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05 février 2011

HONTEUX PDCI-RDA, HONTEUX Nouveau Réveil

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Le Journal le Nouveau Réveil du 4 Février 2010

La une du quotidien le "Nouveau Réveil" d'hier a utilisé une image d'archive pour illustrer une prétendue agression physique de "jeunes AIGRIS de La Majorité Présidentielle" qui voulait "tuer et manger Kouadio Konan Bertin dit KKB", le vieux Président des jeunes du vieux PDCI.

Il convient de rappeler que cette photo date du 13 janvier 2010 et a été prise lors des  incidents d'Abidjan entre la JPDCI et la police devant la RTI.

Ce jour là, j'avais publié ce billet sur le sujet:  HONTEUX PDCI-RDA

"Habitué aux feux de la rampe, cette génération héritière du PDCI-RDA d’Houphouët qui ne vaut plus un clou tant la nouvelle garde a ruiné la vision politique et les idéologies du père fondateur, ce parti est en train de se transformer pour devenir un véritable fan club digne d’adolescents occidentaux surexcités.

A tord ou a raison on veut ramener le président Bédié au pouvoir : Sauf que, depuis l’exil forcé de celui-ci suite au putsch militaire du Général Robert Guei en 1999, le PDCI est passé du statut de parti au pouvoir à celui de parti de l’opposition. Le général Robert Guei venait là de modifier de manière très brutale le paysage politique Ivoirien.

Et ce fait semble être toujours en travers de la gorge de la famille PDCI à qui on a vraisemblablement volé le pouvoir d’état: quoi de plus légitime d’autant plus qu’il est clair que la culture de parti politique de l’opposition ne correspondait pas à ce parti habitué à dirigé et cela, pendant plus de 40 ans. Ce nouveau statut, être dans l'anonymat en politique est si effrayant que cela ?

ON VEUT FAIRE PARLER DU PDCI, EN BIEN OU EN MAL MAIS IL FAUT QU’ON PARLE D’EUX.

Démarche aussi stratégique que commercial puisqu’il faut que le journal du parti se vende : Et pour ce faire tous les coups son permis ; propagande incendiaire, montage, dénigrement de l’adversaire avec du faux, pure affabulations… tous y passe.

Le nouveau réveil titre ce matin : « parti déposer une motion de protestation à la RTI, KKB arrêté et battu, hier».

Pourquoi se mettre en bande et faire du boucan dans les rues juste pour aller déposer une motion de protestation à la RTI ?

C’est tous simplement grotesque comme argument pour se dédouaner. C’est une marche non autorisé et conformément aux lois en vigueur, elle doit être dispersée. Ce qui à été fait ni plus, ni moins.

Nous sommes dans un état de droit contrairement à ce que certains veulent faire croire. Ceci étant, tous les habitants de ce pays sont soumis aux mêmes lois en vigueur. Si certains pensent qu’on leur fera des passe-droits pour couvrir leurs élucubrations comportementales pour telle ou telle autre raison, alors ils se sont sérieusement fourvoyés.

Rien ne prédispose plus au conformisme que le manque de formationdisait le philosophe Français Gustave Thibon. Cette citation que je partage est caractéristique de l’ambiance qui prévaut au PDCI depuis la mort du Président Houphouët et des Barons du PDCI puis la démission des instances du parti de certains de ses animateurs de Proue tel que Mr Laurent Dona Fologo.

L’école du PDCI n’a aucun bon élève du fait que les enseignants n’ont jamais étudié leurs manuels sur la vie d’opposant en Afrique : alors c’est la cacophonie tous azimuts dans ce parti qui a tant apporté à notre patrie.

Vivement qu’un vent nouveau souffle sur le PDCI-RDA d’Houphouët : pour l’heure à défaut d’apporter votre soutien au président élu dans l’optique d’une Côte d’Ivoire paisible et prospère, « laissez Laurent Gbagbo tranquille »."

Je me rends compte que le message n'est pas passé...

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Photo du 13 janvier, prise lors des incidents d'Abidjan entre la JPDCI et la police devant la RTI.

15 décembre 2010

Houphouétistes ? (Par Jean-Baptiste Akrou)

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Houphouet-Gbagbo : même combat ? Le samedi 10 avril dernier, nous avons rapporté, dans Fraternité Matin, la profession de foi de l'Union des Houphouétistes pour le dialogue (Uhd). Laquelle considère que le Président Laurent Gbagbo s'inscrit dans la philosophie de développement de son illustre prédécesseur. Nous avons annoncé que cela allait provoquer l'ire des gardiens du temple du Pdci ; qu'ils allaient crier au blasphème, au sacrilège. Les réactions, disproportionnées, n'ont pas manqué.
Alors que tous considèrent la cérémonie de Yamoussoukro comme un non-évènement, des leaders du Rhdp, indignés, ont crié haro sur le baudet. «C'est une mascarade. C'est une escroquerie. C'est une profanation de la mémoire de Boigny. C'est une moquerie...»
Au regard des appels à l'exclusion et des anathèmes divers jetés sur, tous ceux qui «prétendent être Houphouétistes et qui soutiennent, dans le même temps, Laurent Gbagbo», la question d'actualité est la suivante : qui peut se prévaloir de l'houphouétisme ? C'est quoi l'houphouétisme ? En dépit des dénégations et blâmes de ceux qui se considèrent comme ayant un droit d'auteur sur l'appellation contrôlée «houphouétiste», ils sont nombreux les Ivoiriens qui, par-delà leurs obédiences politiques, continuent d'avoir un amour filial pour Félix Houphouet Boigny: le poster de ce grand homme continue de trôner dans de nombreux bureaux et salons, dix-sept ans après sa disparition, à côté de la photo de l'actuel Président de la République. C'est un cas. d'école, rare en Afrique, où l'on cherche toujours à effacer la mémoire des disparus.

Ces «houphouétistes» appartiennent à la société civile ou militent dans un parti politique autre que le Pdci. La stature de Félix Houphouet-Boigny a dépassé les frontières ivoiriennes. On compte ainsi des houphouétistes au Burkina, au Togo, au Gabon... bref, partout en Afrique et dans le monde. Au nombre des admirateurs et de ceux qui épousent son idéal, l'on compte des, Chefs d'État et des leaders politiques d'envergure. Ces personnalités ne se réclament pas du Pdci-Rda, sa formation politique.
C'est quoi l'houphouétisme et qui est donc houphouétiste ? Citons Me Jean Konan Banny qui, dans une interview parue le jeudi 2 juin 2005 dans Fraternité Matin, a abordé cette épineuse question en parlant du Rassemblement des houphouétistes. «L'houphouétisme, ce n'est pas un outil servant à élire des gens. L'houphouétisme, c'est toute une pensée, une philosophie, une action qui s'inscrit dans une certaine éthique. Or, je ne crois pas que ce soit à cause de cela que les gens se sont rassemblés». Abordant le sujet délicat de savoir si tous les membres du Rassemblement des houphouétistes sont... houphouétistes, il a fait un long développement que nous reproduisons. «Écoutez, je ne suis pas celui qui délivre le certificat de l'houphouétisme. Il y a des gens qui disent qu'un tel est un militant du Pdci et un tel est houphouétiste.
Je ne suis pas là pour délivrer le certificat de l'houphouétisme, mais je dis :lorsque l'on veut se réunir parce que l'on participe de la pensée et de la philosophie de Houphouet-Boigny, on n 'attend pas de se retrouver pratiquement acculé pour le faire. On le fait à tête reposée, on ne le fait pas surtout parce qu'il faut combattre quelqu'un. C'est ce que moi je dis. Je vais vous donner un exemple.
Lorsqu'après le 19 septembre 2002 [tentative de coup d'État et début de la rébellion], nos deux dirigeants avaient été obligés de se réfugier dans les ambassades d'Allemagne puis de France, en ce qui concerne Alassane Ouattara, et l'ambassade de Belgique en ce qui concerne notre frère Bédié, nous avons été les premiers à faire une déclaration pour condamner le coup d'État. Et nous avions alors demandé, puisque personne ne se sentait responsable et en collusion avec la rébellion, que Bédié et Alassane Ouattara fassent une déclaration commune. J'avais suggéré à l'époque que ces deux dirigeants et éventuellement avec Gbagbo, aillent à la Télévision pour faire une déclaration pour condamner le coup d'État afin que la paix revienne. Je le faisais d'autant plus que les rebelles réunis à Bouaké, étaient en train de scander : «Ado président ! Ado président !». J'ai interpellé la secrétaire générale du Rdr pour lui dire : vous prétendez n'avoir aucun lien avec la rébellion, mais voici que les jeunes gens clans la rue crient a Bouaké pour proclamer Ado président. Si vous dites que vous n'êtes pas avec eux, accepteriez-vous de faire une déclaration commune avec le président Henri Konan Bédié ?
Le Premier ministre Alassane Ouattara m'a fait répondre, par Henriette Diabaté, que sa déclaration était prête et qu'il la ferait. Mais laquelle ?

Quant au Pdci, Sangaré (Sékou Sangaré, ancien secrétaire général national du Pdci chargé de la sécurité) aujourd'hui décédé, et Guikahué (Maurice Kacou Guikahué, secrétaire général adjoint du Pdci chargé de l'organisation et de la mobilisation), notre frère qui est là, présent, se sont violemment élévés contre cela. Disant qu'à aucun moment, ils ne concevaient que Bédié puisse se tenir à côté d'Alassane [Ouattara], pour faire des déclarations communes. Donc si aujourd'hui ces mêmes individus estiment que c'est faire un grand progrès que de parler avec Alassane, je ne peux que m'en réjouir.»
Peut-on dénier aujourd'hui à MM. Dona-Fologo, Séri Gnoléba, Boni Claverie, N'Dri Koffi Appolinaire et bien d'autres d'être houphouétistes quand le RHDP regroupe des personnalités qui sont allés véritablement à l'encontre des idées, principes et philosophie de Félix Houphouet-Boigny ? A la faveur des dernières marches du Rhdp, ponctuées de casses et d'incendies de biens publics, deux membres de la famille biologique du Président Houphouet nous ont demandé d'interpeller et de dénoncer l'antinomie entre Houphouet et les casses. En quoi un militant du Rdr ou de l'Udpci est-il plus houphouétiste qu'un autre se réclamant du Rpp ? En quoi Anaky Kobena est-il aujourd'hui plus houphouétiste que Gnamien Yao ou N'Zi Paul David ?
Le tohu-bohu, qui a suivi la création de l'Union des houphouétistes pour le dialogue, a profondément travesti le débat. Gbagbo est-il houphouétiste ? Non ! Il a toujours eu le courage et l'honnêteté de dire qu'il n'est pas houphouétiste. A Yamoussoukro, il a parlé des similitudes, des points de convergence au plan politique. Il a parlé plutôt de ce qui le rapprochait de Félix Houphouet-Boigny. Le Président Gbagbo reconnaît en Houphouet-Boigny un combattant de la liberté, de la dignité. Peut-on, honnêtement, renier son long combat à lui en faveur de la liberté ? Étudiant, enseignant, syndicaliste ou leader politique, il a eu le courage de ses opinions. Sachant dire non quand il n'était pas d'accord. Comme Félix Houphouet-Boigny, Gbagbo a vécu en homme de conviction. L'avènement de la démocratie en Côte d'Ivoire est un combat qu'il a mené avec beaucoup de ses camarades de gauche.
Arrivé au pouvoir d'Etat, il s'est engagé dans des réformes hardies ; il a pris l'âme d'un bâtisseur avec le transfert de la capitale ; le prolongement de l'autoroute du Nord jusqu'à Yamoussoukro ; l'extension du terminal à conteneurs ; la réalisation du pont de Jacqueville ;- la réhabilitation de l'hôtel Ivoire ; la construction du 3° pont...
Doit-on dire que ces infrastructures ne sont pas de grand intérêt, parce qu'elles n'ont pas été réalisées par des houphouétistes ? Peut-on vraisemblablement penser qu'il les destine uniquement aux militants de La majorité présidentielle ?

C'est pour toutes ces raisons que des personnes, se réclamant du Pdci et d'Houphouet, appellent à voter Gbagbo. Pour dire les choses de façon nette, la continuité de l'État fait que chaque Président est le continuateur de l'œuvre de son prédécesseur. Bédié a assuré la continuité de l'œuvre d'Houphouet. Il est venu avec son programme ambitieux des douze travaux de l'Éléphant d'Afrique. Guéi a assuré juste une transition mouvementée et de courte durée. Mener le combat contre le sous-développement, l'analphabétisme, les disparités régionales, la pauvreté fait partie du programme minimal de gouvernement de tout Président de la République.
Toutes les réalisations de Houphouet et de Bédié hier sont à mettre au patrimoine de l'Etat. Au même titre que celles de Gbagbo aujourd'hui. Normalement, en conformité avec la règle d'or des générations, chacun doit s'efforcer de renforcer et de continuer l'action de son prédécesseur en l'amplifiant, voire en cherchant à le dépasser.

 

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Fraternité Matin / Lundi 19 Avril 2010. Editorial de Jean-Baptiste Akrou

18 février 2010

18 FEVRIER 1992 -18 FEVRIER 2010… 18 ANS D’UNE MARCHE HISTORIQUE

Il y a des anniversaires qu’on célèbre avec faste et joie. D’autres par contre rappellent des jours sombres et tristes : 18 février 1992. Cette date restera à jamais marquée de manière indélébile dans l’histoire politique de la Côte d’Ivoire

Suite à une terrible descente punitive (défénestration, brimades, viols,…) orchestrée de main de maitre par les para -commandos de Guei Robert sur la cité universitaire de Yopougon, l’opposition conduite par le FPI de Laurent Gbagbo, s’insurge et demande une enquête impartiale. Au vue de la gravité des faits, le Président Houphouet Boigny demanda effectivement cette enquête qui se solda par une conclusion indéniable : Guei Robert et ses hommes étaient coupables de plusieurs atteintes aux droits de l’homme.
Cependant comme par extraordinaire, Houphouët avait choisi de ne sanctionner personne : «Je ne peux pas retourner mon propre couteau contre moi-même » avait il dit en substance. L'opposition dénonça cette énième dérive et menaça de traduire sa désapprobation par une série de marches de protestation en bonne et dûe forme selon les lois de la république de Côte d’Ivoire .

Devant le mur érigé par le Premier Ministre Alassane Dramane Ouattara du PDCI-RDA face au dialogue et à l’application de la loi préconisée par le FPI, le 18 février 1992, à l'appel des principaux leaders d'opposition, Gbagbo, Zadi, Wodié, Moriféré...des milliers de militants déferleront sur la commune du Plateau. Il faut rappeler que cette marche avait été autorisée par l’Etat.
Face aux rumeurs de guet-apens préparé par le PDCI et aux menaces de mort, un certain nombre de leaders, bien qu'ayant appelés leurs militants à la marche, ne feront pas le déplacement du 18 février 1992. L'histoire retiendra par exemple sans se tromper queZadi Zaourou et Francis Wodié furent absents. 
Laurent Gbagbo et son épouse seront arrêtés et conduits au Commandement Supérieur de la Gendarmerie. Puis, sur instruction du Général Tani , les Gbagbo seront conduits à la caserne de gendarmerie d’Agban et deux jours plus tard, à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (un véritable chemin de croix… ) après une flagrante tentative d’assassinat et une bastonnade d’une barbarie sans nom, suite à des accusations fallacieuses. 
Michel le fils ainé de Laurent Gbagbo, venu s’enquérir de son état le lendemain, sera également écroué bien qu’étant absent à la marche du mardi Noir.

A la suite des ces évènements, la conférence de presse conduite par le Premier Ministre Alassane Dramane Ouattara fut un véritable étalage d’affabulations qui sentait le «prêt à emprisonner » visant à incriminer Laurent Gbagbo et son épouse. 

Vidéo de la conférence et commentaires du couple Gbagbo


La Marche du 18 Février 1992 à Abidjan par lgconnect


Mais le jour du procès, la partie immergée de cet énorme iceberg de mensonge préparé par le Sieur Alassane Dramane Ouattara, sortit des eaux abyssales de son manque de pudeur tellement glaciale. 
Ce jour là, Laurent Gbagbo entrait dans l’épreuve. Mais il en est ressorti vivant et grandi. Comme il le dit le plus tard : « Ce jour était pour moi un jour de tristesse en pensant à la Côte d’Ivoire, mais un jour de gloire pour les combattants de la liberté et de la démocratie.»

TEMOIGNAGE D'UN INTERAUTE
ADO est au pouvoir, une marche est déclenchée pour protester contre la tuerie et les barbaries perpétrées contre les étudiants de Yopougon et surtout l'attitude désinvolte du vieux, qui refuse de sanctionner les coupables courageusement désignés par l'un des seuls incorruptibles qu'ait jamais connu ce pays, le Juge HOGUIE Camille . Wodie et les autres planqués en politique se débinent, Koudou et Simone restent et marchent en tête.

La suite, on la connait. Koudou échappe à un assassinat, la balle qui lui était destinée le rate et après avoir ricoché sur le macadam, fait éclater la rotule d'une dame qui le suivait. Traqué, arrête et sauvagement battus, il manque encore d'y laisser sa vie. Simone est encore plus touchée.
Puis vient l'accusation, grotesque et puérile des juristes du PDCI , qui ne trouvent rien d'autre que de pondre, dans la précipitation, la fameuse Ordonnance no 92-80 du 17 février 1992 portant répression de certaines formes de violence, réplique de la loi française anti-casseurs qui instaure, contre tous les principes juridique, une responsabilité pénale du fait d'autrui, l'instigateur d'une marche devenant pénalement comptable des dégâts survenus pendant la marche, autant dire causes par les infiltrés .

Cette ordonnance , forgée a posteriori pour les besoins de la cause et prétendument signée la veille de la marche par un président Houphouët-Boigny déjà bien malade et à l’étranger, n'était en réalité qu'un faux grotesque, une véritable forfaiture de la part de Ouattara , qui démontrait déjà sa propension a recourir a la contrefaçon et aux raccourcis de toutes sortes pour parvenir à ses fins. Seul un esprit profondément malhonnête et amoral pouvait en effet tomber aussi bas.

Prise après les évènements mais antidatée , cette ordonnance constituait le fondement de la poursuite alors que, n’ayant jamais été publiée, elle ne pouvait être opposable aux prévenus. Coincé par l’évidence, Ouattara a donc du y renoncer pour faire recours à la co-action, notion totalement inapplicable a la cause, mais que nos juges, encore une fois, se sont empressés de retenir : l’ordre était d’emprisonner, ils l’ont fait, mais avec Gbagbo, la loi, leur indépendance et leur crédibilité se sont aussi retrouvées a la MACA .

Le procès, j’y étais. C’est la que pour la première fois j’approchais Gbagbo. Homme de grand charisme, revêtu d’une autorité naturelle, ses qualités d’orateur ont cantonné le collectif d’Avocats aux batailles sur les questions de procédure et de droit. Une fois qu’il eut parlé, il n’y avait plus « match ». Je revois Mme MAZOIN Thérèse, complètement dépassée par les événements, laissait transparaître une certaine panique lorsque le premier Avocat achève sa plaidoirie en citant Esaie 10 : « Malheur à ceux qui prononcent des ordonnances iniques, Et aux magistrats qui transcrivent des arrêts injustes, Pour refuser justice aux pauvres, Et ravir leur droit aux malheureux de mon peuple »
Gbagbo entrait dans l’épreuve. Il en ressortira vivant, grandi.

25 janvier 2010

DE MARCOUSSIS A L’AFFAIRE MAMBE OU "LA SOLIDARITE DANS LE MAL".

Pourquoi se mettre sur la pointe des pieds pour scruter l’horizon dans l’espoir de découvrir l’identité de quelqu’un qui vient en face de vous ? Demande un vieux sage Africain.
Permettez-moi une brève rétrospective :
Dans la nuit du 18-19 Septembre 2002, moins de deux ans après l’accession au pouvoir du Président Laurent Gbagbo, une rébellion armée attaque la Côte d’Ivoire pour prendre en main le pouvoir d’état. Cette armée fut suscitée ouvertement pas le RDR de Alassane D. Ouattara, puis soutenue par le PDCI-RDA de l’ancien Président Henry K. Bédié et d’autres partis politique.
Suite à l’échec de cette entreprise et face à cette situation qui risquait d’embraser un pays déjà fragilisé, il fallait trouver un terrain d’entente avec la rébellion et l’opposition pour calmer les esprits et assurer un minimum de quiétude au peuple, vu que cela était loin d’être la préoccupation de l’opposition qui ne visait que les clés du palais présidentielle.

Alors, à l’invitation du Président de la République française, une Table Ronde des forces politiques ivoiriennes s’est réunie à Linas-Marcoussis du 15 au 23 janvier 2003. Elle a rassemblé les parties suivantes FPI, MFA, MJP, MPCI, MPIGO, PDCI-RDA, PIT, RDR, UDCY, UDPCI. Les travaux ont été présidés par M. Pierre MAZEAUD, assisté du juge Keba Mbaye et de l’ancien Premier ministre Seydou Diarra et de facilitateurs désignés par l’ONU, l’Union Africaine et la CEDEAO comme le dit le texte de référence de l’Accord de Linas-Marcoussis.

Il ne faut pas passer sous silence le fait qu’a cette époque, officieusement mais vraisemblablement la rébellion armée avait la bénédiction et l’appui du président Français Jacques Chirac qui n’était pas en odeur de sainteté avec le Président Gbagbo, Président (anarchiste selon lui) de l’ex colonie Française, et qui refusait d’être le préfet qui baisse la culotte devant le locataire de l’Elysée.

Jacques Chirac & Gbagbo: Je t'aime !!! moi non plus

Revenons sur quelques points du fameux texte de l’Accord de Linas-Marcoussis
1. La suspension du processus d’identification en cours en attendant la prise des décrets d’application de la loi et la mise en place, dans les meilleurs délais, d’une commission nationale d’identification dirigée par un magistrat et composée des représentants des partis politiques chargés de superviser et de contrôler l’Office national d’identification.
Le gouvernement de réconciliation nationale :
• a. assurera l’impartialité des mesures d’identification et d’établissement des fichiers électoraux
• b. proposera plusieurs amendements à la loi 2001-634 dans le sens d’une MEILLEURE REPRESENTATION DES PARTIES PRENANTES A LA TABLE RONDE au sein de la commission centrale de la Commission Electorale Indépendante (CEI), y compris au sein du bureau.
[…] 
A Linas-Marcoussis, le 24 janvier 2003
POUR LE FPI : Pascal AFFI N’GUESSAN
POUR LE MFA : Innocent KOBENA ANAKY
POUR LE MJP : Gaspard DELI
POUR LE MPCI : Guillaume SORO
POUR LE MPIGO : Félix DOH
POUR LE PCI-RDA : Henri KONAN BEDIE
POUR LE PIT : Francis WODIE
POUR LE RDR : Alassane Dramane OUATTARA
POUR L’UDCY : Théodore MEL EG
POUR L’UDPCI : Paul AKO
LE PRESIDENT : Pierre MAZEAUD

Alors à partir de ce moment, il faut le dire, c’est l’opposition qui allait contrôler la machine électorale. Le PDCI passé maitre dans l’art de la fraude électorale n’allait certainement pas se risquer à un jeu politique transparent sachant que le générale Robert Guei venait d’en faire les frais face au Président Laurent Gbagbo.
A partir de ce moment, la commission électorale ne pouvait plus être décrite comme étant indépendante.

Cette meilleure représentation des parties prenantes à la Table Ronde va couter très cher au Fpi du Président Gbagbo qui devait ainsi se contenter d’un tiers des postes à pourvoir contre deux tiers pour l’opposition. 
Mieux, cette commission sera dirigé par Mr Robert Beugré Mambé un cadre du PDCI-RDA parti de l’opposition. L’opposition n’avait plus qu’à se réunir à travers une première organisation nommé G7 puis une autre nommé RHDP: à partir de ce moment est avait la machine électorale en main et pouvait donner libre cour à toutes sortes de malversations.
RHDP (pour salir la mémoire d'Houphouet)

-MFA de Anaky Kobenan qui à trahi Houphouet
-RDR de ADO qui avec sa rebellion à mis ce pays en feu et en sang...
- Le PDCI qui a perdu ses valeurs de base avec Bédié
- l'UDPCI de Guéi qui est à la base du premier coup d'état militaire qui à ouvert la voie sur ce désordre

La CEI bien que visiblement peut convenable au vue de sa composition avait voulu tous de même se montrer la plus crédible possible en organisant une identification de la population et des élections parfaites à vue d’œil. Cependant entre tergiversations, retards pour des raisons peu évidentes et souci d’avoir une brèche pour faire du faux, la CEI de Beugré Mambé à fini par nous organiser « l’élection présidentielle la plus chère du monde ». Par exemple en septembre 2009 on évaluait déjà le montant pour l’organisation de ce scrutin, à près de 200 milliards de FCFA. Vue qu’il y a eu une rallonge budgétaire pour payer d’autres factures à l'opérateur technique français Sagem-Sécurité qui est chargé de la logistique, du traitement informatique des données, de la confection des cartes Nationales d’identités et des cartes d’électeurs, il est certains que la note final sera très salé pour l’état de Côte d’Ivoire. 

Cependant il ne faut pas passer sous silence le fait que le processus semblait être sur de bons rails. Le recensement de la population a connu un engouement énorme qui a même suscité une dernière séance d’enrôlement pour les retardataires. Il est évident que malgré toutes les péripéties rencontrées sur le tortueux chemin des élections, les choses semblaient avancées dans le bon sens : cela était trop beau pour être vrai ; il aura fallut l’éclatement de « l’affaire Mambé » et le croisement clandestin de 429 000 cas litigieux sur la liste électorale pour sortir la Côte d’Ivoire de sa léthargie. Le vieux sage Africain avait donc raison !!!
Au moment où on s’y attendait le moins, ce qui n’était au départ qu’une simple supposition, s’était transformé en une rumeur persistante qui ne fessait qu’enfler. Cependant, jusque là il n’y avait aucune certitude concernant les accusations du FPI portées sur la personne du Président de la CEI Robert Beugré Mambé.

Profitant du bénéfice du doute, celui-ci se défend vaille que vaille…« Jamais je n’ai inscrit le nom de qui que ce soit en faveur de quelqu’un d’autre sur la liste électorale provisoire. Jamais ! », a martelé M. Mambé. Alors à ce moment là, il avait plus que besoin du soutien de ceux qui l’ont installé à la tête de la CEI. Il bénéficia du soutien mordicus du RHDP qui visiblement était aux abois :
Innocent Anaky Kobena, président du MFA :
"…Nous avons compris dès le départ qu'il s'agissait d'une super production hollywoodienne. On voulait nous obliger, nous aussi, à entrer dans un jeu où nous aurions fait un film qu'on aurait appelé "Il faut sauver le soldat Mambé". Mais que nos frères Mambé et Gomis ne s'inquiètent pas. On n'aura pas besoin de les sauver, car ils n'ont rien fait. " 
Albert Mabri Toikeusse, président de l'UDPCI :
"…Il va falloir vérifier toutes ces questions, parce que la loi sur la CEI est une loi organique. Est-ce qu'une loi organique peut être changée ?... Je pense qu'il nous appartient aujourd'hui de les soutenir pour que les élections prochaines soient démocratiques…" 
Alassane Dramane Ouattara, président du RDR :
"…Je voudrais, avant toute chose, féliciter le président de la CEI, le président Robert Beugré Mambé et les membres de la CEI. Ils ont fait un travail absolument remarquable. Il est totalement injuste d'accuser un honnête homme, un homme intègre reconnu pour sa compétence. Un homme compétent traité d'incompétent par des incompétents. Je profite de cette occasion pour dire que Robert Mambé a tout notre soutien et nous devons le réaffirmer et le dire haut et fort pour que tout le monde l'entende… " 
Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA :
"…Le soutien du RHDP à la Commission électorale indépendante, le soutien au président Mambé pour le travail accompli dans des conditions difficiles" 

Extraordinaire la solidarité dans le mal… Il serait superflu de commenter la raison de ces réactions de soutien peu recommandables en générale dans ce genre de situations. Il apparait évident que cela n’était que la suite logique de l’opération « Hold-up up à Linas-Marcoussis » : occuper toutes les grandes instances dirigeantes de l’état et faire un blocus pour saboter le mandat du président Gbagbo. Mais le RHDP-CEI piloté par Mr Mambé, fit certainement quelques erreurs dans la mise en œuvre de ce plan. Le pire est le fait qu’une erreur est d'autant plus dangereuse qu'elle contient plus de vérité qui ont finis par être inéluctable au point d’apparaitre aux yeux de tous.

Alors après être montés sur ses grands chevaux, Mr Mambé accompagné de sa suite composé des vices présidents de la CEI, a dû observer un profil bas en se couvrant du voile sombre de l’opprobre pour faire un affligeant méa culpa de la CEI dans un déclaration publique.
Morceau choisi de cette déclaration de la CEI:
[...] Ce dernier fichier (comportant les 429 000 cas litigieux) a été installé sur les ordinateurs de nombreuses commissions locales A L'INSU DES COMMISSAIRES SUPERVISEURS DE LA CEI. 
Interrogé par la commission centrale, le groupe des experts de la cellule informatique à indiqué AVOIR EFFECTIVEMENT CONFECTIONNE ET MIS LE FICHIER DES "429 000 PÉTITIONNAIRES" A LA DISPOSITIONS DES INFORMATICIENS EN VUE DE SON USAGE DANS LES COMMISSIONS LOCALES COMME OUTIL D'AIDE A LA DÉCISION.
LA COMMISSION ÉLECTORALE INDÉPENDANTE CONSTATE, UN DYSFONCTIONNEMENT MANIFESTE DE CERTAINS DE SES SERVICES.[...]
LA CEI PRÉSENTE TOUS SES REGRETS POUR LES DÉSAGRÉMENTS CAUSÉS A LA NATION, [...] S'ENGAGE A PRENDRE DANS LES MEILLEURS DÉLAIS TOUTES LES MESURES CORRECTIVES CONSÉQUENTES...

Fin de la polémique : Maintenant il y aura toujours des personnes pour exécuter un ultime baroud d’honneur tant ils se seraient égosiller à clamer haut et fort la pureté angélique de la CEI. 


Le débat à la une en ce moment est sur l’éventuel départ de Mr Mambé de la CEI. En mon sens, pour savoir s'il doit quitter le CEI, il va falloir voir la chose sous plusieurs angles: 
- sa responsabilité personnelle dans ce qui apparait comme une vague conspiration monté sur les fondements de Linas-Marcoussis 
- ce que disent les textes de la CEI sur ce genre de manquements 
- ce que dit la loi Ivoirienne sur ce genre de manquements
- et son honneur personnel car quoi qu'il advienne de nouveau, IL A ÉCHOUÉ car si ce problème a été identifié, il apparait évident que cela a déjà pu être fait et dissimulé auparavant et il n'est pas exclu que cela advienne à nouveau.

Toute cette mascarade a eu lieu pourquoi ? Le problème clé est le fait que les partis de l'opposition composant le RHDP envisagent mal une défaite. Quoi de plus normal... Sauf que pour s'assurer de remporter le scrutin, ils font appelle à leur expérience en matière de scrutin floué... Et quand on se fait prendre comme un gamin, il faut avoir l'humilité de se retirer sans faire trop de bruit. 

Que doit on dire de plus pour défendre l'indéfendable ? 

Le RHDP va vouloir encore une fois demander à toujours conduire le scrutin ? 

Pour moi Mr Beugré Mambé doit démissionner pour partir avec un peu d'honneur. Il faut qu'on se rende à l'évidence que nous sommes dans un pays dont le Président est Laurent Gbagbo et non une coalition d'opposants frustrés qui à mis le pays à feu et à sang, après s'être crêper le chignon à plusieurs reprises.

05 janvier 2010

LA SALETE NE TUE PAS L’HOMME NOIR…

sal2.JPGQue n’avons-nous pas dit concernant l’insalubrité à Abidjan ?

Ici même dans des billets précedents , j’ai déjà publié en cette année trois analyses traitant de ce sujet ; dans un premier temps pour tirer la sonnette d’alarme sur l’aggravation de la situation, puis pour proposer des solutions.

Lutte contre l'insalubrité à Abidjan - Il y a du boulot

Lutte contre l'insalubrité et nouveau boulot

La galerie d'art de Mel Eg Théodore

Qu’en est-il à ce jour ?
Je pourrais dire que face à l’incapacité de résoudre ce problème, certaines personnes ont intégrer la vie à coté des ordures dans notre quotidien. 
Jugez-en par cette image prise ce matin à la sortie de la ville de Grand-Bassam au marché du Quartier « Adjoufou » ; regardez bien les zones entourées de rouge : deux énormes poubelles municipales en bordure de route.

Connaissant le contenu de nos poubelles à Abidjan, nul besoin d’insister sur les caractéristiques odorantes de celle-ci sous ce chaud soleil. 
Le plus choquant est la total décontraction des vendeuses de marchandises diverses (comestible y compris) installées au pied de cette nauséabonde mini décharge d’ordures. 

Autant ahurissant qu’affligeant !!! Comme on dit ici, "saleté ne tue pas l’homme Noir"… espérons le.

 

Saletéjc.jpg
Ps: D'autres photos prises ailleurs
Adjamé - Abidjan
Entouré en rouge:
- A gauche une vendeuse de nourriture
- A droite une vendeuse de charbon et son bébé...
jc.jpg
Adjamé - Abidjan
Entouré en violet, un lieu de vente de poulet frais
jc2.jpg

04 décembre 2009

OPPOSITION EN POLITIQUE DANS L’AFRIQUE DU MULTIPARTISME : CAS DE LA COTE D’IVOIRE D’APRES COLONISATION

La vie politico-économique de mon pays (du moins ce que j’en ai vécu ou appris) a été pour grand nombre d’Ivoiriens un véritable grenier lexicale évolutif au gré des situations de crises connues par notre jeune nation. Politico-économique parce que le constat élémentaire qui ressort de ma petite rétrospective est que le succès de l’exercice politique est plus que souvent assujetti à la santé financière des pays. Dans le même temps on pourrait dire vice versa du fait que, (selon moi) seul un schéma politique axé sur une certaine bonne gouvernance qui implique un cahier de charge voir un programme de gouvernement optimale au vue des acquis et des insuffisances du pays, pourrait assurer une santé financière suffisante, tout au moins acceptable.

Toujours est-il qu’il faut dans un premier temps avoir l’opportunité d’exercer son plan d’action sur le terrain pratique.

Le premier mot qui me revient à l’esprit est conjoncture. Mon père pourrait avoir une attaque cérébrale en l’entendant… Par la suite vinrent respectivement opposition, multipartisme, marche et grève syndicale, boycott actif, dévaluation, carte de séjour,  Ivoirité, mutinerie - coup de force - coup d’état - PC crise, couvre feu, transition, rébellion armée, mercenaire, Agoras et parlements,  Patriotes, martyrs , milices, amnistie, gouvernement d’union, refondateur, concomitance, Tandem… et j’en passe.

La chronologie de la disposition de ces mots peut à elle seule donner un aperçu non négligeable de la dégénérescence de la vie politique de notre pays. Ce mois ci, deux nouveaux mots viennent de s’inscrire sur cette liste peu reluisante : les opérations « Wourou Fâtô » (Chien enragé en Malinké) et « Bori-Bana » (Fin de course en Malinké).

Au vue de l’appellation de ces opérations, il est évident qu’elles ne sont pas de bon augure pour la quiétude des Ivoiriens. Ces opérations pilotées par les leaders de la classe politique opposante actuelle visent à contraindre le président en exercice à organiser des élections présidentielles dans les meilleurs délais suite à plusieurs reports. Par quel moyen ? C’est légitime dirait-on. Soit…

Ce genre de situation de bras de fer est de l’ordre du « noble » exercice démocratique. Alors on est censé le laisser se dérouler selon les règles internationales du régime démocratique. Peut être… mais comme le dit l’adage, à situation exceptionnelle mesures exceptionnelles car en Côte d’Ivoire, sous la pseudo gouververnance (à cause de la composition du gouvernement) du Président Laurent Gbagbo, le jeu démocratique a été faussé depuis l’attaque des rebelles du MPCI de l’actuel Premier ministre Soro Guillaume et l’occupation de la partie Nord du pays en 2002: quel rôle ont joué les leaders de l’opposition à cette date ?

Pour continuer mon analyse, je vais m’efforcer d’être le plus réaliste et impartiale possible pour aller au chevet de notre agonisant héritage commun : la Côte d’Ivoire.

cpc12.jpg

Concernant l’opération « Wourou Fâtô », quand le Président des jeunes du PDCI menace d’imiter Soro Guillaume, je me dis que la Côte d’Ivoire actuel et surtout celle de demain à un véritable problème si la relève politique censé tenir les rênes de cette nation dans un futur très proche tient ce genre de discours : ce n’est pas cela le PDCI RDA du président Houphouet Boigny le père de cette Nation. Je me pose la question de savoir ce que dirait ce grand homme s’il savait que son PDCI RDA est le parrain d’un mouvement politique dénommé Rassemblement des Houphouetistes (RHDP) avec en son sein le mouvement rebelle qui a ensanglanté et coupé son pays en deux depuis plus de 7 ans : je crois qu’il se retournerait dans sa tombe.

Oui on doit revendiquer, oui on doit manifester quand on est mécontent, oui on doit demander que nos dirigeants nous assurent le minimum...mais tous ça sans chercher à mettre à mal la stabilité du pays pour démontrer que le président en place est incompétent ou autre chose de négative: quand les choses en arrivent là, c'est toujours l'opposition qui organisent et formate ce genre de scénarios macabres. Et je ne parle pas spécifiquement de la crise actuelle…

La classe politique actuelle doit comprendre qu’opposant politique ne rime pas avec ennemi publique. Loin de là...
L'opposant ne doit pas être un ennemi d'état.
C’est totalement renversant d’entendre l’opposition revendiquer des élections présidentielles sans le désarmement des rebelles, opération qui selon eux peut attendre. Mon Dieu !!! Et ils argumentent en citant en exemple les cas du Congo, de l’Irak et de l’Afghanistan… Très édifient comme exemple.

Pourquoi ne prenons nous pas le temps de résoudre ce problème maintenant pendant que les rebelles et leurs amis du RHDP sont encore au gouvernement ?

Pourquoi le fait que le pays soit partitionné en deux et contrôlé en grande partie par Soro et ses rebelles est astucieusement passé sous silence ?

Pourquoi les armes encore aux mains des rebelles n'inquiètent pas le frileux RHDP ?

Faire des élections maintenant dans quel but précis ? Céder aux caprices du RHDP ?

Ils viennent d’avoir gain de cause à Ouaga avec la proposition d’une nouvelle date pour la tenue effective du premier tour de ce scrutin tant attendu. Ces accords ou contrats politiques merdiques signés ça et là et n'importe comment pour faire plaisir à je ne sait qui ne passeront pas devant les patriotes Ivoiriens qui n'ont pas encore oublié la nuit du 18-19 Septembre 2002 et ce qui s'en est suivi…

Oui on veut des élections pour respecter les termes de notre constitution vue que le tant imparti pour le mandat du président en exercice est arrivé à 'expiration'. Quoi de plus légitime dans un état de droit !!! Cependant que dit la constitution dans le cas de figure ou une partie du pays est contrôlée par une rébellion armée ?

La jeunesse a le plus grand rôle à jouer dans cette histoire en mon sens: hormis le fait de soutenir un groupe politique, il faut essayer de voir un peu plus loin et penser au futur de la nation avec ou sans son parti à la tête de celle ci.
Pour y arriver il va falloir se montrer réaliste et tirer la sonnette d'alarme quand vos familles politiques dépassent les bornes: ce n'est pas pour autant que vous les aurez trahis.
Cette tendance à soutenir sans faille les dérives des partis politiques sera peut être bénéfique pour eux mais pas forcement pour la CI d'Ivoire de nos enfants.
Il faut être Ivoirien avant d'être FPI, PDCI, RDR ou autre car ils finiront toujours par vous décevoir.
Je ne préconise surtout pas de ne soutenir aucun parti politique. Il le faut pour se sentir impliqué et concerné. Cependant on ne doit pas être des automates à la solde des politiciens.

Il faut que les Ivoiriens comprennent qu’ils représentent un vrai rempart face à cette politique du pouvoir à tous pris avec pour maitre mot: coup d'état et rébellion armée. Y'en a marre !!!

En outre, la classe politique opposante au pouvoir en place joue trop facile en essayant d’utiliser le Président Gbagbo comme Bouc émissaire pour porter seul le chapeau de la décadence à presque tous les niveaux de la vie dans notre pays.

Je crois qu'il est inappropriée et même déplacé de se permettre aujourd'hui de faire un bilan économique sous l'ère FPI ou Gbagbo. C'est le prix à payer quand l'opposition se ligue face au Président en exercice pour rendre le pays "ingouvernable" selon les propos de certains...
Combien de temps le Président Gbagbo et le FPI ont gouverné le pays selon leurs ambitions et leur programme de gouvernement depuis l'année 2000 ?
Deux ans sur 9 à ce jour avec pendant 7 ans une succession de gouvernement composés de ministres et premiers ministres Kamikazes venant de cette opposition ou soit disant de la société civile...
Tous cela quasi imposé par des accords qui étaient carrément des injonctions sous la pression d'organisations panafricaines ou d'organismes internationaux pour soit disant ramener la paix en Côte D'Ivoire. Qu'en est-il ?
Pour se défendre ils rétorquent que rien ne l'obligeait à signer ou entériner ces accords. Oui certes, mais il le fessait dans l'intérêt de la nation croyant en la bonne foi de l'opposition et des ses rebelles du MPCI.
Il a été naif ? Non.
Ses adversaires n'ont pas joué Franc jeu ? Certainement oui.

Quand un gouvernement est compose de parasites de l'opposition dirigée en première ligne par un premier ministre n'ayant pas la même vision politique ni les mêmes objectifs que le chef suprême, et cela depuis plus de 5 ans, alors on va tout droit et à vive allure dans un mur de béton...
L'opposition Ivoirienne a quémandé des postes ministériels, pas pour servir la nation mais pour servir de guichet-automatique pour le financement des activités et du train de vie royale des ses leaders.

Au lieu d'insister sur leur programme, venir à l'écoute du peuple et prendre le temps de cerner les problèmes, construire petit à petit des partis politiques solides et avec de vrais valeurs... non: on préfère créer des sortes de groupuscules politiques qu'on sait hexogène et pas très viable sur le long terme, juste de manière saisonnière pour prendre la tête de la course.
Pourquoi s'étonner que les politiciens ivoiriens voyagent d'un parti politique à l'autre ? Tous simplement parce que la plupart de ces partis politiques n'ont pas de vrai base ou idéologie.

Comparativement à ce qu'on vit aujourd'hui, j'aurais comme beaucoup d'Ivoirien préfér
é l'époque de mon enfance, l'époque de Papa Félix H Boigny ou apparemment tout allait bien: mais sachons que le temps n'est pas un oasis avec un point d'eau stagnant...
Le temps évolue avec son lot d'êtres et de choses qui trépassent. Mais tous ce qui subsiste ou nait est forcement et souvent fortement influencé par ce qui a vécu, ce qui a été vécu, fait et construit tant sur le plan matériel, physique et idéologique.
Alors pour savoir pourquoi tous va mal, ce n'est pas une certitude mais on peut trouver des réponses dans le rétroviseur de l'histoire politique de la CI.
Si on procède ainsi je vous assure que les opposants actuels  n'en sortira pas blanc comme neige.

Sachons qu’on ne doit plus attendre d'être président de la république pour apporter une pierre pour la construction de la nation qu'on souhaite gouverner. Quand on se "proclame" milliardaire avec des ambitions de Président de la république, on peut aider ces congénères au niveau financier ou doter son pays d'infrastructures de toutes sortes: cela ne sera que bénéfique d’une part pour le pays et d’autre part pour des 'points' lors de la campagne présidentielle.

Ps: A la prochaine réunion de Ouaga, de grâce que Soro Guillaume dise enfin officiellement aux Ivoiriens, le nom du monstre qui a acheté les armes qui ont servi à tuer aux heures chaudes de l'avancée des rebelles et qui continuent de tuer des Ivoiriens en Côte d'ivoire à travers le trafic de ces armes avec des gangsters de toutes sortes... après ces mêmes gens nous parlent de la recrudescence de l'insécurité à Abidjan comme s’ils étaient étranger à cela.