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05 août 2013

BEN SOUMAHORO passe le régime au scanner: Alassane Dramane Ouattara pourquoi provoquez vous les Ivoiriens ?

 

 En l’an de grâce 1990 Alassane Dramane Ouattara déclare au cours d’une conférence de presse dans les locaux de la BCEAO à Abidjan-Plateau, que s’il avait un parti unique en Côte d’Ivoire il ferait des miracles. Le multipartisme venait d’être réintroduit dans le système de gouvernement de la République  (Avril 1990), après des revendications et des manifestations consécutives aux décisions d’application des mesures économiques et sociales impopulaires imposées par les institutions financières internationales au gouvernement de Félix Houphouët-Boigny et après «  l’échec  » des plans successifs de Moïse Koumoué Koffi et Arsène Assouan Usher . Alassane Dramane Ouattara réclamait le retour au parti unique, quelques mois à peine après son historique abrogation par Félix Houphouët-Boigny lui-même et par le PDCI-RDA. Alassane Dramane Ouattara qui n’était pas encore Premier Ministre  mais seulement président d’un obscur organisme inventé par lui-même pour soit disant redresser l’économie nationale malade, a tourné en ridicule les plans de Moïse Koumoué Koffi et Arsène Assouan Usher  pour mieux atteindre son objectif : celui de devenir chef du gouvernement de la République. Malgré le puissant appui occulte dont il bénéficiait auprès de Félix Houphouët Boigny, Alassane Dramane Ouattara a tenu à garder son poste de gouverneur de la BCEAO à Dakar, parce qu’il n’était pas totalement assuré du succès de son entreprise. Il faut simplement retenir que l’homme voulait un parti unique pour la simple et bonne raison que l’opposition qui avait réussi à déstabiliser le grand Félix Houphouët Boigny, lui faisait déjà peur. Tout son comportement et sa méthode de gouvernement ont démontré par la suite qu’Alassane Dramane Ouattara n’était pas et n’avait aucune chance de devenir un démocrate : arrestation de Laurent Gbagbo en 1992, introduction de la carte de séjour pour les étrangers, imposition du certificat de nationalité pour l’obtention de la carte Nationale d’identité, collecte des taxes et impôts par des agents encadrés par les forces de l’ordre, pressions extraordinaires sur les opérateurs économiques Libanais pour des paiements d’impôts anticipés, menaces permanentes sur les enseignants dont les salaires avaient été réduits de moitié, dissolution de la Fesci sous Soro Guillaume, mise sous le boisseau des partis d’opposition par une loi anticasseurs, confiscation et musèlement de la presse et de l’audiovisuel par une loi liberticide, arrestations extrajudiciaires courantes, délits d’initiés, vol et détournement du budget à grande échelle, etc…Tout cela se passait entre 1989 et 1993. Déjà !

En ce qui concerne la gouvernance actuelle de Alassane Dramane Ouattara, il est temps de mettre les barres aux « t » et les points sur les « i » devant l’inflation galopante des fautes, crimes et mensonges d’un homme qui a introduit la violence, la fraude électorale, la haine de l’autre, le vol institutionnel, le mépris de la vie humaine, une croyance narcissique hypertrophique  en sa seule et unique personne,  qui le rend dangereux. Si vous ne connaissez pas Ouattara, lisez la petite histoire qui va suivre et vous aurez tout compris : « Un homme se mire dans une glace. Mon Dieu ! S’écrit-il. S’il existe un homme plus beau que moi, je voudrais qu’on me le présente ». Pour Ouattara, tous les Ivoiriens sans exception sont nuls. A partir de quoi, il s’est octroyé le droit de nommer n’importe qui n’importe où pour faire n’importe quoi. Tout cela n’a aucune importance pour lui puisque tout le monde est nul. Et il croît tout seul pourvoir faire au vice l’hommage de la vertu. Imaginez une salle de classe où le professeur pose à ses élèves une question piège : « Savez-vous la différence entre Dieu et Alassane Ouattara ? » Réponse, non. Solution : « Dieu lui, ne se prend pas pour Alassane Dramane Ouattara. » Laissons là ces aspects du caractère de ce personnage singulier, pour la simple et bonne raison que les médecins conseillent de ne pas interpréter une posture qui entre dans la pathologie psychiatrique. Cet homme là a introduit aussi dans notre pays une pratique qui elle, fera durablement beaucoup de mal à nôtre démocratie naissante et à la paix. « Si je perds les élections c’est qu’on aura organisé des fraudes massives ». Cela s’appelle une prédiction créatrice. Aujourd’hui, Alassane Dramane Ouattara a profité du fait avéré que l’opposition tout entière ressemble désormais à un théâtre d’ombres pour asséner ses vérités et tirer à son seul profit les bénéfices de ses théories fumeuses et dangereuses. Il ne faut pas s’y tromper. Pour moi le PDCI-RDA fait aussi partie de l’opposition. Mais il semble être le seul à ne pas le savoir.  Tous les observateurs sérieux ont fini par se rendre compte que Alassane Dramane Ouattara n’avait aucun plan pour gouverner la Côte d’Ivoire. Quand il arrive dans ce pays en 1989, il trouve en place un Félix Houphouët-Boigny déjà diminué, un gouvernement affaibli par la crise systémique mondiale mais il s’aperçoit aussi que pour ne pas être débordé, le Président Félix Houphouët-Boigny a institué une organisation du gouvernement qui avait donné tous les pouvoirs à quatre personnalités dont les activités tournaient autour de la DCGTX.

Antoine Césaréo régnait alors en Grand Maitre de l’ordre de ce « gouvernement de l’ombre », auquel Félix Houphouët-Boigny avait donné tous les pouvoirs d’une primature véritable.  Il ne manquait plus qu’un décret pour donner une réalité politique à cet organe technique informel. Pour sauver les apparences du régime Présidentialiste, le Président Félix Houphouët-Boigny n’a jamais signé ce décret. Cette « équipe de surdoués » comptait donc : Antoine Césaréo DCGTX, Alain Belkiri Secrétaire Général du gouvernement, Guy Nairay Directeur du cabinet du Président de la République  et Norbert Kouakou DG de la CAISTAB. Un point, un trait. Le vrai gouvernement de la République  réduit à la portion congrue, ressemblait à un ectoplasme et aucun Ministre  n’osait porter la contradiction à Antoine Césaréo, qui avait fini par devenir le vrai patron du pays. Il était trop exemplaire et trop puissant pour durer. Son règne prendra fin très vite, dès que Dominique Nouvian Folloroux aura pris pieds au palais Présidentiel auprès de Félix Houphouët-Boigny. Mais ceci est une autre histoire... Quand Alassane Dramane usurpe le pouvoir en avril 2011 dans les conditions qui n’ont échappé à personne, il n’a en tête qu’une seule formule de gouvernement : le modèle Antoine Césaréo. Alassane Dramane Ouattara ne nourrit alors qu’un seul projet ; faire revenir Antoine Césaréo pour reproduire le même schéma Houphouëtien de l’époque glorieuse. Mais il y a un os. Dominique Folloroux qui voyait en Césaréo un obstacle à ses projets politiques, était à la base de la rupture du contrat personnel non écrit qui liait Félix Houphouët-Boigny à l’ingénieur-général Français. Cet homme exceptionnel qui avait fini par aimer profondément Félix Houphouët-Boigny, quitte la Côte d’Ivoire les larmes aux yeux mais il avait au moins compris d’où venait le coup de boutoir de son « expulsion ». Comme Alassane Dramane Ouattara n’avait aucun autre plan pour exercer le pouvoir dans un pays qu’il ne connait pas, la réhabilitation d’Antoine Césaréo est devenue incontournable à ses yeux. Et il a dû l’imposer à son entourage et même à son épouse. A moins que ce ne soit l’inverse. Mais c’est bonnet blanc – blanc bonnet. Ou alors Amadou Gon Coulibaly et Serrey Eiffel anciens adjoints de Césaréo à la DCGTX ont pu être les fers de lance du retour de leur ancien Mentor. Toujours est-il que l’équipe se reconstitue. Pas forcément avec les mêmes. Alain Belkiri n’a pas accepté l’offre, Guy Nairay et Norbert Kouakou sont morts mais Nicolas Sarkozy de Nagy Bosca qui a installé de force Alassane Dramane Ouattara au pouvoir, trouve des solutions rapides : ainsi le « Shadow Cabinet » de Ouattara se compose comme suit :


-      Antoine Césaréo : Ministre  des Travaux Publics, Ministre  des affaires étrangères et du commerce international de la Côte d’Ivoire.

 

-      Phillipe Serey Eiffel : Ministre  des finances de la Côte d’Ivoire.

 

-      Général Claude Réglat : Ministre  de la défense de la Côte d’Ivoire.

 

-      Général Marc Paitier : Ministre  de l’intérieur de la Côte d’Ivoire.

-      Christian Delmotte : Ministre  de la santé de la Côte d’Ivoire.


-      Anne Meaux : Ministre  de la communication  de la Côte d’Ivoire.

 

-      Cédric Lombardo : Ministre  de l’environnement de la Côte d’Ivoire que Dominique Folloroux a ramassé au palais pour récompenser sa mère Liliana Lombardo  d’avoir trahi Simone Gbagbo son amie inséparable.

-      Jean Louis Blanc : Ministre  chargé du parc automobile du palais présidentiel.


-      Fréderic Bedin : Ministre  chargé des grands événements de la Côte d’Ivoire.


-      Olivier Payet : Ministre  des cuisines du palais présidentiel – ancien chef cuisinier de l’hôtel Tiama et beau-cousin de Dominique Folloroux.


-      Dominique Nouvian Folloroux Ouattara : Super-Ministre  et chef auto proclamé du gouvernement de l’ombre.

Après quoi vous aurez compris pourquoi Alassane Dramane Ouattara se fout totalement d’avoir un gouvernement compétent, efficace et national. Quelques « bougnoules » lui suffisent pour faire illusion sur le plan international alors que le vrai pouvoir est ailleurs. Une Mercedes Benz, une 4 X 4, une Résidence de fonction, une secrétaire parfois très particulière, quelques maitresses, des conférences à l’Etranger sans compte-rendus, les gros plans de la RTI pour frimer au quartier, quelques costumes de chez Francesco Smalto suffisent au bonheur de ces nègres fascinés par les apparences. La Cote d’Ivoire ? On s’en fout ! Les raisons profondes des choix qui peuvent surprendre et même choquer  viennent de ces dispositions que l’on vous cache. J’ai décidé de vous faire découvrir quelque uns de ces Ministres-tocards, en essayant de ne pas trop blesser leur vanité. Evidemment la liste n’est pas exhaustive et le choix a été tiré à la courte paille.

 

ADAMA TOUNGARA :


De tous ces Ministres  corrompus et incompétents, le pire n’est pas Adama Toungara qui est placé aujourd’hui sous les feux de la rampe pour avoir perdu le tiers de son ministère et la totalité de son honneur. Parce qu’en fait, comment supporter la présence de ses collègues qui le regarderont désormais avec des yeux de merlans frits tous les mercredi Matin, sans écoper d’une poussée d’hypertension artérielle ? Pourtant  Adama Toungara est le seul à qui une telle mésaventure n’aurait jamais dû arriver aujourd’hui. Directeur Général de PETROCI dans les années 1970 et éminence grise du même Ministère des mines, il avait réussi à se faire « virer » par Félix Houphouët-Boigny qui pourtant lui portait une réelle affection. L’homme a été brutalement remplacé alors par Daouda Thiam Ministre  des mines du Général Robert Guéi après le coup d’Etat de 1999 et actuel conseiller spécial de Alassane Dramane Ouattara pour les mines. Chaque Ivoirien sait maintenant que c’est Adama Toungara qui a conduit à la découverte du pétrole au large de Grand-Bassam ce qui a emmené Félix Houphouët-Boigny à boire le premier verre de champagne de sa vie. L’histoire ne dit pas si le champagne était du « Trouillard ». Personne ne peut m’expliquer comment Adama Toungara peut encore avoir commis les mêmes fautes au même endroit. Les détracteurs de l’ingénieur du pétrole diplômé de l’université de Californie disent de lui qu’il est atteint d’une propension congénitale et maladive au gaspillage, à la luxure et à la concussion.  Ses amis eux, sont profondément choqués et déçus.


ALAIN LOBOGNON :


Un homme sorti de nulle part et qui aspirait déjà en 1995, à devenir le Président des Jeunes Républicains (RJR) alors que pour la fonction il avait été frappé par la date de péremption, parce qu’il avait au moins 40 ans. Aucun jeune de l’époque n’avait envie de se voir représenté par cet extraterrestre qui semblait avoir été lobotomisé à la suite de troubles invisibles à l’œil nu. Alain Lobognon le bien nommé sortait sans doute du laboratoire du Docteur Frankenstein (version Boris Karloff) et son allure faisait peur aux jeunes républicains qui étaient habitués à d’autres standards de représentations physiques. Pour ne pas vous torturer davantage, il faut dire tout simplement que « la tête » du candidat Lobognon ne leur convenait pas. Et Alain Lobognon qui venait de Port-Bouet comme « Godzilla » venait de la mer, fut brutalement jeté par l’électorat jeune du parti dans un fracas épouvantable. Alain Lobognon que personne ne voulait connaître ni avant ni après l’élection, est arrivé quatrième et dernier après Touré Vazoumana troisième, Amadou Coulibaly deuxième et Odjé Tiakoré qui a eu la faveur des votants au congrès de Daloa en 1996. Dès lors, la trappe s’est ouverte sous les pieds d’Alain Lobognon  qui n’est plus entré dans aucun calcul du RDR. Alors que l’on croyait que la nuit s’était étendue sur ces projets,  la créature du Docteur Frankenstein refait surface au milieu de la rébellion de 2002 où il fait merveille parce qu’il a le physique de l’emploi. Il s’accroche désespérément à Soro Guillaume et sa fidélité au « maître des ténèbres » de Bouaké  lui vaudra d’être nommé Ministre  dans un cafouillage indescriptible peu après Linas-Marcoussis. Par la suite tout le monde aura compris qu’il a été maintenu au gouvernement au double motif qu’il appartenait au clan des « Soro Boys » et qu’il était Krou, argument en béton pour servir de faire-valoir à la secte tribale nordiste du RDR. Vous avez sans doute remarqué que personne n’a parlé de diplôme, de qualification ou même de compétence. Ce n’est pas nécessaire parce que le monde de Ouattara a donné un autre sens et un autre contenu au mot «  technocrate ». Il suffit d’arriver dernier à une élection, d’avoir du sang sur les mains, n’avoir rien dans la tête pour être coopté par ceux qui vous ressemblent, « And So On ». Ce ne sont pas les exemples qui manquent, même au sommet du RDR et du gouvernement lui-même.

Alassane Dramane Ouattara ne sait pas que la Côte d’Ivoire existait avant lui et qu’elle continuera bientôt de vivre après lui et sans lui. Que ses amis lui demandent de faire un peu attention, parce que les Ivoiriens ne sont pas des « bougnoules ». Ils ne disent rien pour l’instant. Mais pour combien de temps encore ?

 

BRUNO NABAGNÉ KONÉ :


Les preuves de l’incompétence de Koné Bruno s’étalent sur tous les murs de Côte d’Ivoire Telecom et Orange, au point que les Français ont été obligés de le ramener discrètement en France en attendant des jours meilleurs pour son Mentor Alassane Dramane Ouattara. Je pensais que la promotion-canapé était exclusivement réservée aux femmes. C’était mal connaitre les pratiques du clan Ouattara. Il existe là-bas ce qu’on appelle « la collaboration horizontale », délit répandu à tel point qu’il n’est pas rare de constater qu’un Ministre  légalement marié se croît en droit de faire montre de sa virilité procréatrice à l’endroit d’une conseillère spéciale du Chef de l’État au demeurant nièce directe du même chef de l’État.

Ce n’est pas grave puisque Monsieur le Ministre  Bruno Koné, Mademoiselle la conseillère spéciale Touré Masséré et la croisière de Magellan s’amusent. Des bébés peuvent naître dans cette administration joyeuse pendant que « les blancs travaillent ».


KANDIA KAMISSOKO CAMARA :

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La preuve évidente du mépris d’Alassane Dramane Ouattara pour l’État, la République  et le Peuple Ivoiriens se matérialise dans la nomination de Kandia Kamissoko Camara en qualité de Ministre  de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique. Rien au monde ne peut objectivement justifier un tel choix sinon la triple volonté d’Alassane Dramane Ouattara de punir les Ivoiriens pour l’avoir rejeté dès le départ de son aventure ubuesque de conquête du pouvoir d’État en Côte d’Ivoire, de ne l’avoir pas aimé, et de l’avoir renvoyé à ses origines qu’il avait honteusement reniées. Kandia Camara elle est Ivoirienne, marié à un Guinéen descendant d’une grande famille ayant servi loyalement la République  de Côte d’Ivoire. Kandia Camara est même inscrite en bonne place au palmarès national du sport. Au plan politique son seul fait de guerre a consisté à créer une petite ONG sans militant et sans membre du nom de CORACEF à l’intérieur du PDCI-RDA dans les années 90. CORACEF était un organe fantôme inopérant dans la mesure où le PDCI ne reconnait jamais les courants. Sentant assez rapidement que le PDCI allait le jeter, elle s’est précipitée fort opportunément dans les bras du RDR qui venait de naître en 1994. Voici pour la « brillante carrière politique » de la non moins brillante handballeuse. En dehors de cela, elle s’était plutôt illustrée par des actes passablement impudiques au bahut de Bouaké sur ces congénères internes qui l’avaient surnommée « Wara ». Kandia Camara qui possède un culot incommensurable que j’ose qualifier de professionnel  avec votre permission, a prétendu qu’elle avait fait des études pour enseigner l’Anglais alors qu’elle n’a jamais parlé un traître mot de la langue de Kate Middleton. Elle s’est solidement accrochée à la famille Ouattara pour se frayer un chemin dans la secte tribale du RDR dont elle est devenue assez rapidement un membre influent. Son manque total de « classe » et son agressivité sur les plateaux de télévisions ont fait la joie du Mentor du RDR qui s’est cru obligé de récompenser Kandia Camara en nommant de ce fait la femme la plus mal éduquée de la République  au Ministère du même nom. L’affaire est tellement grave qu’elle a laissé les enseignants d’abord, la communauté internationale ensuite sans voix. Les Ivoiriens qui la connaissent bien se sont écriés « Mon Dieu qu’est ce qui nous arrive ! ». Pour insulter l’intelligence des Ivoiriens Ouattara n’aurait pas pu trouver pire. Seul point positif de la nomination de Kandia Camara au gouvernement de la République, le développement exponentiel du commerce des mèches à tissages Brésiliennes et Nigérianes et des produits cosmétiques éclaircissants du Ghana. Le pouvoir d’achat de « Wara » a changé ! Ma sœur, Ministre  là c’est doux deh !

 

HAMED BAKAYOKO :

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Très peu de choses pour camper le personnage. Il n’était rien avant, il n’est rien après, sauf qu’on signale assez régulièrement à l’attention des Ivoiriens qu’il a fait de sommaires et fugaces études de Médecine en Haute Volta, qu’il est un danseur émérite de « Ndombolo » et de « Bachégué », qu’il est un loubard professionnel, et un tenancier de bars en Côte d’Ivoire et en France Rue de la Croix-Nivert à Paris, savamment introduit par ce fait dans les milieux de la pègre ; en somme notre petit Al Capone quoi ! Je vous ordonne donc d’être fiers de nôtre Grand Ministre  de l’Intérieur. Mais il y a quand même une tâche au milieu de ce beau tableau. Hamed Anliou Bakayoko est quand même celui qui a conduit « le commando » qui a mis fin à la vie de l’Etudiant Thierry Zébié. Pourquoi cette accusation qui lui met du sang sur les mains revient-elle de manière si récurrente sans qu’il ne se trouve personne pour la démentir ou pour l’expliquer ! ? C’est tout cela qui fait de Hamed Bakayoko « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Voilà comment ça se passe maintenant qu’il est le premier flic et le premier loubard de la République .

Pour le Ministre  de l’Intérieur et de la sécurité de Alassane Dramane Ouattara :

-      Quand un homme parle seul c’est qu’il est habité par une grande angoisse. Il faut qu’il en trouve les raisons. N’oubliez pas qu’il y a des caméras de surveillance partout y compris dans votre salle de bain, quand vous en possédez une.  

-      Quand deux personnes se parlent cela s’appelle un échange. Ca peut poser problème, on ne sait jamais, c’est inquiétant. 

-      Si trois personnes se rencontrent pour bavarder, normalement cela s’appelle une conversation. Mais cela peut être convivial ou dangereux. La prudence est recommandée aux services.

-      Quand quatre personnes se rencontrent pour se concerter c’est forcément un complot. Le CCDO est aussitôt alerté. Mais la conspiration est forcément Gbagboïste.

-      Cinq personnes réunies dans une unité de lieu et de temps, Mon Dieu c’est un coup d’État de préférence ourdi par les pro-Gbagbo.

-      Quand les intrigants sont au nombre de six et plus c’est automatiquement une révolution des « anciens mercenaires libériens » pro-Gbagbo. Toutes affaires cessantes il faut supplier « Licorne et ONUCI » d’intervenir.

A cela il faut ajouter l’adoubement de ses « frères de lumière » les Francs-mâcons, la promotion des homosexuels, la protection de la fratrie Ouattara, le contrôle et la gestion par le Super-Ministre  des enlèvements quotidiens d’opposants pro-Gbagbo, des exécutions extrajudiciaires, des disparitions de paisibles citoyens, et des coups tordus ordonnés par Alassane Dramane Ouattara lui-même. Ainsi va la sécurité « façon HamBak-Magellan » dans notre beau pays.

 

GAOUSSOU TOURÉ MULTIPRODUITS :


Il est assez surprenant qu’un Banquier même autoproclamé et funambule de la finance comme Alassane Dramane Ouattara ne se soit pas aperçu avant de le nommer au gouvernement, qu’un de ses Ministres  en l’occurrence Gaoussou Touré a été failli deux fois et renvoyé de la SGBCI où il avait participé à des malversations importantes qui auraient dû le conduire à la MACA pour au moins 20 ans. Ces faillites frauduleuses étaient liées à la mauvaise gestion de ses affaires personnelles qui l’ont emmené à spolier les pauvres paysans du Nafana de plusieurs Milliards de F.CFA dûs au titre de plusieurs récoltes impayées d’anacardes (Noix de Cajou). De plus, le désormais Ministre  des transports a détourné tous les fonds de la COOPEC d’Odienné montée avec l’argent des cadres, sans jamais rendre des comptes aux actionnaires. Comment un banquier central devenu Président de la Répusblique  d’après lui peut-il ignorer ces faits punis par la loi et qui classent son futur Ministre  au rang des pires malfrats du pays ? Sous le régime de Laurent Gbagbo, le truand Gaoussou Touré multiproduits qui aspirait à devenir Président du Conseil Général du Denguélé, a vu sa candidature annulée par une décision de justice. Les Odiennéka ont ainsi été sauvés de ses projets funestes. Comment Alassane Dramane Ouattara a pu ne pas s’apercevoir qu’il avait affaire à un escroc patenté ? Bien sûr qu’il savait ! Mais Alassane Dramane Ouattara se fiche totalement des lois Ivoiriennes établies avant lui et il avait de surcroît une dette à payer à son  grand et généreux protecteur Lamine Diabaté qui est en fait l’oncle de « Massogbai », l’épouse de Gaoussou Touré. D’autre part, contre toute attente la répartition nouvelle des attributions au gouvernement a transféré à Monsieur Gaoussou Touré des décisions qui revenaient de droit au Ministère des infrastructures économiques. Les magouilles ne se sont pas faites attendre : attribution du deuxième terminal à conteneurs du Port autonome d’Abidjan, réaction bien comprise de Jean Louis Billon, cour de Justice de l’Uemoa, Martin Bouygues, Vincent Bolloré et consorts, charivari au gouvernement, corruption galopante au bord de la lagune Ébrié , silence pesant de Alassane Dramane Ouattara, qui savait pertinemment, qu’on en arriverait là avec son Ministre  Gaoussou Touré. Alassane Dramane Ouattara doit apprendre à respecter les Ivoiriens.   


RAYMONDE GOUDOU COFFIE :

 

Madame Raymonde Goudou Coffie dont personne n’a jamais remarqué le militantisme au RDR, s’est brusquement retrouvée « scotchée » dans une suite-junior de la République  du Golf, où elle s’est distinguée par son agitation particulière et ses propos agressifs à l’encontre des proches de Laurent Gbagbo et du Président en exercice qu’il était au moment de son arrestation en 2011. Voici ce qu’elle déclarait alors, exactement au moment où Laurent Gbagbo était emmené dans sa première prison à l’Hôtel du Golf avec son épouse Simone. Madame Raymonde Goudou Coffie était hystérique. Aux dires des témoins oculaires, elle bavait de rage : « Je savais que Wattao allait nous trahir. Il a laissé cet imbécile vivant au lieu de le bousiller »  dixit Raymonde Goudou. Laurent Gbagbo n’a pas été tué, n’en déplaise à Madame Goudou Coffie. Mais on aura remarqué sa macabre détermination. Pourtant personne ne connaissait cette pharmacienne Alassaniste zélée, dans les cercles du pouvoir Gbagbo.  Par conséquent personne, à fortiori  Laurent Gbagbo, n’a pu lui faire du mal. Il faut savoir que chez les Ouattara il faut toujours montrer « patte blanche » pour comprendre le comportement et les propos de cette dame au demeurant charmante. Pour mieux comprendre encore le cas Raymonde Goudou, il faut savoir que comme son patron Alassane Dramane Ouattara, elle a quelque chose à cacher dans son rapport à la Nation Ivoirienne. Raymonde Goudou épouse Coffie est Française de naissance, d’un père Antillais Goudou Charles. Cet homme, le père biologique de Raymonde était très connu en Côte d’Ivoire où il a résidé pendant de nombreuses années… Pourquoi n’en parle-t-elle jamais ni en public ni en privé ? Voici au moins une preuve qu’elle n’est pas apatride comme son patron Alassane Dramane Ouattara. Alors, qu’est ce qui la fait courir la Raymonde Goudou, au point d’en vouloir à un tel degré à Laurent Gbagbo qui ne la connait même pas ? 


ANNE DÉSIRÉE OULOTTO :


La mythomanie, la cleptomanie, la capacité de dissimulation, l’opportunisme bruyant, sont les qualités indispensables pour faire partie du cercle concentrique le plus proche de ce « Président » qui est passé maître dans l’art de mentir avec l’autorité de l’Etat. A ce jeu là, Anne Désirée Oulotto s’est supérieurement surpassée au point de devenir la « bonne à tout faire » de madame Dominique Ouattara. C’est en partie ce qui explique son transfert au Ministère de la famille (Quelle famille ?), de la femme et des « Children of Riviera Golf ». En dehors de sa lourdeur intellectuelle et de sa faiblesse morale, sans compter l’incompétence qui hélas ne lui est pas exclusive dans le panier à crabes du « Dramanistan », il faut reconnaître son mérite d’avoir su s’émanciper du diktat de la mensuration… Peut  être est-ce bon de s’arrêter là aujourd’hui par charité Chrétienne, pour les raisons que vous ne savez pas.


NATIONALITÉ ET RÉFORME FONCIERE. 

Après nous avoir imposé un gouvernement nul, inutile, incompétent et inefficace auquel il convient de substituer le cabinet Français de l’ombre qui gouverne réellement la Cote d’Ivoire, voilà qu’Alassane Dramane Ouattara veut nous imposer une réforme foncière au bénéfice de ses frères Mossi à travers un réexamen de la loi sur la nationalité. Alassane Dramane Ouattara est logique avec lui-même. Quand il parle d’apatridie il a raison, mais ce qu’il veut cacher, c’est qu’il est le seul apatride de ce pays. Il n’est pas Ivoirien et il a en même temps renié son pays la Haute Volta, ses parents et son honneur. Il n’y a pas de meilleure définition de l’apatride. Souvenez-vous. Alassane Dramane Ouattara est le premier et le seul intervenant au forum de la réconciliation de 2001 à avoir utilisé le terme apatride pour expliquer son propre statut. Vouloir maintenant étendre son usage à un demi-million de Mossi nés sur notre sol est une forfaiture, une imposture et une méconnaissance du problème  de ces Mossi qui n’en demandent pas tant. Si vous rencontrez Alassane Dramane Ouattara, dites lui d’arrêter son numéro de « Djinamory». S’il continue sa prestidigitation politique insensée, les Ivoiriens vont perdre leur sens de l’humour et ça risque d’aller mal pour lui. A force de vouloir pousser toujours plus loin la provocation, il va finir par connaître et subir la vraie nature du peuple Ivoirien.

Parmi les enfants de ce pays, il y a des personnalités qui parlent peu. Quand elles réagissent à un problème ou à une situation, il faut nécessairement en prendre la mesure et raison garder. Mais chacun de nous sait que Alassane Dramane Ouattara et la raison ne font pas bon ménage. Et comme il ne connait personne dans ce pays, je me fais un devoir de lui présenter Gaston Ouassenan Koné et le prie de m’en être reconnaissant.

 

Général de gendarmerie à 32 ans, Ministre , plusieurs fois Ministre  de la sécurité, d’une efficacité redoutable, qui a inspiré des chansons restées célèbres dans les répertoires de supers-stars de notre show business, ambassadeur en Argentine, député depuis plus de 20 ans, Maire de Katiola ayant tenu la dragée haute au vieux et valeureux Général Ouattara Thomas Daquin dans la région du Hambol, Président du groupe parlementaire PDCI-RDA, un Président toujours posé et conciliateur, sous le nez et à la barbe duquel le RDR vient d’agiter le petit Jean Louis Billon de manière grossièrement opportuniste, en lui attribuant le poste de Président du conseil régional de Katiola. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que du haut de son piédestal usurpé de Président de la République, Alassane Dramane Ouattara essaie d’imposer à la représentation Nationale et au PDCI-RDA des notions jamais usitées dans notre pays : apatridie et autres termes barbares tournant autour de la Nationalité, sans compter le gravissime problème de la Réforme Foncière d’un pays qu’il ne connaît pas et qu’il veut régler avec des arrières-pensées micro-colonialistes et macro-tribales. Il n’est alors pas étonnant qu’un homme de bon sens comme Gaston Ouassenan Koné retrouve les accents martiaux de sa jeunesse pour lui dire « Halte là, ceci est la ligne rouge » dans des termes qui ne prêtent à aucune équivoque. Mais comme je sais que Alassane Dramane Ouattara ne comprend pas bien le Français je me ferai l’indicible plaisir de lui présenter Billy Billy pour qu’il lui fasse une explication du texte que voici : « La Nationalité est un élément fondamental  de la souveraineté Nationale, c’est pourquoi son encadrement juridique ne saurait être aussi facilement rendu caduc par l’effet automatique des traités et autres accords même dument ratifiés. En notre sens, en insérant cette disposition, nos devanciers ont sans nul doute voulu nous inviter à faire preuve d’une vigilance particulière avant d’autoriser la ratification d’instruments légaux internationaux relatifs à la nationalité » dixit Ouassenan Koné.

La Cote d’ivoire n’est pas née aujourd’hui. Même s’il n’a que dédain pour ses prédécesseurs, pourquoi Alassane Dramane Ouattara cherche-t-il à imposer une loi inique à marche forcée là où les problèmes ont été réglés par les faits, par la raison et par l’histoire. Attention Ouattara, les Ivoiriens ne sont pas loin de perdre leur sens de l’humour et de la dérision. A bon entendeur…

 

MAMADOU BEN SOUMAHORO

Ancien Député Indépendant à l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire. 

02 Aout 2013

29 juillet 2013

INTERVIEW de Claudus Kouadio par 'Notre Voie'

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Exilé pro-Gbagbo et cyber-activiste bien connu, Claudus Kouadio est tout entier engagé dans la vision politique de Laurent Gbagbo. Ayant abandonné sont emploi pour un exil forcé, il n’est pas prêt à rentrer tant que le régime d’Alassane Ouattara continue d’opprimer le peuple Ivoirien. 

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1: Claudus Kouadio, c’est votre nom ou un pseudonyme ?

Je suis Kouadio Jean-Claude à l’état civil. Kouadio est mon nom de famille et Claudus le résultat d’une légère mutation de Claude – l’un de mes prénoms. Claudus Kouadio est donc un pseudonyme qui est mon identité virtuelle dans la Blogosphère et sur les réseaux de cyber-activistes. 

2: Vous vivez hors du pays, peut-on savoir les raisons qui vous ont amené à quitter le pays ?

La vérité est que, comme des milliers d’Ivoiriens contraints à l’inconnu de l’exil pour des raisons aussi multiples que diverses, « je tente de survivre hors de mon pays la Côte d’Ivoire ». Je ne peux prétendre « vivre » hors du pays. Cela serait aller dans le sens de nos détracteurs et les conforter dans leurs affirmations dilatoires qui voudraient que nous soyons hors de la Côte d’Ivoire, de par notre propre volonté et qui serait la résultante d’un simple dédain vis-à-vis de l’imposture militarisée qu’est le régime de Mr Alassane Dramane Ouattara.

J’ai quitté la Cote d’Ivoire au matin du 17 Avril 2011 - donc 6 jours après l’enlèvement du Président Laurent Gbagbo par le triumvirat - armée Française – Force Militaire de l’ONU en Côte d’Ivoire – forces rebelles et milices tribales de Alassane Dramane Ouattara. Mon départ a été vite décidé et motivé par deux raisons essentielles :

-      Me mettre en sécurité à l’égard des nombreuses menaces de mort dont je faisais l’objet et cela de manière récurrente depuis janvier 2011, sinon bien avant.

-      Etre à l’abri hors du pays, pour pouvoir continuer la bataille médiatique qui faisait rage, dans la conquête de l’opinion mondiale qui était abreuvée de contre-vérités sur le drame à ciel ouvert qui se déroulait en Côte d’Ivoire.

Rester en Côte d’Ivoire était synonyme de m’exposer à la mort ou à la prison, pour un délit sur mesure, comme ils savent si bien en inventer. Je m’interdisais aussi cette auto flagellation qui était d’observer un mutisme coupable, en me cachant pour tenter de me faire oublier par les nervis du RDR, qui juraient d’en finir avec moi. Ma conscience m’interdisait une telle attitude indigne du sens noble de mon engagement pour mon pays.

3: Estimez-vous que vous avez vraiment eu raison de partir ?

Malgré les difficultés et contraintes énormes auxquelles je dois faire face au quotidien dans cet exil forcé et non préparé, aujourd’hui encore plus qu’hier je me rends compte que j’ai eu raison de prendre cette décision difficile, qui en 2011 a été la plus grande déchirure de mon existence.       

 4: Envisagez-vous de rentrer au pays ?

A vrai dire, tout me manque de ma Côte d’Ivoire : le bruit de nos rues, les odeurs, mon travail, les miens... tout me manque chaque jour un peu plus. Comme le dit la maxime « On est jamais mieux que chez soi ».

Alors bien entendu retourner dans mon pays au plus vite est mon souhait le plus cher. Mais aujourd’hui je fais partie d’un ensemble : il ne s’agit plus de moi en tant que personne physique mais d’une entité dans un outil de combat – le rouage dans un mécanisme complexe. Mon engagement au départ n’était soumis à aucune autre hiérarchie vu que je suis la tête de file de la mouvance de cyber-soldats, cyber-activistes et blogueurs que nous avions propulsé déjà entre 2008 et 2010 dans notre bataille médiatique pour restaurer la vérité historique et socio-politique de notre pays. En exil le schéma est le même mais les enjeux nouveaux me soumettent à un autre organigramme. Je suis en mission pour les Patriotes Ivoiriens, les Panafricanistes et les démocrates du monde. Ce sera avec joie, que je retournerai en Côte d’Ivoire une fois ma mission achevée avec succès, et la Côte d’Ivoire restaurée. D’ici là, je continue de prier pour que ce régime ubuesque arrête de faire souffrir mon peuple qu’il tyrannise, spolie et massacre. Si toutefois au nom de l’ensemble, le devoir m’appelait à prendre le chemin du retour pour servir notre cause en étant sur le terrain en Côte d’Ivoire, je répondrai par l’affirmative à l’appel des arènes.

5: Vous êtes très présent sur les réseaux sociaux. Pourquoi avez-vous choisi ce moyen de combat ?   

Je suis utilisateur d’internet depuis les années 2000. J’ai eu le temps de suivre son évolution. Depuis l’explosion de la toile « internet », la naissance des réseaux sociaux a été la dernière révolution sur ce moyen de communication. Loin devant les medias conventionnels (Télévision, Radio, Presse Ecrite), les réseaux sociaux sont devenus le plus puissant moyen de communication et d’information de par leur très grande audience. En outre, cette audience en temps réel est très variée ; ce qui constitue un avantage majeur à l’ère de la mondialisation. Le choix des réseaux sociaux s’est imposé facilement et de lui-même tant son accessibilité est devenue encore plus aisée et pratique avec les appareils mobiles (téléphones portables, tablettes tactiles).

En outre, lorsque dans notre pays qu’est la Côte d’Ivoire le régime brutal qui usurpe le pouvoir d’Etat a caporalisé la télévision, la radio Nationale et après avoir mis en coupe réglée les journaux qu’il ne contrôlait pas dans la presse écrite, les réseaux sociaux se présentent comme une aubaine, une source intarissable.

6: Pourquoi avoir choisi de défendre la cause Gbagbo alors ? Est-ce par sympathie pour l’homme ? Par conviction idéologique ou par simple effet de mode ?

Les raisons pour « défendre la cause Gbagbo » foisonnent. Aussi, de prime abord il faut situer cette « défense » dans un contexte et selon les périodes. Pour la période d’avant « Elections 2010 » ce n’est ni la personne de Gbagbo encore moins son parti le Front Populaire Ivoirien (FPI) que nous avons soutenu et défendu mais sa légitimité, le respect de nos institutions et la soumission à l’autorité de l’Etat.

Pendant la campagne pour les élections présidentielles de 2010, notre choix s’est porté sur le candidat du Front Populaire Ivoirien (FPI) dont la candidature a été présentée par un rassemblement de partis politiques réunis au sein d’une mouvance nommée LMP (La Majorité Présidentielle). Ce choix a été guidé par la perspicacité et le pragmatisme du programme de société que Laurent Gbagbo proposait. En outre, sa connaissance de de la Côte d’Ivoire et de son peuple, son Patriotisme avéré, ses ambitions pour notre nation mais surtout son bilan très positif malgré la situation de guerre ont convaincu cette majorité qui l’a élu au suffrage universel lors du second tour de scrutin de Novembre 2010.

Survint ensuite le coup d’Etat du 11 Avril 2011, le renversement puis l’emprisonnement illégal du Président Gbagbo et de quasiment tout le bureau de la direction du FPI pour ceux qui n’avaient pas pris le chemin de l’exil. Là encore nous dénonçons l’illégitimité d’Alassane Dramane Ouattara qui a causé une guerre qui a fait officiellement plus de 3.000 morts pour son simple désir de ne pas reconnaitre une décision du conseil constitutionnel.

Piétinant nos institutions avec le soutien de la France, il s’est érigé comme Président de la République de Côte d’Ivoire. Notre combat du moment est de soigner l’honorabilité de notre leader, le Président Gbagbo, en démontrant au monde via les réseaux sociaux, qu’il n’est pas coupable des accusations farfelues portées contre lui.  Ce n’est ni par sympathie (même si humain et sympathique il est) encore moins « un effet de mode ». Ces milliers de gens d’ici et d’ailleurs, qui se battent pour le Président Gbagbo, le font parce qu’ils croient en son projet pour une Côte d’Ivoire souveraine et une Afrique libre dans un monde équitable.

7: Que faites-vous dans la vie en dehors du cyber activisme ? 

La question devrait être : « Que faisiez-vous dans la vie en dehors du cyber-activisme ? » Je suis Informaticien Analyste-programmeur de formation et de fonction. Avec des mots plus simples, je dirais que mon métier consiste à écrire des logiciels de gestion, pour tous types d’entreprises à partir d’un cahier des charges, des besoins de traitements des informations qui circulent dans l’entreprise et entre celle-ci et l’extérieur. 

En général nous ne sommes pas des « désœuvrés » comme tentaient de le faire croire les médias Français : heureusement de plus en plus, ils reconnaissent les errements dans leurs analyses. Etre Blogueur et cyber-activiste ce n’est pas mon métier mais un engagement passionné pour la Côte d’Ivoire mon pays. 

8: J’imagine que cela vous prend énormément de temps et aussi d’argent puisqu’il doit quand même y avoir l’équipement, comment vous arrangez-vous ?

Depuis mon départ pour l’exil, il est vrai qu’au niveau du matériel il y a de grandes insuffisances, un vide à certains moments. Cela a un impact négatif certain sur nos activités sans être un frein. C’est aussi cela l’exil. Nous ne sommes ni en vacances encore moins des expatriés. Cette réalité nous la connaissons et nous arrivons à nous adapter à cette situation nouvelle. Le cyber-activisme ou cyber-militantisme occupe en ce moment la majeure partie de mon temps, sinon l’entièreté de mon temps libre. Cela a pour résultante de grosses factures de téléphone et d’internet. A moins d'être riche comme Crésus, on ne peut pas compter sur les petites économies personnelles épuisées en moins de 6 mois d’Exil.

En ce qui me concerne, les Camarades Patriotes et Panafricanistes ont été extraordinairement bon avec moi durant cette période. Leur aide m’a été d’une importance capitale. Mais l’unique assurance de pouvoir financer ce militantisme est d’arriver à trouver une activité génératrice de revenus. Le travail en exil a deux avantages certains : sortir l’exilé de la routine et de l’oisiveté, le rétablir dans sa dignité d’homme et lui permettre d’assurer sa subsistance au quotidien. Ce n’est pas toujours évident de trouver un boulot ici mais nous y arrivons même si en général le travail et son salaire sont loin de nos formations et de nos qualifications. 

9: Certains disent que vous vous battez pour une cause perdue parce que selon eux, Gbagbo ne sera pas libéré. Est-ce qu’il ne vous arrive pas de douter de l’aboutissement de votre combat ?

Notre combat n’a pas eu pour point de départ le 11 Avril 2011 et l’enlèvement du Président Gbagbo. Cet épisode est une étape de plus qui aura eu le mérite de nous confirmer la justesse de ce combat. Ceux qui prétendent que nous nous battons pour une cause perdue ignorent l’essence même de notre combat. Ils ne peuvent que faire fausse route.

Pour la libération du Président Gbagbo, nous y croyons avec fermeté. Même le tribunal politisé qu’est devenu la CPI n’aura pas la force suffisante de se décrédibiliser, à ce point et à ce niveau, tant le monde a été éclairé lors des audiences de confirmations ou d’infirmations des charges annoncées. Gbagbo n’est que la victime de cette mascarade honteuse et affligeante pour l’Afrique.

Le doute est un sentiment humain. Il n’est pas humiliant de le ressentir à la lecture lucide de certaines tractations autour de cette affaire alambiquée. Mais ''aucune échéance n'encombre notre  esprit ni ne fait partie de nos calculs''. Nous irons jusqu’au bout - il sera libéré et la vérité sera restaurée.    

10: Est-ce que vous connaissez personnellement ceux qui mènent avec vous le combat pour la libération de Laurent Gbagbo et des autres prisonniers ?

Il s’agit là de centaines de milliers de personnes. Des volontaires et bénévoles dévoués à une cause commune sur les cinq continents. Il n’est pas évident que nous puissions avoir facilement des rencontres physiques mais pour la plupart, nous nous connaissons bien et nous travaillons ensemble dans la mesure du possible. Pour ceux qui aujourd’hui sont reconnus comme étant les leaders de cet ensemble, nous nous connaissons encore mieux – personnellement – ou par le fait d’être en contact permanant depuis un bon moment.   

11: Votre travail sur la toile est-il coordonné ?

Je puis vous assurer que c’est en cela que réside notre force et pas seulement en notre nombre important. Aucun exposé public n’est fait pour le démontrer mais notre travail dans les méandres de la toile internet est structuré et coordonné. Soyez en assuré !    

12: Je sais qu’il existe un certain nombre de groupe, quel est celui auquel vous appartenez ?

J’appartiens aux ''facebookers pour Gbagbo'' dont je suis le Président depuis Septembre 2010. Aussi, j’appartiens à tous autres groupes ou organisations œuvrant pour la même cause. Les ''groupes'' sont le creuset de notre rassemblement. Mais au delà, le même contenu web des groupes (articles, photos, vidéos) est relayé sur twitter, sur des centaines de milliers de profils facebook, sur des sites web, sur des web radios, et même par la presse (écrite et audio-visuelle). Je ne suis donc pas d’un groupe exclusif.  

13: Si au bout du compte les charges contre Laurent Gbagbo étaient confirmées, alliez-vous tout de même continuer la lutte sur la toile ?

Lorsque le Président Laurent Gbagbo dit aux Ivoiriens : ''Si je tombe, enjambez mon corps et continuez le combat'', il nous démontre là que son combat, notre combat dépasse sa personne physique. Là, il est couché peut-être, mais dignement debout sous notre angle de vision. Nous continuons ce combat à ses côtés car bien que privé de sa liberté de mouvement, sa vision et son idéologie politique continuent de vagabonder à travers le monde, les esprits des Patriotes Ivoiriens, des Panafricanistes et autres démocrates. Il est notre guide, et notre combat continuera car jamais il ne nous aura demandé de baisser les bras.

14: Il y a ceux qui estiment que le Fpi doit accepter de collaborer avec le régime Ouattara pour amener celui-ci à réviser sa position vis-à-vis des pro-Gbagbo et ceux qui pensent que ce serait une grave erreur. Dans lequel des camps vous rangez-vous ?  

La grave erreur, c’est d’oser penser un instant que ''collaborer'' avec le régime Ouattara pourrait l’amener à réviser sa position vis-à-vis des pro-Gbagbo. C’est méconnaitre la noirceur de l’âme de barbare-politique qu’exhibe pourtant si bien Alassane Dramane Ouattara. Sur son site internet officiel, par l’entremise de l’un de ses conseillers spéciaux, le chef rebelle Guillaume Soro (Député RDR – Président de l’Assemblée Nationale du régime Ouattara) qualifiait le FPI d’organisation terroriste ivoirienne à éradiquer. Pas plus tard que le 16 Juillet 2013, Joël N’GUESSAN le Porte-parole Principal du RDR appelait son  ''Maitre'' Ouattara à dissoudre le FPI. Pensez vous que ce soient des intentions isolées ? NON. Le FPI est un problème pour Ouattara qui exècre au plus haut point le noble jeu démocratique dont il sortira toujours perdant. Collaborer avec cette imposture militarisée c’est s’accommoder de la pérennité d’un état voyou et de non droit. Le FPI doit rester le FPI et ne pas faire de la ''politique saisonnière''.

15: Ouattara a récemment félicité Guillaume Soro pour le combat qu’il a mené. Quel commentaire ?

"Soro a estimé à un moment donné que nous les anciens étions engagés dans une voie qui peut-être allait prendre trop de temps pour faire aboutir notre combat. Il a fait preuve de courage. Il s'est battu pour que les populations du Nord puissent recouvrer leur dignité par la nationalité ivoirienne". En proclamant cela à Ferkessédougou Ouattara confirme ce qu’il avait toujours réfuté – c'est-à-dire être l’un des inspirateurs de "la charte du Nord" contre ce qu’ils nomment "le Sud forestier". Aussi, il confirme être l’un des morceaux du dos de la rébellion armée dirigée par le chef de guerre Guillaume Soro contre le Sud de la Cote d’Ivoire – rébellion qui aura causé plus de 10.000 morts en Côte d’Ivoire depuis 2002.

Plus loin dans cette déclaration, je décèle la perversité d’un non-dit d’Alassane Dramane Ouattara qui proclame en sourdine : "La rébellion armée ce n’est pas moi mais bien Guillaume Soro". La CPI rode encore alors il met fin à tous les amalgames.

16: Croyez-vous que la Côte d’Ivoire est sur le chemin de la réconciliation ou le contraire ?

Moi, j’appelle ce processus de réconciliation nationale en Côte d’Ivoire "Alassane Dramane Ouattara et son monologue du vachard". La vacuité de la démarche d’Alassane Dramane Ouattara laisse perplexe et propice à la spéculation.

De quelle réconciliation nous parle-t-il ? En réalité, qui doit se réconcilier avec qui ? Là est la question, d’où émergera la vérité fondamentale devant être le point de ralliement de tous les Ivoiriens qui auront décidé volontairement de se tendre la main et marcher à nouveau ensemble pour bâtir notre nation commune. Alors qui doit se réconcilier avec qui d’autres ?

Sans subterfuge aucun, il va falloir reconnaitre humblement que cette réconciliation implique d’une part les démocrates et Patriotes Ivoiriens fidèles aux idéaux de Laurent Gbagbo et d’autres part les chantres de la rébellion armée de 2002-2011 qui se réclament d’Alassane Dramane Ouattara : ceux que les médias internationaux nommes respectivement Pro-Gbagbo et Pro-Ouattara.

Cette réconciliation qui se veut pyramidale dans sa phase pratique, doit être enclenchée depuis le sommet – Alassane Dramane Ouattara pour donner le bon ton, doit se réconcilier avec Laurent Gbagbo, qu’il n’a de cesse d’humilier.

L’engrenage atteindra inéluctablement la base de ces deux franges de la population à l’écoute de leurs leaders respectifs : mais à quoi assistons-nous ?

Malgré la belle rhétorique d’Alassane Dramane Ouattara concernant sa prétendue ambition d’œuvrer pleinement à l’aboutissement rapide, à cette réconciliation souhaité par tous, il demeure amnésique dans le domaine des actes allant dans ce sens. Sinon comment expliquer que, pendant que les Pro-Gbagbo exigent simplement la libération de Laurent Gbagbo, des membres de sa famille et des cadres de La Majorité Présidentielle injustement emprisonnés, Alassane Dramane Ouattara et ses collaborateurs rejettent cette requête unilatéralement sans aucune forme de discussion ni de projet de procès équitable ? 

Où se trouve le Dialogue annoncé par la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation ? Comment croire en cette réconciliation quand Alassane Dramane Ouattara en visite d’Etat au Ghana, pour officiellement demander aux milliers d’Ivoiriens réfugiés ou exilés de rentrer en Côte d’Ivoire, met un point d’honneur sur une doléance enjoignant l’Etat Ghanéen de faire arrêter des réfugiés politiques Ivoiriens vivant au Ghana, en vue de leurs extraditions en Côte d’Ivoire pour être ensuite emprisonnés ? On assiste juste à un "culte du mensonge et de l’injustice pour une factice réconciliation nationale sans quête de véritable cohésion sociale". Ce climat délétère sournoisement entretenu par le pouvoir en place est il propice à la réconciliation au sens réel du terme dans l’optique d’arriver à former une seule communauté vivant dans la totale cohésion sociale ? Non bien évidemment.

Face à toutes ces tractations en contradiction, sans l’équivoque d’un véritable désir de réconcilier les Ivoiriens selon une analyse impartiale des revendications des deux camps, on ne peut qu’être lunatique et craindre les conséquences de l’échec de la CDVR (Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation). Institution qui ne pourrait réussir sa mission même avec la meilleure dose de bonne foi, tant qu’Alassane Dramane Ouattara s’obstinera dans son monologue lors duquel la seule réponse au Pro-Gbagbo, réponse très vacharde d’ailleurs, a été « Les chiens aboies, la caravane passe ». Tel un roitelet tétanisé par la contradiction, Alassane Dramane Ouattara a décidé de s’assoir seul à la table des discussions auxquelles il est participant, jury, modérateur et juge. Cette SOLUTION que même les érudits de la réconciliation ne sauraient expliquer, n’est pas idoine dans une telle SITUATION puisque ne pouvant rien résoudre.

L’ivresse du pouvoir ne devrait pas conduire à une telle radicalité car en toute sincérité, la réconciliation et la paix véritable ne se décrètent pas

17: Ouattara avait demandé 5 ans pour transformer la Côte d’Ivoire, maintenant il en veut 10. Qu’en pensez-vous ?

Ouattara a demandé 5 ans que le peuple lui a refusé en 2010. Avec le support militaire de la France et par la force des armes, il a arraché un mandat illégitime de 5 ans. En moins de 3 ans il est arrivé à transformer la Côte d’Ivoire, mais de la pire des manières. Pensez-vous que ce peuple abusé se laissera faire encore une fois ? Si élection il y a, le peuple lui refusera un second mandat – et nous devons déjà nous mettre dans les dispositions nécessaires pour éviter ou arrêter un autre passage en force. 

18: Pour vous, quelques sont les perspectives pour la Côte d’Ivoire ?

Il n’y a pas de raisons de désespérer. Le négativisme ne doit pas avoir de place dans l’esprit de ceux qui aiment la Côte d’Ivoire. Dans l’histoire des peuples, le cas Ivoirien ne saurait être l’exception insurmontable. Personne aussi savant qu’il soit, ne peut prétendre avoir la science infuse, en matière de réconciliation d’un peuple divisé mais moralement contraint à ressouder les murs lézardés de sa nation en péril. Nous pouvons y arriver bien que notre tâche ne soit pas facile.                                                                              

Il va falloir dans un premier temps penser à la Côte d’Ivoire unie en balayant du revers de la main gauche les notions de peuple Nordique, peuples de la zone Forestière et « Ivoirité ». Cependant en toute honnêteté ce pan primordial, dans ce processus, parait le plus ardu. Car même en faisant fi des revanchards les plus intrépides et des tribalistes pour qui la nation est secondaire ; les plus modérés de ceux qui se reconnaissent en Laurent Gbagbo bouderont ce processus de réconciliation, qui finalement figera plus les positions ; si lui, les cadres du FPI et leurs amis de La Majorité Présidentielle continuent d’être pourchassés jusque dans leurs villages ou privés de leur liberté et de leurs droits élémentaires.

On assistera à une fausse réconciliation, une comédie Nationale entre vainqueurs et vaincus craignant des représailles, et non à une réconciliation vrai entre Ivoiriens de tous bords convaincus que c’est la seule issue pour sauver notre pays.

La Côte d’Ivoire est à la croisée des chemins. L’horizon est sombre mais nous devons avancer. Toutefois, avant de faire le plus infime progrès vers cette quête de réconciliation, nous devons prendre garde à ne pas commettre les erreurs du passé pour empêcher un nouveau cycle de violence.                                                                      

Alassane Ouattara devrait donner le bon ton en demandant PARDON à tous les Ivoiriens et se montrer moins absolutiste vis-à-vis du FPI et de ses leaders politiques s’il tient effectivement à réunifier cette Côte d’Ivoire mise en charpie avec le soutien diplomatique et militaire de son ami Nicolas Sarkozy.

19: Selon vous, y a-t-il espoir pour que Laurent Gbagbo revienne parmi nous ?

Ce n’est pas un simple et futile espoir. J’en ai l’intime conviction. Il ne doit pas en être autrement. Martin Luther King affirmait que : "Même s’il est provisoirement bafoué, le bon droit sera plus fort que le mal triomphant" ! J’y crois.

20: Vous arrive-t-il parfois de croire que vous êtes devenu une star ?

(Rires) Je me défini comme blogueur et cyber-activiste – je ne saurais être un cyber-arriviste ou autre cyber-narcissique. Pour moi, tout « appelé » ou « attiré » par le cyber-activisme doit forger sa ‘Vie de cyber-activiste’ sur les nobles aspirations du don de soi, pour une cause d’ensemble dont sa propre personne n’est pas le centre d’intérêt principal. Mon ambition n’est pas d’atteindre les strass et les paillettes. Je ne suis pas ce type de fier-à-bras qui ne voit que son nombril. Partant de là, la starisation devient puérile. Dans notre combat il y a notre leader unique qui est Laurent Gbagbo – et il nous a toujours enseigné que la seule star c’est la Côte d’Ivoire.

21: Qu’est-ce que la toile a changé dans votre vie ?  

Internet n’a pas que "changé des choses dans ma vie", «Internet a changé ma vie". Je ne suis plus Kouadio Jean-Claude l’informaticien normal mais Claudus Kouadio un homme public – un bloggeur autant aimé que détesté, pour ses prises de positions, son verbe et sa verve.

Un Blogueur qui ne peut plus exercer ses activités dans son pays où sa sécurité et sa liberté d’expression sont compromises. Un homme qui ne peut plus rentrer chez lui le soir et embrasser sa famille, un homme loin de tout, un exilé cyber-activiste écouté. Bien que qualifié différemment selon les accointances politiques, sans prétention aucune, je puis dire que je suis le mieux placé pour savoir d’une part pourquoi j’ai été contraint de quitter mon pays que j’aime, et d’autre part ce que je traverse depuis la date du 17 Avril 2011.

Des vertes et des pas mûres j’en ai connues, entre quelques rares moments de joie. Loin de tous ou presque, pas préparé à cette «survie », j’ai toutefois trouvé en ma famille du web un refuge qui est aussi un exutoire vers ma liberté de penser, qui pour moi est non négociable.

Le web m’a permis de rencontrer puis travailler avec les figures de proue de notre combat – leur détermination affichée et leur confiance en moi m’ont encore plus fait croire au bien-fondé et en la justesse de mon engagement pour ma patrie en disgrâce.

C’est certes un sacrifice énorme avec son corolaire de répercutions pour le moment plus néfastes que positives sur ma vie professionnelle et sociale, mais j’assume ce choix avec entrain.

Je suis dans la vérité qui est mon unique arme.

 Interview réalisée par Augustin Kouyo

 

31 mars 2012

Sur RTI1: Ouattara tente maladroitement de fuir la polemique sur l'expression du mot "rattrapage"

En direct sur RTI1 (télévision publique) ce soir, sur la question du "Fameux rattrapage ethnique", face à Agnès Kraidy qui tenait en main une pièce à conviction" Dramane falsifie la vérité:
"Je n'ai jamais dit cela. Je ne me reconnais pas dans ces propos", s'est défendu Ouattara !
ARCHI FAUX ! La Preuve ici dans Lintelligent Abidjan

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Dans le N°2450 du Jeudi 26 Janvier 2012, Lintelligent Abidjan publie cette interview réalisé par le journaliste Vincent Hugeux et publié le 25 janvier 2012 sur le site internet du quotidien Français L'Express.
LA NOMINATION DE NORDISTES AUX POSTES CLEFS
"Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40% de la population, étaient exclues des postes de responsabilité. Concernant des hauts cadres de l'armée, j'ai eu à négocier avec les officiers des ex-Forces nouvelles [FN, ancienne rébellion nordiste], qui voulaient tous les postes. Et j'ai réussi à imposer cet équilibre dans la hiérarchie militaire, jusqu'au niveau de commandant : le °1 issu des FN, flanqué d'un n°2 venu de l'ancienne armée régulière. Tous grades confondus; il y a 12% de nordistes dans la police, 15% dans la gendarmerie et 40% environ dans l'armée... Sur ce terrain-là, on ne peut rien me reprocher"
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Il est clair que  lorsque Alassane Ouattara affirme que "Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité !" c'est un mensonge plus gros. Et c'est visiblement sur cela qu'il veut éviter de s'etendre par défaut de pouvoir s'expliquer avec des éléments vrais et probants ! C'est simplement honteux.
Cette interview qui a pour titre d'origine "Ouattara veut "protéger les minorités" cache quelques choses de plus malsain et mûrie de longue date.
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Face à l'indignation généralisée, pour certains de ses lieutenants bénéficiaires de ce fameux "rattrapage", ce terme n'est pas choquant ! Alors pourquoi Ouattara se rebiffe maintenant ?


Extrait:
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Question de JA:
Le mandat présidentiel est de cinq ans. Cela vous semble t’il suffisant ?
Ouattara:
La Constitution prévoit un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Je ne vois pas de raison de remettre cela en cause, contrairement à d’autres dispositions qui me semblent être sources de conflit…

Question de JA:
Lesquelles ?

Ouattara:
Toutes celles qui sont de nature à diviser les Ivoiriens. Il est grand temps, de donner plus de garantie aux minorités. (De quelles MINORITES parle ADO ?)

Question de JA:
Cela signifie que vous envisagez de modifier la constitution ?

Ouattara:
TOUT A FAIT.
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En gros pour Ouattara les nordistes et musulmans sont une minorité marginalisé à qui il doit donner des garanties avec ce rattrapage ethnique lorsque le 25 Janvier 2012 il fait ENCORE comprendre au journaliste le fait de vouloir "protéger les minorités"
Ce Mr est dans sa logique, sa même logique depuis toujours, celle de la charte du Nord.
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Lorsque Mr Ouattara dit: "Je n'ai pas utilisé le terme rattrapage. C'était le terme du journaliste", c'est un mensonge de plus.
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02 juillet 2011

Le culte de mensonge et de l’injustice pour une factice réconciliation nationale sans quête de véritable cohésion sociale ?

« Il est à la fois moralement et socialement suicidaire de s’habituer à déplorer les effets sans être capable de s’attaquer aux causes. En dernier ressort, la loi et l’ordre ne seront respectés que si la justice et la dignité sont assurées impartialement à tous. » Martin Luther King dans une interview publié en Janvier 1965.

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Longtemps refoulé, insidieusement maquillé puis camouflé, l’idéologie la charte du Nord, chimère de « la guerre des Héritiers d’Houphouet Boigny » s’est dévoilée au grand jour suite à une prétendue crise post-électorale qui visiblement, était un retour du bâton insufflé contre son alter-égo qu’est l’Ivoirité.

Avec une intime conviction, je suis persuadé que partant de cette phrase, mes détracteurs auront déjà tiré une conclusion hâtive fondé sur des préjugés erronés ou simplement une malhonnêteté intellectuelle sur fond de refus de vérité ; Ils diront « Claudus Kouadio dans une nouvelle théorie du complot !!! Encore Claudus Kouadio le (prétendu) haineux qui ne sait plus quoi dire… et je ne sais quoi d’autres » Toutefois permettez moi de dire ma part de vérité pour tenter à nouveau de remuer la conscience de ces peuples Nordiques et de la zone forestière qui ont pour dessein de devenir une nation aveugle et sourde aux colorations ethniques et religieuses, seul gage d’une réconciliation vrai et d’une unité durable.

Le mal est fait, mais dans cette euphorie collective d’aboutissement à une réconciliation nationale, notre plus grand tord sera d’enterrer vivant les erreurs du passé sans avoir mis à nu l’épine à la source du mal. Il est bon de parer illico presto aux ambulances, mais il serait encore mieux et judicieux d’établir en priorité le véritable diagnostic de cette situation en vue d’appliquer aussi des remèdes préventifs pendant qu’on tente de guérir ceux qui ont déjà souffert de cette folie collective.

Il serait indécent de prétendre laver le régime FPI au pouvoir de l’an 2000 à 2011 de tous soupçons au vue de l’explosion du malaise actuel, aussi il serait encore plus déraisonnable de lui imputer la plus grande responsabilité quand on sait qu’il n’a ni participé à la théorisation puis l’implémentation de la Charte Nordique lancée depuis 1991, encore moi à celle de l’Ivoirité suite à l’arrivé au pouvoir du Président Henri Konan Bédié en 1993-1994. Le FPI n’a été que le souffre douleur d’un héritage qui avait déjà suffisamment gangrené la Côte d’Ivoire.

CHARTE DU NORD N°1: Le levain de l'insurrection

La Première Charte du Nord intitulée "Le Grand Nord en marche" fut diffusé à grande échelle sous forme de tract, puis relayé dans différents journaux dès 1991. Ce texte très explicite qui en introduction dit : « La charte nordique de ses fils aux 4 coins de la Côte d'Ivoire, de ses fils au terroir. Intellectuels, analphabètes, responsables, cadres, militaires, ouvriers, commerçants, par notre voix, le Grand nord bat le rappel et le rassemblement pour un Grand Nord uni, fort, crédible, partenaire à part entière, arbitre des situations futures au sein d'un ensemble ivoirien rénové, équitable, cohérent» avait pour but d’aider (le Premier Ministre Alassane Ouattara) à mener à bien sa mission dont le succès débouche forcément sur la voie de la succession (d’Houphoeut Boigny). Ainsi, […]Le Grand Nord entend donc s'organiser en fonction de ses intérêts bien propres […] car […]jouer éternellement les seconds rôles n'a nullement rien d'honorable pour ses fils […] POURQUOI ? Parce que pour les idéologues de cette charte, un […] tollé général a été orchestré par les ténors du régime PDCI et par d'autres Ivoiriens de la zone forestière pour contester à Alassane Ouattara sa qualité d'Ivoirien. Pour eux, c'est un Burkinabé. Tout fils du Grand Nord se trouve généralement indigné et choqué par le comportement de l'Ivoirien de la zone forestière. Pour lui, le porteur d'un nom à résonance dioula ou sénoufo est, ipso facto, un étranger, un Ivoirien de circonstance. Que n'entend-on pas à longueur de journée "Vous les Dioula ceci, vous les Dioula cela" ? Cette opinion a entraîné un comportement qui empoisonne la cohabitation et notre initiative va être LA REACTION PREVISIBLE A CET ETAT DE CHOSE […]

Après le décès du Président Houphouët Boigny en 1993, Henry Konan Bédié son dauphin constitutionnel prend les rênes du pouvoir. Cependant selon la charte du Nord, « La notion de successeur désigné, de dauphin, est désormais caduque, depuis l'avènement du multipartisme. Qu’Alassane réussisse sa mission et sorte la Côte d'Ivoire du marasme économique que connaît notre pays, il doit être tout indiqué comme celui devant assurer la succession et prendre le relais. Car il serait inconcevable qu'Alassane tire les marrons du feu et qu'un autre s'en régale. » Entre temps, la Notion de peuple Nordique et d’Ivoirien de la zone forestière prend des proportions exacerbées avec le concept d’Ivoirité ou l’Esprit du Nouveau Contrat Social instauré par le Président Henri Konan Bédié. Alassane Ouattara sur qui planait la menace d'un mandat d'arrêt international (pour fraude sur la Nationalité) lancé par la justice du gouvernement Bédié qui lui promettait un châtiment exemplaire s’il ne renonçait pas à ses ambitions présidentielles en Côte d’Ivoire menaçait : «Ce pouvoir moribond, je le frapperai ; il tombera, et je rentrerai à Abidjan avant la fin de l'année». Pendant ce temps un vaste plan d’intoxication propagandiste sera lancé par le RDR dans le nord du pays sous fond de mensonge grossier et d’incitation à la haine et à la révolte du genre : « Le PDCI dit que nous sommes des peureux. Nos grands-pères n’ont pas eu peur de prendre cette région avec les fusils et la poudre. Nous ne voulons plus de ces gens parce que le PDCI nous manque de respect, nous méprise et ne nous considère pas. Ils nous ont traités comme des animaux.
Parce que nous votions pour Houphouët ils nous ont pris pour des ignorants. Ils ont organisé une campagne de dénigrement : ils ont injurié Alassane, son père, sa mère et nous. Mais ils ne nous connaissent pas. Parce que c’est avec des fusils et des balles que nos grands-parents ont conquis cette terre.
Ils ne nous font pas peur. Ils ont dit que nous ne serions plus rien dans ce pays. Ensuite ils ont renvoyé 267 de nos cadres. Ils ne veulent plus entendre l’appel du Muezzin de la mosquée pour la prière. Ils ne veulent pas de l’Islam et des musulmans. Ils envoient les militaires les frapper dans les mosquées. Si nous acceptons cela c’est que nous ne sommes pas des musulmans, si nous les suivons c’est que nous sommes des bâtards. Vous connaissez bien la chanson Malienne qui dit : plutôt la mort que la honte. Ici chez nous nous disons : ‘Mieux vaut mourir que d’avoir honte’.Pouvons-nous accepter la honte ? NON !.
Nous avons les mêmes armes qu’eux. Nous avons aussi nos hommes dans l’armée. Nous ne voulons d’eux ni aujourd’hui, ni demain. Depuis que Houphouët est mort nous n’avons connu que brimades, honte et humiliations
» dixit le cadre RDR El Hadj Lamine Diabaté défunt-mari d’Henriette Dagri Diabaté à Odienné en 1995.

LA REACTION PREVISIBLE A CET ETAT DE CHOSE fut visiblement le putsch militaire de 1999 mis en œuvre sous fond d’une mutinerie au sein de l’armée par des proches de Alassane Ouattara à savoir le Sergent chef Ibrahim Coulibaly dit IB, Oumar Diarrassouba dit ZagazagaIssiaka Wattara dit Wattao et autres Koné Seydou. Ce fut l’ère des Zinzins et Bayéfouè (sorcier en Akan) du Général Guei Robert.

Comme expliqué dans un article précédent intitulé LE RDR, L’IVOIRITE, ALASSANE D. OUATTARA ET SA REBELLION EN COTE D’IVOIRE « Hiérarchie militaire oblige, les épaules du Sergent Chef Ibrahim Coulibaly étant encore frêles, le nouveau pouvoir conquit par les jeunes militaires sera confié au Général Robert Guéi qui n’était plus en odeur de sainteté avec le PDCI de Bédié qui l'avait contraint à une retraite forcée pour accusation de tentative de coup d'état militaire.

Alassane Ouattara venait ainsi de rétablir la balance. Il a effectivement frappé le pouvoir du PDCI de Henri Konan Bédié, il est tombé ; et Alassane Dramane Ouattara est rentré à Abidjan pour la Saint Sylvestre. 
Dans un souci d’apaisement, les deux exilés reviennent en Côte d’Ivoire avec la bénédiction du nouvel homme fort qui espère ainsi attirer la sympathie du peuple.
Il s’en suit alors une véritable mascarade de l’auto proclamé « Candidat du peuple » Robert Guei qui avait par la suite troqué sa tenue militaire contre le titre d’homme politique. Candidat à la présidentielle, il a malicieusement écarté ses potentiels adversaires à risque qu’étaient alors le Président Bédié et le Premier Ministre Alassane D. Ouattara en modifiant la constitution suite à un semblant de « référendum express
(Référendum auquel le RDR et Alassane Ouattara avaient appelé à voté OUI)». A partir de cet instant, Robert Guéi avait montré son souci de ne pas céder son fauteuil. 
Il n’avait face à lui que Laurent Gbagbo le candidat du FPI qui n’avait même pas les moyens financiers de mener une campagne politique digne de ce nom. 
Etant assuré de gagner les élections contre lui, le général Guei avait organisé des élections présidentielles acceptables en 2000 et à sa grande surprise, le tocard de la course qui en fait était un véritable Outsider en qui le peuple se reconnaissait depuis des années, joua les trouble-fêtes en remportant le scrutin. 

Face à ce revers cinglant, le général Guei, favori illusoire de la course, tenta désespérément de s’approprier le pouvoir par la force, mais fut jeté hors du champ de course par un élan de désapprobation nationale suite à l’appel de Laurent Gbagbo le Président élu : c’était la porte ouverte à tous les fantasmes non assouvis du RDR et de son leader Alassane Ouattara. Le RDR qui à ce moment là s’est comporté comme un véritable charognard, lança par la voie de son leader Alassane Ouattara, un autre appel visant à récupérer le pouvoir d’état dans la rue en imitant les propos du président élu. Fiasco totale. Le RDR venait lui aussi de subir un autre affront qu’ADO à promis de faire payer à la Nation tout entière avec des propos du genre : 'Je vais rendre ce pays ingouvernable'.
Le président Gbagbo était il responsable de l’injustice subie par Henry K. Bédié et Alassane D. Ouattara ?
Comment peut-on se permettre de prétendre être Président à la suite d’élections auxquelles on n’a pas été candidat ? Surréaliste tout simplement.
[…]
Tous ces faits ont laissés des plaies grandes ouvertes ou des marques indélébiles dans la vie de tous les Ivoiriens. Le forum pour la réconciliation nationale organisé par le président Gbagbo et ayant pour but de calmer la situation et apaiser les cœurs, n’a fait que mettre de l’huile sur le feu au vue des propos incendiaires de l’opposition. Propos qui ont conduits à des positions plus figées qu’elles ne l’étaient déjà.

Dans cet élan là, survint l’attaque de la rébellion armée du 18-19 Septembre 2002, moins de deux ans après l’accession au pouvoir du Président Gbagbo. »

CHARTE DU NORD N°2: Les signes précurseurs de la partition du pays

Le deuxième Tome de la charte du Nord publié en 2002 va dans le même sens que celui de 1991, mais avec plus de virulence. Rien que le paragraphe introductif en dit long sur ce qui pourrait advenir.

« Au moment où tout le monde cherche les origines de tout le monde, ce qui est presque devenu un jeu, une sorte de «Trivial-Pursuit», version tropicale, avec son cortège de «manipulation Ad hominem» conduit par des «Blakoros» et des «Boussoumanis» appelés Ivoiritaires, le grand Nord, victime ciblée, doit se lever pour dire: Ça suffit ! Jusqu'à quand ce monstre «politico-économico-juridique» baptisé « Ivoirité» va-t-il persécuter ses filles et fils ? De Bédié à Gbagbo en passant par Guéi, les Nordistes sont restés dans la même spirale de mépris de la part des différents régimes. Les Nordistes ne sont ils pas les premiers à avoir foulé la terre d'Eburnie dès le 13e siècle? La Côte d'Ivoire, notre Côte d'Ivoire, appartient avant tout au Nordiste qui a toujours su défendre ses intérêts. » […] Il importe désormais de situer le Grand Nord à l'écart du Pdci, très loin du Fpi, qui n'a pas hésité un seul instant à tuer ses fils. Parce que cette région doit emprunter sa propre voie, car la différence de zone entraîne, ipso facto, une différence de compréhension et de comportement et une différence d'intérêts, lesquels peuvent être complémentaires mais jamais semblables. […] Nous militons Grand Nord et nous sommes des défenseurs mobilisés des intérêts de notre région. Vive un Grand Nord uni, fort, crédible. Vive une Côte d'Ivoire rénovée, équitable, cohérente […] SANS COMMENTAIRES !!!

Ainsi cette même année 2002, la Côte d’Ivoire connu l’inévitable… L’inévitable parce que visiblement, avec toute la bonne foi imaginable, Laurent Gbagbo n’aurait pu contrer l’élan prôné auprès des peuples du Nord et la vision injecté en elles pendant plus d’une décennie concernant la conception d’acquisition et d’exercice du pouvoir d’état.

L’attaque Rebelle de 2002 conduite par le Sergent chef Ibrahim Coulibaly dit IB, Oumar Diarrassouba dit ZagazagaIssiaka Wattara dit Wattao, Koné Seydou dit Tuo Fozié (les mêmes militaires du coup d’état de 1999), Cherif Ousmane, Chef Adam’s, Kass, Kone Messamba, Koné Zakaria, Coulibaly Hervé dit Vetcho, Kolo, Losseni dit Chef Loss, Chef Doumbia, Mourou Wattara et Guillaume SORO ne visait pas spécifiquement le pouvoir de Laurent Gbagbo mais l’ensemble des populations dites de la zone forestière.

Tueries de masse, assassinats, viols, mutilations, exécutions sommaires, enlèvements, brimades, humiliation, pillages de biens meubles et de ressources agricoles, occupation, incendies volontaires seront le quotidien des populations sous contrôle des rebelles dans les zones CENTRE et OUEST. Aucun crime commis par les rebelles sur les populations du Nord. Ce qui semble bien évidemment normal, « union sacrée du grand Nord » oblige. Suite à cette situation une autre union sacrée digne d’un sacrilège retentissant sera la coalition polico-militaire piloté par le couple Rebelle-RDR et le PDCI au sein du G7 qui se muant ensuite en RHDP.

La rébellion n’ayant pas atteint son objectif à savoir faire un coup d’état militaire, depuis 2002 la Côte d’Ivoire est coupé en deux, partitionnant ainsi le pays avec d’une coté les zones Centre Nord Ouest (Zones CNO) sous contrôle de la rébellion armée et la zone Sud sous contrôle du gouvernement de Laurent Gbagbo jusqu'à son enlèvement le 11 Avril 2011. Toutefois, avant sa chute, Laurent Gbagbo a depuis 2003 suite aux accords de paix successifs qu’il a signé avec le binôme « opposition réuni au sein RHDP - forces rebelles du MPCI», accédés à toutes les doléances visant à déposer les armes, réunifier le pays au moins géographiquement puis aller aux élections dans la transparence.

Laurent Gbagbo aura tous donné pendant plus de 8 ans :

- Une amnistie quasi générale pour les crimes commis par la rébellion armée

- l’usage de l’article 48 pour permettre à Alassane Ouattara de briguer la magistrature Suprême de manière exceptionnel

- le poste de Premier Ministre et chef du gouvernement octroyé à l’opposition

- un gouvernement composé majoritairement par l’opposition

- une commission électorale dirigé et composé majoritairement par l’opposition

- l’insertion de certains chefs de guerre au sein de l’armée régulière doublée d’octroi de garde supérieurs

- le financement par des fonds publics des partis politiques d’opposition

- mise en place d’un programme de réconciliation nationale

- l’organisation des élections présidentielles par l’opposition

Pendant ce temps contrairement à ce qui était prévu :

- la rébellion armée avait mis sur pied une administration parallèle et se livrait au pillage des ressources agricoles et minières des zones occupés

- la rébellion armée n’a jamais accepté la mise en œuvre effective du processus de DDR (DESARMEMENT, DEMOBILISATION, REINSERTION) prévu avant les élections selon le dernier accord de paix.

- la rébellion armée n’a pas quitté les zones sous occupation d’où la non acquisition de l’intégrité du territoire Nationale

- la rébellion armée n’a pas permis le redéploiement de l’administration et l’unicité des caisses de l’état

L’erreur du FPI et de Laurent Gbagbo aura été d’accepter d’aller aux élections présidentielles dans ces conditions foulant du pied la constitution Ivoirienne en croyant au respect du code de bonne conduite (signé par la classe politique) et en la bonne fois de Alassane Ouattara et sa suite composé de politicien affairiste et de rebelles tribalistes. Cela était à prévoir comme je le précisais le 1er Avril 2010 dans un billet intitulé ALLONS AUX ELECTIONS. « En effet dans l’entendement du RHDP et de sa branche armée, « aller aux élections » rimait avec « enlever GBAGBO du pouvoir d'état par tous les moyens». Et leur lugubre intention avait été déjà annoncée par leur sonne-cloche Venance Konan Amédégnato. Alors tant qu’il serait question d’«enlever GBAGBO du pouvoir d'état par tous les moyens », ont pouvait aller aux élections sans désarmer. Et si malgré cela Laurent GBAGBO gagnait ces élections, on maintiendra la rébellion jusqu’à ce qu’il démissionne par la force des armes : Retour au 18-19 Septembre 2002. Voilà, somme toute, le plan macabre du RHDP et ce que referment les termes ‘‘Allons aux élections’’ »

Effectivement on assiste aujourd’hui à un Retour au 18-19 Septembre 2002 et cette prétendue crise post-électoral survenue après le refus de Alassane Ouattara de respecter le résultat des élections présidentielles tels que proclamés par le conseil constitutionnel n’est qu’un subterfuge pour finir « le boulot » non achevé.                                                                                                                      Alassane Ouattara avait toujours nié être le « père » de celle rébellion qui a et continue d’endeuiller et de fragiliser notre état. Nous le lui concédons. Mais il est aujourd’hui clairement établi que Alassane Dramane Ouattara a été depuis le début et reste le « chef » de cette rébellion armée. Car comme le disait Dosso Charles Rodel alors Président de la fédération Nationale des victimes de la guerre « les enfants n’obéissent pas toujours à leur père, mais ils ne désobéissent jamais à leur CHEF » Ceux qui ont désobéit en ont payé de leur vie ; Kass, Adam’s et tout récemment le Sergent Chef Ibrahim Coulibaly dit IB. Car comme le précisait en 2002 le Commandant de Zone rebelle Koné Zakaria lors d'un meeting dans le Nord du pays: «Si vous supportez le MPCI (la rébellion armée), ne le faites ni pour Zakaria, ni pour IB, ni pour quelqu'un d'autres sinon pour celui qui a acheté nos armes, c'est à dire ALLASSANE DRAMANE OUATTARA. Lorsque nous étions en exil, c'est ALLASSANE qui s'occupait de nous. Il nous apportait régulièrement du riz et la somme de 25.000.000 F.CFA chaque mois »

ENFIN…avec les fusils et la poudre le Peuple Nordique unie et fort à terminé sa marche et conquit son pouvoir en balayant « les Blakoros et les Boussoumanis appelés Ivoiritaires pour que vive un Grand Nord pas crédible, dans une Côte d'Ivoire maladroitement rénovée, inéquitable, et totalement incohérente qui aura du mal à devenir une vrai Nation si on y prend garde.

Le mal est fait, trop de sang à couler sur les petites Ivoires de l’éléphant d’Afrique, trop d’Ivoiriens sont morts inutilement ou marqué à vie. Nous voilà face à un défi majeur : VIVRE ENSEMBLE et reconstruire la NATION Ivoirienne.

La réconciliation Nationale s’impose à TOUS, une réconciliation vraie et juste pour une unité nationale à toute épreuve s’impose. Nous avons en main les clefs du destin de la Côte d’Ivoire, a nous de savoir nous en servir. Que décidons-nous de faire de la Côte d’Ivoire ? Du fond du gouffre dans lequel nous nous sommes tous embourbés pendant cette décennie de crises à répétitions, cette question essentielle pourrait être posée par le quidam le plus négligeable de la Côte d’Ivoire à Alassane Ouattara assis très haut sur sa fragile tour d’Ivoire. Car loin des beaux discours démagogiques qu’on nous « vend » par ces temps tumultueux, que nous propose le gouvernement en place pour aller dans le sens de cette réconciliation tant prôné ? Des arrestations et emprisonnements abusifs ne respectant pas la dignité humaine et les libertés individuelles car violant tous les termes juridiques, des mandats d’arrêt internationaux lancés à tire larigot contre les anciens tenants du pouvoir, des crimes crapuleux sous fond de règlements de comptes à caractères tribaux orchestrés par les FRCI la nouvelle armée essentiellement composés par les rebelles du Nord, une épuration ethnique dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, des exécutions sommaires de personnes jugés Pro-Gbagbo, une chasse à l’homme sans fin orchestrée contre les possibles opposants au pouvoir Ouattara, des milliers d’Ivoiriens contraint à l’exil…. Ce climat délétère sournoisement entretenu par le pouvoir en place est il propice à la réconciliation au sens réel du terme dans l’optique d’arriver à former une seule communauté vivant dans la totale cohésion sociale ? On n’arrivera à rien de positif en continuant à nous saouler à la coupe de la haine sans bornes.

PROPOSITION POUR UNE COTE D’IVOIRE RECONCILIER AVEC ELLE-MEME

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Dans l’histoire des peuples, le cas Ivoirien ne saurait être l’exception insurmontable. Personne aussi sachant qu’il soit ne peut prétendre avoir la science infuse en matière de réconciliation d’UN peuple divisé mais moralement contraint à ressouder les murs lézardés de sa nation en péril. Nous pouvons y arriver bien que notre tâche ne sera pas facile. Il va falloir dans un premier temps penser à la Côte d’Ivoire unie en balayant du revers de la main gauche les notions de peuple Nordique, peuples de la zone Forestière et Ivoirité. Cependant en toute honnêteté, ce pan primordial dans ce processus parait le plus ardu car même en faisant fi des revanchards les plus intrépides et des tribalistes pour qui la nation est secondaire, même les plus modérés de ceux qui se reconnaissent en Laurent Gbagbo bouderont ce processus de réconciliation qui finalement figera plus les positions si lui, les cadres du FPI (Front Populaire Ivoirien) et leurs amis de La Majorité Présidentielle continue d’être pourchassés jusque dans leurs villages ou privé de leur liberté et droits élémentaires. On assistera à une fausse réconciliation, une comédie Nationale entre vainqueurs et vaincus craignant des représailles, et non à une réconciliation vrai entre Ivoiriens de tout bords convaincus que c’est la seule issue pour sauver notre pays.

Aucun citoyen doué du sens de l’équité et d’un minimum de bonne foi ne peut tenter de faire passer sous silence que les nordistes aient subis des tords en Côte d’Ivoire à un moment de notre Histoire. Cependant n’oublions ont pas que les Guebiés et les Sanwis qui sont des peuples de la région forestière ont connu pire en comparaison des revendications de la rébellion Nordique de 2002… Le pays n’avait pas pour autant connu une telle désolation.

La Côte d’Ivoire est à la croisée des chemins. Nous devons avancer. Mais avant de faire le plus infime progrès vers cette quête de réconciliation, nous devons prendre garde à ne pas commettre les erreurs du passé pour empêcher un nouveau cycle de la violence.  Alassane Ouattara devrait donner le bon ton en demandant PARDON à tous les Ivoiriens et se montrer moins absolutiste vis-à-vis du FPI et de ses leaders politiques s’il tient effectivement à réunifier cette Côte d’Ivoire mise en charpie avec le soutien diplomatique et militaire de son ami Nicolas Sarkozy.

QUE DIEU AIDE LA COTE D'IVOIRE