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28 mai 2013

AFFAIRE ‘LA CPI MÈNE UNE CHASSE RACIALE ENVERS LES AFRICAINS’ : L’UNION AFRICAINE SE MOQUE DE QUI ?

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JUILLET 2011 : UA - Jean Ping (Ancien Président de la Commission de l’Union Africaine) charge Luis Moreno Ocampo  "Ocampo, it's a joke !"

 

Puis…

NOVEMBRE 2012 : Mme Dlamini-Zuma tourne le dos à la CPI 

Puis…

FEVRIER 2013 : AU NEZ ET A LA BARBE DE L’UA  qui prenait de telles postures, la Côte d’Ivoire de Alassane Dramane Ouattara ratifie le Statut de Rome et rejoint ainsi la CPI. Comme par extraordinaire, silence radio coté UA jusqu'à …

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MAI  2013 : 50 ans de l’Union Africaine: LE PRÉSIDENT DE L'UA DECLARE :" LA CPI MÈNE UNE CHASSE RACIALE ENVERS LES AFRICAINS" 

 

Et la meilleure c’est le fait qu’à la célébration des 50 ans de l’UA, honneur a même été rendu à Mr Alassane Dramane Ouattara qui a pris la parole devant les membres de cette assemblée du haut de cette tribune continentale.

FINALEMENT, l’Union Africaine et ses dirigeants se foutent de qui ? Entre verbiage et papelardise, cette institution désespérante se révèle être devenue une coquille vide. 'L'UA vient de réclamer le transfert du dossier d'Uhuru Kenyatta (Président en exercice du Kenya)de la Haye vers Nairobi, estimant que la justice Kényane était désormais capable de le prendre en charge.'

Si ce n’est pas juste un paravent trompeur parce que Uhuru Kenyatta est libre et que la Communauté ‘occidentale’ (dite Internationale) ne vois pas/plus en lui ‘un homme à démolir’, pourquoi par exemple l’UA n’entreprend pas la même démarche dans  le dossier CPI Contre Laurent Gbagbo ? Ou alors ‘la justice Ivoirienne (justice de Ouattara) est incapable de prendre le dossier Gbagbo en charge ? Si Oui comment sera-t-elle capable de prendre en charge le dossier Simone Gbagbo et les milliers de prisonniers politiques Pro-Gbagbo qui ne font que s’amonceler dans les geôles de Alassane Dramane Ouattara ?

Ce capharnaüm politico-judiciaire commence à avoir une odeur fétide bien entretenue par cette Union Africaine incapable d’oser une rupture véritable et de conduire nos états.

Parlant des 50 ans de l'Union Africaine, il y a quelque jour un ‘doyen’ m'a dit : 'Aujourd’hui encore, l’Afrique fait la promotion des discours creux qui ne laissent augurer rien de bon pour les prochaines 50 années. Ce départ-ci est pire que le précédent, parce qu’il hérite de surcroit de situations dramatiques partout...'  Et ces propos, l’Union Africaine vient encore d’en faire une belle démonstration.

Cette Afrique là m’inquiète.

 

SAMEDI 25 MAI 2013 :

[ DÉSESPÉRANTE AFRIQUE… 50 ANS APRÈS LA NAISSANCE DE L’OUA (DEVENU UA) ]
Le Président Français
François Hollande est l’invité spécial de Madame Nkosazana Dlamini-Zuma (Présidente de la Commission de l'Union africaine), pour la célébration des 50 ans de l’UA. Et même que Mr ALASSANE DRAMANE OUATTARA le ‘préfet’ installé par la France à la tête de la Cote d’Ivoire comme Président, devrait prendre la parole devant les membres de cette assemblée du haut de cette tribune continentale. La vivante Françafrique en Force, revigorée par ses dernières victoires néo-colonialistes en Cote d’Ivoire puis au Mali.
C’est à désespérer de cette institution que se révèle être devenue une coquille vide.
Diallo telli doit certainement être en train de se retourner dans sa tombe. Six pieds sous terre, Modibo Keïta et Sylvanus Olympio doivent se demander si ceux qui conduisent cette institution née pour une grande et belle aventure Africaine ont lu la charte qu’ils ont rédigée en 1963.
La première ligne de la charte de l’OUA dit : ‘Nous, Chefs d’Etat et de Gouvernement africains, réunis à Addis Abéba, Ethiopie ;
CONVAINCUS QUE LES PEUPLES ONT LE DROIT INALIÉNABLE DE DETERMINER LEUR PROPRE DESTIN […]’
Oui… nos peuples Africains ont le droit inaliénable de déterminer leur propre destin, mais nombre d’entre eux ont fait le choix de confier ce destin au vorace Empire Français.
Finalement c’est quoi le but de la ‘lutte’ de l’OUA (UA) ?
Nous avons le droit de lutter, mais ne nous trompons pas d’adversaires.
Nous avons le droit de rêver, mais ne dormons pas sur nos lauriers (bien entendu si nous en avons).
Nous avons le droit de vouloir d’une Afrique plus représentative dans le concert des nations, mais c’est à nous de bâtir cette Afrique là et ce n’est pas ainsi que nous y parviendront en reniant les règles de base que nous nous fixons.
Comme le dit
Aimé Césaire dans la Tragédie du Roi Christophe : « Les autres ont fait à petits coups de siècles. Où est pour nous le salut, si ce n’est que nous ferons-nous- à grands coups d’années. »

Que faut il faire pour suscité un nouvel élan dans la démarche émancipatrice de l'Afrique ( De l’Afrique Noir surtout) ?

18 janvier 2013

L'Islam, la Charia, les Noirs, les Touaregs, la France et sa guerre multiple au Mali

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Le fil à couper le beurre existe depuis Mathusalem. Nous n’allons pas le réinventer en donnant une nouvelle lecture de la genèse « apparente » de la crise Malienne qui aura connu maints soubresauts depuis le coup d’état militaire du Capitaine Amadou Aya Sanogo, chef de la junte qui avait pris les rênes du pouvoir d'état au Mali. Mais il convient de planter le décor avant tout propos.

Lorsque le 22 mars 2012 Sanogo « renverse » le Président Amadou Toumani Touré qu’il accuse d’incompétence pour son laxisme face à la rébellion Touareg du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad), son ambition affichée est de « sauvegarder l'intégrité territoriale et assurer la sécurité et la quiétude des personnes et de leurs biens.» Sanogo se veut le chantre d’un Mali «  indivisible » pendant que son Mali l’était déjà. 

Bien que condamnant unanimement « le putsch des bérets verts » de Sanogo, aucun Chef d’Etat, aucune organisation régionale ou sous régionale, aucune Organisation Africaine ou Internationale ne demande le respect de la « légitimité » en restaurant le Président ATT dans ses fonctions. Il est mis en quarantaine pendant que Alassane Dramane Ouattara, le Président de la CEDEAO et l’eternel Président Burkinabé Blaise Compaoré « jouent » les médiateurs d’une part entre Sanogo et « une certaine constitution » qui voudrait qu’il cèda la place au Président de l’Assemblée Nationale, et d’autre part entre Sanogo et le MNLA qui déjà animait l’actualité internationale sur les chaines d’infos en France.

 Pendant que les nouveaux hommes forts de Bamako tergiversent dans leurs discutions avec les « médiateurs »,  le MNLA gagne du terrain au Nord en s’installant sur toute l’étendue du territoire de SON Azawad qu’il considère comme la propriété des  « Touaregs ». A coté ou au milieu de cela (c’est selon), le groupe islamiste Ansar Dine fait son entrée en scène au Nord Mali dans les régions occupées par le MNLA avec comme pour seul et unique projet : « L’instauration de la Charia » dans tout le Mali en commençant par le Nord.

 Malgré quelques  incompréhensions ou accrochages, le (MNLA) avec Ansar Dine cohabitent tant bien que mal, chacun avec sa doctrine et ses ambitions, mais contre le même adversaire qu’est l’Etat Malien. Du coté « Sud Mali », Sanogo abdique et met en veille le CNRDRE (Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat). Le 12 avril 2012 il « remet le pouvoir » entre les mains frêles de Dioncounda Traoré qui est vomi par la rue Malienne mais qui s’accroche lui aussi, tant bien que mal.

L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES (ONU), L’UNION AFRICAINE (UA) ET LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ÉTATS DE L'AFRIQUE DE L'OUEST (CEDEAO)

 Tout naturellement comme dans toute situation de ce type, deux options visibles se dégageaient du lot pour trouver une issue rapide à cette crise ; la négociation ou l’option militaire paraissaient les plus évidentes.  Mais pendant qu’il discute de la main gauche, le groupe de médiateurs multiplie les réunions de la main droite pour « soit disant » préparer une action militaire dans l’optique d’une reconquête  rapide du Nord dont les populations souffrent déjà de l’impact de la « Charia » instaurée par les Islamistes de  Ansar Dine sous l’œil bienveillant des rebelles Touaregs du MNLA.

 Avec lucidité, et connaissant les fondements de l’idéologie prônée par Ansar Dine, il était plus qu’évident qu’aucune négociation ne pouvait aboutir à une satisfaction des attentes de ces radicaux. De même, le MNLA ne se montrait pas plus désireux de renoncer à ses ambitions irrédentistes. Alors à défaut d’accepter la scission du Mali en perdant le Nord qui était livrée aux desideratas du duo rebelles touareg du MNLA -  islamistes armés d’Ansar Dine, à la guerre comme à la guerre, il fallait y aller, se battre et tenter de restaurer la dignité et l’unicité du Mali.

 Mais c’est la qu’encore une fois, toute l’Afrique va manquer le coche.  Réunion de ministres des Affaires étrangères et de la Défense de la CEDEAO, rencontres des chefs d'état-major de la  CEDEAO, rencontre entre des responsables de l'ONU, de l’UA et de la CEDEAO,  réunion bipartite de responsables Onusiens avec les instances de la CEDEAO, réunions sur réunions pour discuter de l’envoi d’une force armée régionale au Mali ; près d’un an après le début de ces réunions où la pause apéro semblait être le point focal de toutes les attentions, rien de concret ne se décida pour  apporter l’aide dont avait besoin cet Etat en crise. Et pendant ce temps, la situation s’enlisait au Nord Mali mais aussi au sud ou Sanogo et certains Maliens mettaient une pression légitime sur le nouveau pouvoir qui ne posait aucune action rassurante. L’Ecomog tant de fois annoncée par la CEDEAO ne pointait pas son nez. 

 L’échec était patent et cela bien avant le début d’un hypothétique déploiement de forces Africaines pour la restauration d’un Etat de droit vu surtout que contrairement au MNLA, les islamistes armés d’Ansar Dine projetaient des expéditions sur le Sud Mali qui était dans leur ligne de mire. Finalement, toutes ces tractations des institutions politiques Africaines n’auront pas donné le soupçon d’un début de réponse acceptable.  

L’INTERVENTION MILITAIRE DE LA FRANCE ET SES « ALLIES »

 Pendant que l’Afrique est aux abonnés absents dans la résolution de la crise malienne, et malgré l’avis favorable de l’Onu pour donner un mandat international officiel pour une intervention militaire, la France contourne tous les protocoles et statuts puis décide seule de mener l’offensive. Selon François Hollande, il répondait simplement  à la demande d'aide militaire formulée un peu plus tôt par le président malien Dioncounda Traoré.

 Et pourtant, recevant  Yayi Boni son homologue Béninois le 29 Mai 2012 à  Paris, François Hollande avait appelé à une non ingérence dans cette crise; et il s'adressait là à l'Afrique par le canal de Yayi Boni le Président de l'Union Africaine. Francois Hollande précisait même que « les otages français au Mali étaient un point essentiel pour l'Etat Français sur ce dossier. » Le sort du Mali ne semblait pas être le point focal des attentions de François Hollande. Mais huit mois après, qu’est ce qui aura fondamentalement changé au point de pouvoir expliquer ce déploiement massif de l’armée Française sur le sol et dans l’espace aérien du Mali, pays avec lequel il n’a aucun accord de défense ?   

 A l’évidence, la France ne veut pas prendre le risque de voir les hésitations des dirigeants Africains lui coûter la perte de son hégémonie sur cette partie du continent à la suite des actions de ces groupes armées. Céder ce vaste territoire aux Touaregs du MNLA, ou à  Ansar Dine, Mujao et Aqmi (Al Qaïda au Maghreb Islamique) son allié, c’est aussi perdre le contrôle du sous sol de cette région riche en minerais multiples dont l’or et surtout  l’uranium qui approvisionne déjà les centrales nucléaires françaises depuis les exploitations de Areva au Niger. Toute autre raison évoquée par la France pour tenter d’expliquer autrement les motivations de son intervention ne serait que pure affabulation. La France ne fait pas voler des avions de guerre de marque « Rafale » à 27 000 euros de l’heure pour les beaux yeux d’un peuple malien dont elle serait subitement tombée folle amoureuse. La France que nous connaissons ne déploie pas des dizaines de chars par amitié pour un lointain pays de nègres. La France ne tuera donc pas gratuitement ses soldats dans le désert  Malien pour la simple restauration de la démocratie dans ce pays. Si tel était vraiment le cas, la diplomatie Française aurait dû demander le respect de la constitution dans sa forme la plus pure et donc le retour du Président Amadou Toumani Touré dans ses fonctions de Président élu dont le mandat n’était pas arrivé à expiration. Il serait bon que le peuple Malien sache que la facture du déploiement de l’armée Française sur ses terres et dans ses airs ne lui sera pas remise, mais qu’il paiera plus que le prix réel.

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 Comme en Irak, en Afghanistan et en Lybie, une coalition internationale se forme au fil des jours pour venir prendre part à la danse macabre au son des canons et des bombes. Pour être à la table de la nouvelle répartition des intérêts de cette région, il faut au préalable avoir fait cette guerre. Les USA, la Grande Bretagne, l’Allemagne, la Belgique et d’autres pays ne veulent pas faire « l’erreur » de la France lors de la Guerre de Georges Bush fils en Irak. Alors quasiment tout le monde sera là pour se battre contre les Touaregs et autres Djihadistes. Oui tout le monde, et même certains Etats africains dont les soldats arriveront pour ramasser les douilles.

 « L’ANNONCE » DU RENFORT DES FORCES ARMEES DE CERTAINS PAYS AFRICAINS

 La honte est grande. Honte qui résulte de l’attitude qui caractérise le « poids » de nos institutions sous régionales et continentales face à certaines nations telles que la France. D’abord ce fut la Lybie de Mouammar Kadhafi bombardée de partout par La France puis ses alliés de l’Otan sans qu’aucune organisation Africaine ne s’insurge contre ce coup d’Etat couvert par l’argument d’une prétendue « révolution » dite du « Printemps Arabe ». Plus d’un an après s’être partagé les intérêts économiques de ce pays défiguré, l’Occident l’a abandonné au milieu du désert sans une oasis de solutions à portée de vue

 Cette situation de confusion dans le Nord Mali n’est autre que la résultante du chaos en Lybie et la fuite vers le Sud des Touaregs. Une action de médiation Panafricaine  aurait pu permettre d’éviter le drame Lybien, mais surtout l’Afrique n’aurait pas connu cet autre cauchemar en préparation au Mali.

 En définitive, l’Afrique n’aura pas trouvé de solution à ce début de crise au Mali. Elle ne fera que « suivre » l’une de ses options qui est en ce moment en train d’être exécutée par un autre ; La France, mais pour ses propres intérêts sans vraiment peser les conséquences de l’échec d’une telle opération sur le peuple malien et la région.  

 Hormis le déjà célébrissime « Je suis aux anges »  de Yayi BONI (Banania) le Président de l’Union Africaine, aucun autre son de trompette de cette institution, « Black Out » total, calme lunaire. Mutisme également au niveau de  Madame Zuma et de la Commission de l'Union africaine. Du coté de la CEDEAO, on annonce des réunions pour  la fin de la semaine ; pendant ce temps Alassane Dramane Ouattara le « président » de cette institution sous régionale a perdu sa langue de baratineur. Il plastronne et profite bien de ses  « vacances » en Allemagne ; et encore une autre fois, les chefs d’état-major de la CEDEAO se réunissent pour attendre cette « caméra-café » qu’ils aiment tant. Selon une dépêche sortie de cette causerie : « Le Nigeria doit fournir 900 hommes. Le Niger, le Burkina Faso et le Togo ont annoncé l’envoi d’environ 500 hommes, le Bénin 300, la Guinée et le Ghana une centaine chacun. Le Tchad a également promis des troupes (2.000 soldats)»

 A la lecture des délais de mobilisation des troupes mais surtout des moyens logistiques pour de telles missions, il est clair que connaissant ces armées, le Mali va devoir attendre encore, en tous cas pour ceux qui finiront par aller au front Français pour servir de premières lignes et de chair à canon comme jadis nos tirailleurs Sénégalais de Normandie.

 Toutefois, le fait maladroit de « l’affaire » relève de la non-participation de la Cote d’ivoire au niveau de la « fourniture » de combattants. Et pourtant Alassane Dramane Ouattara est le président en exercice de la CEDEAO, et pourtant le général  Soumaila Bakayoko – chef d’Etat major de l’armée de Ouattara est aussi le Président du Comite des Chefs d’Etat Major de la CEDEAO.  Et pourtant, lors de la réunion des Chefs d’État-major de la CEDEAO le samedi 16 Juin 2012 à Abidjan, Soumaila Bakayoko déclarait : «Les ‘‘gros effectifs’’  seront ‘‘fournis par le Nigeria, le Sénégal, le Niger, mais tout le monde participera, y compris la Côte d’Ivoire’’ » Même le Tchad non membre de cette CEDEAO se propose d’envoyer 2.000 soldats au Mali pour la cause. Pourquoi jusqu’à ce jour personne du coté de la Cote d’Ivoire ne se prononce sur le sujet de l’envoi de troupes Ivoiriennes contrairement aux « affirmations » du chef d’Etat-major ivoirien ? Les « présidents » Alassane Dramane Ouattara et Soumaila Bakayoko auraient-ils encore menti ?

 POURQUOI LA MAURITANIE, L’ALGERIE, LE MAROC, LA TUNISIE,  L’EGYPTE ET LA LIBYE N’ENVERRONT PAS DE SOLDATS COMBATTRE AU MALI.

 Cette crise au Nord du Mali a un aspect racial voire « raciste » qui jusque là est mis sous le boisseau. On n’ose pas le dire, encore moins en prendre compte ouvertement, mais ce conflit souffre d’un fort relent identitaire entre les Touaregs proches du monde Arabe et les maliens « Noirs » au sud du Sahara. Les Touaregs  sont les descendants des premiers habitants de l'Afrique du Nord. Ces berbères de race blanche ou  « hommes bleus » comme on les appelait ont toujours marqué leur grande différence d’avec les peuples noirs d’Afrique qui leur servaient généralement d’esclaves. Même au XXIème siècle du calendrier grégorien, un noir « esclave » en Mauritanie n’a rien de scandaleux dans ce pays.

Cette parenthèse a pour but d’expliquer deux choses :

-         La Mauritanie, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et la Libye n’enverront pas de soldats du Maghreb  combattre au mali pour des Noirs contre leurs frères Touaregs. Culturellement et idéologiquement cela est incohérent et croire le contraire c’est méconnaitre les réalités intrinsèques de la terre Afrique qui comporte en fait plusieurs continents differents.  

-         Ces pays pourraient facilement servir de points de repli et de bases arrières pour les opérations des Touaregs et autres Islamistes sans souffrir d’une opposition formelle de ces Etats à partir du moment où ils mènent un « Djihad ».

Si le MNLA revendique l’autonomie de l’AZAWAD, c’est aussi parce que ces Touaregs (qui ne sont pas à leur première révolte) n’acceptent pas véritablement de vivre sous l’autorité des Noirs. Vous remarquerez que dans la région, le cas du Mali est une exception avec le Niger. Cela explique la prompte réaction du Président Nigérien Mahamadou Issoufou qui a rapidement consenti à envoyer des troupes pour les opérations militaires projetés par la CEDEAO.

On sait quand et comment l’Opération « Serval » de l’armée Française a commencé. Prétendre connaitre tous les paramètres de l’issue de cette crise  serait  jouer au marabout ou à l’alchimiste des temps nouveaux.

Que Dieu Protège le Peuple Malien.

Claudus Kouadio

17 août 2012

Guillaume SORO: Le Caméléon veut prendre une autre couleur...

Le 29 décembre 2011 je m’interrogeais: "Quelle Couleur Prendra Le Caméléon cette fois ?

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Encore Premier Ministre et Ministre de la Défense ? Président de l'assemblée Nationale ? Président de la République suite à un nouveau Putsch ?... politologue ou retour à l'université ? Wait... see !"

ET il devient Président de l'assemblée Nationale... l'étape suivante étant >>> Président de la République: suite à un nouveau Putsch

Dramane Ouattara Le nouveau Ministre de la défense étant incapable de faire face aux attaques répétées contre ses rebelles FRCI malgré ses multiples forces spéciales et autres Dozos, la France de François Hollande s'engage militairement pour certainement "protéger" ce pouvoir despotique qui se montre finalement moribond face aux assauts "vraisemblables" des Hommes de Guillaume SORO.

- Dans le "schéma" actuel et avec toutes ces menaces de la CPI contre "Bogota" et ses chefs de guerre, je ne vois personne d'autres capable de financer et mener de telles opérations...

Certains étaient étonnés que lors de l'attaque du camp militaire de Akuedo, SORO qui est le Président de l'Assemblée Nationale puisse et OSE même donner des infos PRÉCISES sur Twitter entre 3H et 4h du matin à partir de sa résidence en lieu et place du Ministre de l'interieur ou de celui de la défense: personnelement j'en était heureux car ENFIN j'avais plus que la certitude qu'AUCUN pro-Gbagbo n'était mêlé à ce jeu macabre...

Remarquez que Hamed Bakayo "le ministre de l'insécurité" est allé ensuite le rencontrer de manière solennelle pour "soit disant" lui rendre compte de l'état des lieux: ensuite Soro réunit tous les chefs militaires du MPCI... et ce jour la France entre en jeu ! Lisez entre les lignes !

La guerre interne au RHDP in MPCI se dévoile petit à petit au grand jour: et très bientôt, ils ne pourront plus accuser le FPI. Ils ont même tenter de faire porter le chapeau à Djédjé Mady du PDCI mais cette tentative mesquine s'est avérée désuète.

Finalement on se demande qui fait quoi et qui est qui dans leur république bananière du Dramanistan Sur Seine !

Le Caméléon veut prendre une autre couleur...

Aux autorités illégales à la tête de la Côte d'Ivoire, il convient de préciser que nous sommes conscient que votre incompétence a trouvé pour bouc émissaire au dos large... LE FPI: Pendant que vous continuez de MENTIR au monde sur l'identité de "VOTRE" agresseur, vous divisez encore plus les Ivoiriens que vous prétendez vouloir réconcilier.

Rendez vous à la triste évidence;  plus personne ne croit à vos inepties: les "tueurs de FRCI" sont certains de vos amis d'hier... et vous le savez mieux que nous autres.

Que Dieu protège la Côte d'Ivoire.

 

07 mai 2012

Présidentielles 2012 en France : Vue d’Abidjan, mieux que la victoire de Hollande, la chute de Sarkozy

Dimanche 6 Mai 2012, il est 17h59 mn GMT. La France attend avec frénésie l’annonce des résultats du scrutin présidentiel de 2012. Dans la minute qui suit, le visage du nouveau Président élu par le peuple de France devrait apparaître sur les écrans de toutes les chaînes infos des télés Françaises. Entre angoisse et surexcitation, l’ambiance est autant surchauffée qu’électrique.

Quand sonne 18h et qu’apparaît sur les écrans de télévisions le visage placide de François Hollande, une clameur tonitruante se fait entendre à 6.000 Km de l’Hexagone. Abidjan la martyre exulte. Elle ne célèbre pas spécialement la victoire du candidat du parti socialiste, mais manifeste sa joie face à ce revers historique de Nicolas Sarkozy avec qui les patriotes Ivoiriens ont des antécédents qui sont solidement enracinés dans le Présent de la Côte d’Ivoire.

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Ce « Hourra » strident va donner suite à d’autres scènes de joie « contenue » dans plusieurs quartiers de la ville. Joie contenue parce que plus qu’un symbole de l’impopularité de Sarkozy en Côte d’Ivoire, cette célébration harasse le « camp » Ouattara et ses sbires installés au pouvoir suite à un acte terroriste des soldats Français sous les ordres du futur ex-locataire de l’Elysée.

Rendons nous à l’évidence ; le scrutin présidentiel Français de 2012 s’est traduit en Côte d’Ivoire par une fâcheuse tournure à la hauteur de l’ingérence de Nicolas Sarkozy dans les affaires de l’état Ivoirien avant, pendant mais surtout après sa guerre contre le Président Gbagbo dite « crise post électorale ».

D’un coté les Patriotes Ivoiriens qui espéraient la fin du duo Françafricain Ouattara-Sarkozy, et de l’autre les partisans de la rébellion armée du RDR qui sont déboussolés à l’idée de perdre les privilèges de l’assistanat de Sarkozy qui jusque là est arrivé à couvrir les dérives et autres frasques de ce régime Ivoirien qu’il a voulu et façonné à l’image d’une préfecture Française d’Outre Mer. Ces derniers qui se veulent être des sujets d’une sorte de colonie Française accusent très difficilement la défaite de leur « maître » ; défaites qui les plongent dans l’incertitude et une confusion qui les conduits à faire des écarts vis-à-vis du nouveau Président Français élu et pire, des bourdes diplomatiques au plus haut Niveau.

Dans une totale lubie d’illuminé, « Le Patriote » quotidien officielle du RDR le parti politique d’Alassane Ouattara titre ce matin : « Après sa courte défaire à la Présidentielle Française Merci, Sarko ! La Côte d’Ivoire et l’Afrique ne t’oublieront jamais. LE FPI JUBILE POUR RIEN ; Hollande ne libérera pas Gbagbo ‘l’infréquentable’» Belle allégeance au Maître « Nicolas Sarkozy 1er,  Roi de Côte d’Ivoire »

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Hors donc un Président Français peut faire libérer un détenu de la CPI ? Alors le sens contraire est plus qu’une évidence. Cette « une » plus que révélatrice ne fait que confirmer l’hypothèse du rôle malsain de Sarkozy et de la France dans l’enlèvement et le transfèrement illégale du Président Laurent Gbagbo en Hollande devant la CPI. La manifestation de fidélité du clan Alassane Ouattara ne s’est pas arrêtée là. Le quotidien Français le Figaro par une dépêche publiée cet après midi fait était du fait que « Nicolas Sarkozy a reçu en fin matinée à l'Elysée [...] Alassane Ouattara, actuellement en visite privée en France. Au lendemain de sa défaite au second tour de l'élection présidentielle face à François Hollande, le chef de l'Etat sortant, qui quittera officiellement ses fonctions le 15 mai, s'est entretenu pendant une demi-heure avec Ouattara, qu'il a lui-même accueilli sur le perron de l'Elysée, sans protocole. " Bourde diplomatique ou normale nullité politique ?

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Avant même d’adresser ses félicitations au nouveau Président élu en France, Alassane Ouattara dans une ultime marque de soumission se précipite aux pieds de son ancêtre Gaulois ? Cet acte empreint de flétrissure et de manque de convenance est à mettre au compte de la grande fébrilité de Dramane Ouattara qui va devoir amorcer des relations nouvelles et certainement voulues claires par le « changement » que  prône François Hollande. A la suite de son entrevue avec son « patron » il ferra ensuite amande honorable via un courrier au Président François Hollande qu’il félicite ENFIN pour ensuite demander une "consolidation des liens privilégiés" entre les deux pays que sont la Cote d’Ivoire et la France.

Cette confrontation a distance s’est même déporté hier à Paris à la place de la Bastille où les patriotes Ivoiriens vivant en France on arborés le Drapeau Orange-Blanc-Vert de la République de Côte d’Ivoire comme pour faire un doigt de nez à Nicolas Sarkozy et à l’UMP.

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Pour les patriotes Ivoiriens fidèles à l’idéologie du Président Laurent Gbagbo, une autre bataille commence : mettre Nicolas Sarkozy dépourvu de son immunité Présidentielle face à ses responsabilités dans l’aggravation de la crise Ivoirienne et mieux, le voir juger et condamner pour ses nombreux crimes commis en Côte d’Ivoire au nom de la France.