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08 octobre 2011

LES NERVIS DU RDR ATTAQUENT UNE REUNION PUBLIQUE DU FPI A KOUMASSI

Ce samedi 8 octobre, à l’initiative du député FPI de Koumassi, Yao Yao Jules, une réunion publique était organisée dans sa commune au quartier « Grand Campement ».

Alors que la manifestation se déroulait calmement et, au moment où le député FPI d’Adjamé expliquait les problèmes sécuritaires auxquels il faisait face dans sa propre... commune, une coupure de courant intentionnelle à neutralisé la sono du meeting. Alors que les militants présents s’interrogeaient sur la suite à donner à la manifestation, des groupes de personnes, identifiées comme supporteurs du RDR, ont envahi les lieux, en saccageant les installations.

Le Secrétaire Général du FPI, M. Laurent Akoun a été personnellement agressé dans son véhicule qui a été endommagé à coup de barres de fer. De nombreuses personnes ont subit des violences diverses. Les victimes de ces agissements inadmissibles, voulant porter plainte au commissariat du secteur, en ont été empêchés du fait de l’absence de fonctionnaires de police sur les lieux, ceux-ci ne se sentant surement pas eux-mêmes en sécurité dans leurs propres locaux.

Ce nouvel incident grave, qui atteint des représentants du peuple que sont les élus de la Nation dans l’exercice fondamental de leur mission, qui est de propager leurs idées auprès des citoyens, ne peut que jeter un doute supplémentaire sur le projet d’organisation d’élections législatives en Côte d’Ivoire dans les semaines à venir. Les bases les plus élémentaires du Droit sont aujourd’hui foulées au pied dans le pays et il est grand temps que la « communauté internationale », si prompte hier à vouloir « promouvoir la démocratie en Côte d’Ivoire », s’inquiète désormais de cette situation avant qu’elle ne fasse basculer le pays dans une violence incontrôlable.

C’est ici l’occasion de rappeler que les forces démocratiques de ce pays considèrent comme un préalable incontournable la libération de Président Gbagbo et des tous ceux et celles qui sont enfermés sans raison valable. C’est à cette seule condition qu’un dialogue républicain pourra s’engager dans l’intérêt, d’abord, des ivoiriens et des ivoiriennes.

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Bernard Houdin, Conseiller spécial du Président Représentant du Porte-parole Europe/Amérique

04 novembre 2010

C'est quoi la Charte du Nord ? Quelle est son impact sur la crise Ivoirienne ?

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C'est quoi la Charte du Nord ?


C'est une Charte nordiste dites "anonyme" (mais tous le mode sait que c'est l'oeuvre du RDR et il y a des éléments de preuves pour l'attester), intitulée "Le Grand Nord en marche". Elle fut diffusée à grande échelle sous forme de tract, puis relayé dans différents journaux dès 1991 (version 1) puis en 2002 (version 2)

LE PARAGRAPHE INTRODUCTIF DIT :
"LA CHARTE NORDIQUE DE SES FILS aux 4 coins de la Côte d'Ivoire, DE SES FILS au terroir.
Intellectuels, analphabètes, responsables, cadres, militaires, ouvriers, commerçants, par notre voix, LE GRAND NORD BAT LE RAPPEL ET LE RASSEMBLEMENT POUR UN GRAND NORD uni, fort, crédible, partenaire à part entière, arbitres des situations futures AU SEIN D'UN ENSEMBLE IVOIRIEN rénové, équitable, cohérent"...

d'autres petits extraits...

[...]
Sans renier notre passé de la période des luttes pathétiques et héroïques du Rda, sans remettre en cause notre attachement aux idéaux du grand parti, le Rda, il "IMPORTE DESORMAIS DE SITUER LE GRAND NORD A L'ECART DU PDCI, TRES LOIN DU FPI ET DE L'OPPOSITION PARCE QUE CETTE REGION DOIT EMPRUNTER SA PROPRE VOIE, CAR LA DIFFERENCE DE ZONE ENTRAINE, IPSO FACTO, UNE DIFFERENCE DE COMPREHENSION ET DE COMPORTEMENT"
[...]

[...]
Le Grand Nord entend donc s'organiser en fonction de ses intérêts bien propres
[...]
La défense D'ALASSANE figure en bonne place parmi nos objectifs.
[...]
Le cas Alassane (DRAMANE OUATTARA BIEN ENTENDU) est de ceux qui s'insèrent de plein droit au concept d'un Grand Nord en tant qu'entité régionale, zone d'influence responsable. [...] 

Il serait inconcevable qu'ALASSANE tire les marrons du feu et qu'un autre s'en régale (PARLANT DU FAIT QUE BEDIE SUCCEDE A HOUPHOUËT AU LIEU D'ALASSANE ALORS PREMIER MINISTRE)
[...]

Ces deux chartes ont contribuées, à une division de plus en plus profonde du pays et de la population entre « nordistes » et « sudistes ».

Il apparait clairement que cette chimère est une œuvre du RDR. C’est ainsi qu’une grande partis des populations du nord a été minutieusement et mentalement préparé aux différentes insurrections contre l'Etat de Côte d'Ivoire par les responsables du R.D.R.
Feu Lamine Diabaté, ancien dirigeant du RDR et mari d’Henriette Diabaté actuel Secrétariat général du RDR nous en fait une autre démonstration dans cette vidéo édifiante.

Vidéo : Comment Lamine Diabaté préparait le RDR à l'insurrection
http://www.dailymotion.com/video/xci45u_comment-lamine-diabate-preparait-le_news

J’en parlais déjà dans mon article intitulé : « «LE RDR, L’IVOIRITE, ALASSANE D. OUATTARA ET SA REBELLION EN COTE D’IVOIRE
http://www.facebook.com/note.php?note_id=368382963989

« Un vaste plan d’intoxication propagandiste sera lancé par le RDR dans le nord du pays sous fond de mensonge grossier et d’incitation à la haine et à la révolte du genre : « Le PDCI dit que nous sommes des peureux. Nos grands-pères n’ont pas eu peur de prendre cette région avec les fusils et la poudre. Nous ne voulons plus de ces gens parce que le PDCI nous manque de respect, nous méprise et ne nous considère pas. Ils nous ont traités comme des animaux. 
Parce que nous votions pour Houphouët ils nous ont pris pour des ignorants. Ils ont organisé une campagne de dénigrement : ils ont injurié Alassane, son père, sa mère et nous. Mais ils ne nous connaissent pas. Parce que c’est avec des fusils et des balles que nos grands-parents ont conquis cette terre. 
Ils ne nous font pas peur. Ils ont dit que nous ne serions plus rien dans ce pays. Ensuite ils ont renvoyé 267 de nos cadres. Ils ne veulent plus entendre l’appel du Muezzin de la mosquée pour la prière. Ils ne veulent pas de l’Islam et des musulmans. Ils envoient les militaires les frapper dans les mosquées. Si nous acceptons cela c’est que nous ne sommes pas des musulmans, si nous les suivons c’est que nous sommes des bâtards. Vous connaissez bien la chanson Malienne qui dit : plutôt la mort que la honte. Ici chez nous nous disons : ‘Mieux vaut mourir que d’avoir honte’.Pouvons-nous accepter la honte ? NON !.
Nous avons les mêmes armes qu’eux. Nous avons aussi nos hommes dans l’armée. Nous ne voulons d’eux ni aujourd’hui, ni demain. Depuis que Houphouët est mort nous n’avons connu que brimades, honte et humiliations» dixit Lamine Diabaté ex-mari d’Henriette Dagri Diabaté à Odienné en 1995. 
Lorsque Alassane Ouattara en personne confirme ce genre de thèses en proclamant sur TV5 en 1995« On a écarté ma candidature parce que je suis musulman et du Nord! », les nordistes et les musulmans se sentant lésés, rejoignent en masse le RDR qui se radicalise en se sectarisant de plus en plus »

Le coup d'état de 1999 et la rébellion armée de 2002 ne sont que l'application de la charte du nord par le RDR et ça beaucoup d’Ivoiriens du Sud et aussi du Nord l’ignorent.

Cette élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire et la zone d’influence du RDR de ADO (carte 2) est une autre preuve de l’application de la charte du Nord.


Avis et commentaires...

22 avril 2010

Côte d’Ivoire : L’union sacrée autour d’une mère souffrant d’un mal pernicieux

Notre mère patrie se meurt ; que décidons-nous de faire Ivoiriens et amis de la Côte d’ Ivoire ? L’euthanasier parce que ne pouvant pas nous entendre ni sur le diagnostic encore moins sur les soins nécessaires pour sa guérison et être la honte aux yeux des autres ou taire les rancœurs et les meurtrissures qui nous éloignent pour aboutir à une union sacré pour agir ensemble et dans la même direction pour espérer la revoir sur pied ? 
La deuxième option me semble la mieux indiquer et c’est à nous jeunes de Côte d’Ivoire que ce devoir incombe. Agissons en ce sens et rien ne nous arrêtera si nous y allons résolument.

Ni la mauvaise foi des uns, ni la sorcellerie des autres ne pourra entraver notre noble quête :une Côte d’Ivoire unie et fière et prospère.
Ce pays est à nous, comme il l'a été à nos ancêtres et nos parents. Mais il appartient encore plus à nos enfants. Quel héritage comptons-nous leur transmettre ?
La cote d'ivoire est unique, la cote d'ivoire n'est pas a diviser.

Certains ont décidé que pour leur propre intérêt il fallait déchirer notre état, piétiner notre nation et martyriser nos familles.
Aujourd'hui la cause la plus importante est de retrouver notre état, récupérer notre nation et faire revivre ce peuple qui mérite mieux que des pleurs.
Le moment de la réunification de notre pays est venu pour que la nation devienne plus forte.

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Cette union ferra notre force.

Concept Claudus KouadioOlivier Shaw

08 avril 2010

LES REBELLES NE DÉSARMERONT PAS: Enfin Guillaume Soro le dit

 

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CRISE IVOIRIENNE, SORO PARLE. Election présidentielle, Gbagbo, Ouattara, Bédié, Compaoré, désarmement, ex-rebelles: Le Premier ministre dit tout et ne lâche rien. Juste un semblant de lapsus calami au niveau de la chronologie qui devrait être « Désarmement - Election présidentielle » ou souci délibéré d’annoncer les couleurs quant au contenu de la longue interview du Premier Ministre Ivoirien et chef de la rébellion armée qui occupent une partie de la Côte d’Ivoire depuis 2002 ? Là n’est pas le plus important quoi que, c’est un lapsus bien révélateur.

Après lecture de cette interview accordé au journaliste François Soudan et publiée dans l’hebdomadaire « Jeune Afrique » N° 2569 du 4 au 10 Avril 2010, il ressort un élément clé: La rébellion armée conduite par l’actuel Premier Ministre Guillaume Soro ne VEUT pas désarmer avant les prochaines élections présidentielles en Côte d’Ivoire. Et cela, je l’avais affirmé dans mon article intitulé « ALLONS AUX ELECTIONS » que je concluais en soutenant que : « On pourra faire 1.000 autres accords mais le MPCI des Com-zones ne désarmera pas. » 
Mieux, Mr SORO tente même de nous faire croire que cela ne va pas à l’encontre des différents accords de Ouaga. 

Morceaux choisis :
[…]le désarmement doit-il être un préalable à l'élection ?
L'accord que nous avons conclu est précis à cet égard. Les militaires issus des Forces nouvelles destinés à rejoindre les rangs de l'armée dite régulière doivent auparavant être encasernées dans quatre villes: BouakéSéguélaMan et Korhogo. La réunification physique entre les deux armées interviendra un mois après l'élection du nouveau président de la République. Voilà ce que dit l'accord de Ouagadougou. […]

Vous n'avez pas vraiment répondu à ma question.
Mais le chef de l'Étatque je sache, n'a jamais fait du désarmement un préalable à l'élection ! Dans tous les pays qui ont connu un conflit de ce type, que fait-on ? 
On définit une plate-forme sécuritaire minimale qui permette de tenir l'élection. On n'attend pas que le dernier soldat ait déposé son arme pour aller voter. Maintenant, s'il s'agit de rassurer le camp présidentiel, dont je peux comprendre certaines des inquiétudes, j'ajoute ceci: au nom des Forces nouvelles, je m'engage à ce que, le jour J, aucun électeur ne soit empêché d'aller déposer son bulletin dans l'urne et qu'aucune urne ne soit escamotée. Nous sommes même prêts à ce que l'ONU déploie dans le Nord un contingent supplémentaire faisant office de force de police. […] 
La question que je me pose est de savoir à quoi obéit l’actuel processus de sorti de crise ?
Il ressort bien évidemment que la sortie de crise doit être pilotée par le texte de l’accord de Ouaga et les différents accords complémentaires. Alors j’ai RELU l’accord de Ouaga, les annexes et tous les accords complémentaires : Selon l’accord de Ouaga et ses accords complémentaires, le chemin pour arriver aux élections est celui ci: DDR (DESARMEMENT, DEMOBILISATION, REINSERTION) puis Organisation des élections
Qu’en est-il à ce jour ?
Revenons point par point sur ces deux commentaires de Mr SORO . 
Il dit :
- « Les militaires issus des Forces nouvelles destinés à rejoindre les rangs de l'armée dite régulière doivent auparavant être encasernées dans quatre villes: Bouaké, Séguéla, Man et Korhogo »
Il a parfaitement raison, sauf que dans sa conférence de presse du lundi 22 mars 2010,Me Affoussy BAMBA Porte-parole des rebelles a déclaré : « Il faut souligner, que sur les 32.777 combattants FAFN profilés, 5.000 ont été retenus AU TITRE DES VOLONTAIRES POUR L’ARMEE NOUVELLE (VAN), et 27.777 doivent aller à la démobilisation. Sur cet effectif, 11.900 éléments ont été effectivement démobilisés dont 3.416 réinsérés, de sorte que 23.461 sont en attente de réinsertion faute de financement. .
EN CE QUI CONCERNE LES FAFN, les sites d’encasernement sont localisés à Bouaké, Korhogo, Man et Séguéla. Il faut noter à ce sujet que seul le site de Korhogo est réhabilité ET CEUX DES AUTRES VILLES, FAUTE DE MOYENS NE SONT NI REHABILITES, NI EQUIPES.
» Il dit :
- « La réunification physique entre les deux armées interviendra un mois après l'élection du nouveau président de la République. Voilà ce que dit l'accord de Ouagadougou. »
Sur ce même sujet, le QUATRIEME ACCORD COMPLEMENTAIRE A L’ACCORD POLITIQUE DE OUAGADOUGOU dit ceci en Article 6 du TITRE II. FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE : […]
En attendant leur intégration dans la Nouvelle Armée Nationale (donc la réunification dont parle M. SORO), les Ex-combattants des Fafn seront regroupés, sous le commandement de l'état-major des Forces Nouvelles appuyé par les Forces impartiales, pour une formation commune de base, dans les camps militaires de Bouaké, Korogho, Man et Séguela, à raison d'un camp par ville. […]

Donc sur les 4 sites d’encasernement, seul celui de Korhogo est fonctionnel27.777soldats rebelles n’ont toujours pas été démobilisés et 23.461 sont en attente de réinsertionEn gros, le DDR est loin d’être terminé alors les élections présidentielles encore plus.
La question est de savoir pourquoi le DDR stagne ? 
Cependant quand M. SORO proclame que :
« …le chef de l'État, n'a jamais fait du désarmement un préalable à l'élection! », je me dis que de deux chose l’une : soit c’est lui qui n'a jamais fait du désarmement un préalable à l'élection ou alors il n’a toujours rien compris aux accords qu’il a signé. Ce processus de sortie de crise n’a pas pour socle les causettes entre deux hommes ou des suppositions mais plutôt les accords politiques de Ouagadougou. 
Au TITRE II de l'accord COMPLEMENTAIRE A L’ACCORD POLITIQUE DE OUAGADOUGOU :
FORCES DE DEFENSE ET DE SÉCURITÉ:

Article 3: AFIN DE FAVORISER L'ORGANISATION DES ELECTIONS DANS DE BONNES CONDITIONS, LES DEUX PARTIES ONT CONVENU DE RELANCER, SANS DELAI et sous la conduite du CCI et la supervision des Forces impartiales, LE DÉSARMEMENT, le stockage des armes des deux Forces ex-belligérantes, ainsi que LA DÉMOBILISATION des ex-combattants des Forces nouvelles. En tout état de cause, CES OPERATIONS DEVRONT ETRE ACHEVEES AU PLUS TARD DEUX MOIS AVANT LA DATE FIXEE POUR L'ELECTION PRÉSIDENTIELLE. » Alors de quoi parle M. SORO ?

- « Dans tous les pays qui ont connu un conflit de ce type, que fait-on ? On définit une plate-forme sécuritaire minimale qui permette de tenir l'élection. » … sécuritaire minimale ? Incroyable !!! 
Peut être mais en Côte d’Ivoire on a abouti à l’accord politique de Ouaga et il va falloir résolument les appliquer de manière concrète sur le terrain.
- « Au nom des Forces nouvelles, je m'engage à ce que, le jour J, aucun électeur ne soit empêché d'aller déposer son bulletin dans l'urne et qu'aucune urne ne soit escamotée » Le jour J des élections, l’intégrité territoriale sera totale en Côte d’Ivoire et ni le ministre de la défense, ni le ministre de la sécurité ne seront du MPCI, alors M. Guillaume SORO peut se décharger de cette tâche.

De manière non officielle mais très implicite, le Premier Ministre Guillaume SORO, chef de Guerre et Secrétaire Générale de la 2ème branche politique de la rébellion armée (MPCI) vient d’ouvrir la boite de pandore : lui et les hommes qu’on lui a confié ne désarmerons pas tant que l’instigateur en chef de cette situation ne sera pas Président. Alors le chef de l’état doit prendre encore une fois ses responsabilités pour consolider la paix, la réconciliation nationale et la libre circulation des personnes et des biens afin qu’on puisse travailler pour remettre notre pays sur pied. Ils ne veulent pas aller aux élections OK. Mais la Côte d'Ivoire doit continuer de vivre.

01 avril 2010

Côte d'Ivoire: ALLONS AUX ELECTIONS

 

On me reproche souvent de trop m’attarder sur la genèse, l'évolution et les acteurs de la crise politique née de l’attaque rebelle du 18-19 Septembre 2002. Et pour cause, les origines de la guerre dans mon pays n’étant plus à l’ordre du jour. Je n’arrive pas à comprendre cette démarche. Ce qui est plus triste, c'est le fait que la presse Ivoirienne dans sa configuration actuelle (et surtout au vue d'un certains "processus de paix"), ne fait pas son travail ou du moins, le fait très mal à mon avis.
Par exemple les seigneurs de guerre et autres com-zones continuent de piller les ressources minières et forestières dans les zones occupées par la rébellion armée. Les populations qui osent faire front sont martyrisées : ni le Nouveau Réveil, ni le Patriote n'en parlent et pire. Ils peuvent même trouver le moyen de dire que les chefs rebelles sont des anges ...chapelle politique oblige.
Et quand d'autres journaux foncièrement acquis au FPI en parlent, on dira qu'ils mettent le processus de paix en péril.
Que faire ? Du journalisme ou du mercenariat journalistique ?
Pendant ce temps, la situation dans les zones occupées devient de plus en plus inacceptable. Cependant la presse et les médias dirigent leurs spots ailleurs : Il est temps de tourner le chapitre et d’aborder l’épineuse question des élections
Aujourd'hui, tous les projecteurs sont orientés vers ces fameuses élections, seul gage d’une paix véritable à en croire une grande partie des ivoiriens et de l’opinion internationale. Pour ce faire, l’on sensibilise toutes les couches de la société ivoirienne à se focaliser sur les élections et à tout mettre en œuvre tant dans leurs propos que dans leurs comportements pour enfin y arriver.
Permettez moi de donner mon avis sur ce contexte ambigu de « allons aux élections » qui ma foi, engendre beaucoup plus de problèmes qu’il n’en résout.
La Cote d’ivoire dans toute sa composante semble, passivement, attendre les élections comme si l’on attendait un Messie ou comme des malades qui espèrent avoir une quelconque panacée qui viendrait guérir définitivement leurs maux. 
Je veux aller visiter le pont de liane à Manje dois attendre les élections
Je veux récupérer ma maison à Bouakéje dois attendre les élections
Je veux récupérer mes plantations à Vavouaje dois attendre les élections
Je veux investir dans le business du Bogolan à Koroghoje dois attendre les élections
Je veux que l’état me permette de bien me soigner et à moindre cout, je dois attendre les élections
Je veux un meilleur système éducatif pour mes petits frères, je dois attendre les élections
Je veux me faire une sauce Gouagouassouje dois ENCORE attendre les élections

Mais diantre !!! que sont donc CES élections sans lesquelles rien et absolument rien n’est possible dans mon pays ? 

Le tissu social, la cohésion de la nation, le développement du pays, le bien-être des ivoiriens et j’en passe, doivent être portés à l’actif de ces élections, grand magicien de son état.
Eh bien, laissez-moi vous dire que les élections, telles que perçues par le RHDP, si elles ont lieu dans les conditions souhaitées par ce front, entraineront de nombreux dégâts aussi bien matériels qu’humains.
En effet dans l’entendement du RHDP, « aller aux élections » rime avec « enlever GBAGBO du pouvoir d'état par tous les moyens ». Et leur lugubre intention a été déjà annoncée par leur sonne-cloche de Venance Konan Amédégnato. Alors tant qu’il sera question «enlever GBAGBO du pouvoir d'état par tous les moyens », nous pouvons aller aux élections sans désarmer. Et si malgré cela Laurent GBAGBO gagne ces élections, on maintiendra la rébellion jusqu’à ce qu’il démissionne par la force des armes : Retour au 18-19 Septembre 2002. Voilà, somme toute, le plan macabre du RHDP et ce que referment les termes « Allons aux élections ».
La témérité des rebelles à ne pas ou du moins à désarmer après les élections appelle à plusieurs interprétations selon moi :

1- Du désarmement des rebelles :
Il est clair, les accords de Ouagadougou ont permis d’obtenir une avancée notable du processus de paix. Et ces accords portent en eux-mêmes tous les points nécessaires pour permettre aux Ivoiriens de retrouver définitivement la paix, y compris le désarmement des rebelles. Mais contre toute attente, les mauvaises interprétations qui fusent desdits accords et la mauvaise foi aidant de certaines parties sont en train de remettre en cause ces acquis. Ce qui nous conduit à nous interroger sur le désir quasi avoué des rebelles à ne pas aller aux élections. Que cache donc le non-désarmement ?

J’ai essayé de trouver dans la liste des candidats aux élections présidentielles, mais nulle part je n’ai vu apparaitre le nom du candidat issu de la rébellion du MPCI : ce qui est normal étant donné que les accords antérieurs en font mention. Ce qui suppose que les rebelles du MPCI ont tout à gagner en étant très impartiaux dans les échéances à venir. Et leur impartialité qui pourrait conduire à des élections démocratiques et fiables, requiert logiquement de leur part le désarmement avant les fameuses élections. Ce qui n’est pas le cas. Alors qui tire donc les ficelles ? C’est sans nul doute celui pour qui ils ont pris les armes. Et cet homme, c’est bel et bien Alassane OuattaraTant que les rebelles n’obtiendront pas une injonction ferme venant de ADO, ils ne désarmeront pas. Or ADO ne le fera pas. On peut donc conclure qu’il n’y aura point de désarmement tant que ADO ne sera pas au pouvoir.
Il apparait indéniable que le chemin pour arriver aux élections reste toujours aussi long que tortueux... Pourquoi ? Simplement parce que l'OPPOSITION a fait la bêtise d'afficher son soutien à SA rébellion armée via le RDR que les autres on rejoint au sein du RHDP.
Selon l’accord de Ouaga, le chemin pour arriver aux élections est celui ci:
DDR (DESARMEMENT, DEMOBILISATION, REINSERTION) puis Organisation des élections.
Où en est le DDR ? Au point zéro... mais l'opposition qui n'a JAMAIS osée demander aux rebelles de désarmer, demande qu'on saute toutes les étapes pour aller aux élections.

2- Du cas BEDIE :

Aujourd’hui, beaucoup sont les ivoiriens qui se demandent pourquoi BEDIE et son parti le PDCI ont tendance à prendre partie pour la rébellion ? Alors que selon la cartographie électorale, une bonne partie des électeurs naturellement acquis à sa cause sont pris en otage à Bouaké.

Ces populations sont meurtries dans leurs âmes car elles ont  été  spoliés de leurs biens acquis au prix de maintes années de dur labeur. Elles espèrent les retrouver un jour mais à la seule condition que les rebelles désarment. Or, voilà que leur mentor, en qui ils fondent tout espoir n’ose même pas lever le petit doigt pour demander leur libération du joug de la rébellion. BEDIE ne l’a jamais fait et ne le ferra jamais : RHDP oblige. Si BEDIE ne le fais pas, c’est parce que pour lui le calcul est tout trouvé.
 

En effet, Les sondages SOFRES positionnant BEDIE au deuxième rang après GBAGBO au premier tour des élections, BEDIE espère obtenir au second tour le soutien d’ALASSANE pour gagner. D’où son refus de blâmer la rébellion. Eh bien cher Papa BEDIE, sachez que dans ce calcul vous vous tromper lamentablement. Car, même si vous sortez vainqueur au premier tour des échéances prochaines, les rebelles ne désarmeront à moins ALASSANE le leur demandent. Ce qui est moins sûr.

3 - Du cas des chefs rebelles et du Tribunal Pénal International :

On pourra faire 1.000 autres accords mais le MPCI des Com-zones ne désarmera pas.

PAR EXEMPLE SAVEZ VOUS QUE LA LOI D’AMNISTIE NE COUVRE PAS LES CRIMES ECONOMIQUES, LES CRIMES DE GUERRE ET LES CRIMES CONTRE INHUMANITÉ ?
Les rebelles en sont conscients et savent bien que l'ONU et le TPI les attendent au tournant... 

La rébellion fait durer le suspens et on aura une avancée conséquente de la situation seulement quand le RHDP se disloquera et que les autres partis de l'opposition tel que lePDCI-RDA et le MFA, vont commencer à agir autrement vis à vis du MPCI dont le RDR ne pourra jamais se défaire. 

Permettez-moi de m’interroger sur le dénouement de cette crise qui a tout d’un labyrinthe inextricable : A supposer que vous avez un chien atteint de la rage. Après avoir fait le tour des vétérinaires et essayez tous les remèdes relatifs à sa maladie, votre chien ne guérit. Alors, que faites-vous ?

16 mars 2010

LE PDCI A LAISSÉ ALASSANE OUATTARA DÉTRUIRE LA COTE D'IVOIRE

Journal le Bélier. N° 212 du 01 au 08 Aout 1999
L'article:
11 Septembre 1999
DRAMANE ET SES HOMMES VONT DECLARER LA GUERRE AU PEUPLE IVOIRIEN.
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Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Ceux qui doutaient de la capacité de nuisance de M. Alassane Dramane Ouattara et ses hommes sont désormais édifiés. Pour sûr, la date du 11 septembre 1999 sera décisive pour le peuple Ivoirien. Car, c’est à partir de cette date que le pion des néo-almoravides va commencer à mettre le feu à notre pays (la Côte d’Ivoire).
Les Ivoiriens (les vrais et ceux qui ont été adoptes ici) retiennent leur souffle. Ils se demandent à quelle sauce ils seront mangés a partir du 11 Septembre 1999 car les nouvelles qui nous parviennent des milieux du RDR sons alarmantes. 
Selon toute vraisemblance c’est a partir du 11 Septembre prochain que Dramane et ses hommes pourraient déclarer la guerre au peuple ivoirien. A ce propos, des Ivoiriens (et non des moindres) ne manquent pas d'arguments : "Lors du congrès extraordinaire du RDR le 1er Aout dernier au palais des sports de Treichville , Alassane s'est lui-même dévoilé en disant a la face du monde qu'il est Burkinabé : ses "oui, j'ai représenté la Haute Volta dans les Institutions financières internationales ; oui : j’ai fait une partie de mes études en Haute-Volta ou mon père exerçait les fonctions de chef traditionnel ", sont éloquents pour confirmer sa qualité de citoyen Burkinabé. Malgré cela, il veut braver les lois ivoiriennes pour aller tenir des meetings tout en sachant qu'on pourrait l'arrêter. Puisque le pouvoir n’acceptera pas qu'un étranger sillonne le pays pour tenir des meetings dont le but est d'insulter les autorités' analyse un cadre du PIT avec qui nous avions un entretien informel. 
A sa suite, un militant du PDCI-RDA qui se veut Bédiéistes pur et dur enchaine : "si le pouvoir laisse ce Burkinabé aller tenir ses meetings, c’est qu'il le reconnait comme Ivoirien. Car, seul un Ivoirien est habilité a faire des tournées politiques dans notre pays. Je suis sur qu’il ne sera pas autorisé a tenir ses meetings politiques. S'il persiste à la faire alors qu'il est conscient qu'il opère dans l'illégalité, c’est parce qu'il vent agir selon une logique d'affrontement préparé depuis belle lurette". Des analyses pertinentes quand on sait ce qui s’était passé au Congo-Brazzaville en 1997. L'on se rappelle qu’a cette époque, Ie général Sassou N'guesso, après un séjour d'un an en Europe est rentre au pays. II avait par la suite anime un meeting dans un quartier de la capitale. Meeting politique qui avait dégénéré. Et c'est quand le pouvoir du Président Pascal Lissouba avait tentés de I’ arrêter que la guerre a déclenché. Pour de nombreux observateurs avertis, c'est le même schéma qu'ont concocté Dramane et ses hommes.
LE SOUTIEN DES BURKINABES
Ils ne profiteront de ce meeting (qui ne sera autorisé) 11 septembre 1999 pour déclencher la guerre au peuple ivoirien. Une certitude justifiée par le fait qu’en juillet dernier, l’homme est allée, selon des sources dignes de foi, solliciter des secours clans son pays d'origine. 
Ces sources disent qu'il était allé se ravitailler en armes do guerre au Burkina Faso précisément a Ouagadougou. Ou ses combattants seraient en entrainement sous le commandement d'un officier burkinabé. 'C’est conscient de ce soutien des ses frères burkinabé et de celui qu’il est allé chercher auprès des arabes qu'il s'entête à braver les loin ivoiriennes', ajoute un autre interlocuteur, militant du RDR National. On le voit le destin de la Côte d'Ivoire se jouera a partir du 1I septembre 1999. D'ores et déjà les patriotes ivoiriens sont avertis et doivent se dresser pour faire barrage a ce complot diabolique que Dramane et ses hommes préparent contre le peuple ivoirien.
Robert Kplowi
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En 1999, c'est le même ALASSANE OUATTARA qui a dit : «ce pouvoir moribond, je le frapperai ; il tombera, et je rentrerai à Abidjan avant la fin de l'année». Il a effectivement frappé le pouvoir du PDCI de Henri Konan Bédié, il est tombé ; et Alassane Dramane Ouattara est rentré à Abidjan pour la Saint Sylvestre.
Le PDCI savait cet homme dangereux et l'a laissé faire. Aujourd'hui le même Bédié et le même Dramane se sont réunis au sein du RHDP pour terminer l'oeuvre de celui qui, en renversant l'autre, a phagocyter son parti. Et la nouvelle cible PDCI-RDRebelles c'est le président Gbagbo qui depuis 8 ans à ce jour, subit l'acte 2 du plan d'invasion de Alassane Ouattara qui a finalement attaqué la Côte d'Ivoire dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, semant la désolation dans notre pays.

Votre combat était indispensable”. C'était le sieur Alassane Dramane Ouattara qui s'adressait en ces termes aux responsables des Forces Nouvelles à Bouaké, où il était récemment en tournée.
Oui le combat de la rébellion armée qui a:
endeuiller des milliers de familles
spolier d'honnêtes gens de leurs biens, leurs souvenirs et leur avenir,
fait des milliers de déplacés,
massacrés des gendarmes désarmés,
mis toute la Côte d'Ivoire à genoux...
Oui ce combat était indispensable car il a permis à Alassane Dramane Ouattara un Burkinabé d'être candidat à l'élection présidentielle de Côte d'Ivoire.

Vive la méchanceté, vive l'oubli, vive la schizophrénie des journalistes Ivoirien et de certains politiciens de notre pays, vive la mauvaise foi pour que survive une nation défigurée.