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08 octobre 2012

AFFAIRE Rfi et le prétendu rapport de l'ONU: " Ouattara VEUT à tout prix le Ministre Katinan"

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ACTE 1: Rfi annonce détenir un rapport de l'Onu qui met en lumière une collusion certaine entre certains leaders politiques Pro-Gbagbo exilés au Ghana et:
1 - les 'terroristes' du Nord Mali que sont les membres de Ansar Dine une branche de AL QAIDA.
2 - Le capitaine Sanogo, ex-chef de la junte Malienne.
Ces leaders politiques du FPI en exil (Kone Katinan, Ble Goude, Damana Pickass, Marcel Gossio, ect...) seraient en train de préparer un plan de déstabilisation du régime Ouattara avec les deux protagonistes de la crise malienne: quel exploit !

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TIMIDEMENT, sur la Radio BBC Afrique (journal de 12h du 6 Octobre 2012), Madame Sylvie Van Den WILDENBERG de l'ONU en Cote d'Ivoire dément cette information... qui continue de faire le Buzz dans certains milieux.
Il s'agirait en réalité du rapport d'un groupe de personnes indépendantes; rapport "pré-payé" qui n'engage en rien l'ONU.


ACTE 2: Le régime en place en Cote d'Ivoire qui avait fermé les frontières avec le Ghana suite à une attaque conduite depuis ce pays selon Ouattara, vient de les rouvrir.
POURQUOI cette tentative de décrispation entre les deux pays pendant que la presse à la solde de ce régime crie à la tentative de déstabilisation par des actions terroristes ? POURQUOI DONC ?

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ACTE 3: En même temps que la réouverture des frontières, deux Ivoiriens 'prétendus' acheteurs d'armes de guerre arrêtés à Cape Coast au Ghana (dans des conditions dignes d'une mise en scène de série de seconde zone), sont extradés vers Abidjan par avec l'accord des autorités Ghanéenne.


ACTE A SUIVRE: Que nous servira le tout puissant "loubard" Hamed Bakayoko (ou Koffi Koffi Paul) lors de son prochain "One Man Show" sur les antennes de la RTI (Télévision Nationale de Côte d'Ivoire) ?
A partir d'un simple raisonnement par déduction et en prenant pour acquis les données des précédentes interventions de Hamed Bakayoko (Ministre de l’intérieur) et Koffi Koffi Paul (Ministre délégué à la défense), il est plus que probable que ces deux " infortunés extradés" ou "mercenaires du pouvoir en fin de mission" feront des aveux. DES AVEUX sous contrainte ou une parodie de mea culpa pour accuser principalement le Ministre Justin Kone Katinan d’être le financier d'une hypothétique opération d'achat d'armes pour la déstabilisation du régime Ouattara par les exilés Ivoiriens vivant au Ghana. 


Après maintes atermoiements dans sa quête de preuves crédibles pour accuser le Ministre Katinan en vue de son extradition vers la Cote d'Ivoire, le régime Ouattara semble avoir trouvé l'alchimie parfaite avec du faux.
Dans cette histoire, Rfi et France 24 n’auront été que de simples catalyseurs visant à produire une réaction en chaine pour accélérer le processus de diffusion de cette information qui n'est autre qu'une fadaise devant être présenté comme preuve au procès du Ministre Kone Katinan ce 11 Octobre 2012 à Accra, dans le but d'obtenir légalement son extradition pour action séditieuse contre l’état de Cote d'Ivoire.


Alassane Dramane Ouattara VEUT à tout prix le Ministre Justin Kone Katinan. Après l’échec des deux tentatives d’enlèvements et suite au fiasco de la tentative d’ingérence de Interpol Ghana, le pouvoir Ivoirien joue de nouvelles cartes encore plus sordides. Ce pouvoir souffre d'une grave perversion psychique qui avec le temps acquiert les caractéristiques d'une grave pathologie: LE MENSONGE ÉHONTÉ

04 octobre 2012

Affaire Justin Katinan Kone: Le Président du Ghana met Ouattara en garde

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Revenu de la 67ème Assemblée Générale de l’ONU, le Président du Ghana SEM John Dramani MAHAMA a réagi sur l’affaire KATINAN, à sa descente d’avion à l’Aéroport International de KOTOKA d’Accra, hier dimanche 30 septembre 2012.
"Je ne suis pas en charge du dossier. Je ne suis pas juriste, je suis historien et communicateur de formation. Ce que je souhaite est que l´on laisse la justice de mon pays faire son travail. Cette affaire relève de la justice ghanéenne et tous ceux qui veulent la ramener sur le terrain politique auraient dû se rendre à l’Assemblée Générale des Nations Unies où nous avons parlé de l’Etat de droit. Je pense qu'ils auraient beaucoup appris" a déclaré SEM John D. MAHAMA indexant directement Ouattara qui magouille avec les services de Interpol Ghana pour extrader le Ministre KATINAN.

29 septembre 2012

Katinan "interpellé abusivement" par Interpol à ACCRA. Pourquoi cet acharnement de ADO ?

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L'information a fait cette nuit l'effet d'une bombe à minuterie. Il apparaissait évident que Alassane Dramane Ouatarra réagirait face au pied de nez de la justice Ghanéenne suite à la libération sous caution du Ministre Katinan ce mardi 25 Septembre. Abonné aux manières peu orthodoxes et à la fourberie, il vient de sortir un nouveau tour de passe passe de sa gibecière pour "capturer" le Ministre Justin Koné Katinan.

Steve Beko un Blogueur et activiste du web exilé au Ghana nous rapporte les faits: "Le ministre Koné Katinan vient encore d’échapper à un enlèvement par les agents d'Interpol Ghana alors qu'il revenait de la DST ghanéenne ou il s’était rendu avec son avocat pour des formalités d’usage. A la sortie du bureau de la BNI, il est accosté par un agent d’Interpol Ghana qui lui explique que leur patron veut le voir. Le ministre se rend donc sereinement au bureau de celui-ci et se voit dire qu'il y avait une autre procédure contre lui initiée par le régime Ouattara non plus pour crimes économiques mais crimes de sang et qu’il compte utiliser une procédure plus simplifiée "d’Interpol à Interpol". Heureusement, l’avocat s’oppose et les autorités ghanéennes sont immédiatement alertées. Celles-ci rassurent donc tous les responsables des exilés ivoiriens dans leur pays en leur promettant que cette énième fourberie ne saurait seulement prospérer sur leur territoire. [...]L'on peut dire que c'est une deuxième tentative d'enlèvement qui est en cours d'être déjoué."

De toute évidence, Le Ministre KATINAN vient d'être ainsi interpellé pour des fadaises de l'imposture militarisée qui sévit en Côte d'Ivoire. Une véritable tentative d’enlèvement manquée du pouvoir Ouattara qui tente ainsi d’outrepasser les législations Ghanéennes avec l’illusion que le caractère international d'Interpol surpasse la constitution de l'état Ghanéen. Certainement pour lui un bis repetita de la certification d’élections frauduleuses par  l'Onu qui avait abusivement enterré la constitution Ivoirienne pour installer le candidat non élu de l'étranger. 

Selon Joy News [site Internet et radio d’Accra] "L’avocat de Justin Koné Katinan est profondément perturbé par la décision de la police de l’arrêter à nouveau. Katinan a bénéficié de la liberté sous caution mercredi après que les procureurs aient échoué à commencer les procédures d’extradition contre lui ainsi que le tribunal le leur avait demandé.[...] Son avocat, Patrick Sogbodjor, qui a confirmé son arrestation dans la soirée de vendredi, a dit qu’il est choqué par ces développements parce qu’ils violent très clairement la décision de la Cour."

Le Ministre Katinan qui est en garde à vue cette nuit, devrait subir un interrogatoire demain à 08h UTC pour les nouvelles accusations portées contre lui par le régime ubuesque de Ouattara.

Les thuriféraires du régime Ouattara parlent déjà d'une possible "procédure accélérée d’extradition" de Katinan vers la Côte d'Ivoire suite à cette autre interpellation. Ce qui n'est pas plausible et rationnel vu que la justice Ghanéenne a déjà en cours un procès sur le même sujet et dont la prochaine audience est prévu pour le 11 Octobre 2012 en accord avec les deux parties. Toutefois, personne ne peut empêcher les fantasmes de Alassane Dramane Ouattara et ses sbires.

Ce qu'il convient de mettre en exergue, c'est cette flagrante violation des termes de la liberté provisoire et sous caution du Ministre Katinan par Interpol Ghana. Les autorités Ghanéennes doivent se résoudre à jouer franc jeu et arrêter de nous servir des lois Vuvuzela face l'acharnement de Alassane Dramane Ouattara.

"L'acharnement et la soif de vengeance contre ce pays qui le vomit chaque jour un peu plus depuis 1990": voilà ce qui ronge Alassane Dramane Ouattara jusqu’à la moelle. Voilà ce qui explique son déferlement de violence contre tous ce qui le contredit. Voilà e qui explique l'océan de mensonge sur lequel il navigue à la recherche de l'atlantide.

Restons mobilisés et suivons sereinement la suite de cette affaire dotée de nombreux organes préhenseurs que sont les puzzles et autres couloirs sombres de la diplomatie souterraine très alambiquée.

Claudus Kouadio

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Interpellé hier par les agents d’Interpol Ghana alors qu’il quittait les locaux du Bureau national des Renseignements (BNI) en compagnie de son avocat Me Patrick Sogbojor, le Ministre Koné Katinan a passé hier sa première nuit dans les locaux de cette organisation pour le motif que le régime Ouattara aurait intenté une autre procédure contre lui pour crimes de sang cette fois ci.

Dans la nuit d’hier, les policiers ivoiriens dépêchés par Ouattara tentent de convaincre leurs
homologues ghanéens de leur remettre l’infortuné afin qu’il soit interrogé en Cote d’Ivoire. Ferme opposition des autorités ghanéennes qui exigent que la police de leur pays assiste à la confrontation étant donné que le Ministre Katinan jouissant d’un statut de réfugié bénéficie d’un certain nombre de prérogatives. La pression des ghanéens finit par avoir raison de la suspecte précipitation des ivoiriens et rendez vous est pris ce matin à 08h dans les locaux d’Interpol pour le grand interrogatoire.

Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, les policiers ivoiriens qui hier, tentaient d’accélérer la procédure ne se présenteront pas au lieu convenu. Relancés à plusieurs reprises par les ghanéens, ils finissent par avouer à 11 H ne pas être prêt et demande un report de l’interrogatoire au lundi 01 Septembre à la même heure. Les responsables d’Interpol Ghana accèdent à la requête des policiers ivoiriens et après concertation, l’interrogatoire est reporté à la date précitée.

Il faut noter que selon des indiscrétions recueillies auprès de certaines personnes, pendant que le policier interpellait le ministre Katinan, certains de ses collègues lui reprochaient en Twi, langue locale de faire l’opération juste devant le service.

L’on s’aperçoit donc que certains policiers indélicats ghanéens certainement corrompus par le régime d’Abidjan ont tenté ce qui s’apparente à un enlèvement.
Car comment expliquer tout d’abord que les policiers ivoiriens veuillent extrader le ministre Katinan sans l’entendre dans son pays hôte. De surcroit, comment comprendre encore qu’après un si long voyage d’Abidjan à Accra, ils ne soient pas à mesure de fournir les preuves de leurs accusations aux autorités ghanéennes ?

La conclusion à laquelle tout esprit cartésien aboutit est que nous assistons à une scène où le régime Ouattara tente par tous les moyens de contourner la justice tandis que les ghanéens l’y ramènent continuellement.
Les réfugiés et exilés ivoiriens tout en étant déçus du fait que le porte parole du président Gbagbo soit de nouveau contraint de passer une nuit supplémentaire en dehors de sa maison, restent déterminés et confiants car les fourberies et harcèlements abjects de Ouattara ne sauraient avoir raison de la justice ghanéenne.

Steve Beko

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ATTENDUS AU BUREAU D’INTERPOL, LES POLICIERS DE OUATTARA NE SE SONT PAS PRÉSENTÉS

Comme annoncé le samedi, policiers ivoiriens que Dramane avait envoyés au Ghana pour procéder à l’extradition du ministre Katinan étaient attendus ce jour au bureau d’Interpol Ghana pour justifier la nouvelle procédure pour crime de sang intentée contre le porte parole du président Gbagbo.

A la stupeur générale, ceux-ci ne se sont pas présentés ce matin arguant qu’ayant saisit Interpol Ghana pour une affaire criminelle et non politique, cette organisation devrait simplement procéder à l’extradition sans confrontation devant la justice.

Malgré les gages donnés le samedi, c’est toute honte bue que les preuves qui dit-on surabondent contre le ministre Katinan et qui étaient attendues par la justice ghanéenne se sont volatilisées.

Cette fuite en avant confirme que c’est bel et bien une tentative d’enlèvement du porte parole du président Gbagbo qui vient d’être déjouée grâce à la vigilance de son avocat et des exilés ivoiriens au Ghana.

Me Patrick Sobodjor et le conseil des avocats du ministre Katinan saisiront dans les minutes qui suivent la Haute cour de justice Ghanéenne pour démontrer à Interpol non seulement le caractère politique de cette affaire mais aussi dénoncer le fait que Ouattara veuille snober la justice d’un pays libre et souverain comme le Ghana dans une affaire qui est pourtant pendante devant le Tribunal du District de Ossou Accra.
Une affaire présentée au départ comme un crime économique et pour laquelle Katinan est en Liberté provisoire et qui se transforme subitement pour les besoins de la cause en crime de sang et meurtre.

Une conférence de presse animée par les avocats est prévue à cet effet dans les heures qui suivent.

AFFAIRE KATINAN, ÉPILOGUE DE CETTE JOURNÉE
LES POLICIERS DE OUATTARA RENTRENT BREDOUILLES D’ACCRA

Cette journée folle en ce qui concerne l’affaire Katinan vient de connaitre un premier épilogue ce soir dans la capitale ghanéenne et le moins que l’on puisse dire est qu’une fois encore la justice de ce pays a eu raison de la volonté des autorités ivoiriennes de fouler au pied les règles élémentaires de justices.

Récapitulons :
Attendus par Me Patrick Sobodjor avec les preuve
s de l’accusation de crimes de sang portée contre son client, les policiers ivoiriens dépêchés par le régime d’Abidjan ne se présentent pas à l’heure et au lieu indiqués. L’avocat quitte donc le bureau d’Interpol Ghana pour aller saisir la haute cour de justice ghanéenne sur le caractère politique donc illégale de la détention de son client par cette organisation.

En son absence, les policiers ivoiriens accourent et présentent un document au ministre Katinan dans lequel ils l’accusent du meurtre de deux personnes et lui demandent de signer l’acte d’accusation. Ce qu’il refuse de faire bien entendu en l’absence de son avocat leur demandant du meurtre de qui il était accusé. C’est à ce moment qu’ils précisent qu’il s’agit de Kamagate Sedou, 83 ans, un soudeur et le 29 mars, Diabaté Drissa, 37 ans, un négociant de Port Bouet. Le ministre a alors rétorqué qu’il ne se reconnaissait pas dans de telles accusations et qu’il ne dirait rien avant d’avoir parlé à un avocat.

Les policiers d’Abidjan eux tentent le tout pour tout afin d’obtenir l’extradition cette nuit du lundi 01. Ce à quoi s’oppose naturellement la justice ghanéenne qui récupère l’affaire et exige de mener des enquêtes avant de déterminer si le statu de réfugié du mis en cause doit lui être retiré ou pas.

Le juge devant lequel est ensuite présenté le valeureux porte-parole estime que n’étant pas en possession de toutes les preuves requises, la justice ghanéenne se donnait deux semaines pour mener des investigations supplémentaires pour se prononcer sur cette autre accusation de crimes de sang.

Malgré l’insistance des autorités ivoiriennes, la justice du pays de N’Nkrumah maintiendra fermement sa position.

En conclusion, notons que le ministre Katinan ne sera pas extradé, en tout cas pas avant les deux semaines d’enquêtes requises par la justice ghanéenne et qu’une fois encore la loi a fait barrage aux exigences illégitimes de Ouattara et de ses soutiens malgré les sommes importantes investies dans ce projet.

Steve Beko

28 janvier 2012

Lire « Charles Onana » et comprendre que la privatisation des banques publiques de Côte d’Ivoire est un doigt d’honneur de la France aux Patriotes Ivoiriens.

C'est fait ! Maintenant c'est mieux qu'officiel ! Dramane Ouattara vient d'offrir notre pays la Côte d'Ivoire à Nicolas Sarkozy et aux lobbyistes Français !

En effet, DEPUIS PARIS, il a annoncé hier vendredi 27 Septembre 2012, la privatisation des banques publiques de Côte d’Ivoire !

Bradant TOUS les biens et symboles de la Nation Ivoirienne non encore « réaffectés» sous contrôle de la France, Alassane Ouattara est en train d'achever le boulot qu'il n'a pas pu finir en 1993 après le mort du Président Houphouët-Boigny.

Pour vous en imprégner, je vous propose de lire ces quelques paragraphes du livre de Charles Onana intitulé « Côte d’Ivoire – Le coup d’Etat »

 

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Alassane Ouattara : Sa gestion en tant que Premier MinistrePages 52- 59

[…]Le Président Houphouët-Boigny, qui doit gérer une situation économique difficile et prendre des mesures impopulaires, préfère, en bon tacticien politique, placer Alassane Ouattara à la tête du gouvernement. Cette nomination est aussi appuyée par les bailleurs de fonds internationaux qui savent qu’ils pourront imposer leur politique de restriction au vieux résident par le canal d’Alassane Ouattara. Ce dernier est déjà identifié comme un fidèle serviteur des institutions financières internationales. D’ailleurs comme premier ministre, il défendra davantage les intérêts du FMI et de la banque Mondiale que ceux de la Côte d’Ivoire.

[…] La désignation d’Alassane Ouattara sera l’une des plus grandes erreurs politique du « sage » Houphouët-Boigny. […] D’après certains économistes et observateurs, cette nomination intervient au moment où la Côte d’Ivoire traverse une crise économique sans précédent. […] Ouattara sera le fusible (de Houphouët-Boigny) à l’heure où l’austérité s’impose dans tout le pays. Le Premier ministre sera chargé de prendre des mesures impopulaires. Le véritable problème est que ces mesures se révèleront encor plus désastreuses que le mal qu’elles étaient censées éradiquer.

Un Rapport de l’OCDE décrit ainsi les résultats de la politique mise en œuvre par Alassane Ouattara à cette période :

« Dans une atmosphère d’agitation sociale, Alassane Ouattara annonce à la mi-1990 le programme négocié avec le FMI (…) Toutefois, l’ensemble de ces mesures dites d’ajustement interne sont insuffisantes à rétablir les équilibres internes et externes. Malgré les rééchelonnements de la dette, la Côte d’Ivoire n’arrive pas à honorer le remboursement de ses prêts, les arriérés de paiements extérieurs ne cessent de croitre, et le compte des opérations du Trésor français est déficitaire. (…) La fin du boom des prix du cacao, les erreurs d’appréciation des effets de ce choc et les choix de politiques macro-économiques erronés entrainent la Côte d’Ivoire dans une crise profonde de 1980 à 1993 »

[…] La brutalité de sa politique de privatisation va encore aggraver la situation du pays. Appuyé par le FMI et la Banque Mondiale, il s’engage dans le démantèlement des entreprises d’état dans tous les secteurs de la vie économique. Ce qui inquiète sérieusement les parlementaires Ivoiriens. En fait, les députés, toutes tendances confondues, redoutes l’intrusion dans LEUR pays, d’une forme de libéralisme sauvage dans un contexte d’incertitude économique. D’autre part, ils ne voient pas d’un bon œil l’importance que voudrait prendre, par le biais des bailleurs de fonds internationaux et des investisseurs étrangers, le Premier Ministre Ouattara dans la vie politique et économique de la Côte d’Ivoire. Ceci les conduits donc à attaquer de front la dimension la plus objective du débat politique : le dossier des privatisations directement piloté par Alassane Ouattara.

[…] Une session extraordinaire de l’Assemblée nationale est convoquée le 18 janvier 1993, conformément à l’article 32 de la Constitution, pour examiner la politique et le programme de privatisation du gouvernement. Même si l’on peut prêter aux députés des calculs purement politiciens, ils ont cependant de  vraies raisons de s’inquiéter de l’action du Premier Ministre Ouattara.  Après plusieurs auditions et différents débats houleux à l’Assemblée nationale, un rapport rédigé par la Commission des affaires économiques et financières sur « la politique et le programme de privatisations du gouvernement » soulève de nombreuses questions que nous livrons fidèlement ici :

1) Le contexte économique, financier et politique dans lequel s’opèrent les privatisations.

(…) les députés ne mettent pas en cause la privatisation contenue dans l’optique économique adoptée par le pays dès son accession à l’indépendance à savoir, le libéralisme économique et l’ouverture sur l’extérieur. Toutefois, les députés se posent la question de savoir si l’environnement macroéconomique est suffisamment concurrentiel pour induire  l’efficacité, la compétitivité et la productivité que le programme de privatisation se fixe comme objectifs fondamentaux. Par ailleurs, à la différence du point de vue du gouvernement, les députés estiment que le nouveau contexte politique appelle une adaptation du programme de privatisation afin de le rendre plus acceptable pour les Ivoiriens.

 

2) La stratégie des privatisations.

Les députés ne sont pas opposés au principe de la privatisation. Par contre, ils expriment de sérieuses réserves et inquiétudes quant à la manière dont le programme de privatisation est conduit par le gouvernement. Outre le cadre juridique que les députés contestent fortement, ils s’interrogent sérieusement sur la portée et l’ampleur du programme de privatisation. Les députés s’inquiètent de l’extension du programme de privatisation même aux secteurs de souveraineté nationale que sont l’énergie, l’eau, les télécommunications, les transports publics, l’audiovisuel.  Ces secteurs peuvent tomber entre les mains de quelques puissants groupes privés ou apatrides capables de porter atteinte à la souveraineté nationale. Les députés citent à titre d’exemple la suspension de fourniture de courant électrique dont vient d’être l’objet la CI-TELECOM. Cette coupure d’énergie à la CI-TELECOM, qui a isolé la Côte d’Ivoire du reste du monde, a fait redouter à l’extérieur un changement politique majeur par un coup d’Etat dans le pays.

Les députés se demandent aussi pourquoi le gouvernement veut privatiser certaines entreprises qui ne sont pas déficitaires, propose des entreprises à privatiser alors que les audits et les études nécessaires pour en déterminer l’impact économique et social ne sont pas  encore disponibles. Ils ne comprennent pas pourquoi l’Etat veut se retirer des entreprises dont une partie des objectifs est d’assurer des services sociaux.

Enfin, ils relèvent que l’Etat veut se désengager des activités productives dans le souci de réduire le poids du secteur public dans l’économie nationale alors que les proportions respectives des secteurs privé national et étranger ne sont pas fixées. En retenant uniquement les critères de rentabilité financière, le programme de privatisation abandonne les notions de souveraineté, de développement et de promotion humaine qui sont les finalités de la politique nationale.

 

3) La mise en œuvre du programme de la politique nationale.

Les députés relèvent un certain nombre de faiblesses dans la mise en œuvre du programme de privatisation portant sur : l’absence du secteur bancaire dans le comité de privatisation ; le risque de braderie du patrimoine national et d’appauvrissement de l’Etat ; la cession directe des parts de l’Etat aux acheteurs privés étrangers au lieu d’une location-gérance, de contrat de gestion, du bail ou de la concession ; l’absence de l’optique de restructuration financière ou technique. Les deux dernières formes de privatisations garantissent autant l’efficacité, la rentabilité, la productivité que la compétitivité. D’ailleurs, la privatisation par fragmentation en unités de taille raisonnable assure également de meilleurs résultats et un plus grand impact économique et social qu’une privatisation en bloc. En ce qui concerne le mode de cession, ils rejettent le marché de gré à gré, même pour des raisons d’urgence et s’étonnent que la bourse des valeurs d’Abidjan ait joué un rôle très limité dans le processus. Enfin les députés relèvent que le portage de parts est souhaitable. Mais ils s’inquiètent que cela soit fait par le relais de sociétés financières étrangères dans lesquelles les investisseurs étrangers potentiels détiennent aussi des participations. Les députés estiment que cet état de fait peut conduire à terme à un actionnariat essentiellement composé de quelques personnes (physiques ou morales) et favoriser des délits d’initié au profit de ces personnes.

4) L’impact économique et social du programme de privatisations.

Les députés font leur propre analyse des cinq privatisations déjà réalisées pour en dégager les conséquences sociales. En effet, ils notent que les modalités de privatisations conduisent à des monopoles ou ne changent pas la nature monopolistique des entreprises après privatisation (CIE, SODECI). Ces monopoles privés ne sont pas différents des monopoles d’Etat. Par conséquent, il n’est pas exclu que les pratiques de ces nouveaux monopoles conduisent directement au renchérissement des prix à la consommation pénalisant de ce fait les ménages. En outre, les députés relèvent que la cession de ces monopoles d’Etat à des repreneurs privés étrangers rend peu probable le développement d’un actionnariat national. Ils soulignent le danger réel que représente pour la Nation la concentration des entreprises ivoiriennes entre les mains d’un seul groupe.

Soulignant que les objectifs sociaux ne sont pas compatibles avec les bénéfices privés dans les monopoles privés, le programme d’électrification rurale est sérieusement compromis à cause de l’attribution de l’électricité au groupe Bouygues. En outre, les transferts importants de ressources financières consécutifs à cette privatisation risquent de perturber l’endettement de l’EECI inhérent au renouvellement de ses équipements. D’ailleurs, les députés voudraient connaitre le montant des recettes des privatisations, et l’utilisation qui en est réellement faite. Ils se demandent pourquoi les produits des privatisations sont domiciliés auprès de la Banque centrale et de quelques banques commerciales et non pas auprès du Trésor Public. Ils veulent savoir qui contrôle l’utilisation de ces produits. En ce qui concerne les emplois, les députés ne sont pas sûrs que les privatisations effectuées aient conduit à la consolidation des emplois ou qu’elles en aient créé réellement. Bien au contraire, ils notent que la privatisation de ces entreprises s’est le plus souvent accompagnée de licenciements sans possibilité de reprise (CIE) ainsi que la réduction ou la suppression des activités de sous-traitance dont bénéficiaient les Petites et Moyennes Entreprises Ivoiriennes (CEI).

De même les députés font observer qu’avec la privatisation des entreprises publiques disparaît le rôle d’encadrement technique de l’Etat, surtout dans les exploitations agro-industrielles.

(…) Enfin, les députés s’inquiètent d’une possible aliénation du patrimoine foncier dans le cadre de ce programme de privatisation. C’est par rapport à toutes ces préoccupations que les députés demandent que soient redéfinis les fondements juridiques des privatisations (…) FIN

A ce jour en 2012, quels sont les fondements juridiques qui permettront les prochaines  privatisations qu’Alassane Ouattara compte exécuter ? La question mérite d’être posé dans un état NORMALE ; mais il serait illusoire voir drôlement utopique d’espérer une réponse du pouvoir despotique en place qui n’a de réponse que la face la plus hideuse de la violente barbarie.

Les quidams de la nation qui pouvaient espérer faire entendre leurs voix par l’entremise des hommes politiques se retrouvent dans un état sans Assemblée Nationale opérationnelle, pis, avec une opposition politique bâillonnée.

De toute évidence, c’est décision d’engager cette nouvelle politique de d’avilissement par le démantèlement des banques publics de Côte d’Ivoire à un sens plus politique qu’économique : et il se retrouve dans le même livre de Charles Onana.

 

-EXTRAITS Chapitre « Justin Koné Katinan » : Pages 307 - 312

Justin Koné Katinan, le chef d’orchestre de la résistance bancaire en Côte d’Ivoire. […] Selon un diplomate européen en poste à Abidjan, « ce jeune homme originaire du nord est une pièce essentielle du gouvernement Gbagbo. Il a été approché par les services de renseignements américains et par les Français dans l’espoir qu’il rallierait le camp Ouattara. Rien n’y fait. Il a gardé une loyauté incorruptible vis-à-vis du président Gbagbo. Même le chantage et les menaces sur sa famille et ses parents ne l’ont pas fait changer d’avis ».

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Ce patriote ivoirien, encouragé par le ministre de l’économie et des finances (Désiré Dallo), est plutôt devenu l’adversaire le plus coriace des dirigeants bancaire français. Alors que les propositions alléchantes des mentors d’Alassane Ouattara lui garantissaient un avenir certain après Gbagbo, il a préféré le choix difficile de la légalité et de l’adversité pour défendre la souveraineté de son pays.

Justin Koné Katinan –  Je me rappelle ces commentaires de Rfi : « Les autorités ivoiriennes ouvriront leurs banques et se retrouveront devant des écrans noirs. Elles ne pourront rien y faire ». Propos d’un pseudo spécialiste comme la France sait aussi en produire. J’ai pris ces propos à la fois comme une injure et un défi personnel à relever. Dix jours plus tard, la BICICI es ouverte et tous les soldes des clients reconstitués. […] Une semaine plus tard, la SGBCI est de nouveau ouverte à la clientèle. Les autres banques vont commencer discrètement à négocier leur réouverture. A la fin du mois de Février, tous les fonctionnaires et agents de l’Etat sont payés intégralement »

Pour la première fois dans l’histoire de la Côte d’Ivoire indépendante, le gouvernement remporte une bataille extrêmement difficile contre les banques françaises. Cette victoire est réellement importante pour les Ivoiriens car beaucoup de hauts responsables français étaient convaincus qu’ils ne réussiraient jamais à déverrouiller le système informatique en place.

Pour Katinan : « Cette crise nous aura permis tout au moins de savoir que la Côte d’Ivoire est un Etat solide s’il est gouverné par des hommes sérieux ayant seulement le souci de servir le peuple et détachés des liens occultes avec un système de domination »

[…] Economiquement, le gouvernement du Premier ministre Aké N’Gbo a battu la France dans l’affrontement bancaire qu’elle avait imposé. Furieuse de constater son échec, la France s’est rattrapée sur le plan militaire.

Katinan : Cette crise a vraiment permis de mesurer la compétence des cadres ivoiriens, notamment ceux du ministère de l’économie et des finances. La mobilisation de ces cadres, indépendamment de leurs origines ethniques ou religieuses et de leurs opinions politiques, témoigne de leur respect et de leur haute considération de l’Etat.

[…] Nous avons travaillé non pas pour un homme, comme certains peuvent le croire, mais pour l’Etat et pour la patrie. FIN

OUI, « pour l’Etat et pour la patrie »  le gouvernement du Premier ministre Aké N’Gbo a lutté et est arrivé à battre la France dans l’affrontement bancaire qu’elle avait imposé. Comment y est il arrivé ? En sollicitant dans un premier temps le concours des cinq banques nationales que sont la BNI, la CECP, la BFA, la Versus Banque et la banque du Trésor vers lesquelles ont été délocalisés les comptes des 155.000 fonctionnaires et agents de l’état, y compris les pensions des retraités, lorsque les banques Françaises ont  abusivement fermés leurs agences sur tous le territoire nationale pour  pousser la population à la révolte une fois privé d’argent et affamée par la suite. Tel a été le Joker qui a donné le temps aux hommes de Koné Katinan pour arriver à « démystifier » le system informatique des banques Françaises installés en Côte d’Ivoire.

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Par la privatisation de ces banques publiques, Alassane Ouattara exécute une belle danse pour répondre de fort belle manière à la parade nuptiale organisée par Nicolas Sarkozy pour le recevoir à Paris. Prosternant ainsi toute la nation Ivoirienne au pied de la tour Eiffel, lors de cette offrande sacrificielle, Ouattara qui se veut être une sorte de Préfet taillable et corvéable à merci, offre ainsi à ce qu’il convient d’appeler « la métropole de l’état vassal qu’est ‘devenu’ notre pays », l’unique trophée que les patriotes et résistants Ivoiriens ont dignement gagné face à la France. Il garantit de ce fait à Sarkozy que plus jamais il n’y aura d’affrontement bancaire entre la Côte d’Ivoire et la France ; aussi, plus jamais la France n’aura à avoir honte d’avoir perdu une bataille face à la Côte d’Ivoire dont tous les attributs pouvant la conduire à son auto-détermination sont rentrés à nouveau dans le giron de l’empire Français !