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17 août 2012

RTI - Radiodiffusion Télévision Ivoirienne: TÉLÉ MILLES COLLINES ?

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De la nuit du mercredi 15 à la matinée du Jeudi 16 Aout 2012, à Dabou des inconnus armés ont attaqué des postes des FRCI. Faisant le point de la situation sur cette enième attaque menée contre ses frères d'armes, ce soir pendant l'édition de 20H du journal Télévisé, le Caporal "FRCI" et seigneur de guerre Ousmane Coulibaly dit Ben Laden affirme sur les antennes de la RHDP TV dite RTI ou nouvelle TCI: 

"Sur l'identité des assaillants nous ne pouvons pas vous dire grand chose: ce qui est sur, il y a encore d'autres qui parlaient Anglais dedans. C'est ce que nous savons. Mais ce qui était le plus resorti c'est que, c'était le cri de guerre pour eux: Ho CHRIST, Ho CHRIST, Ho CHRIST. NOUS NE SAVONS PAS CE QUE CA VEUT DIRE


Albert Einstein a dit: "Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine.... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue."

Entre inconscience et folie, on ne sait plus ou veut nous mener ce pouvoir Dramane Ouattara Feat Rebelles-Dozos & Co: après avoir réussi à formater une véritable division ethnique, le RDR vise une guerre religieuse et ce média de masse semble être devenu l'outil de prédilection pour diviser encore plus ce peuple pour mieux rêgner sur les heureux survivants de cette bêtise inhumaine. 

ATTENTION au trop-plein de mensonges !

Guillaume SORO: Le Caméléon veut prendre une autre couleur...

Le 29 décembre 2011 je m’interrogeais: "Quelle Couleur Prendra Le Caméléon cette fois ?

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Encore Premier Ministre et Ministre de la Défense ? Président de l'assemblée Nationale ? Président de la République suite à un nouveau Putsch ?... politologue ou retour à l'université ? Wait... see !"

ET il devient Président de l'assemblée Nationale... l'étape suivante étant >>> Président de la République: suite à un nouveau Putsch

Dramane Ouattara Le nouveau Ministre de la défense étant incapable de faire face aux attaques répétées contre ses rebelles FRCI malgré ses multiples forces spéciales et autres Dozos, la France de François Hollande s'engage militairement pour certainement "protéger" ce pouvoir despotique qui se montre finalement moribond face aux assauts "vraisemblables" des Hommes de Guillaume SORO.

- Dans le "schéma" actuel et avec toutes ces menaces de la CPI contre "Bogota" et ses chefs de guerre, je ne vois personne d'autres capable de financer et mener de telles opérations...

Certains étaient étonnés que lors de l'attaque du camp militaire de Akuedo, SORO qui est le Président de l'Assemblée Nationale puisse et OSE même donner des infos PRÉCISES sur Twitter entre 3H et 4h du matin à partir de sa résidence en lieu et place du Ministre de l'interieur ou de celui de la défense: personnelement j'en était heureux car ENFIN j'avais plus que la certitude qu'AUCUN pro-Gbagbo n'était mêlé à ce jeu macabre...

Remarquez que Hamed Bakayo "le ministre de l'insécurité" est allé ensuite le rencontrer de manière solennelle pour "soit disant" lui rendre compte de l'état des lieux: ensuite Soro réunit tous les chefs militaires du MPCI... et ce jour la France entre en jeu ! Lisez entre les lignes !

La guerre interne au RHDP in MPCI se dévoile petit à petit au grand jour: et très bientôt, ils ne pourront plus accuser le FPI. Ils ont même tenter de faire porter le chapeau à Djédjé Mady du PDCI mais cette tentative mesquine s'est avérée désuète.

Finalement on se demande qui fait quoi et qui est qui dans leur république bananière du Dramanistan Sur Seine !

Le Caméléon veut prendre une autre couleur...

Aux autorités illégales à la tête de la Côte d'Ivoire, il convient de préciser que nous sommes conscient que votre incompétence a trouvé pour bouc émissaire au dos large... LE FPI: Pendant que vous continuez de MENTIR au monde sur l'identité de "VOTRE" agresseur, vous divisez encore plus les Ivoiriens que vous prétendez vouloir réconcilier.

Rendez vous à la triste évidence;  plus personne ne croit à vos inepties: les "tueurs de FRCI" sont certains de vos amis d'hier... et vous le savez mieux que nous autres.

Que Dieu protège la Côte d'Ivoire.

 

11 octobre 2011

Réconciliation Nationale en Côte d’Ivoire : A. Dramane Ouattara et son monologue du vachard.

« La paix est une des denrées à laquelle la raison et les désirs des hommes attachent le plus de prix. Mais elle est sans doute aussi, la plus fragile de ces denrées qui font le ciment des sociétés. S'il suffisait d'un décret pour imposer la paix, quel dirigeant politique sincère ne l'aurait établie pour le bien de son peuple ? » Laurent Gbagbo - Côte d'ivoire : Bâtir la paix sur la démocratie et la prospérité.

La date historique du 11 Octobre 2011 marquera à jamais le sixième mois d’une période sombre de paix négative dans laquelle la Côte d’Ivoire titube depuis que, sous l’impulsion de l’Empire Français de Nicolas Sarkozy et avec les forces du mal de « son ami » Alassane Dramane Ouattara, la nation a été à nouveaux mis en péril par l’estocade donné à notre souveraineté, à la démocratie, à la République et l’état de droit en piétinant notre constitution. Inexorablement, la Nation Ivoirienne périclite tant les clivages entres les ethnies, les régions et les religions se creusent vers les abysses de la fracture irréversible.

La théorie du « diviser pour mieux régner » est en passe d’être implémenter avec maestria par les suppôts de la « Françafrique » dans leur ambition malveillante de désintégrer durablement la Nation Ivoirienne profondément affecté par deux décennies de l’ambition personnel d’un homme – Alassane Dramane Ouattara, en qui l’occident avec en pole position la France, a trouvé son alter ego par l’entremise de qui, il pourra à nouveau reprendre à distance les rênes de SA Côte d’Ivoire territoire acquis depuis la conférence de Berlin le 26 Février 1885.

Le semblant d’indépendance octroyé par la France à la Côte d’Ivoire depuis 1960 après tant d’années de luttes démocratiques et dont Le Président Laurent Gbagbo s’évertuait à faire une réalité est l’épine dorsale du drame Ivoirien dans ce contexte ou la France qui convoite toujours les richesses de son pré carré s’est permis de mettre notre pays à feu et à sang en instrumentalisant les germes universelles de la division avec le prototype parfait trouvé en la personne d’Alassane Dramane Ouattara.

Aujourd’hui, au prix de milliers de vies innocentes gâchés et d’un tissu social Ivoirien en lambeaux, ils y sont parvenus : le pion Alassane Dramane Ouattara est Président de la République-Française de Côte d’Ivoire et accessoirement un parangon de Préfet mener à la baguette par la diplomatie Française qui finalement a le loisir d’étendre durablement son hégémonie sur son bien Ivoirien.

A l’évidence, même si très sournoisement l’on tente de faire passer cet élément capital sous silence,  depuis le 11 Avril 2011, la Côte d’Ivoire n’est plus pleinement un ETAT mais un territoire sous tutelle de la République Française : tout y passe – fonctionnement du palais présidentiel et intendance (Olivier Payet), chef de cuisine, parc automobile (Jean Louis Blanc), communication (Anne Méaux), organisation des grands évènements du pays (Frédéric Bédin imposé par l’Elysée), écoutes téléphoniques (Deux Ex-officiers de la direction du renseignement militaire), réforme de l’armée (Claude Réglat – Général quatre étoiles ancien Commandant des Forces Françaises au Gabon), collaborateur direct du Ministre de la Défense Guillaume Soro (Colonel Marc Paitier) , dépenses militaires (Jean-Yves Garnault), mise en place de l’assurance maladie Universelle projet de Laurent Gbagbo tant décrié par Dramane Ouattara (Le Belge Christian Delmote), reformes de l’administration et de la justice (Yannick Prost), projets d’infrastructures et BUDGET DE L’ETAT (Philipe Serey-Eiffel) !!! Rien qu’un aperçu.

En effet, la France est de retour avec tous les attributs digne d’un puissant néo-colonialiste. Dorénavant, l’amitié circonstancielle entre les couples Dramane Ouattara et Sarkozy de Nagy Bosca est relégué au second plan car « la France n’a pas d’amis mais des intérêts » comme le soulignait le Général de Gaulle. Aussi, le fait est que, les politiques Français n’ont aucun intérêt de voir les Ivoiriens se réconcilier. Ce qui conduit les conseillers Français d’Alassane Ouattara à sournoisement l’induire en erreur concernant les voies et moyens pouvant conduire le peuple de Côte d’Ivoire vers une réconciliation vrai, seul gage pour espérer redevenir une nation aveugle et sourde aux différences interne.

Et maintenant, où allons nous ? Vers quoi nous conduira Alassane Dramane Ouattara qui bien que détenteur d’un pouvoir arbitraire, est officiellement le chef suprême de notre pays ?

L’enjeu est de taille – aussi il n’y a de place à l’erreur de trop : va-t-il ENFIN véritablement s’épancher sur  la douleur des Ivoiriens et la question primordiale de la réconciliation vrai, véritable point d’ancrage d’une paix positive et durable retrouvée pour le bien être de TOUS les Ivoiriens ?

La mise sur pied de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) piloté par Le Premier Ministre Charles Konan Banny a donné soupçon d’espoir à ces milliers d’Ivoiriens qui souffrent de cette situation chaotique qui ne connait que des rebondissements de mauvais-aloi. Malencontreusement, la vacuité de la démarche d’Alassane Ouattara laisse perplexe et propice à la spéculation.

De QUELLE réconciliation nous parle-t-il ? En réalité, qui doit se réconcilier avec qui ? Là est la question d’où émergera la vérité fondamentale devant être le point de ralliement de tous les Ivoiriens qui auront décidé volontairement de se tendre la main et marcher à nouveau ensemble pour bâtir notre nation commune. Alors qui doit se réconcilier avec qui d’autres ? Sans subterfuge aucun, il va falloir reconnaitre humblement que cette réconciliation implique d’une part les démocrates et Patriotes Ivoiriens fidèles aux idéaux de Laurent Gbagbo et d’autres part  les chantres de la rébellion armée de 2002-2011 qui se réclament d’Alassane Dramane Ouattara : ceux que les médias internationaux nommes respectivement Pro-Gbagbo et Pro-Ouattara.

Cette réconciliation qui se veut pyramidale dans sa phase pratique, doit être enclenchée depuis le sommet – Alassane Dramane Ouattara pour donner le bon ton, doit se réconcilier avec Laurent Gbagbo qu’il n’a de cesse d’humilier depuis six longs mois.

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L’engrenage atteindra inéluctablement la base de ces deux franges de la population à l’écoute de leurs leaders respectifs : mais à quoi assistons-nous ?

Malgré la belle rhétorique de Alassane Dramane Ouattara concernant sa prétendue ambition d’œuvrer pleinement à l’aboutissement rapide à cette réconciliation souhaité par tous, il demeure amnésique dans le domaine des actes allant dans ce sens. Sinon comment expliquer que, pendant que les Pro-Gbagbo exigent simplement la libération de Laurent Gbagbo, des membres de sa famille et des cadres de La Majorité Présidentielles injustement emprisonnés, Alassane Dramane Ouattara et ses collaborateurs rejettent cette requête unilatéralement sans aucune forme de discussion ni de projet de procès équitable ? Où se trouve le Dialogue annoncé par la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation ? Comment croire en cette réconciliation quand Alassane Dramane Ouattara en visite d’Etat au Ghana pour officiellement demander aux milliers d’Ivoiriens réfugiés ou exilés de rentrer en Côte d’Ivoire a mis un point d’honneur sur une doléance enjoignant l’Etat Ghanéen de faire arrêter des réfugiés politiques Ivoiriens vivant au Ghana en vue de leurs extraditions en Côte d’Ivoire pour être ensuite emprisonnés ?

Pire, l’ombre de la diplomatie Française idéologiquement en porte-à-faux avec cette quête, plane sur ce processus dit de réconciliation qui ressemble plus à de la recolonisation par voies interposées. La France tente de faire croire à ses affidés au sommet de l’Etat Ivoirien que la libération du Président Laurent Gbagbo n’est pas un préalable à réconciliation nationale en Côte d’Ivoire. Ce qui est un raisonnement aberrant et totalement irrationnel à la lumière des facteurs ayant conduits à cet état de division nationale.

Lors d’une visite auprès de la CPI qu’a effectuée Michel MERCIER le Garde des sceaux et Ministre de la Justice et des libertés du Gouvernement Français, la France est allé jusqu'à forcer la main à la Cour Pénale Internationale pour l’ouverture d’une enquête (biaisé d’avance de toute évidence) sur la crise postélectorale en Côte d’Ivoire – visite précédée par celle de l’émissaire du Gouvernement Dramane Ouattara, le ministre des droits de l’homme Gnénéma Koulibaly, qui s’est également rendu à la HAYE au siège de la CPI pour y rencontrer les responsables de cette Cour après avoir été reçu au préalable par les autorités françaises. En proclamant par la suite que « transférer Laurent Gbagbo à la CPI facilitera le processus de Réconciliation Nationale », le ministre des droits de l’homme du Gouvernement Dramane Ouattara ne fait que réciter la leçon apprise selon l’Elysée qui par le biais de Paul-Hervé Vintrou - Ex Salarié du Groupe Canal+ et gérant de Média Consulting Group basé à Paris (selon La Lettre du Continent N°619 daté du daté du 22 Septembre 2011), « met en ce moment sur pied une équipe de journalistes et d’experts en communication pour le lancement en Côte d’Ivoire, d’un quotidien nationale dont la ligne principale sera axée sur le processus de réconciliation. » Une véritable lobotomie trans-orbitale par voie de médias pour tenter d’abrutir le peuple et le rendre suffisamment docile et prompte à accepter toutes les injonctions que l’Elysée aura décidé de faire appliquer au gouvernement Ouattara.

Lors  de la récente tournée de Guillaume Soro (l’Ex Secrétaire Général de la Rébellion armée devenu Ministre de la Défense et Premier ministre de Ouattara) il arguait que « […] Libérer Gbagbo ? PAS POSSIBLE. Ce n’est pas bon pour la Côte d’Ivoire[…] ». Cela est une sorte de test faisant parti du plan de communication mis en place pour jauger la réaction des Ivoiriens à qui ont tentera de bouleverser encore une fois la culture politique et de manière très draconienne sur ce coup, au cas ou les Pro-Gbagbo se montraient suffisamment placide suite à de telles annonces.

Face à toutes ces tractations en contradiction sans équivoque d’un véritable désir de réconcilier les Ivoiriens selon une analyse impartiale des revendications des deux camps, on ne peut qu’être lunatique et craindre les conséquences de l’échec de  la CDVR qui ne pourrait réussir sa mission même avec la meilleure dose de bonne foi tant que Alassane Dramane Ouattara s’obstinera dans son monologue lors duquel la seule réponse au Pro-Gbagbo, réponse très vacharde d’ailleurs, a été « Les chiens aboies, la caravane passe ». Tel un roitelet tétanisé par la contradiction, Alassane Dramane Ouattara a décidé de s’assoir seul à la table des discussions auxquelles il est participant, jury, modérateur et juge. Cette SOLUTION que même les érudits de la réconciliation ne sauraient expliquer, n’est pas idoine dans une telle SITUATION puisque ne pouvant rien résoudre.

L’ivresse du pouvoir ne devrait pas conduire à une telle radicalité car en toute sincérité, la réconciliation et la paix véritable ne se décrètent pas. « Libérez Gbagbo » pour ouvrir un véritable dialogue social en vue de faire éclater la vérité : le pardon et la réconciliation nationale suivront sans aucun doute. Il est indéniable que la justice de Dieu est au dessus de celle des Hommes : mais si Laurent Gbagbo doit être jugé par la justice « pas toujours juste et équitable» des hommes, pour établir l’impartialité dont ce tribunal s’affuble, Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro devraient prendre le même chemin.

Claudus Kouadio

07 octobre 2011

Discours du Dr. ASSOA ADOU, Porte-parole de la Coordination du FPI en Exil

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Excellence monsieur le Président de la République du Ghana,

 

Excellence monsieur le Président de la République Fédérale du Nigéria,

Nos premiers mots sont à l’endroit de SEM ATTA MILLS, Président de la République du Ghana. Nous voudrions encore une fois vous dire toute notre reconnaissance à vous et à tout le peuple ghanéen pour l’hospitalité et l’attention que vous n’avez cessez de nous accorder depuis que, par milliers, nous sommes venus trouver refuge dans votre pays. Nous vous remercions également pour tous les efforts que vous déployez pour la paix en Côte d’Ivoire. La présente rencontre en est une illustration parfaite.

 

Nous voudrions saluer son excellence M. GOODLUCK JONATHAN, pour sa présence.

Quant à M. Alassane DRAMANE OUATTARA nous sommes heureux de sa présence qui nous donne l’occasion de nous adresser à lui.

Nous sommes venus lui dire que nous sommes pour la paix, mais une paix qui réconcilie les ivoiriens, à l’exemple de Laurent GBAGBO, qui a œuvré pendant dix ans pour ramener la paix en Côte d’Ivoire. On citera entre autres actions: le financement des partis d’opposition lorsqu’il a accédé au pouvoir en 2000 et qui a permis au RDR qui n’y avait pas droit, de bénéficier d’une subvention annuelle de 800 millions de francs CFA ; le retour d’exil de MM OUATTARA et BEDIE dans le cadre du forum pour une réconciliation inclusive en 2001 ; la décision de 2005 qui a rendu éligibles MM OUATTARA et BEDIE aux élections  présidentielles de sortie de crise, suite à l’Accord de Pretoria ; la prise d’une loi d’amnistie pour les rebelles qui ont attaqué la Côte d’Ivoire en septembre 2002 ; la signature de l’Accord politique de Ouagadougou avec la rébellion armée et la nomination au poste de premier ministre du chef des rebelles, M. SORO.

La crise ivoirienne n’a pas commencé le 28 novembre 2010 contrairement à l’opinion courante, elle a commencé le 19 septembre 2002 par un coup d’Etat manqué qui s’est mué en une rébellion armée, organisée et planifiée par la France.

L’élection du 28 novembre 2010 devait mettre fin à cette longue et grave crise mais hélas, elle l’a aggravée et prolongée.

Le refus des résultats du Conseil constitutionnel proclamant le Président  Laurent GBAGBO vainqueur a entrainé un contentieux électoral qui n’a pas été vidé par le recomptage des voix, comme préconisé par le Président Laurent GBAGBO, ni par la solution politique négociée proposée par l’Union Africaine et acceptée par le Président Laurent GBAGBO. En lieu et place, la rébellion, appuyée par la France et l’Onu a déclenché  la guerre qui a abouti à l’arrestation le 11 avril 2011 du Président Laurent GBAGBO par les forces française qui l’ont remis aux rebelles. Au cours de cette guerre, les forces rebelles ont perpétré des massacres politiques et ethniques, comme le génocide du peuple wè dans l’ouest de la Côte d’Ivoire et l’exécution sommaire de centaines de jeunes à Adjamé et Yopougon.

Le Président Laurent GBAGBO est aujourd’hui détenu à Korhogo dans des conditions indignes et humiliantes d’un Président de la République et traité moins bien qu’un vulgaire délinquant de droit commun. Nous avons appris que suite aux démarches entreprises par les autorités ivoiriennes et françaises auprès de la CPI (Cour Pénale Internationale) les tractations sont en cours en vue de traduire le Président Laurent Gbagbo devant cette juridiction.

Par ailleurs, depuis le 11 avril 2011, les tueries, pillages, viols, occupations de plantations et domiciles par les rebelles et les dozos rebaptisés FRCI sont ininterrompus et ont occasionné un exil  interne et externe de plus de deux millions d’ivoiriens.

 

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M. le Président ATTA MILLS, les milliers d’exilés que nous représentons refusent que la force soit utilisée pour imposer une solution à un camp.

Nous refusons l’instrumentalisation de la justice ivoirienne et la justice internationale pour exclure de la vie politique des adversaires.

Pour nous, la vraie solution à la crise ivoirienne, celle qui ramènera la paix définitive ne peut être qu’une solution politique. Cette solution commence par la libération immédiate du Président Laurent GBAGBO et de tous les prisonniers politiques, civils et militaires en vue d’un dialogue inclusif au sommet de l’Etat et entre les ivoiriens.

Le Président Laurent GBAGBO qui représente plus de 50% de la population, n’est pas, comme nous l’avons entendu dire, l’obstacle à la paix mais au contraire l’élément clé pour la paix en Côte d’Ivoire.

C’est pourquoi, pour nous, détenir le Président Laurent GBAGBO et ne pas le libérer c’est faire obstacle à la paix.

Transférer le Président Laurent GBAGBO à la CPI alors que les criminels notoires sont en liberté et ne sont pas inquiétés, c’est hypothéquer définitivement la paix en Côte d’Ivoire.

Nous sommes pour notre part dans l’attente d’initiaves africaines allant dans le sens de la paix véritable en Côte d’Ivoire. Celle-ci ne peut intervenir que par la libération du Président Laurent Gbagbo et l’instauration d’un dialogue direct entre lui et M. OUATTARA.

C’est pourquoi nous vous saluons encore une fois Messieurs les Présidents pour cette initiative et vous remercions de nous avoir écoutés.

Dr ASSOA ADOU PRESIDENT ET PORTE PAROLE DE LA COORDINATION   FPI EN EXIL