI-Panafricain (le Conseil pour la Résistance Ivoirienne et Panafricaine)».

Ne dit on pas que « la vrai grandeur ne vient pas du favoritisme mais du mérite » ? Aussi, j’ose croire que ma présentation ne tombera pas sous le couperet de détracteurs peu avertis qui pourraient la juger injuste voir illégale au vue de ma proximité et mes amitiés avec Mr Naki. Je ne le proclamerai pas à mi-voix – et en introduisant mon propos par ce qui devait en être la conclusion, je tiens fermement à n’édulcorer en aucun point le mérite de ce grand Monsieur dont je l’espère, la grandeur déjà retentissante n’est qu’aux prémices.

Le 12 Mars 2008, sans aucun repère tangible, l’appel de l’arène politique devenait une obsession trop envahissante face à la situation politique de la Côte d’Ivoire. Je me sentais le devoir morale de cet engagement pour ma patrie qui courait de graves périls. Informaticien sous contrainte de son travail, mon emploi du temps de forcené ne m’avait pas permis de prendre pied sur le terrain pour apporter ma modeste pierre à l’édification de cette Côte d’Ivoire souveraine que Le Président Gbagbo espérait bâtir avec les patriotes Ivoiriens. Toutefois, j’observais tous ces braves gens à la tâche. L’un d’eux m’avait foncièrement marqué – Le Journaliste-Bloggeur Théophile Kouamouo. A lui, que je considère comme mon mentor, j’écrivis entre autres ces mots : « Dans ce monde devenu tellement concurrentiel et sadique, les enfants de la mère Afrique on le devoir moral de sonner le glas de l’Afrique misérable et mettre en avant les qualités de notre contient tellement riche à tous les niveaux.

L’ennemi est là, à nos portes, il rôde et pourrait profiter de la moindre faille ou de la brèche la moins visible pour continuer de semer la désolation dans nos pays. Ils n’ont pas changé de tactique.

Comme toujours ils viennent et font des dons de ci, de ça. Que de la pacotille comparer au pillage systématique de nos pays dont ils sont les acteurs principaux même si aidés en cela par certains de nos parents qui n’ont encore rien compris à cette politique d’asservissement perpétrer par « les grandes puissances ».

I have a dream, comme le disait le Pasteur Martin Luther king, qu’un jour tous les enfants d’Afrique, qu’ils soient ici ou ailleurs, sans distinctions aucune, regarderons dans la même direction en étant solidaire avec des idées novatrices pour donner aux pays Africains une place respectable dans le concert des nations.

Cela ne pourra advenir qu’avec l’impulsion d’idéologue comme vous Monsieur Théophile Kouamouo. »

En guise de réponse il m’avait dit : « Merci, Claudus, je suis très ému et très encouragé. Notre avenir est une terre d'opportunités. Défrichons-la ! » Notre avenir est une terre d'opportunités. Défrichons-la ! Cette phrase qui me confortait dans ma vision fut une source intarissable d’espoir et de dévotion pour cet idéal. Je pris pied sur le web comme activiste et bloggeur dès ce jour par le biais d’un Blog sur la plate forme Ivoire-Blog, puis vient mon inscription sur facebook, twitter et mes diverses collaborations avec des sites web œuvrant pour la même cause.

Facebook – ce réseau social dont on ne dira jamais assez de bien ou de mal, fut une révélation. Un espace d’expression extraordinaire tant le nombre d’utilisateurs à travers le monde et son pouvoir médiatique incommensurable étaient une aubaine inespérée pour faire passer mon message politique au monde. De plus en plus d’Ivoiriens avaient trouvé ce filon astucieux pour la cause via ce média de masse facilement accessible et gratuit qui plus est. Mais aucune organisation crédible n’émergeait malgré le dévouement notable de ces milliers d’Ivoiriens qui diffusaient le même message pour cette Côte d’Ivoire dont nous rêvions ensemble et contre la France néo-colonialiste et ses sbires qui exécutaient la besogne scabreuse dans notre pays.

Un soir d’Aout 2010, peinard, affalé devant mon ordinateur, je reçois un message de Mr Abel Naki. Avec attention et soigneuse délicatesse, l’étrange inconnu qui se présente comme étant le Directeur de Campagne Adjoint du Président Laurent GBAGBO en France chargé de la communication me félicite et m’encourage pour mes publications sur Internet. Pardi ! Le message passe donc. Loin d’être vaniteux, j’étais toutefois ravi. Ce soir là, Abel Naki me parle de ce qu’il a appelé « LES FACEBOOKERS POUR GBAGBO » - un GROUPE sur facebook devant rassembler le maximum de membres œuvrant pour la résistance médiatique en faveur des Institutions Ivoirienne face aux assauts de masse des médias occidentaux à la solde d’Alassane Dramane Ouattara et aux ordres de l’Elysée. Il me proposa de se rendre sous peu à Abidjan pour installer son équipe et donner une forme officielle à ce groupe virtuel. L’idée était novatrice et m’enchantait. Sans condescendance aucune, je donnais mon accord de principe pour être membre et y participer activement.

Fin Aout 2010 Abel Naki est là – et c’est parti. Dès le soir de son arrivé, à peine ses valises montées dans sa chambre d’hôtel, il me propose de commencer à travailler sur la cérémonie de lancement des facebookers pour Gbagbo. Le Budget est serré – en réalité, il n’y a pas de budget puisque pas de parrain pour la cérémonie à ce moment précis. Comme son billet d’avion et son séjour, Abel Naki devra payer de ses propres poches. Etant accrédité pour la campagne du Président Laurent GBAGBO en France il sait pertinemment que son initiative bien que louable, ne sera pas financé au niveau de la Direction de campagne à Abidjan. Je connaissais ce détail puisqu’il avait eu l’honnêteté de me le signifier bien avant son arrivé. Toutefois, il usa de certains contacts pour parer aux imprévus. Malheureusement, malgré certaines promesses flatteuses de la Direction de campagne chargée des NTIC à Abidjan, ses requêtes sont restées sans suite. La date prévu pour le lancement approchait – aussi, notre angoisse grandissait car les fonds propres à la disposition d’Abel Naki ne nous donnaient accès à aucune salle à Abidjan. On frôlait l’utopie et le manque de sérieux, mais il y croyait.

Après réflexion, à un moment où je croyais être le plus lucide et pragmatique possible, j’ai été jusqu'à proposer à Abel Naki de surseoir à ce projet. Là il me répondit entre autres choses: « NON. Ce lancement est juste une formalité mais un cap important à franchir. Ce sera une innovation si on y arrive. Et même si on doit le faire à l’air libre on devra le faire. Connais-tu la chanson David Contre Goliath chanté par le collectif Patriotique en 2004 ? ‘Communauté Internationale : C’est pour vous. L’Onu : C’est pour vous. Union Africaine : C’est pour vous. INFORMATION SUR INTERNET : C’est pour vous. Mais la Côte d’Ivoire c’est pour nous’ On doit reprendre en main l’information sur Internet face à la désinformation et l’intoxication qu’ils servent au monde. Imagine qu’on perde la Côte d’Ivoire – et cela peut arriver. Automatiquement on perd le contrôle de la Télé, de la  radio et notre presse écrite sera muselé. Il nous restera quoi pour continuer à nous mobiliser afin de remettre les choses dans le bon ordre ? Anticipons, faisons le pour notre pays» Là je découvrais Abel Naki et sa grande perspicacité.

On ne chaumait pas pour autant. Tous les jours du séjour d’Abel Naki au bord de la lagune Ebrié sont mis à profit pour rencontrer du monde et partager notre ambition. Plusieurs rencontres sont organisés avec les facebookers de Port-Bouet à Yopougon Wassakara en passant par les agoras et parlements.  Et comme une bénédiction, pendant qu’on trimait, nous sommes contactés par un bienfaiteur providentiel qui voulant juste assister à ce lancement, est mis au fait de nos difficultés. Il propose de nous louer une salle pour rendre possible cet évènement qu’il soutien après l’avoir espéré depuis belle lurette. Dieu soit loué. Ainsi à lieu le 9 Septembre 2011, la cérémonie de lancement du mouvement des facebookers pour Gbagbo à la salle Dioulo de L’Hôtel de Ville de la commune du Plateau à Abidjan. Il est important de noter et de marquer d’une pierre blanche  le caractère historique  et novateur de ce lancement qui est le premier du genre dans la vie politique de notre pays et peut être même en Afrique.

Sans grand moyens, sans spot radio ni télé, sans affiche ni flyers, sans relais de la presse écrite, sans moyens de transport mis à disposition gratuitement, la conviction et la foi de ces facebookers en un idéal commun  a payé. Cela est tout à l’honneur d’Abel Naki.

Ce jour là, avec l’approbation et la bénédiction de l’assemblée, je suis investi Président des facebookers pour Gbagbo : un titre honorifique – sans aucune sorte d’avantage matériel ou pécuniaire. Ce qui est en parfaite symbiose avec le slogan du mouvement initié par Abel Naki « Je suis volontaire pour Gbagbo. Et toi ? » Tel est le slogan de ce groupe qui en appelle à l’esprit citoyen de tous les Ivoiriens et dont la mission que les membres se sont assignés est celle d’être des « ambassadeurs de la Côte d’Ivoire et de son Président Laurent Gbagbo » à travers toutes les plates formes virtuelles existantes.»

Présent avant la campagne électorale, Abel Naki et ses facebookers pour Gbagbo le sont aussi pendant la campagne. Pour marquer durablement le clou, Abel Naki est de retour en Côte d’Ivoire pendant la campagne électorale où il installe la section facebookers pour Gbagbo de la ville de Gagnoa pour contaminer l’intérieur du pays. Pendant ce temps, la veille médiatique sur le web est ininterrompu. Mieux, les groupes allant dans le même sens se multiplient et font des émules pendant les élections présidentielles. Rien n’échappe aux facebookers pour Gbagbo. Toute l’information sur le processus électorale est passé au crible et décortiqué sous sa meilleure couture pour y retirer la vérité : La graine a germé. Ses fleurs sont grandes et belles. Laurent Gbagbo et son combat sont plus que jamais enracinés sur internet au grand damne de ses adversaires et détracteurs qui ne s’y attendaient pas.

Lorsque battu dans les urnes, Alassane Dramane Ouattara s’autoproclame vainqueur des élections Présidentielles avec la complicité de l’Onu, de la France et des USA, le monde entier est informé de la vérité de ces élections via internet, par une action massive et ininterrompu des facebookers pour Gbagbo. Face à la déferlante des facebookers pour Gbagbo dans l’optique de contrer le vaste plan d’intoxication de RDR aidés en cela par les médias occidentaux, le 29 Décembre 2010, on s’est rendu compte qu’on ne prêchait pas dans le désert lorsque le quotidien Français le monde a titré : « Les partisans de Gbagbo organisent la riposte sur le Web » en disant : « Internet, refuge des partisans de Laurent Gbagbo ? Alors que le président Ivoirien sortant s'accroche au pouvoir malgré sa défaite constatée dans les urnes, le Web fournit à ses supporters un espace privilégié pour tenter d'influencer l'opinion. […] Depuis, le Web sert d'outil de communication aux pro-Gbagbo. Sur leurs sites de campagne ou leurs blogs, sur les réseaux sociaux Twitter, MySpace, Viadeo ou Facebook, mais aussi sur les plates-formes de vidéos Dailymotion ou YouTube, ils martèlent un seul message : leur candidat a gagné l'élection qui l'opposait à Alassane Ouattara. Et les pays étrangers, France en tête, tentent de faire croire l'inverse car cela sert leurs intérêts. […] Le million d'internautes ivoiriens, essentiellement des jeunes, mais aussi la diaspora à l'étranger, étaient les premières cibles de cette cybercampagne d'une importance rarement atteinte sur le continent africain. »

A l’analyse de ce morceau choisi, il convient de revenir sur deux éléments clés :

-       Les partisans de Gbagbo organisent la RIPOSTE sur le Web : Il n’y a de riposte que suite à une attaque : D’OU VENAIT DONC CETTE ATTAQUE ? Nulle part l’auteur de l’article ne le précise. Pourquoi donc ? Simplement parce que le quotidien « Le Monde » comme la quasi-totalité de la presse Française était alors alignée sur la même feuille de route : marteler que « Laurent Gbagbo le président Ivoirien sortant s'accroche au pouvoir malgré sa défaite constatée dans les urnes » Et la riposte foudroyante que les facebookers pour Gbagbo donnaient face à ce genre d’incongruité avait fini par agacer tous ces colporteurs d’infos bidouillés.

-       Le million d'internautes ivoiriens, essentiellement des jeunes, mais aussi la diaspora à l'étranger, étaient les premières cibles de cette cybercampagne d'une importance rarement atteinte sur le continent africain : il convient de reconnaitre comme souligné dans l’article sus-dénommé que l’équipe de campagne du Président Gbagbo avait des« sites de campagne multimédia avec WebTV dédiée, de nombreux sites de soutien, des comptes sur la plupart des grands réseaux sociaux, et des réseau de blogs partisans » Cependant dans les faits, Le million d'internautes ivoiriens, essentiellement des jeunes, mais aussi la diaspora à l'étranger, n’étaient pas simplement les premières cibles de cette cybercampagne d'une importance rarement atteinte sur le continent africain mais les ACTEURS de cette cybercampagne. Et cela peut être sans conteste vérifié six mois après l’enlèvement du Président Gbagbo par les forces impérialistes Françaises eu égard à la non actualisation voir la disparition pure et simple de ces plates formes en question. C’est tout comme pour les illusoires miliciens prétendument payés deux millions F.CFA de jours par le Président Gbagbo. Depuis sa prison Gbagbo ne peut pas de son propre chef mobiliser et payer autant d’internautes dévoués à sa noble cause encore moins armer et payer des miliciens Libériens. Cela est autant fantasmagorique qu’insultant pour ces milliers de patriotes-cyberactivistes volontaires et bénévoles.

A la lumière de cette réalité, il convient en toute humilité d’honorer Abel Naki qui a su trouver l’alchimie parfaite et ce à un moment ou visiblement on pouvait se permettre de s’endormir sur nos lauriers.

Dès le déclanchement la guerre imposée à la Côte d’Ivoire et dites « crise postélectorale » par les médias internationaux, on découvrait un autre Abel Naki – un résistant engagé physiquement sur le terrain politique pour l’expression de la démocratie en Côte d’ivoire via l’organisation de manifestations à grand succès. L’homme au talent oratoire avéré est aussi un bon meneur et organisateur d’événements. Toutefois, sa base est internet ou à travers des textes, des photos et des vidéos il continue d’entretenir sa troupe. Une véritable troupe de plus en plus coordonnées de cyberactivistes qui commençaient de plus en plus à être pris au sérieux pour la fiabilité de leurs informations. A juste titre, le Mercredi 16 Mars 2011 le quotidien Ivoirien L’Intelligent d’Abidjan publiait : « facebook de plus en plus présent dans les infos sur la crise : Les facebookers sont de plus en plus présents et actifs dans la crise postélectorale. […] Concernant ce qui se passe sur le terrain ils donnent des infos en temps sur les FDS et le commando invisible. Du coté de la Lmp Abel Naki et Claudus Kouadio qui étaient les pionniers NE SONT PLUS SEULS» En effet nous n’étions plus seuls et 24h/24 la mobilisation était impressionnante sur le Web.

Courant Mars 2011, Abel Naki et ses camarades de lutte au niveau de la diaspora mettent sur pied le CRI-Panafricain (le Conseil pour la Résistance Ivoirienne et Panafricaine) un mouvement qui va rapidement connaitre ses lettres de noblesses tant les Ivoiriens et Panafricanistes de la diaspora aspiraient à crier leur ras le bol dans les rues pour demander la vérité des urnes suite aux élections Présidentielles en Côte d’Ivoire. Le Cri Panafricain à travers ses marches, rassemblements et sit-in, est aujourd’hui le meilleur porte parole de l’ensemble des internautes Pro-Gbagbo sur le terrain. Car en vérité, après avoir rétablie la réalité Ivoirienne sur le web, c'est là qu'on arrive à vraiment faire bouger les choses sur le plan purement politique tant que les Pro-Gbagbo seront muselés en Côte d’Ivoire puisqu'en vérité, tous ce qui se passe chez nous est piloté depuis les sombres couloirs de l’Elysée et de Matignon.

Joignant l’utile à l’agréable, le CRI Panafricain qui comme la totalité des cyberactivistes Pro-Gbagbo demande la libération immédiate et sans condition du Président Laurent GBAGBO, de son Epouse Simone, de tous les membres de sa famille et des autres prisonniers politiques, a entreprit de rendre visite aux réfugiés et exilés Ivoiriens vomis par les nouveaux dirigeants illégaux de leur pays, et qui survivent difficilement entre Accra, Lomé et Cotonou. Une action consécutive à une collecte de fonds organisée à Paris et destinée à faire des dons et aussi prendre contact avec la réalité du vécu des refugiés Ivoiriens en terre étrangère.

De mon point de vue, l’hommage que je tiens à rendre au camarade Abel Naki n’est pas de trop. Aussi, cet hommage rejailli naturellement sur tous ceux qui de prêt ou même de très loin ont œuvré au succès de chacune de ses entreprises dans cette bataille médiatique. Toutefois, nul ne peut prétendre faire l’unanimité. L’homme fait de chair ne peut atteindre la perfection du maitre de l’univers. Alors avec indulgence, aidons du mieux que nous pouvons Abel Naki pour le succès de ses prochaines actions en faveur de la libération de nos prisonniers politiques.

L'heure est grave - aussi l'heure est à l'unité.

Que Dieu Bénisse la Côte d'Ivoire et ses Patriotes Vrai.