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18 septembre 2012

LE RDR, L’IVOIRITE, ALASSANE D. OUATTARA ET SA REBELLION EN COTE D’IVOIRE

[Première publication le 20.03.2010: Nouvelle publication]

La campagne pour les échéances électorales Ivoiriennes prévues pour courant Avril-Mai 2010 bat son plein.
L’essentiel pour tous les candidats est d’arriver à rallier par tous les moyens imaginables, le maximum d’électeurs vers leur camp. Bien que incertaine à la date citée ci-dessus, tôt ou tard les Ivoiriens iront aux urnes pour choisir leur prochain Président : Avec quelle motivation majeure ?
La logique voudrait que ce soit au vu du programme de gouvernement des candidats et par ricochet son incidence à court terme sur la vie des Ivoiriens et à long terme sur leur futur et surtout celui de leur progéniture.
Cependant, mis à part les promesses risibles (voir surréaliste parfois) annoncées de haut vol par certains candidats lors de leurs meetings, que sait la masse d’électeurs potentiel sur la véracité des projets de société des candidats à notre Magistrature Suprême ? Pas grand-chose en vérité : Et ça, les équipes de campagne qui ont face à eux des populations en majorité analphabètes et crédules le savent pertinemment.

Même s’ils prenaient la peine d’étaler avec virtuosité les contours de leur plan d’action une fois aux commandes du navire Ivoire, ils n’auraient pas la certitude de faire comprendre à leur auditoire leurs schémas parfois très techniques.
Néanmoins il faut bien qu’ils arrivent à convaincre le maximum d’électeurs : Là est tous le dilemme de la classe politique Ivoirienne de l’après Feu Son Excellence Le Président Félix Houphouët Boigny.

Etant face à cette situation quelque peu inconfortable au vue d’une population habituée à voter sans condition pour le PDCI (Parti Démocratique de Côte d’Ivoire) parti unique d’alors, l’ère du multipartisme s’annonçait calamiteuse pour les partis politique émergent, comme le Front populaire Ivoirien (FPI) et naissant, comme le Rassemblement des Républicains (RDR) qui résulte de la vomissure d’un PDCI restructuré par le Président Bédié.
Il fallait user de subterfuges pour se démarquer et attirer l’attention sur soi et espérer surpasser Aimé Henri Konan Bédié le Président "par intérim" de la CI et candidat du PDCI d’un Houphouët Boigny toujours charismatique même après sa mort.
Pendant ce temps, le président Bédié de son coté ne croisait pas les bras. Il cherchait les voies et moyens pour contrer ses adversaires potentiels.
Pour écarter le RDR, le filon fut vite trouvé : La Nationalité Ivoirienne des candidats potentiels Djéni Kobenan et Alassane Dramane Ouattara. Pour préparer les esprits à sa nouvelle approche, le Président Bédié lança le concept de « Consommer Ivoirien » puis celui d’ «Ivoirité » en 1994 à la suite de la modification du code électoral. Le Front Républicain d’alors formé par le FPI de Laurent Gbagbo et le RDR de Djeni Kobena se retira de la course au pouvoir pour protester contre la décision du Président Bédié de ne pas amender ledit code sur certains points et appela ses militants à ne pas voter.

Après le premier test réussi par le Président Bédié à l’élection présidentielle d’Octobre 1995 malgré le boycott actif, en Novembre de la même année, la candidature au législative de Djéni Kobenan (SG du RDR) fut refusée par Emile Constant BOMBET alors Tout Puissant Ministre de l’Intérieure au motif qu’il était Ghanéen. Djeni Kobena prôna le boycott actif en appelant simplement ses militants à ne pas voter : C’était visiblement la première action de l’Ivoirité sur l’onglet politique.
 
Qu'est ce que l’Ivoirité ?

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L’Ivoirité ou l’"Esprit du Nouveau Contrat Social du Président Henri Konan Bédié, est un VAGUE concept sur l’humanisme Ivoirien. Le CURDIPHE (Cellule Universitaire de Recherche et de Diffusion des Idées et Actions Politiques du Président Henry Konan Bédié) dirigé par le Professeur Saliou Touré, avait pour but de « mettre en mouvement tout le corps social Ivoirien autour du thème de l’Ivoirité pour que chacun s’en imprègne, s’en convainque et en soit l’ardent défenseur » selon la préface du N°001 de l'ETHICS (Etudes et théories de l'HUMANISME IVOIRIEN pour la synthèse culturelle) une revue du CURDIPHE publiée en Octobre 1996 et renfermant les actes de leur forum du 20 au 23 mars 1996 à Abidjan. 


Suite à l’affaire Djéni Kobenan et à sa Nationalité Ivoirienne contestée, le RDR sait qu’il a un plus gros problème. Son nouveau leader et plus gros financier Alassane Ouattara étant Voltaïque, ils savent dorénavant que sa candidature sera rejetée.

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Puisque ayant été mal ou peu expliqué à la population composée en très grande partie d’analphabètes, le concept d’Ivoirité, tel un vulgaire morceau de pâte à modeler, est tordu dans tous les sens par les responsables du RDR. Chacun y va alors de son explication : une véritable aubaine pour le RDR et Alassane Dramane Ouattara qui n’avaient aucun repère solide
Il crie au scandale de l’exclusion ethnique du Nord musulman d’où il prétend venir: Nordiste et musulman = Tribalisme et non laïcité. Il a trouvé son cheval de bataille. Dans le même temps, on met en exergue le fait que Bédié, un Baoulé, a succédé à un autre Baoulé en la Personne d’Houphouët Boigny à la tête de la CI pour renforcer la thèse du tribalisme. Les nombreux jours fériés octroyés aux confessions chrétiennes de CI, la Basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro sont cités pour étayer les preuves de non laïcité de l’état Ivoirien. Un vaste plan d’intoxication propagandiste sera lancé par le RDR dans le nord du pays sous fond de mensonges grossiers et d’incitation à la haine et à la révolte avec des proos du genre : « Le PDCI dit que nous sommes des peureux. Nos grands-pères n’ont pas eu peur de prendre cette région avec les fusils et la poudre. Nous ne voulons plus de ces gens parce que le PDCI nous manque de respect, nous méprise et ne nous considère pas. Ils nous ont traités comme des animaux. 

Parce que nous votions pour Houphouët ils nous ont pris pour des ignorants. Ils ont organisé une campagne de dénigrement : ils ont injurié Alassane, son père, sa mère et nous. Mais ils ne nous connaissent pas. Parce que c’est avec des fusils et des balles que nos grands-parents ont conquis cette terre. 
Ils ne nous font pas peur. Ils ont dit que nous ne serions plus rien dans ce pays. Ensuite ils ont renvoyé 267 de nos cadres. Ils ne veulent plus entendre l’appel du Muezzin de la mosquée pour la prière. Ils ne veulent pas de l’Islam et des musulmans. Ils envoient les militaires les frapper dans les mosquées. Si nous acceptons cela c’est que nous ne sommes pas des musulmans, si nous les suivons c’est que nous sommes des bâtards. Vous connaissez bien la chanson Malienne qui dit: plutôt la mort que la honte. Ici chez nous nous disons : ‘Mieux vaut mourir que d’avoir honte’. Pouvons-nous accepter la honte ? NON !.
Nous avons les mêmes armes qu’eux. Nous avons aussi nos hommes dans l’armée. Nous ne voulons d’eux ni aujourd’hui, ni demain. Depuis que Houphouët est mort nous n’avons connu que brimades, honte et humiliations
» dixit Lamine Diabaté ex-mari d’Henriette Dagri Diabaté à Odienné en 1995. 


Comment Lamine Diabaté préparait le RDR à... par lgconnect

Lorsque Alassane Ouattara en personne confirme ce genre de thèses en proclamant sur TV5 en 1995: «On a écarté ma candidature parce que je suis musulman et du Nord», les nordistes et les musulmans se sentant lésés, rejoignent en masse le RDR qui se radicalise en se sectarisant de plus en plus. Le RDR d'ADO avait ainsi trouvé son assise tribale.
A partir de ce moment là, un véritable bras de fer entre le pouvoir contrôlé par le Président Bédié et Alassane Ouattara qui devenait de plus en plus gênant pour le PDCI va s'engager.

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Il convient de rappeler que ce n’était pas le premier conflit ouvert opposant les deux hommes. Loin des urnes, ils s’étaient déjà affrontés pour la première fois après le décès du Président Felix Houphouët Boigny en 1993. En effet, ADO ayant refusé de respecter l'Article 11 de la Constitution ivoirienne à l'issue du décès du président Houphouët-Boigny, le président Bédié lui reprocha alors d’avoir tenté un coup de force pour accéder à la présidence. ADO abdiqua alors en s’effaçant face au Président de l’Assemblée Nationale, successeur constitutionnel du père de la nation : Premier combat, première victoire de Bédié contre ADO. Visiblement, ADO n'aurait pas pu supporter un second revers dans cette guerre des héritiers. 

La tension va alors monter d’un cran et très vite le RDR va passer à la défiance, aux menaces puis à la tentative de fraude en vue de rendre Alassane Dramane Ouattara Ivoirien et éligible à la Magistrature Suprême de la République de Côte d’Ivoire. C’est à partir de ce moment que les choses vont s’accélérer. 

Dans son intervention face à la presse, le Ministre de la justice sous le Président Bedié déclare entre autre « […]Le 26 septembre 1999 (un Dimanche), en l’absence de son Juge de Section en vacances, M. Zoro Bi Ballo, Juge Adjoint de la Section de Tribunal de Dimbokro a fait établir et a signé au profit de M. Alassane Ouattara, un certificat de nationalité ivoirienne sous le numéro 2084.  Ce Certificat de nationalité a été versé au dossier administratif constitué pour les besoins de la régularisation de la situation du RDR au regard de la loi régissant les partis politiques. […] 

Les premiers résultats des vérifications faites révèlent ce qui suit :
I/- Au niveau de la demande même du Certificat de nationalité :
- La demande libellée au nom de M. Alassane Ouattara ne comporte aucune signature.
II/- Au niveau du certificat de nationalité :
l)- Monsieur Alassane Ouattara, est-il dit dans ledit Certificat, demeure à Dimbokro; ce qui ne paraît pas exact;
2)- Le double du Certificat qui est censé être identique à l’original porte une date, celle du mardi 28 septembre 1999 différente du jour mentionné sur l’original qui est le 26 septembre 1999.
Il faut le souligner, il s’agit d’un jour non ouvrable puisqu’il correspond à un Dimanche.
A-t-on établi le Certificat en cause le Dimanche et a-t-on essayé de le régulariser le mardi suivant? La question mérite d’être posée.
III/- Au niveau de l’enregistrement du certificat :
Le certificat de nationalité établi au nom de M. Alassane Ouattara porte le numéro 2084 et est daté du 26 septembre 1999.
Consultez le répertoire des certificats de nationalité tenu au greffe de la Section de Tribunal de Dimbokro; Et vous découvrirez que ce numéro 2084 correspond à un autre certificat délivré le 29 septembre 1999 à M. Koffi Konan Laurent.
Il suffit de poursuivre la consultation du même répertoire pour découvrir d’une part:
- Qu’aucun Certificat de nationalité n’a été enregistré le 28 septembre 1999 encore moins le dimanche 26 septembre 1999 qui n’était pas un jour ouvrable pour l’Administration de la Justice et que d’autre part, nulle part, je dis bien nulle part, il n’existe aucune trace du certificat établi au nom de M. Alassane Ouattara dans le registre des certificats de nationalité du Tribunal de Dimbokro.
Au total il s’avère que le Certificat de nationalité établi au nom de M. Alassane Ouattara porte un faux numéro et n’a été enregistré dans aucun des registres tenus au Tribunal de Dimbokro.»

En gros, Alassane Dramane Ouattara s’est fait fabriquer son 1er certificat de Nationalité Ivoirienne à 57 ans, un Dimanche, à Dimbokro ville ou il ne résidait pas.
A partir de ce moment, il planait sur lui la menace d'un mandat d'arrêt Internationale lancé par la justice du gouvernement Bédié qui lui promettait un châtiment exemplaire s’il ne renonçait pas à ses ambitions présidentielles en Côte d’Ivoire.
C’était mal connaitre le teigneux Ouattara qui, les ergots dressés, montrait son abnégation et sa pugnacité sous fond de menaces. Souvenez vous cette phrase terrible de Alassane Ouattara en 1999: («Ce pouvoir moribond, je le frapperai ; il tombera, et je rentrerai à Abidjan avant la fin de l'année»).

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Comme le disait M. Lamine Diabaté ex-mari d’Henriette Dagri Diabaté à Odienné en 1995 (« Nous avons les mêmes armes qu’eux. Nous avons aussi nos hommes dans l’armée.»)

Des proches de ADO à savoir le Sergent chef Ibrahim Coulibaly dit IBOumar Diarrassouba dit ZagazagaWattao et autres Koné Seydou (retenez bien ce nom) vont mettre à exécution le plan du RDR sous fond d’une mutinerie au sein de l’armée. Mutinerie qui va finir en coup d’état militaire éjectant ainsi le Président Bédié du pouvoir le 24 Décembre 1999. Hiérarchie militaire oblige, les épaules du Sergent Chef Ibrahim Coulibaly étant encore frêles, le nouveau pouvoir conquit par les jeunes militaires sera confié au Général Robert Guéi qui n’était plus en odeur de sainteté avec le PDCI de Bédié qui l'avait contraint à une retraite forcée pour accusation de tentative de coup d'état militaire.

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Alassane Ouattara venait ainsi de rétablir la balance. Il a effectivement frappé le pouvoir du PDCI de Henri Konan Bédié, il est tombé ; et Alassane Dramane Ouattara est rentré à Abidjan pour la Saint Sylvestre. 
Dans un souci d’apaisement, les deux exilés reviennent en Côte d’Ivoire avec la bénédiction du nouvel homme fort qui espère ainsi attirer la sympathie du peuple.
Il s’en suit alors une véritable mascarade de l’auto proclamé « Candidat du peuple » Robert Guei qui avait par la suite troqué sa tenue militaire contre le titre d’homme politique.

Candidat à la présidentielle, il a malicieusement écarté ses potentiels adversaires à risque qu’étaient alors le Président Bédié et le Premier Ministre Alassane D. Ouattara en modifiant la constitution suite à un semblant de « référendum express » (auquel le RDR et Alassane Dramane Ouattara ont appelé à voter OUI ). A partir de cet instant, Robert Guéi avait montré son souci de ne pas céder son fauteuil. 

Il n’avait face à lui que Laurent Gbagbo le candidat du FPI qui n’avait même pas les moyens financiers de mener une campagne politique digne de ce nom. 
Etant assuré de gagner les élections contre lui, le général Guei avait organisé des élections présidentielles acceptables en 2000 et à sa grande surprise, le "tocard" de la course qui en fait était un véritable Outsider en qui le peuple se reconnaissait depuis des années, joua les troubles-fêtes en remportant le scrutin. 

Face à ce revers cinglant, le général Guei, favori illusoire de la course, tenta désespérément de s’approprier le pouvoir par la force, mais fut jeté hors du champ de course par un élan de désapprobation nationale suite à l’appel de Laurent Gbagbo le Président élu : c’était la porte ouverte à tous les fantasmes non assouvis du RDR et de son leader qui pouvait ainsi remettre sa machine en route. Le RDR qui en ce moment là s’est comporté comme un véritable charognard, lança par la voie de son leader Alassane Ouattara, un autre appel visant à récupérer le pouvoir d’état dans la rue en imitant les propos du président élu. Fiasco totale. Le RDR venait lui aussi de subir un autre affront qu’ADO à promis de faire payer à la Nation tout entière avec des propos du genre : 'Je vais rendre ce pays ingouvernable'.

Le président Gbagbo était il responsable de "l’injustice" subie par Henry K. Bédié et Alassane D. Ouattara ?
Comment peut-on se permettre de prétendre être Président à la suite d’élections auxquelles on n’a pas été candidat ? Surréaliste tous simplement.
Après ces crises à répétitions, le PDCI s’est trouvé traumatisé et fragilisé quand le RDR tentait sournoisement de déstabiliser le Président Gbagbo via plusieurs tentatives de coups de force qui n’aboutissaient pas dans un premier temps.
Il était clair que la culture de parti politique de l’opposition ne correspondait ni au PDCI habitué à diriger depuis 40 ans, encore moins au RDR dont les membres étaient pour la plupart issus du PDCI et qui en plus venaient de voir la Présidence de la République leur passer au nez et à la barbe.

Vu que Gbagbo avait pendant de nombreuses années pataugé sur le terrain difficile de l’opposition, il pouvait très aisément les prendre à défaut car ayant plus d’expériences que ces politiciens qui n’avaient jamais mené de combat politique et qui ont été parachutés à des postes clés: Président et Premier ministre. 
Indépendamment ADO et Bédié en étaient conscients. Il fallait alors le faire partir très vite et par tous les moyens. Dans l’entendement et à l’analyse des agissements du riche PDCI héritier légitime, mais encore du plus riche RDR aux bras longs, il paraissait inadmissible que Gbagbo, ce « crève la dalle là » qui en plus n’a aucun soutien extérieur puissant puisse être pendant cinq longues années, l’homme ayant les clés du palais présidentiel et tout ce qui va avec.

Tous ces faits ont laissés des plaies grandes ouvertes ou des marques indélébiles dans la vie de tous les Ivoiriens. Le forum pour la réconciliation nationale organisé par le président Gbagbo et ayant pour but de calmer la situation et apaiser les cœurs, n’a fait que mettre de l’huile sur le feu au vue des propos incendiaires de l’opposition. Propos qui ont conduits à des positions plus figées qu’elles ne l’étaient déjà.

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Dans cet élan là, survint l’attaque de la rébellion armée du 18-19 Septembre 2002, moins de deux ans après l’accession au pouvoir du Président Gbagbo. Les différents groupes rebelles (MPCI, MPIGO, MJP…) après avoir essuyé un revers dans leur projet de prise de la ville d’Abidjan et d’occupation de la Présidence de la république, furent contraints de faire demi-tour vers le Nord en occupant au passage une partie de la zone Ouest et Nord du Pays. Tueries, assassinats, meurtres, viols, exécutions sommaires, enlèvements, exactions, mutilations, pillages, seront le quotidien des populations sous contrôle des rebelles.

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On retrouva alors au sein du MPCI de 2002, les mêmes mutins de 1999 (Ibrahim Coulibaly dit IBWattaoTuo Fozié qui est en fait le Koné Seydou de la mutinerie de 1999…) et une organisation politique dirigée par Guillaume SORO un militant RDR et candidat colistier (Avec Henriette Dagri Diabaté) sur la liste RDR de Abidjan-Port Bouet aux législatives de 2000 auxquelles le RDR n’avait finalement pas participé… et on comprend mieux pourquoi.

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La Côte d’Ivoire venait ainsi d’être divisée en deux :
- d’un coté la rébellion armée était suscitée ouvertement pas le RDR, puis soutenue par le PDCI-RDA. Officieusement mais vraisemblablement la rébellion armée avait la bénédiction et l’appui du président Français Jacques Chirac qui n’était pas en odeur de sainteté avec le Président Gbagbo, Président (anarchiste selon lui) de l’ex colonie Française, et qui refusait d’être le préfet qui baisse le culotte devant le locataire de l’Elysée.
- de l’autre coté un Gbagbo esseulé, acculé de toutes parts et qui ne pouvait compter que sur lui et son peuple, ce peuple qui l’a élu. 

Dès lors, les chefs rebelles crient victoire et commencent à préparer le terrain pour l'instigateur de cette guerre qu'ils croyaient avoir déjà gagné.

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Dans cet élan, le Commandant de Zone rebelle Koné Zakaria déclare lors d'un meeting en zone occupée :«Si vous supportez le MPCI, ne le faites ni pour Zakaria, ni pour IB, ni pour quelqu'un d'autres sinon pour celui qui a acheté nos armes, c'est à dire ALLASSANE DRAMANE OUATTARA. Lorsque nous étions en exil, c'est ALLASSANE qui s'occupait de nous. Il nous apportait régulièrement du riz et la somme de 25.000.000 F.CFA chaque mois» 
ALLASSANE DRAMANE OUATTARA venait encore de frapper la Côte d'Ivoire.
 
Face à cette situation qui risquait d’embraser un pays déjà fragilisé, il fallait trouver un terrain d’entente avec la rébellion et l’opposition pour calmer les esprits et assurer un minimum de quiétude au peuple. Alors commença un grand vas et vient international pour trouver un moyen de retour à la paix en Côte d’Ivoire. Que de tergiversations, de mensonges et de non-dits de la part de l’opposition et des rebelles au cours de cette grande vadrouille. Aujourd'hui et cela depuis 2007, Guillaume Soro le secrétaire général du MPCI le parti politique crée par la rébellion armée est Premier ministre de la République de Côte d'Ivoire. Certains de ses camarades issus de sa mouvance sont ministres de la république depuis 2002: et pourtant ses hommes n'ont toujours pas désarmés, pire, ils continuent de faire souffrir la population dans les zones qu'ils contrôlent (réquisition de biens, tuerie, viols, emprisonnement arbitraire...)

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Visiblement le nouveau premier ministre fait des efforts pour se rapprocher du peuple mais en fait encore plus pour se rapprocher des siens et gagner leur confiance depuis qu'il a échappée à un attentat meurtrier dans son fief à Bouaké en juin 2007 car jugé trop conciliant avec le Président Laurent Gbagbo.

Pour preuve, il vient d'installer Hamed Bakayoko le directeur de campagne pour la jeunesse RDR comme Conseiller Spécial à la Primature et rappeler Roger Banchi du MPCI dans son équipe.
Que pensez de cette nouvelle approche du Premier Ministre Guillaume SORO ?

Cependant, la situation politique n’a pas connue une avancée de poids depuis un bon moment, bien au contraire.
Votre combat était indispensable”. C'était le sieur Alassane Dramane Ouattara qui s'adressait en ces termes aux responsables des Forces Nouvelles à Bouaké, où il était récemment en tournée.

Oui le combat de la rébellion armée qui a:
- massacrée des gendarmes désarmés et leurs enfants,
- endeuillée des milliers de familles innocentes, 
- spoliée d'honnêtes gens de leurs biens, leurs souvenirs et leur avenir, 
- violée sexuellement des hommes et des femmes,
- mutilée des enfants,
- pillée et incendiée des villages entier et des plantations,
- fait des milliers de déplacés,
- mis toute la Côte d'Ivoire à genoux...

Oui ce "combat" était indispensable car il a permis au Burkinabé Alassane Dramane Ouattara de marcher sur la constitution Ivoirienne et être candidat à l'élection présidentielle de Côte d'Ivoire.
 
Vive la méchanceté, vive le mensonge, vive l'oubli, vive la schizophrénie des journalistes Ivoirien et de certains Politiciens de notre pays, vive la mauvaise foi pour que survive une nation défigurée.

Claudus Kouadio - Le 20 Mars 2010

02 juillet 2011

Le culte de mensonge et de l’injustice pour une factice réconciliation nationale sans quête de véritable cohésion sociale ?

« Il est à la fois moralement et socialement suicidaire de s’habituer à déplorer les effets sans être capable de s’attaquer aux causes. En dernier ressort, la loi et l’ordre ne seront respectés que si la justice et la dignité sont assurées impartialement à tous. » Martin Luther King dans une interview publié en Janvier 1965.

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Longtemps refoulé, insidieusement maquillé puis camouflé, l’idéologie la charte du Nord, chimère de « la guerre des Héritiers d’Houphouet Boigny » s’est dévoilée au grand jour suite à une prétendue crise post-électorale qui visiblement, était un retour du bâton insufflé contre son alter-égo qu’est l’Ivoirité.

Avec une intime conviction, je suis persuadé que partant de cette phrase, mes détracteurs auront déjà tiré une conclusion hâtive fondé sur des préjugés erronés ou simplement une malhonnêteté intellectuelle sur fond de refus de vérité ; Ils diront « Claudus Kouadio dans une nouvelle théorie du complot !!! Encore Claudus Kouadio le (prétendu) haineux qui ne sait plus quoi dire… et je ne sais quoi d’autres » Toutefois permettez moi de dire ma part de vérité pour tenter à nouveau de remuer la conscience de ces peuples Nordiques et de la zone forestière qui ont pour dessein de devenir une nation aveugle et sourde aux colorations ethniques et religieuses, seul gage d’une réconciliation vrai et d’une unité durable.

Le mal est fait, mais dans cette euphorie collective d’aboutissement à une réconciliation nationale, notre plus grand tord sera d’enterrer vivant les erreurs du passé sans avoir mis à nu l’épine à la source du mal. Il est bon de parer illico presto aux ambulances, mais il serait encore mieux et judicieux d’établir en priorité le véritable diagnostic de cette situation en vue d’appliquer aussi des remèdes préventifs pendant qu’on tente de guérir ceux qui ont déjà souffert de cette folie collective.

Il serait indécent de prétendre laver le régime FPI au pouvoir de l’an 2000 à 2011 de tous soupçons au vue de l’explosion du malaise actuel, aussi il serait encore plus déraisonnable de lui imputer la plus grande responsabilité quand on sait qu’il n’a ni participé à la théorisation puis l’implémentation de la Charte Nordique lancée depuis 1991, encore moi à celle de l’Ivoirité suite à l’arrivé au pouvoir du Président Henri Konan Bédié en 1993-1994. Le FPI n’a été que le souffre douleur d’un héritage qui avait déjà suffisamment gangrené la Côte d’Ivoire.

CHARTE DU NORD N°1: Le levain de l'insurrection

La Première Charte du Nord intitulée "Le Grand Nord en marche" fut diffusé à grande échelle sous forme de tract, puis relayé dans différents journaux dès 1991. Ce texte très explicite qui en introduction dit : « La charte nordique de ses fils aux 4 coins de la Côte d'Ivoire, de ses fils au terroir. Intellectuels, analphabètes, responsables, cadres, militaires, ouvriers, commerçants, par notre voix, le Grand nord bat le rappel et le rassemblement pour un Grand Nord uni, fort, crédible, partenaire à part entière, arbitre des situations futures au sein d'un ensemble ivoirien rénové, équitable, cohérent» avait pour but d’aider (le Premier Ministre Alassane Ouattara) à mener à bien sa mission dont le succès débouche forcément sur la voie de la succession (d’Houphoeut Boigny). Ainsi, […]Le Grand Nord entend donc s'organiser en fonction de ses intérêts bien propres […] car […]jouer éternellement les seconds rôles n'a nullement rien d'honorable pour ses fils […] POURQUOI ? Parce que pour les idéologues de cette charte, un […] tollé général a été orchestré par les ténors du régime PDCI et par d'autres Ivoiriens de la zone forestière pour contester à Alassane Ouattara sa qualité d'Ivoirien. Pour eux, c'est un Burkinabé. Tout fils du Grand Nord se trouve généralement indigné et choqué par le comportement de l'Ivoirien de la zone forestière. Pour lui, le porteur d'un nom à résonance dioula ou sénoufo est, ipso facto, un étranger, un Ivoirien de circonstance. Que n'entend-on pas à longueur de journée "Vous les Dioula ceci, vous les Dioula cela" ? Cette opinion a entraîné un comportement qui empoisonne la cohabitation et notre initiative va être LA REACTION PREVISIBLE A CET ETAT DE CHOSE […]

Après le décès du Président Houphouët Boigny en 1993, Henry Konan Bédié son dauphin constitutionnel prend les rênes du pouvoir. Cependant selon la charte du Nord, « La notion de successeur désigné, de dauphin, est désormais caduque, depuis l'avènement du multipartisme. Qu’Alassane réussisse sa mission et sorte la Côte d'Ivoire du marasme économique que connaît notre pays, il doit être tout indiqué comme celui devant assurer la succession et prendre le relais. Car il serait inconcevable qu'Alassane tire les marrons du feu et qu'un autre s'en régale. » Entre temps, la Notion de peuple Nordique et d’Ivoirien de la zone forestière prend des proportions exacerbées avec le concept d’Ivoirité ou l’Esprit du Nouveau Contrat Social instauré par le Président Henri Konan Bédié. Alassane Ouattara sur qui planait la menace d'un mandat d'arrêt international (pour fraude sur la Nationalité) lancé par la justice du gouvernement Bédié qui lui promettait un châtiment exemplaire s’il ne renonçait pas à ses ambitions présidentielles en Côte d’Ivoire menaçait : «Ce pouvoir moribond, je le frapperai ; il tombera, et je rentrerai à Abidjan avant la fin de l'année». Pendant ce temps un vaste plan d’intoxication propagandiste sera lancé par le RDR dans le nord du pays sous fond de mensonge grossier et d’incitation à la haine et à la révolte du genre : « Le PDCI dit que nous sommes des peureux. Nos grands-pères n’ont pas eu peur de prendre cette région avec les fusils et la poudre. Nous ne voulons plus de ces gens parce que le PDCI nous manque de respect, nous méprise et ne nous considère pas. Ils nous ont traités comme des animaux.
Parce que nous votions pour Houphouët ils nous ont pris pour des ignorants. Ils ont organisé une campagne de dénigrement : ils ont injurié Alassane, son père, sa mère et nous. Mais ils ne nous connaissent pas. Parce que c’est avec des fusils et des balles que nos grands-parents ont conquis cette terre.
Ils ne nous font pas peur. Ils ont dit que nous ne serions plus rien dans ce pays. Ensuite ils ont renvoyé 267 de nos cadres. Ils ne veulent plus entendre l’appel du Muezzin de la mosquée pour la prière. Ils ne veulent pas de l’Islam et des musulmans. Ils envoient les militaires les frapper dans les mosquées. Si nous acceptons cela c’est que nous ne sommes pas des musulmans, si nous les suivons c’est que nous sommes des bâtards. Vous connaissez bien la chanson Malienne qui dit : plutôt la mort que la honte. Ici chez nous nous disons : ‘Mieux vaut mourir que d’avoir honte’.Pouvons-nous accepter la honte ? NON !.
Nous avons les mêmes armes qu’eux. Nous avons aussi nos hommes dans l’armée. Nous ne voulons d’eux ni aujourd’hui, ni demain. Depuis que Houphouët est mort nous n’avons connu que brimades, honte et humiliations
» dixit le cadre RDR El Hadj Lamine Diabaté défunt-mari d’Henriette Dagri Diabaté à Odienné en 1995.

LA REACTION PREVISIBLE A CET ETAT DE CHOSE fut visiblement le putsch militaire de 1999 mis en œuvre sous fond d’une mutinerie au sein de l’armée par des proches de Alassane Ouattara à savoir le Sergent chef Ibrahim Coulibaly dit IB, Oumar Diarrassouba dit ZagazagaIssiaka Wattara dit Wattao et autres Koné Seydou. Ce fut l’ère des Zinzins et Bayéfouè (sorcier en Akan) du Général Guei Robert.

Comme expliqué dans un article précédent intitulé LE RDR, L’IVOIRITE, ALASSANE D. OUATTARA ET SA REBELLION EN COTE D’IVOIRE « Hiérarchie militaire oblige, les épaules du Sergent Chef Ibrahim Coulibaly étant encore frêles, le nouveau pouvoir conquit par les jeunes militaires sera confié au Général Robert Guéi qui n’était plus en odeur de sainteté avec le PDCI de Bédié qui l'avait contraint à une retraite forcée pour accusation de tentative de coup d'état militaire.

Alassane Ouattara venait ainsi de rétablir la balance. Il a effectivement frappé le pouvoir du PDCI de Henri Konan Bédié, il est tombé ; et Alassane Dramane Ouattara est rentré à Abidjan pour la Saint Sylvestre. 
Dans un souci d’apaisement, les deux exilés reviennent en Côte d’Ivoire avec la bénédiction du nouvel homme fort qui espère ainsi attirer la sympathie du peuple.
Il s’en suit alors une véritable mascarade de l’auto proclamé « Candidat du peuple » Robert Guei qui avait par la suite troqué sa tenue militaire contre le titre d’homme politique. Candidat à la présidentielle, il a malicieusement écarté ses potentiels adversaires à risque qu’étaient alors le Président Bédié et le Premier Ministre Alassane D. Ouattara en modifiant la constitution suite à un semblant de « référendum express
(Référendum auquel le RDR et Alassane Ouattara avaient appelé à voté OUI)». A partir de cet instant, Robert Guéi avait montré son souci de ne pas céder son fauteuil. 
Il n’avait face à lui que Laurent Gbagbo le candidat du FPI qui n’avait même pas les moyens financiers de mener une campagne politique digne de ce nom. 
Etant assuré de gagner les élections contre lui, le général Guei avait organisé des élections présidentielles acceptables en 2000 et à sa grande surprise, le tocard de la course qui en fait était un véritable Outsider en qui le peuple se reconnaissait depuis des années, joua les trouble-fêtes en remportant le scrutin. 

Face à ce revers cinglant, le général Guei, favori illusoire de la course, tenta désespérément de s’approprier le pouvoir par la force, mais fut jeté hors du champ de course par un élan de désapprobation nationale suite à l’appel de Laurent Gbagbo le Président élu : c’était la porte ouverte à tous les fantasmes non assouvis du RDR et de son leader Alassane Ouattara. Le RDR qui à ce moment là s’est comporté comme un véritable charognard, lança par la voie de son leader Alassane Ouattara, un autre appel visant à récupérer le pouvoir d’état dans la rue en imitant les propos du président élu. Fiasco totale. Le RDR venait lui aussi de subir un autre affront qu’ADO à promis de faire payer à la Nation tout entière avec des propos du genre : 'Je vais rendre ce pays ingouvernable'.
Le président Gbagbo était il responsable de l’injustice subie par Henry K. Bédié et Alassane D. Ouattara ?
Comment peut-on se permettre de prétendre être Président à la suite d’élections auxquelles on n’a pas été candidat ? Surréaliste tout simplement.
[…]
Tous ces faits ont laissés des plaies grandes ouvertes ou des marques indélébiles dans la vie de tous les Ivoiriens. Le forum pour la réconciliation nationale organisé par le président Gbagbo et ayant pour but de calmer la situation et apaiser les cœurs, n’a fait que mettre de l’huile sur le feu au vue des propos incendiaires de l’opposition. Propos qui ont conduits à des positions plus figées qu’elles ne l’étaient déjà.

Dans cet élan là, survint l’attaque de la rébellion armée du 18-19 Septembre 2002, moins de deux ans après l’accession au pouvoir du Président Gbagbo. »

CHARTE DU NORD N°2: Les signes précurseurs de la partition du pays

Le deuxième Tome de la charte du Nord publié en 2002 va dans le même sens que celui de 1991, mais avec plus de virulence. Rien que le paragraphe introductif en dit long sur ce qui pourrait advenir.

« Au moment où tout le monde cherche les origines de tout le monde, ce qui est presque devenu un jeu, une sorte de «Trivial-Pursuit», version tropicale, avec son cortège de «manipulation Ad hominem» conduit par des «Blakoros» et des «Boussoumanis» appelés Ivoiritaires, le grand Nord, victime ciblée, doit se lever pour dire: Ça suffit ! Jusqu'à quand ce monstre «politico-économico-juridique» baptisé « Ivoirité» va-t-il persécuter ses filles et fils ? De Bédié à Gbagbo en passant par Guéi, les Nordistes sont restés dans la même spirale de mépris de la part des différents régimes. Les Nordistes ne sont ils pas les premiers à avoir foulé la terre d'Eburnie dès le 13e siècle? La Côte d'Ivoire, notre Côte d'Ivoire, appartient avant tout au Nordiste qui a toujours su défendre ses intérêts. » […] Il importe désormais de situer le Grand Nord à l'écart du Pdci, très loin du Fpi, qui n'a pas hésité un seul instant à tuer ses fils. Parce que cette région doit emprunter sa propre voie, car la différence de zone entraîne, ipso facto, une différence de compréhension et de comportement et une différence d'intérêts, lesquels peuvent être complémentaires mais jamais semblables. […] Nous militons Grand Nord et nous sommes des défenseurs mobilisés des intérêts de notre région. Vive un Grand Nord uni, fort, crédible. Vive une Côte d'Ivoire rénovée, équitable, cohérente […] SANS COMMENTAIRES !!!

Ainsi cette même année 2002, la Côte d’Ivoire connu l’inévitable… L’inévitable parce que visiblement, avec toute la bonne foi imaginable, Laurent Gbagbo n’aurait pu contrer l’élan prôné auprès des peuples du Nord et la vision injecté en elles pendant plus d’une décennie concernant la conception d’acquisition et d’exercice du pouvoir d’état.

L’attaque Rebelle de 2002 conduite par le Sergent chef Ibrahim Coulibaly dit IB, Oumar Diarrassouba dit ZagazagaIssiaka Wattara dit Wattao, Koné Seydou dit Tuo Fozié (les mêmes militaires du coup d’état de 1999), Cherif Ousmane, Chef Adam’s, Kass, Kone Messamba, Koné Zakaria, Coulibaly Hervé dit Vetcho, Kolo, Losseni dit Chef Loss, Chef Doumbia, Mourou Wattara et Guillaume SORO ne visait pas spécifiquement le pouvoir de Laurent Gbagbo mais l’ensemble des populations dites de la zone forestière.

Tueries de masse, assassinats, viols, mutilations, exécutions sommaires, enlèvements, brimades, humiliation, pillages de biens meubles et de ressources agricoles, occupation, incendies volontaires seront le quotidien des populations sous contrôle des rebelles dans les zones CENTRE et OUEST. Aucun crime commis par les rebelles sur les populations du Nord. Ce qui semble bien évidemment normal, « union sacrée du grand Nord » oblige. Suite à cette situation une autre union sacrée digne d’un sacrilège retentissant sera la coalition polico-militaire piloté par le couple Rebelle-RDR et le PDCI au sein du G7 qui se muant ensuite en RHDP.

La rébellion n’ayant pas atteint son objectif à savoir faire un coup d’état militaire, depuis 2002 la Côte d’Ivoire est coupé en deux, partitionnant ainsi le pays avec d’une coté les zones Centre Nord Ouest (Zones CNO) sous contrôle de la rébellion armée et la zone Sud sous contrôle du gouvernement de Laurent Gbagbo jusqu'à son enlèvement le 11 Avril 2011. Toutefois, avant sa chute, Laurent Gbagbo a depuis 2003 suite aux accords de paix successifs qu’il a signé avec le binôme « opposition réuni au sein RHDP - forces rebelles du MPCI», accédés à toutes les doléances visant à déposer les armes, réunifier le pays au moins géographiquement puis aller aux élections dans la transparence.

Laurent Gbagbo aura tous donné pendant plus de 8 ans :

- Une amnistie quasi générale pour les crimes commis par la rébellion armée

- l’usage de l’article 48 pour permettre à Alassane Ouattara de briguer la magistrature Suprême de manière exceptionnel

- le poste de Premier Ministre et chef du gouvernement octroyé à l’opposition

- un gouvernement composé majoritairement par l’opposition

- une commission électorale dirigé et composé majoritairement par l’opposition

- l’insertion de certains chefs de guerre au sein de l’armée régulière doublée d’octroi de garde supérieurs

- le financement par des fonds publics des partis politiques d’opposition

- mise en place d’un programme de réconciliation nationale

- l’organisation des élections présidentielles par l’opposition

Pendant ce temps contrairement à ce qui était prévu :

- la rébellion armée avait mis sur pied une administration parallèle et se livrait au pillage des ressources agricoles et minières des zones occupés

- la rébellion armée n’a jamais accepté la mise en œuvre effective du processus de DDR (DESARMEMENT, DEMOBILISATION, REINSERTION) prévu avant les élections selon le dernier accord de paix.

- la rébellion armée n’a pas quitté les zones sous occupation d’où la non acquisition de l’intégrité du territoire Nationale

- la rébellion armée n’a pas permis le redéploiement de l’administration et l’unicité des caisses de l’état

L’erreur du FPI et de Laurent Gbagbo aura été d’accepter d’aller aux élections présidentielles dans ces conditions foulant du pied la constitution Ivoirienne en croyant au respect du code de bonne conduite (signé par la classe politique) et en la bonne fois de Alassane Ouattara et sa suite composé de politicien affairiste et de rebelles tribalistes. Cela était à prévoir comme je le précisais le 1er Avril 2010 dans un billet intitulé ALLONS AUX ELECTIONS. « En effet dans l’entendement du RHDP et de sa branche armée, « aller aux élections » rimait avec « enlever GBAGBO du pouvoir d'état par tous les moyens». Et leur lugubre intention avait été déjà annoncée par leur sonne-cloche Venance Konan Amédégnato. Alors tant qu’il serait question d’«enlever GBAGBO du pouvoir d'état par tous les moyens », ont pouvait aller aux élections sans désarmer. Et si malgré cela Laurent GBAGBO gagnait ces élections, on maintiendra la rébellion jusqu’à ce qu’il démissionne par la force des armes : Retour au 18-19 Septembre 2002. Voilà, somme toute, le plan macabre du RHDP et ce que referment les termes ‘‘Allons aux élections’’ »

Effectivement on assiste aujourd’hui à un Retour au 18-19 Septembre 2002 et cette prétendue crise post-électoral survenue après le refus de Alassane Ouattara de respecter le résultat des élections présidentielles tels que proclamés par le conseil constitutionnel n’est qu’un subterfuge pour finir « le boulot » non achevé.                                                                                                                      Alassane Ouattara avait toujours nié être le « père » de celle rébellion qui a et continue d’endeuiller et de fragiliser notre état. Nous le lui concédons. Mais il est aujourd’hui clairement établi que Alassane Dramane Ouattara a été depuis le début et reste le « chef » de cette rébellion armée. Car comme le disait Dosso Charles Rodel alors Président de la fédération Nationale des victimes de la guerre « les enfants n’obéissent pas toujours à leur père, mais ils ne désobéissent jamais à leur CHEF » Ceux qui ont désobéit en ont payé de leur vie ; Kass, Adam’s et tout récemment le Sergent Chef Ibrahim Coulibaly dit IB. Car comme le précisait en 2002 le Commandant de Zone rebelle Koné Zakaria lors d'un meeting dans le Nord du pays: «Si vous supportez le MPCI (la rébellion armée), ne le faites ni pour Zakaria, ni pour IB, ni pour quelqu'un d'autres sinon pour celui qui a acheté nos armes, c'est à dire ALLASSANE DRAMANE OUATTARA. Lorsque nous étions en exil, c'est ALLASSANE qui s'occupait de nous. Il nous apportait régulièrement du riz et la somme de 25.000.000 F.CFA chaque mois »

ENFIN…avec les fusils et la poudre le Peuple Nordique unie et fort à terminé sa marche et conquit son pouvoir en balayant « les Blakoros et les Boussoumanis appelés Ivoiritaires pour que vive un Grand Nord pas crédible, dans une Côte d'Ivoire maladroitement rénovée, inéquitable, et totalement incohérente qui aura du mal à devenir une vrai Nation si on y prend garde.

Le mal est fait, trop de sang à couler sur les petites Ivoires de l’éléphant d’Afrique, trop d’Ivoiriens sont morts inutilement ou marqué à vie. Nous voilà face à un défi majeur : VIVRE ENSEMBLE et reconstruire la NATION Ivoirienne.

La réconciliation Nationale s’impose à TOUS, une réconciliation vraie et juste pour une unité nationale à toute épreuve s’impose. Nous avons en main les clefs du destin de la Côte d’Ivoire, a nous de savoir nous en servir. Que décidons-nous de faire de la Côte d’Ivoire ? Du fond du gouffre dans lequel nous nous sommes tous embourbés pendant cette décennie de crises à répétitions, cette question essentielle pourrait être posée par le quidam le plus négligeable de la Côte d’Ivoire à Alassane Ouattara assis très haut sur sa fragile tour d’Ivoire. Car loin des beaux discours démagogiques qu’on nous « vend » par ces temps tumultueux, que nous propose le gouvernement en place pour aller dans le sens de cette réconciliation tant prôné ? Des arrestations et emprisonnements abusifs ne respectant pas la dignité humaine et les libertés individuelles car violant tous les termes juridiques, des mandats d’arrêt internationaux lancés à tire larigot contre les anciens tenants du pouvoir, des crimes crapuleux sous fond de règlements de comptes à caractères tribaux orchestrés par les FRCI la nouvelle armée essentiellement composés par les rebelles du Nord, une épuration ethnique dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, des exécutions sommaires de personnes jugés Pro-Gbagbo, une chasse à l’homme sans fin orchestrée contre les possibles opposants au pouvoir Ouattara, des milliers d’Ivoiriens contraint à l’exil…. Ce climat délétère sournoisement entretenu par le pouvoir en place est il propice à la réconciliation au sens réel du terme dans l’optique d’arriver à former une seule communauté vivant dans la totale cohésion sociale ? On n’arrivera à rien de positif en continuant à nous saouler à la coupe de la haine sans bornes.

PROPOSITION POUR UNE COTE D’IVOIRE RECONCILIER AVEC ELLE-MEME

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Dans l’histoire des peuples, le cas Ivoirien ne saurait être l’exception insurmontable. Personne aussi sachant qu’il soit ne peut prétendre avoir la science infuse en matière de réconciliation d’UN peuple divisé mais moralement contraint à ressouder les murs lézardés de sa nation en péril. Nous pouvons y arriver bien que notre tâche ne sera pas facile. Il va falloir dans un premier temps penser à la Côte d’Ivoire unie en balayant du revers de la main gauche les notions de peuple Nordique, peuples de la zone Forestière et Ivoirité. Cependant en toute honnêteté, ce pan primordial dans ce processus parait le plus ardu car même en faisant fi des revanchards les plus intrépides et des tribalistes pour qui la nation est secondaire, même les plus modérés de ceux qui se reconnaissent en Laurent Gbagbo bouderont ce processus de réconciliation qui finalement figera plus les positions si lui, les cadres du FPI (Front Populaire Ivoirien) et leurs amis de La Majorité Présidentielle continue d’être pourchassés jusque dans leurs villages ou privé de leur liberté et droits élémentaires. On assistera à une fausse réconciliation, une comédie Nationale entre vainqueurs et vaincus craignant des représailles, et non à une réconciliation vrai entre Ivoiriens de tout bords convaincus que c’est la seule issue pour sauver notre pays.

Aucun citoyen doué du sens de l’équité et d’un minimum de bonne foi ne peut tenter de faire passer sous silence que les nordistes aient subis des tords en Côte d’Ivoire à un moment de notre Histoire. Cependant n’oublions ont pas que les Guebiés et les Sanwis qui sont des peuples de la région forestière ont connu pire en comparaison des revendications de la rébellion Nordique de 2002… Le pays n’avait pas pour autant connu une telle désolation.

La Côte d’Ivoire est à la croisée des chemins. Nous devons avancer. Mais avant de faire le plus infime progrès vers cette quête de réconciliation, nous devons prendre garde à ne pas commettre les erreurs du passé pour empêcher un nouveau cycle de la violence.  Alassane Ouattara devrait donner le bon ton en demandant PARDON à tous les Ivoiriens et se montrer moins absolutiste vis-à-vis du FPI et de ses leaders politiques s’il tient effectivement à réunifier cette Côte d’Ivoire mise en charpie avec le soutien diplomatique et militaire de son ami Nicolas Sarkozy.

QUE DIEU AIDE LA COTE D'IVOIRE

11 décembre 2010

LAURENT GBAGBO ET LA VIE POLITIQUE IVOIRIENNE D’HIER A AUJOURD’HUI

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Je garde soigneusement ce texte depuis 1997...un vrai leitmotiv

Le moissonneur de Mactar: Ce texte est une épitaphe – une inscription sur un tombeau – que fit graver, vers 260-270 J.C., un ancien ouvrier agricole devenu propriétaire. Il vécut dans cette riche colonie Romaine que constituait l’Afrique proconsulaire (l’actuelle Tunisie)

Je suis né d’une famille pauvre ; mon père n’avait ni revenu, ni maison à lui. Depuis le jour de ma naissance, j’ai toujours cultivé mon champ. Ma terre ni moi n’avons pris aucun repos. Lorsque revenait l’époque de l’année où les moissons étaient mûres, j’étais le premier à couper mes chaumes, lorsque paraissaient dans les campagnes les groupes de moissonneurs, qui vont se louer autour de Cirta, la capitale des numides, ou dans les plaines que domine la montagne de Jupiter, alors j’étais le premier à moissonner mon champ. Puis, quittant mon pays, j’ai, pendant douze ans, moissonné pour autrui sous un soleil de feu ; pendant onze ans, j’ai commandé une équipe de moissonneurs et j’ai fauché le blé dans les champs des Numides. A force de travailler, ayant su me contenter de peu, je suis enfin devenu propriétaire d’une maison et d’un domaine : aujourd’hui, je vis dans l’aisance. J’ai même atteint les honneurs : je fus appelé à siéger au sénat de ma cité, et de petit paysan je devins censeur. J’ai vu naitre et grandir autour de moi mes enfants et mes petits enfants ; ma vie s’est écoulée paisible et honoré de tous.

Gilbert-Charles PICARD et Jean ROUGE

Textes et documents relatifs à la vie

Economique et sociale de l’empire Romain

 

CE TEXTE ET LAURENT GBAGBO :

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L’histoire de la vie du président Laurent Gbagbo à en mon sens plusieurs similitudes avec celle du mystérieux moissonneur de Mactar : Fils de pauvre, travailleur, leader, petit professeur devenu Président de la république, a atteint les honneurs, vis dans l’aisance aujourd’hui … mais malheureusement cela n’est pas fait pour plaire à certaines personnes dans notre pays : et pour cause, ils s’étaient abandonnés à un fantasme tendant à leur faire croire que l’histoire politique de la Côte d’Ivoire était préétablie et qu’ils en seraient les seuls et uniques dépositaires. Il n’y aurait de place pour personne d’autre à la table où ils servent la soupe privée.

A la mort du père de la Nation en 1993, il était indéniable que ce schéma fonctionnerait tant le PDCI RDA était un véritable rouleau compresseur face à son avortons qu’était le RDR qu’avait rejoint le Premier Ministre Alassane Dramane Ouattara en conflit ouvert de succession avec Aimé Henry Konan Bédié le Président de la république par intérim, le tumultueux FPI et les autres simulacres de partis nés à la faveur du multipartisme pour lequel Laurent Gbagbo s’est battu pendant de nombreuses années.

Etant face à cette situation quelque peut inconfortable au vue d’une population habitué à voter sans condition pour le PDCI (Parti Démocratique de Côte d’Ivoire) parti unique d’alors, l’ère du multipartisme s’annonçais calamiteuse pour les partis politique émergeant, comme le Front populaire Ivoirien (FPI) et naissant, comme le rassemblement des républicains (RDR). Il fallait user de subterfuges pour se démarquer et attirer l’attention sur soit pour espérer surpasser Aimé Henri Konan Bédié le Président par intérim de la CI et candidat du PDCI d’un Houphouët Boigny toujours charismatique même après sa mort.

Le FPI de Laurent Gbagbo, précurseur de la lutte ayant conduit au multipartisme, commençait à avoir l’assentiment du peuple.

Après le premier test réussi par Bédié à l’élection présidentielle de 1995, il fait une erreur monumentale en essayant d’écarter le candidat du RDR pour raison de non Ivoirité. Le terme est lancé : Ivoirité. Chacun y vas alors de son explication : une véritable aubaine pour le RDR et Alassane Dramane Ouattara qui n’avaient aucun repère solide. ADO crie au scandale de l’exclusion du Nord musulman : Nordiste et musulman = Tribalisme et non laïcité. Il a trouvé son cheval de bataille. En même temps, il met en exergue que Bédié un Baoulé, a succédé à un autre Baoulé en la Personne d’Houphouët Boigny, à la tête de la CI pour renforcer la thèse du tribalisme.

Le Président Bédié ayant contraint Alassane Ouattara à l’exil politique suite à « l’affaire Ivoirité », les héritiers de Nanan Boigny pouvaient se permettre de dormir sur les deux oreilles jusqu’a ce que patatras !!! le général Robert Guei sonne le glas de cette douce rêverie du Nouveau PDCI, le 24 Décembre 1999 suite au premier coup d’état militaire subi par notre jeune Nation. Le « «Zozo » comme l’avait appelé Aimé Henri Konan Bédié alors Président de la République de Côte d’Ivoire, venait ainsi de redistribuer les cartes et avait même contraint l’élu à l’exil : ainsi le Président Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara se retrouvent tous les deux en Exil politique.

Les prétendus héritiers légitimes du trône d’Ivoire semblent ne toujours pas avoir digéré cet affront.

Dans un souci d’apaisement, les deux exilés reviennent en Côte d’Ivoire avec la bénédiction du nouvel homme fort qui espère ainsi attirer la sympathie du peuple.

Il s’en suit alors une véritable mascarade de l’auto proclamé « Candidat du peuple » Robert Guei qui avait par la suite troqué sa tenue militaire contre le titre d’homme politique, candidat à la présidentielle qui à malicieusement écarté ses potentiels adversaires à risques qu’étaient alors le Président Bédié et le Premier Ministre Alassane D. Ouattara en modifiant la constitution suite à un semblant de « référendum express ».

Il n’avait face à lui que Laurent Gbagbo le pauvre candidat du FPI qui n’avait même pas les moyens financiers de mener une campagne politique digne de ce nom.

Etant assuré de gagner les élections contre le tocard de la course, le général Guei avait organisé des élections présidentielles acceptables et à sa grande surprise, le tocard qui en fait était un véritable Outsider en qui le peuple se reconnaissait depuis des années, joua les troubles fête en remportant le scrutin.

Face à ce revers cinglant, le général Guei, favori illusoire de la course, tenta désespérément de s’approprier le pouvoir par la force, mais fut jeté hors du champ de course par un élan de désapprobation nationale suite à l’appel de Laurent Gbagbo le Président élu : L’opposant historique, le fils de pauvre, le «Poignon » venait ainsi de manière quasi inespérée mais honnête atteindre la magistrature suprême juste avec ses idées et la confiance du peuple Ivoirien.

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Après tant de souffrances, d’abnégation, de courage et de travail acharné pour conquérir son peuple, il venait d’être récompensé à sa juste valeur et pouvait dorénavant servir son peuple selon sa vision matérialisée par un projet de société novateur : c’était sans compter avec les frasques de « la nouvelle opposition politique»

LA DIFFICILE TRANSITION DU BALCON DE LA RÉPUBLIQUE A L’ARENE BOUEUSE DE L’OPPOSITION :

Le RDR qui à ce moment là s’est comporté comme un véritable charognard, lança par la voie de son leader Alassane Ouattara, un autre appel visant à récupérer le pouvoir d’état dans la rue en imitant les propos du président élu. Fiasco totale. Le RDR venait lui aussi de subir un autre affront qu’ADO à promis de faire payer à la Nation tout entière avec des propos du genre : 'Je vais rendre ce pays ingouvernable'.

Le président Gbagbo était il responsable de l’injustice subie par Henry K. Bédié et Alassane D. Ouattara ?

Comment peut-on se permettre de prétendre être Président à la suite d’élections auxquelles on n’a pas été candidat ? Surréaliste tous simplement.

Après ces crises à répétitions, le PDCI s’est trouvé traumatisé et fragilisé quand le RDR tentait sournoisement de déstabiliser le Président Gbagbo via plusieurs tentatives de coups de force qui n’aboutissaient pas dans un premier temps.

Il était clair que la culture de parti politique de l’opposition ne correspondait ni au PDCI habitué à dirigé depuis 40 ans, encore moins au RDR dont les membres étaient pour la plupart issus du PDCI et qui en plus venaient de voir la présidence de la république leur passer au nez et à la barbe.

Vu que Gbagbo avait pendant de nombreuses années pataugé sur le terrain difficile de l’opposition, il pouvait très aisément les prendre à défaut car ayant plus d’expériences que ces politiciens qui n’avaient jamais mené de combat politique et qui ont été parachutés a des postes clés: Président et Premier ministre.

Indépendamment Ado et Bédié en étaient conscients. Il fallait alors le faire partir très vite et par tous les moyens. Dans l’entendement et à l’analyse des agissements du riche PDCI héritier légitime, mais encore du plus riche RDR aux bras longs, Il paraissait inadmissible que Gbagbo, ce « crève la dalle » là qui en plus n’a aucun soutien extérieur puissant puisse être pendant cinq longues années, l’homme ayant les clés du palais présidentiel et tout ce qui va avec.

Tous ces faits ont laissés des plaies grandes ouvertes ou des marques indélébiles dans la vie de tous les Ivoiriens. Le forum pour la réconciliation nationale organisé par le président Gbagbo et ayant pour but de calmer la situation et apaiser les cœurs, n’a fait que mettre de l’huile sur le feu au vue des propos incendiaires de l’opposition. Propos qui ont conduits à des positions plus figées qu’elles ne l’étaient déjà.

Dans cet élan là, survint l’attaque de la rébellion armée du 19 Septembre 2002, moins de deux ans après l’accession au pouvoir du Président Gbagbo. Les différents groupes rebelles (MPCI, MPIGO, MJP…) après avoir essuyé un revers dans leur projet de prise de la ville d’Abidjan et d’occupation de la Présidence de la république, furent contraints de faire demi-tour vers le Nord en occupant au passage une partie de la zone Ouest et Nord du Pays.

La Côte d’Ivoire venait ainsi d’être divisée en deux :

- d’un coté la rébellion armée était suscitée ouvertement pas le RDR, puis soutenue par le PDCI-RDA. Officieusement mais vraisemblablement la rébellion armée avait la bénédiction et l’appui du président Français Jacques Chirac qui n’était pas en odeur de sainteté avec le Président Gbagbo, Président (anarchiste selon lui) de l’ex colonie Française, et qui refusait d’être le préfet qui baisse le culotte devant le locataire de l’Elysée

- de l’autre coté un Gbagbo esseulé, acculé de toutes parts et qui ne pouvait compter que sur lui et son peuple, ce peuple qui l’a élu.

C’est là qu’intervient Charles Blé Goudé dans sa noble croisade patriotique pour rallier autour de lui tous les enfants de la Côte d’Ivoire dans l’optique de dire NON aux déstabilisateurs et soutenir le Président de la république dans cette bataille qui s’annonçait périlleuse.

LA GRANDE VADROUILLE :

Face à cette situation qui risquait d’embrasser un pays déjà fragilisé, il fallait trouver un terrain d’entente avec la rébellion et l’opposition pour calmer les esprits et assurer un minimum de quiétude au peuple.

D'abord les accords de Lomé sous la supervision de Feu le Président Yassingbé Eyadéma : Fiasco. Ensuite les fameux accords de Linas-Marcoussis piloté par la France de Jacques Chirac: Fiasco

Ensuite les multiples accords d'Accra au Ghana (Accra 1,2 et 3): Fiasco

Vinrent les accords de Lomé: Fiasco

Par la suite ce furent les accords de Pretoria qui connurent eux aussi le même sort.

On sollicita alors l'intervention de premier ordre de l'ONU via la médiation du Béninois Albert Tévodjré qui plia bagage après avoir tant bien que mal essayé de trouver une solution définitive de sortie de crise, puis celle de l'Ex-président Sud Africain Tabo-Mbéki: là aussi Fiasco.

Après d'autres tentatives interne, ce fut le tour de l'accord de Ouagadougou entre les deux belligérants.

Que de tergiversations, de mensonges et de non-dits de la part de l’opposition au cours de cette grande vadrouille.

A chaque rencontre pour des négociations en vue de trouver une solution de sortie de crise, ils arrivent toujours à grignoter des postes de responsabilités au niveau des instances dirigeantes de la zone gouvernementale tout en ne concédant quasiment rien.

Aujourd'hui Guillaume Soro le secrétaire général du MPCI le parti politique crée par la rébellion armée est Premier ministre de la République de Côte d'Ivoire sans compter ses camarades issues de sa mouvance qui sont ministres de la république: et pourtant ses hommes n'ont toujours pas désarmés, pire, ils continuent de faire souffrir la population dans les zones qu'ils contrôlent (réquisition de biens, tuerie, viols, emprisonnement arbitraire...) Visiblement le nouveau premier ministre fait des efforts pour se rapprocher du peuple mais toujours est il que la situation politique n’a pas connue une avancée de poids.

Alors faut il en conclure que les institutions de l'état ont étés bradées à la rébellion pour rien ?

LE FAUX ET USAGE DE FAUX DE L’OPPOSITION :

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Il faut que les Ivoiriens comprennent qu’ils représentent un vrai rempart face à cette politique du pouvoir à tous prix avec pour maitre mot: coup d'état militaire ou constitutionnel et rébellion armée. Y'en a marre !!!

En outre, la classe politique opposante au pouvoir en place joue trop facile en essayant d’utiliser le Président Gbagbo comme Bouc émissaire pour porter seul le chapeau de la décadence à presque tous les niveaux de la vie dans notre pays.

C’est la pire des injures que ces opposants qui ont créent le G7 et le RHDP pour déstabiliser le Président Gbagbo peuvent encore se permettre de faire à la Côte d’Ivoire. C’est comme si lors d’une séance nationale et collective d’hypnose, ils voulaient nous greffés des yeux de verre ne voyant que ce qu’ils veulent nous montrer et relier à un cerveau de la taille d’un pois chiche, formaté pour nous faire répété frénétiquement à qui veut l’entendre que Gbagbo c’est le diable, Gbagbo était pauvre, Gbagbo vole l’argent du peuple, Gbagbo est un mauvais refondateur, Gbagbo ceci, Gbagbo cela… What Else ?

Nous ne sommes pas dupes et nous n’avons pas la mémoire courte ou sélective. Nous savons tous pourquoi nous en sommes là et ils en sont les premiers responsables.

Il est inappropriée et même déplacé de se permettre aujourd'hui de faire un bilan économique et social sous l'ère FPI ou Gbagbo.

C'est le prix à payé quand l'opposition se ligue face au Président en exercice pour rendre le pays "ingouvernable" selon les propos de certains...

Combien de temps le Président Gbagbo et le FPI ont gouverné le pays selon leurs ambitions et leur programme de gouvernement depuis l'année 2000 ?

Deux ans sur dix à ce jour avec pendant plus de Sept ans une succession de gouvernements composés de ministres et premiers ministres Kamikazes venant de cette opposition ou soit disant de la société civile...

Tous cela quasi imposé par des accords qui étaient carrément des injonctions sous la pression d'organisations panafricaines ou internationales pour soit disant ramener la paix en Côte D'Ivoire. Quand est-il à ce jour ?

Pour se défendre ils rétorquent que rien n'obligeait le président à signer ou entériner ces accords. Oui certes, mais il le fessait dans l'intérêt de la nation croyant en la bonne foi de l'opposition et des ses rebelles du MPCI.

A-t-il été naïf ? Non.

Ses adversaires on t’ils joué Franc jeu ? Certainement NON.

Quand un gouvernement est composé de parasites de l'opposition dirigés en première ligne par un premier ministre n'ayant pas la même vision politique ni les mêmes objectifs que le chef suprême, et cela depuis près de sept (7) ans, alors on va tout droit et à vive allure dans un mur de béton...

L'opposition Ivoirienne a quémander des postes ministériels, pas pour servir la nation mais pour servir de guichet-automatique pour le financement des activités et du train de vie royal des ses leaders.

En Côte d’Ivoire, la classe politique ne compte plus d’opposants dans ses rangs. Il y a désormais les ennemis d’état, les ennemis de Gbagbo, et les amis de Gbagbo. Certains sont de véritables pompiers pyromanes prêts à mettre la Côte d’Ivoire en feu pour profiter du titre de héros qui aura sauvé les meubles. Pourquoi aider à construire une maison dans laquelle ils ne sont pas certains de dormir ? Tel semble être leur philosophie… Cependant qu’ils sachent qu’un pays c'est comme un bateau, « on est tous dedans et il ne faut pas qu'il coule... ce n’est pas pour ça qu'on doit détester la mer... »

C’est totalement renversant d’entendre l’opposition revendiquer des élections présidentielles sans le désarmement des rebelles, opération qui selon eux peut attendre après les élections. Mon Dieu !!! Et ils argumentent en citant en exemple les cas du Congo, de l’Irak et de l’Afghanistan… Très édifiants comme exemples.

Pourquoi ne prenons nous pas le temps de résoudre ce problème maintenant pendant que les rebelles et leurs amis du RHDP sont encore au gouvernement ?

Pourquoi le fait que le pays soit partitionné en deux et contrôlés en grande parti par la rébellion armé est astucieusement passé sous silence ? Pourquoi les armes encore aux mains des rebelles n'inquiètent pas le RHDP ?

Faire des élections maintenant dans quel but précis ? Céder aux caprices du RHDP ?

Tous ça pour quoi ? Parce que le fils du pauvre n’est pas resté à sa place, parce que le fils du pauvre n’a pas d’amis blancs puissants, parce que le fils du pauvre doit rester pauvre, parce que le fils du pauvre a pensé faire plus pour son pays que d’autres, parce que le fils du pauvre a rêvé d’atteindre les honneurs.

Aujourd’hui, vu que toutes ces années de tentatives de lavage du cerveau du peuple n’ont rien donné de positif, l’opposition essai de copier Gbagbo pour se rapprocher du peuple Ivoirien. Ejecté de leur tour d’ivoire d'où ces véritables pachas et leurs cliques de simulacre de bourgeois snobaient le peuple, il leur est maintenant difficile, voir quasi impossible de se fondre dans la masse ou de s’identifier au quidam lambda de la petite Côte d’Ivoire. Entre autre, la nouvelle tendance au PDCI et au RDR consiste pour Bédié et ADO à parler le Nouchi qui fait parti de l’argot Ivoirien ?

Pour moi c'est ce qui arrive quand on n’a pas d'âme politique, quand on n’est pas "vrai, authentique". Malheureusement pour eux, je crois que le faussé entre cette opposition là et la Côte d'Ivoire, est abyssale. Il est peut être trop tard.

A l‘instar du moissonneur de Mactar, cette épitaphe doit nous guider, que nous soyons pauvres ou riches. C’est une véritable leçon de vie qui enseigne la récompense d’un travail honnête et exécuté avec perfection. C’est ce que le Président Gbagbo essaie de faire, alors, que l’opposition se mette à son niveau et arrête de mettre les bâtons de dynamites sur les rails de la Côte d’Ivoire.

Claudus Kouadio

Publié le 20 Janvier 2010 sur  www.lgconnect.net