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27 mars 2014

Intervention de Charles Blé Goudé à la CPI - [ CPI: L'audience de première comparution de Charles Blé Goudé ]

 
Je suis content d'être là pour le respect que j'ai pour les victimes, toutes les victimes de la crise qui a secouée mon pays, je suis content d'être là, pour que la vérité soit sue, afin que cessent les murmures. Madame le juge, je ne veux pas être libre de mes mouvements physique pendant que ma conscience innocente accusée à tort d'être la base de tout les tords pleure au dedans de moi. Madame le juge, contrairement à une certaine opinion, qui estime à tort ou à raison, qu'un voyage à la CPI est un voyage de non retour, je pense qu'un citoyen qui est suspecté par la CPI, peut venir ici, faire l'objet d'un procès et s'il est innocent peut repartir chez lui, et je sais que je repartirai chez moi, et je sais que je repartirai chez moi. Madame la juge, je n'ai pas été remis à la CPI dans les normes, je voudrais le Noter. J'ai été arrêté de manière cavalière au Ghana surpris dans mon sommeil, emmené manu militari au bureau national d'investigation, mis dans un véhicule sans qu'on me dise où on m'emmène. C'est pendant que nous roulions que je me suis rendu compte qu'on me ramenait en Côte d'ivoire et pourtant les choses pouvaient se faire dans les règles de l'art, on ne m'a pas permis de parler à un avocat. Mes droit élémentaires ont été violé. Dans mon pays, avant qu’on me remette à la CPI, pendant 14 mois, j’ai été séquestré Madame la Juge. Je ne pouvais voir personne et personne ne pouvait me voir Madame la Juge. J'ai fait 10 mois dans un violon, nu. Je n'étais pas bien nourris. Chaque soir Madame la juge je devais chercher un morceau de viande solitaire dans une marre d'eau abusivement appelée soupe.

Madame la juge, chaque fois qu’on devait me déplacer, on me bandait les yeux avec un morceau de pagne, on me mettait une cagoule. A part la DST de mon pays où j’ai fais près de 9 mois et demi dans un violon avec pour voisin Jean Yves Dibopieu et Jean Noel Abehi, les autres lieu où on m’a détenu, j’avais toujours les yeux bandé et jamais je n’ai su ou j’étais. Madame la Juge, c’est tout dernièrement qu'un après midi mon geôlier est venu pour me coiffer. Ils sont venus dans la chambre avec des bagages; Ils m'ont emmené au sous sol tout l’après midi et c’est quand nous sommes remontés que je me suis rendu compte que la chambre était d’une propreté sans pareille. Ils ont rangé des livres, ils ont rangé tout ce qu’il y avait à ranger et ils avaient un appareil et ils ont commencé à me photographier. Ils me disent: « il faut sourire » et je souris, « fais comme si tu étais entrain de lire » et je lis. C’est plus tard que je me suis rendu compte que c’était une mise en scène que le ministère de l'intérieur de notre pays venait de faire. Madame la Juge, j’ai été réveillé le 21 mars à minuit, on m’a bandé les yeux, on m’a mis une cagoule, on m’a mis dans un véhicule. De minuit jusqu’au matin, j’étais assis dans une chaise, les yeux bandés, la tête encagoulée et c’est la matin quand on m’a enlevé la cagoule que je me suis rendu compte que j’étais à la DST à nouveau. Mis dans un véhicule, on m’a conduit chez le procureur.

Madame la Juge, c’est là qu’on m’a signifié votre mandat d’arrêt. Le même jour, au pas de course, les autorités de mon pays ont fait siéger la chambre d’accusation qui devait approuver mon transfèrement. Madame la Juge, c’est comme ça que j’ai été remis le lendemain à la CPI.

J’estime qu’on peut faire la politique avec élégance, avec sagesse et que la prison n'est pas un instrument pour briser le moral de ses adversaires politique, on n'utilise pas la prison pour cela. Quelqu’un est accusé, avec tous ses droits, on peut le mettre en prison et s’il est reconnu coupable, il est condamné. Et je voulais vous dire, dans cette cours où je suis, si je suis reconnu coupable, que la loi me soit appliquée dans toute sa rigueur, mais, si je suis jugé pour ce que j’ai fais et non pour ce que je suis, que je sois reconnu innocent et que je reparte chez moi; et je sais que je repartirai chez moi. Car dans mon pays, on me traque, on traque ma famille, on fait un chantage politique à ma famille politique et biologique , mon médecin en prison, tous mes collaborateurs en prison, pas pour ce que j’ai fais mais pour ce que je suis. Parce que si on devait me poursuivre en Côte d’Ivoire pour ce que j’ai fais, il y a beaucoup de personnalités pro Ouattara qui ne peuvent même pas me regarder en face.

Madame la Juge, je ne veux pas être la honte de ma génération, je ne veux pas être la honte de ma famille et de mes enfants. Je suis venu ici et je me considère en mission pour la manifestation de la vérité. Je suis pro Gbagbo et je suis fier de l’être. Je l’étais hier, je le suis encore aujourd’hui. Madame, j’ai appris avec Gbagbo le dialogue, j’ai appris avec Gbagbo la réconciliation, j’ai appris avec Gbagbo qu’il faut convaincre l’adversaire et non le vaincre et pour cela, je suis pour que la manifestation de la vérité se fasse. Madame la Juge, que la paix soit en Côte d’Ivoire et que la Côte d’Ivoire ne s’embrase pas à cause de moi.
Je vous remercie.

Je suis venu à la Haye, c’est ici que j’ai appris qu’un individu peut avoir des droits qui lui sont reconnus et je voudrais vous remercier pour ça d’ailleurs. Je suis bien traité ici. Je suis animé d’un double sentiment parce que quand on m’emmenait à La Haye ici, beaucoup ont pleuré et pourtant en Côte d’Ivoire, je vivais le calvaire. Chaque jour, je vivais dans l’angoisse, chaque minute était un combat. J’étais comme un objet dont on disposais quand on voulait et comme on voulait et on me faisait du chantage politique. J'en avais Honte pour mon pays et pour mon continent. C'est quand je suis arrivé ici, que je me suis rendu compte qu'un individu peut avoir des droits. J'ai été logé comme un prisonnier, parce-que je ne peux pas demander qu’on me loge dans un hôtel à quatre étoiles. Un prisonnier est un prisonnier dans tous les cas et je suis préparé à cela, je suis prêt. Mais j'ai à faire avec mon avocat mais je souhaite pour le respect que j’ai pour la Cour qu’on vous en parle à huis-clos.
Je vous remercie. [ Transcription de Abidjan Cotedivoire ]
 

13 décembre 2013

AFFAIRE « Abidjan a tenté de faire assassiner des pro-Gbagbo au Ghana (rapport ONU) » : Décryptage de la réaction outrageuse et orageuse de Alassane Dramane Ouattara

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Lors d'une interview accordé à la chaîne BBC, Alassane Dramane Ouattara très remonté contre l’ONU a déclaré ceci :
BBC : " [...] Il y a eu récemment des allégations d’experts de l’Onu selon lesquelles le pouvoir d’Abidjan a envoyé des hommes au Ghana pour éliminer physiquement des pro-Gbagbo. Qu’avez-vous à répondre ?
OUATTARA : Vous savez ces experts doivent être renvoyés de l’Onu, je trouve ça abject, c’est du non-sens, c’est n’importe quoi. Le président ghanéen que j’ai vu m’a dit qu’il fera une déclaration. Je pense que les nations unies devraient choisir avec un peu plus de contrôle et de vérification ces soi-disant experts. Tout ce qu’ils disent est mensonger, inacceptable. J’ai donné d’ailleurs copie de mon communiqué de presse au secrétaire général Ban Ki Moon pour lui dire que pour ne pas l’embarrasser je ne fais pas de correspondance publique mais je veux qu’il sache que je ne suis pas contents, les Ghanéens ne sont pas contents, les Libériens ne sont pas contents [...]"

D’un, ne soyez guère choqué, médusé ou dubitatif sur la véracité des propos rapportés ici : OUI, c’est bien Alassane Dramane Ouattara lui-même qui parle là et ainsi. Et Oui il est malheureusement aussi considéré comme Chef d’Etat par ses pairs dont certains sont des hommes de valeurs.

De deux, je suis très enchanté du fait que, Ouattara qui hier était décrit par « ses maitres » comme un fringant technocrate très « civilisé » et ultra raffiné insulte ainsi l’ONU qui l’a installé comme Président en Côte d’Ivoire sur les corps encore chauds de milliers d’Ivoiriens tués par leurs bombes. S’ils ne le savaient pas véritablement, ils découvrent ici une « valeur » intrinsèque de la nature de leur marionnette qui arrive maintenant à bouger sans la traction des ficelles. Un proverbe de chez moi dit en substance : « Lorsque tu joues trop souvent avec un enfant, il finit par prendre ses aises au point que, le jour où tu seras couché dans la sable - la tête sur le cercueil en train de pleurer ta mère qui est conduite dans sa tombe, l’enfant ferra irruption pour t’ordonner de venir là et maintenant jouer aux billes avec lui ».

Pour le point qui m’intéresse véritablement ici, c’est-à-dire le regard du Ghana sur cette affaire, je vais vous démontrer très facilement pourquoi encore une fois Alassane Ouattara fait pire que falsifier simplement la vérité. IL MENT… et il n’y a pas d’autres termes plus appropriés pour décrire cette propension qui tant gravement vers la mythomanie qui est classifiée comme une pathologie.
Mr Alassane Dramane Ouattara déclare : « Je trouve ça abject, c’est du non-sens, c’est n’importe quoi. Le président ghanéen que j’ai vu m’a dit qu’il fera une déclaration. » Ok. Alassane Ouattara a certainement VU John Mahama le Président du Ghana. Et si vraiment Mahama lui a dit qu’il fera une déclaration, que Ouattara prie Dieu pour que cette déclaration ne soit pas faite. Pour notre part, les réfugiés et exilés Ivoiriens au Ghana savent très bien que cette déclaration pour l'absoudre de ses crimes et tentatives d’enlèvements - d’assassinats n’existe que dans les fantasmes de Ouattara qui croit que le pays de Mahama est un état vassal à ses ordres.

Il continue en ajoutant : « Je ne suis pas contents, les Ghanéens ne sont pas contents ». Effectivement les Ghanéens ne sont pas contents ; et cela de la plus haute autorité jusqu’au citoyen des quartiers populaires. De l’assassinat de Adama Champion dit « gorge profonde » au camp de réfugiés Ivoiriens de Elubu pour en arriver à la fin du procès Katinan en passant par « l’affaire Tsikata » et les nombreuses pressions du pouvoir Ouattara sur le HCR-Ghana, les Ghanéens ne sont pas contents. En vérité ils en ont ras le bol de ce pouvoir Ouattara qui ‘ les emmerde’ beaucoup malgré quelques flagorneries biens fixées. Que Ouattara interroge son ambassadeur au Ghana Ehui Koutouan Bernard pour savoir pourquoi les Ghanéens ne sont pas contents dans cette nouvelle affaire. Il suffit de lire la presse Ghanéenne pour savoir que Ouattara joue de la comédie médiocre d’arrière-salle.

" Selon le document (des experts de l’ONU), le gouvernement ghanéen a indiqué en juillet dernier aux experts, chargés de surveiller l’application de sanctions internationales contre le Liberia, qu’Abidjan avait « envoyé des agents ivoiriens dans le but d’assassiner ou de kidnapper des militants pro-Gbagbo réfugiés » au Ghana. « Les autorités ghanéennes affirment avoir fait échouer au moins deux de ces missions » au début 2013, ajoute le rapport. " Alors Ouattara espère vraiment que le Ghana si pointilleux sur les questions de droit de l’homme et de justice se dédise après avoir hier justifié l’extradition de Charles Blé Goudé, Jean-Noël Abéhi et Jean Yves Dibopieu sur les mêmes principes du droit international qui couvrait leur décision ? Jusque-là, les usages diplomatiques, l’éducation politique et les liens entre les deux peuples font que le Ghana tire la sonnette d’alarme sans trop en dire. Alors Ouattara gagnerait à se raviser, se calmer au plus vite.

Si toutefois Ouattara attend vraiment des autorités Ghanéennes qu’elles le blanchisse dans cette affaire, il attendra longtemps et pour rien. Il peut encore fermer les frontières entre les deux pays et même rappeler son ambassadeur puis renvoyer celui du Ghana en Côte d’Ivoire – cela n’y changera rien. L’idéal pour ce potentat serait de ne pas exporter son escadron de la mort hors des frontières de la Côte d’Ivoire qu’il martyrise.

Claudus Kouadio – Blogueur Ivoirien Exilé au Ghana

04 octobre 2013

MANDAT D’ARRÊT LANCE CONTRE CHARLES BLE GOUDE. CPI: VOUS AVEZ DIT JUSTICE IMPARTIALE ? MAIS QUE FAITES VOUS DE OUATTARA ET SA BANDE ?

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Après le Président Laurent GBAGBO, son épouse Simone EHIVET GBAGBO, c'est au tour de notre ami et frère Charles Blé GOUDE, de faire l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI, dans le cadre de la procédure ouverte sur la Côte d’Ivoire par cette Cour. A travers ce dernier mandat, la CPI achève de nous convaincre, qu’elle n’est point une justice mais un instrument au service des impérialistes occidentaux. Sinon comment comprendre cet acharnement sur le seul camp GBAGBO ?

En effet, depuis le début de cette procédure tous les mandats d’arrêt lancés l’ont été uniquement et exclusivement à l’encontre des pro-GBAGO. Mesdames, Messieurs, les Juges et Procureurs de la CPI, une question me taraude l’esprit. Que fait-on de OUATTARA et sa bande ? La liste de leurs crimes est longue, et, je ne saurai les énumérer toutes ici. Cependant, permettez-moi, de vous rafraichir la mémoire, en vous rappelant quelques-uns. Que fait-on des auteurs du massacre de plus de 1000 Wê, en une seule journée à DUEKOUE Carrefour ? N’est-ce pas un crime de génocide tel que prévu par l’article 6 du statut de Rome ? Que fait-on des auteurs des massacres des populations de GUITROZON et de Petit DUEKOUE ? N’est-ce pas là de graves violations des droits de l’homme, qualifiées de crimes contre l’humanité par l’article 7 du statut de Rome et qui relèvent de la compétence de votre Cour ? Que fait-on des auteurs du massacre des 60 Gendarmes, désarmés et emprisonnés avec leurs enfants à BOUAKE ? N’est-ce pas un crime de guerre sanctionné par l’article 8c du statut de Rome, instituant la CPI ? Alors Mesdames et Messieurs de la CPI, au lieu de vous acharner contre le seul camp GBAGBO, faites au moins semblant, en montrant à l’opinion que vous n’êtes pas une justice aux ordres, mais bien une justice indépendante et impartiale, en lançant ne serait-ce qu’un mandat contre les auteurs de ces violations graves des droits humains. Ils sont connus de tous et si vous les avez oubliés, je me propose de vous les identifier.

Il s’agit de : Alassane Ouattara (A la tête de l’État de Côte d’Ivoire) le commanditaire, Guillaume Soro ( A la tête de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire) le maitre d’œuvre, Issiaka Ouattara alias Wattao (Commandant adjoint de la Garde Républicaine et Commandant en chef du Centre de Commandement des Décisions Opérationnelles de Sécurité), Chérif Ousmane (Commandant adjoint du Groupe de Sécurité de la Présidence de la République), Zakaria Koné (Commandant adjoint du 1er Bataillon Blindé), Morou Ouattara (Commandant adjoint des Forces Spéciales), Gaoussou Koné alias Jah Gao (Commandant adjoint des forces spéciales), Losseni Fofana (Commandant du Bataillon de Sécurisation de l’Ouest), Fofié Kouakou (Commandant de la Compagnie Térritoriale de KORHOGO), Ousmane Coulibaly alias Ben LADEN (Préfet de San-Pedro), Messamba Koné (Préfet de Guiglo) et Tuo Fozié (Préfet de Bondoukou) les exécutants, pour ne citer que ceux-là. Mais que nenni, vous ne pouvez pas, car votre mission, n’est pas de rendre justice au peuple Ivoirien qui a souffert, et qui continue de souffrir le martyre à cause de cette bande d’assassins et de criminels, qui bénéficient de votre totale impunité et de votre entière protection.

Au contraire, la mission a vous assignée, c’est de punir le Président Laurent GBAGBO et son camp, tout simplement parce qu’ils ont décidé de mener le combat vrai, le combat juste, celui de la souveraineté de leur pays, de la défense de la dignité et du respect de leur peuple. Ce qui est, un crime de lèse-majesté au regard des impérialistes occidentaux, vos mandants. Au fait, je voudrais vous poser une autre question Mesdames et Messieurs de la CPI, pourquoi à chaque fois qu’il ya une décision à prendre, dans l’affaire Laurent Gbagbo c. Le Procureur, comme celle prévue le 09 Octobre prochain, sur la demande de mise en liberté provisoire du Président Laurent Gbagbo, les réseaux mafieux de vos mandants s’excitent et s’agitent? Sachez Mesdames et Messieurs de la CPI, que nous, Peuple de Côte d’Ivoire, avons identifié clairement notre combat, qui consiste essentiellement à obtenir la libération du Président Laurent GBAGBO et son retour dans son pays, la Côte d’Ivoire. Mais aussi, à faire partir Ouattara et sa bande. Tout autre sujet n’est que de la pure distraction. Alors Mesdames et Messieurs, de la CPI arrêtez votre comédie et laissez nous nous concentrer sur notre combat.

Malgré l’adversité nous avançons sereinement et nous allons gagner. OVAJAB

KOUAME KOUAKOU dit OK "le vieux lion", Juriste-Manager

Ex-Secrétaire général adjoint de la FESCI (1998-2001) - Ex-Président de la FEJIF -Fédération des Etudiants et de la Jeunesse Ivoirienne de France-(2006-2009) - Ex-Président du MJSCI- Mouvement des Jeunes Socialistes de Cote d'Ivoire. Exilé politique. - Membre de la Coordination du FPI en exil et conseil politique de la COPIE (Coalition des Patriotes Ivoiriens en Exil)

01 octobre 2013

ENTRE JUSTICE FICTION ET DÉLIRE POLITIQUE, la CPI « officialise » son mandat d’arrêt émis Contre Charles Blé Goudé.

Selon un communiqué qui vient d’être rendu public, la CPI a émis un mandat d’arrêt contre Charles Blé Goudé.  Il convient de noter deux éléments d’une importance capitale pour justifier l’indignation qui sera notre conclusion. 

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1-   1 - En vérité  la Cour Pénale Internationale ne fait que rendre public cette requête qui comme celle concernant la première Dame Simone Ehivet Gbagbo, a été émise quasiment au même moment que la demande de transfèrement du Président Gbagbo vers la Haye. Ce n’est pas une information nouvelle encore moins un évènement extraordinaire de nature à surprendre. Dans le dossier de la crise postélectorale Ivoirienne, il faut surtout noter que des mandats d’arrêts dans les tiroirs de la CPI il y en a encore un nombre important pour le compte du « camp » Soro-Ouattara et cela, depuis les ordonnateurs jusqu’aux chefs de guerre et autres commandants de Zones.

2 -Nul ne pourrait faire passer sous silence la récente décision du pouvoir Ouattara datant du 20 Septembre 2013, relative au non-transfert de Simone Gbagbo à la CPI. Surtout pas la CPI à qui cette décision a été signifiée avec l’argument qui est que: « Les tribunaux Ivoiriens sont aujourd’hui aptes à dire le droit, contrairement à la période qui a vu le transfèrement du Président Gbagbo vers la CPI  ». Prenant visiblement acte de cette décision, par la voix de son Porte-parole Fadi El-Abdallah, la CPI dira le 21 Septembre 2013 que « la Côte d'Ivoire devra présenter devant les juges (de la CPI) des éléments crédibles comme quoi des poursuites sérieuses sont menées pour les mêmes charges contre les mêmes suspects ». Cela n’est pas encore le cas et la CPI n’aura émis aucune objection formelle à la nouvelle posture du pouvoir Ouattara chantre de « la justice des vainqueurs de la guerre internationale contre le peuple de Cote d’Ivoire ». Partant de ce constat, à quoi correspond donc cette nouvelle décision des  juges de la CPI qui lèvent ce jour les scellés sur le mandat d’arrêt à l’encontre de Charles Blé Goudé ?

Cette décision d’un ridicule renversant, est le prix à payer par ce tribunal coupable de tant de collusions et autres corruptions entre Louis Ocampo Moreno – Fatou Bensouda et le pouvoir ubuesque de Alassane Dramane Ouattara. Ouattara est face à l’échec cuisant que constitue son incapacité à fournir des preuves pour étayer ses accusations grotesques contre le Président Gbagbo injustement détenus à la prison de Scheveningen. Aussi « limité » soit-il, ne lui demander pas d’étaler toute son étroitesse d’esprit en refermant la porte du non-retour sur lui par le transfèrement d’un autre accusé à tord  du camp Gbagbo. Sinon, comment diable pourra t-il ensuite justifier le non-transfert de ses « chiens de guerre » une fois leurs mandants rendus publics par la CPI qui devra faire amande honorable en se donnant une furtive crédibilité illusoire ?

Toutefois, il est évident qu’aucun bras de fer « ouvert » ne se ferra entre la CPI temple de la justice fiction et le pouvoir Ouattara chantre du délire politique. Et s’ils avaient déjà trouvé un subterfuge pour dénouer ce qui paraît constituer un point d’achoppement ? Souvenez-vous cette déclaration du ministre ivoirien de la Justice, des Droits de l'homme et des Libertés publiques, Gnénéma Coulibaly, qui dans le 20 Septembre 2013 a annoncé  sur le plateau du journal télévisé  RTI 1 (première chaîne du média public Ivoirien), que Charles Blé Goudé faisait l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI.

Il a même anticipé pour dire que contrairement à la décision définitive qui venait d’être prise pour le cas Simone Gbagbo, pour le transfèrement à la Haye de Charles Blé Goudé, le gouvernement ivoirien aviserait en temps opportun, lorsque la CPI rendra publique sa requête. Cela vient d’être fait : quelle sera donc la réaction/décision du pouvoir Ouattara ?

De deux choses l’une : Charles Blé Goudé sera transféré à la Haye ou il ne le sera pas. Dans le schéma actuel, considérant le cas Simone Gbagbo, malgré toute la mauvaise foi du pouvoir Ouattara, Charles Blé Goudé ne pourrait être transféré à moins que ce régime ne décide d’afficher sa nature ultra-irrationnelle. Cela est peu probable. Cependant, selon quelques « indiscrétions de couloirs », il revient que les sécurocrates du pouvoir Ivoirien aient trouvés une parade dans le cas de figure ou ils décidaient de se débarrasser du colis encombrant que représente Charles Blé Goudé : INTERPOL.

Le fait est que Charles Blé Goudé a été arrêté au Ghana par INTERPOL et non par la police Ivoirienne sur le territoire de la République de Cote d’Ivoire. L’argument de réserve serait de le faire passer sous la coupe de « prisonnier de la police Internationale arrêté au Ghana et détenu en Cote d’Ivoire ». Son transfert à la CPI trouverait un cadre juridique acceptable et n’engagerait plus la justice Ivoirienne. Cela explique bien pourquoi Gnénéma Coulibaly était autant à son aise lorsqu’il évoquait le cas Blé Goudé ce 20 Septembre 2013.

Tout compte fait, il n’y a rien d’officiel hormis des spéculations et cette confusion au haut sommet entre acteurs du même camp devenus protagonistes.  « L’histoire d’un futur très proches nous en dira plus sur la suite de cet imbroglio politico-juridique ». Mais, la CPI doit savoir que la Côte d’Ivoire demande la juste libération du Président Gbagbo et non son remplacement à la prison de Scheveningen par un autre innocent.

Que Dieu Protège Charles Blé Goudé !

09 février 2013

Ghana : Jean-Noel Abehi et de Jean Yves Dibopieu pris et conduit à Abidjan. COMMENT ?

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Ce Matin (5 Fevrier 2013), l'agence de Presse Alerte-Info annonçait l’arrestation au Ghana du Commandant Jean-Noel Abehi et de Jean Yves Dibopieu ce lundi soir (ndrl : Hier). L’information précisait qu’ils  étaient déjà en cours de  transfert par la route vers Abidjan en Cote d’Ivoire.
La nouvelle s’est très vite rependu dans le milieu des refugiés et exilés Ivoiriens du Ghana ce matin, chacun prenant attache avec qui il peut pour en savoir plus. Il ressort de mes premiers contacts que Jean Yves Dibopieu n’avait pas donné signe de vie depuis hier soir. Ses proches ici ne s’en étaient pas vraiment inquiétés jusqu’à ce que nous entrions en contact avec eux pour vérifier cette nouvelle. Dibopieu reste injoignable au téléphone et ne s’est pas manifesté depuis. Ce qui donne du crédit à cette alerte qui se confirme quasiment.  Le schéma est quasi identique pour le Commandant Abehi.


Mais cette fois, le nom du BNI (Bureau of National Investigations - La DST Ghanéenne) n’est pas encore cité dans cette nouvelle affaire sécuritaire entre la Cote d’Ivoire et le Ghana voisin où sont refugiés des milliers d’Ivoiriens qui ont fui le régime brutal du du putschiste Alassane Dramane Ouattara depuis l’enlèvement du Président Laurent Gbagbo le 11 Avril 2011.


En l’état actuel des choses, la question légitime sera de demander à savoir comment ces deux exilés Ivoiriens ont été arrêtés et transférés en catimini vers Abidjan ? S’agit-il d’une arrestation légale en bonne et due forme ou d’un rapt des hommes du despote d’Abidjan ? Affaire à suivre donc.


~ Claudus Kouadio – Accra (Ghana)

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9 Fevrier 2013: GHANA/AFFAIRE ABEHI ET DIBOPIEU EXTRADES-INFORMATIONS :
Le commandant de la section d'elites du GEB de la gendarmerie nationale, Jean Noel Abehi et l'ancien secretaire general de la Fesci Jean-Yves Dibopieu nous l'avons apris par voie de presse et par des personnes avisées, ont ete pris au Ghana et envoyes sur abidjan la nuit du dimanche 3 au lundi 4 Fevrier dernier. Les circonstances et motifs de leur arrestation sont encore en cours de vérification par nos contacts avant d'être publiés officiellement.

Mais sachez pour l'heure que nos compatriotes, n'étaient pas amaigris, ni gravement malades comme l'ont indiqués des journaux pro rhdp. Toutefois, etant dans une periode de prière et jeûne, ils etaient donc un peu affaiblis physiquement, la prière dudit Dimanche avait même été co-dirigée par Jean-Yves Dibopieu.

C'est dans la soirée qu'ils ont été invités par des connaissances à eux vers la frontière Ivoiro Ghaneenne d'Elubu. C'est donc arrivés sur les lieux qu'ils ont été pris et emmenés à Abidjan suivant une procédure accelérée.

Selon les dernieres nouvelles qui nous sont parvenues ce jour, ils sont detenus a la Dst ivoirienne apres avoir ete trimbalés dans des lieux différents mais ils tiennent le coup moralement. Les heures et jours qui suivent nous permettrons de vous donner toute la chronologie de cette affaire.

Compte Rendu de Fier Ivoirien

17 janvier 2013

Charles Blé Goudé arreté par Interpol Ghana...

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"Le Ministre Charles Blé Goudé, leader des jeunes patriotes et président du Cojep en exil au Ghana aurait été arreté ce matin par des agents d'Interpol [...]"
Selon les dernières infos, il serait en ce moment dans les locaux de la BNI (The Bureau of National Investigations - La DST Ghanéenne) a Accra.
En l’état actuel des choses, la question est de savoir le chef d’accusation pour lequel Interpol Ghana l’arrête et surtout qui porte cette accusation ?
AYONS FOI en la justice Ghanéenne et gardons notre calme.


#Ovajab et affaire à suivre.

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BLE GOUDE/AVOCAT. L'avocat israélien Nick Kaufman a été choisi pour rejoindre le pool des conseils du ministre Charles Blé Goudé. Il travaillera en liaison avec ses confrères ghanéens. Me Nick Kaufman s'est entretenu jeudi soir avec les autorités ghanéennes sur les bases légales de l'arrestation de notre frère et ami de lutte. Charles Blé Goudé a été interpellé jeudi matin, vers 9h, à Accra/Tema. Il se trouve actuellement dans les locaux du Bureau national d'investigations (BNI, police ghanéenne).

A suivre... Patrice Koute