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21 août 2013

Djédjé Mady candidat à la présidence du Pdci-Rda: 'Sur quoi compte-t-il ?'

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Les Choses Se Précisent au Pdci.
Après Kouadio Konan Bertin dit KKB, Alphonse Djédjé Mady sors du 'placard': "Je vous annonce ma volonté de me mettre à la disposition de mon parti et de la CI. Je suis candidat à la présidence du Pdci-Rda" donc candidat contre Aimé Henri Konan Bédié.
Sur cette photo de Frank Toti du journal Le Nouveau Courrier, l'ambassadeur Georges Ouégnin et le ministre Jean Konan Banny (lorsque
Djédjé Mady fait sa déclaration ) des soutiens du SG du Pdci, Alphonse Djédjé Mady.

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Si VRAIMENT Jean Konan Banny est avec Djédjé Mady et que ce qui se passe n'est pas une mise en scène, alors ce sera une véritable guerre de tranchées au sein du vieux parti.
~ Les Choses Se Précisent et l'audace de KKB s'expliquent mieux.
Visiblement il n’était que le missionnaire éclaireur des caciques et autres 'vieux briscards' du PDCI-RDA: Jean Konan Banny, Camille Aliali (certainement), Maurice Kakou Guikahue (peut être), Edjampan Boa Thiémélé Amoakon (pourquoi pas ?), Georges Ouégnin (Le contentieux de 1999 n'est pas réglé à ce que je vois... bref !)

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Une chose est certaine, en plus d’être un 'hors la loi' dans le schéma actuel, BÉDIÉ NE FAIT PLUS L’UNANIMITÉ.
Exit KKB, Djédjé Mady se positionne: mais Charles Konan Banny se trouve où dans le schéma finale pour lequel je ne me hasarde pas à faire de pari ?

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Parce que sans être négativiste ou hyper pessimiste, en toute lucidité et en connaissance de l'ethnopolitique flagrante et active au sein de ce PDCI là, ce serait l’ultime révolution que de voir un 'Bhété' à la tête de ce parti politique.
Faites vos Jeux...

13 septembre 2012

Via le CNP, Dramane Ouattara suspend tous les journaux de l’opposition.

Apres la suspension abusive du quotidien "Notre Voie", "C'est officiel. Le Nouveau Courrier est suspendu au même titre que tous les journaux "bleus" pour six jours. En dehors de L'Alternative qui est suspendu pour douze jours." nous apprend Théophile Kouamouo ce mercredi soir.

Pour avoir publié le motif pour lequel le journal d'opposition " NOTRE VOIE " a été suspendu, Ouattara et Lakpé font suspendre tous les journaux bleus (tous les journaux d'opposition).

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Ils suspendent ces journaux pour 6 parutions parce qu'ils respectent la légalité: WHAT ELSE ?

Par cette tentative de négation du dernier gouvernement de Laurent Gbagbo, le régime ubuesque du démagogue Dramane Ouattara tente de se donner "une" légitimité via sa tentacule qu'est le CNP (Conseil National de la presse).

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- Partant de ce raccourci intellectuellement/juridiquement/historiquement malhonnête, ils tentent de mettre sous le boisseau le fait qu'après avoir perdu les élections présidentielles ils se sont accaparés le pouvoir d'état par la force des armes d'une coalition de rebelles et mercenaires Ivoiriens, Burkinabés et Français.

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CE MENSONGE NE PASSERA PAS... et si vous arrivez à museler tous les médias dits "Pro-Gbagbo", même le silence des justes se ferra entendre partout d'une manière ou d'une autre.

Cette tyrannie qui s’effrite déjà, s’effondrera bientôt !

#Ovajab

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03 mai 2012

Convention ordinaire du FPI: MOTION SPECIALE SUR LA LIBERATION DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO

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MOTION N° 1:

MOTION SPECIALE SUR LA LIBERATION DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO

-Considérant les très hautes qualités de Laurent Gbagbo, notamment son sens élevé du devoir, son courage exemplaire, son intégrité sans faille, sa soif ardente de justice, de vérité et de paix pour une Côte d’ivoire souveraine, démocratique, libre, prospère et solidaire;

-Considérant que pendant toute la durée de sa magistrature de 2000 à 2010, il a montré sa grande capacité de bâtisseur et d’humaniste par la mise en œuvre de projets institutionnels, économiques et sociaux, porteurs d’un véritable espoir pour le développement de la Côte d’Ivoire ;

-Considérant que pour toutes ces raisons, le FPI l’a investi de toute sa confiance en le désignant comme son candidat à l’élection présidentielle, le mettant ainsi en mission pour poursuivre et parachever la refondation de la Côte d’ivoire ;

-Considérant qu’il est sorti victorieux du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010 au vu des résultats proclamés par le Conseil Constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire, mais que les forces coalisées des armées française, Onusienne et rebelle l’ont contraint, sous les bombes, à quitter le pouvoir pour y installer le vaincu ;

-Constatant que pour couvrir leur ignominieuse besogne et masquer l’intangible vérité, il a été injustement et cyniquement accusé de crimes économiques et crimes contre l’humanité, emprisonné dans un ″ goulag ″ à Korhogo, au nord de la Côte d’ivoire puis déporté lâchement dans la Prison de la Cour Pénale Internationale (CPI) à La Haye au Pays-Bas ;

-Considérant que cette grave crise résultant des ingérences internationales inacceptables en vue de recoloniser notre pays, a totalement altéré le tissu social ivoirien ;

La Convention Ordinaire du Front Populaire Ivoirien réunie le dimanche 29 avril 2012, à l’hôtel ″Belle Côte″ de la Riviera – Cocody à Abidjan, 

1.Dénonce avec la dernière énergie, le honteux, ignoble et violent coup d’Etat perpétré par l’armée française en Côte d’Ivoire pour arracher le pouvoir que le Peuple a confié le 28 novembre 2010 au Président Laurent Gbagbo; 

2.Stigmatise toutes les exactions, humiliations morales inutiles et les injustices qu’il a subies et qu’il continue de subir ;

3.Salue en lui l’intrépide défenseur des libertés et des droits de l’Homme ;

4.Loue fortement le courage, la lucidité, le sens élevé de la justice et la dignité dont il a fait preuve, à la 1ère audience à la CPI à La Haye, en dénonçant la pleine et entière responsabilité de l’armée française qui l’a livré aux rebelles après le bombardement sauvage de la résidence présidentielle, le 11 avril 2011 ;

5.Lui apporte son ferme et inébranlable soutien dans le juste combat qu’il mène pour la manifestation de la verité, qui du reste commence déjà à se faire jour, combat largement soutenu par les démocrates d’Afrique et du monde entier ;

6.Exige sa libération immédiate et sans condition de la prison de la CPI à La Haye.

Fait à Abidjan, le 29 avril 2012

La Convention 

29 avril 2012

Convention du FPI à Abidjan – Miaka Ouréto dit « non » au « dialogue républicain » du régime

 Par  de "Le Nouveau Courrier" le 29/04/12 à 4:36

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Les deux salles grandes salles de l’hôtel Belle Côte sis à Cocody (Riviera-Palmeraie) ont été prises d’assaut par les délégations arrivées de l’intérieur du pays, y compris les militants du Front populaire ivoirien (Fpi) venus de pays voisins où ils sont refugiés depuis la crise post-électorale. Pour le président du comité d’organisation, Alphonse Douati, cette convention du parti de Laurent Gbagbo, dont le thème est : «Quel Fpi pour la reconquête des droits et des libertés démocratiques ?», vise à remobiliser les militants et à leur donner des rudiments nécessaires pour reprendre le combat politique. Elle est l’occasion, a-t-il relevé, de faire l’état des lieux suite à la traque des militants de son parti. 

Face aux structures spécialisées de son parti, aux représentants d’autres partis politiques venus soutenir le Fpi, notamment l’Aird de de Eric Kahé, le Rpp de Laurent Dona Fologo, le Cnrd avec à sa tête Bernard B. Dadié, Miaka Ouréto a demandé aux militants de son parti de ne pas se laisser distraire par des commentaires et des analyses démobilisants. Il a rappelé que le Fpi dont il est le président intérimaire ne saurait «remplacer des icônes telles que Pascal Affi N’Guessan, Simone Gbagbo». «Il ne peut donc s’agir, comme il nous revient, d’un moyen d’écarter nos camarades en prison ou en exil. Nous resterons soudés», a-t-il affirmé. 

 La priorité sur laquelle il faut surtout mettre l’accent, selon lui, c’est la lutte pour l’obtention de la libération des prisonniers politiques, notamment le président Laurent Gbagbo (sa réhabilitation politique), et le retour sans condition des exilés politiques. Miaka Ouréto n’a pas éludé la question de la participation de son parti au dialogue politique. «Nos biens ont été pillés, nous sommes dispersés, nous sommes sans repères, nous souffrons et on nous demande d’aller discuter. Nous disons non», a déclaré le président par intérim du Fpi. Qui dit avoir noté que «les gens d’en face commencent à avoir un ton apaisé. Cela veut dire que notre combat commence à porter et que la victoire n’est plus loin.» La convention dont la cérémonie d’ouverture a eu lieu ce dimanche 29 avril rendra ses conclusions ce même jour après les travaux en atelier.    

Saint-Claver Oula

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Mise à jour:

[Le FPI dit « NON » au « dialogue (monologue en réalité) républicain » du régime Dramane]
- Miaka Oureto - Président du FPI lors de la Convention ordinaire du Fpi :
"Quand on dit qu’il faut aller au dialogue républicain et qu’on dit que le FPI est gonflé, moi je dis : je ne peux pas passer mon temps à jouer aux billes avec vous, pendant que celui-là, qui est mon père (Laurent Gbagbo), souffre là-bas. 
Non ! Si vous voulez qu’on s’amuse, il faut que tout le monde soit là pour qu’on s’amuse. Moi, je dors à la belle étoile, parce que ma maison est occupée par n’importe qui, je souffre et tu dis : viens, oublie l’autre, on va jouer. Ah non ! JAMAIS"

Fin du conclave politique inter 'pouvoir et affidés' à Grand-Bassam. PAS DE SIGNATURE DU FPI

‎Selon les informations publiées sur la page facebook du FPI-FRONT POPULAIRE IVOIRIEN"Le FPI a envoyé une délégation pour participer juste à la cérémonie d'ouverture. Mais le parti sera absent lors des négociations. Le FPI a remis un mémorandum au régime ouattara qui est resté sans suite. Alors que nous attendons des réponses aux questions que nous avons posé (libération des prisonniers,retour des exilés,sécurité pour la population,révision de la CEI, redécoupage électorale...) voilà que le régime ouattara organise un dialogue dont on ignore les tenants et aboutissants."

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Compilation à chaud du compte rendu de Andre Silver Konan.

Fin du conclave politique à Grand-Bassam. Extraits du communiqué final.
A LA TABLE DE SEANCE, autour du premier ministre Ahoussou, Anne Ouloto, Konaté Sidiki, Jérôme Climanlo, L D Fologo, Hamed Bakayoko, Mamadou Koulibaly, Théodore Mel Eg, D. Boni Claverie. 
PAS REPRESENTANT DU FPI.

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- Communiqué final lu par Danièle Boni Claverie.
- Aucun représentant du FPI à la table de séance.
- "Un cadre permanent de dialogue" est créé (communiqué)
- "Missions mixtes gouvernement-opposition dans les pays voisins afin d'encourager les exilés à rentrer" (communiqué du conclave politique interivoirien)
- "L'opposition a reconnu la nécessité d'une démarche de pardon" (communiqué du conclave politique interivoirien) 
- "Libération des détenus, suspension du gel des avoirs: le gouvernement a montré sa disponibilité à examiner les dossiers au cas par cas" (communiqué du conclave politique interivoirien)
- Le cas du payement des indemnités des députés de la mandature précédente sera débattu au sein du cadre permanent de dialogue" (communiqué du conclave politique interivoirien)
- "La courtoisie et l'envie d'aller à la paix ont prévalu" (communiqué du conclave politique interivoirien)
- Le Conclave invite les médias à s'inscrire dans l'esprit de réconciliation (communiqué du conclave politique interivoirien)
- Les représentants des partis et groupements politiques commencent à signer le communiqué final "consensuel"
- Ont Signé : Laurent Dona Fologo, Mamadou Koulibaly, Kabran Appiah, Théodore Mel Eg, Henriette Lagou, Henri Niava, Gervais Coulibaly, Danièle Boni Claverie, Séraphin Oulé Tia, Jérôme Climanlo, Irié Bi Irié, Ahoussou Kouadio
LE FPI N'EST PAS SIGNATAIRE DU COMMUNIQUE FINAL.

Ahoussou Kouadio se "réjouit de l'esprit d'ouverture des participants"
A 18h Ahoussou Kouadio a déclaré le conclave clos.

Laurent Dona Fologo à propos de l'absence du FPI: 

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- "N'ayons pas la langue de bois (...) Un parti en vaut un autre. Nous les signataires représentent des milliers d'Ivoiriens. Nous sommes pour le dialogue"
- "Danon Djédjé nous a dit hier, en tant que dernier intervenant qu'il repartait réconforté. Il a dit qu'il était préoccupé par l'organisation de la convention du FPI et a souhaité se retirer. Ce matin, il n'est pas là "
- "En Côte d'Ivoire, je ne serai jamais du côté de ceux qui sont contre l'avancée du pays "
- "Si Danon Djédjé n'est pas là, le jour où il aura le temps, il va signer"

La séance est levée à 18h14.

A Abidjan on dit plus "Cube Maggi"... On dit "Fologo"
"Pendant cette tempête qui ravage la différence sur son passage, d’autres ont fait allégeance à la rébellion armée pour profiter d’un semblant de sécurité anesthésiante et d’espèces sonnantes et trébuchantes souillées par le sang, les larmes et la sueur du contribuable Ivoiriens."

03 mars 2012

3 Mars 2011 - 3 Mars 2012: UN AN D'UNE MASCARADE nommé "Tuerie des femmes d’Abobo"

Par La rédaction de "Le Nouveau Courrier" le 23/02/12 à 8:45

Une journaliste française, qui a couvert la guerre postélectorale pour le quotidien suisse La Tribune de Genève, et qui a passé du temps à Abobo aux côtés des combattants du Commando invisible, vient de publier un livre plein de révélations très embarrassantes pour le régime Ouattara. Notamment au sujet des mortes d’Abobo.

C’est un témoignage précieux. Publié aux Editions Mille et une Nuits, le livre-enquête «Abobo la Guerre – Côte d’Ivoire : terrain de jeu de la France et de l’ONU» de la journaliste française Leslie Varenne sera à coup sûr abondamment annoté par tous ceux qui s’intéressent à la guerre postélectorale ivoirienne – notamment dans ses conséquences judiciaires. En effet, Leslie Varenne a vécu une bonne partie du dernier épisode du conflit ivoirien à partir de la commune d’Abobo, où est né le «Commando invisible» et où se sont livrés un grand nombre de combats. Ayant développé un bon relationnel avec Ibrahim Coulibaly dit «IB» et ses lieutenants les plus proches, elle est en quelque sorte dépositaire du «testament moral» de l’ancien garde de corps de la famille d’Alassane Ouattara, qui a quasiment été de toutes les conjurations depuis le 24 décembre 1999 et la chute d’Henri Konan Bédié. Elle a donc la connaissance d’un des terrains de guerre et des hommes mystérieux qui ont lancé la bataille d’Abidjan. Forcément, elle sait une partie des choses gênantes que le camp Ouattara-Soro voulait sans doute cacher en procédant à l’exécution sommaire d’IB.

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Leslie Varenne ne peut être qualifiée facilement de pro-Gbagbo, selon le procédé habituel utilisé par le régime Ouattara et ses alliés internationaux pour discréditer les porteurs de vérités qui les dérangent. Dans son livre, elle multiplie les jugements de valeur définitifs sur le premier président de la Deuxième République ivoirienne, et reprend souvent sans recul les lieux communs qui parasitent une grande partie des écrits publiés en France sur Gbagbo.  Elle n’a pas vraiment enquêté sur le contentieux postélectoral mais dit, en quatrième de couverture, que Ouattara a été «globalement démocratiquement élu». Elle affirme que sous Houphouët, il suffisait de vivre cinq ans sur le territoire ivoirien pour être automatiquement naturalisé, ce qui n’est pas vrai. Elle se fonde sur des confidences d’anciennes amies de Simone Gbagbo pour affirmer que cette dernière est «richissime» sans dire un mot de ses supposées bonnes affaires.

Mais l’intérêt du livre de la journaliste française, envoyée spéciale de La Tribune de Genève à Abidjan durant les mois d’enfer, n’est pas dans le background mais dans les témoignages de terrain qu’elle met en lumière. Et qui sont déterminants. Notamment en ce qui concerne la fameuse «tuerie des femmes d’Abobo», qui a justifié le vote de la résolution 1975 instrumentalisée par la France officielle pour camoufler son entrée en guerre contre l’Etat de Côte d’Ivoire derrière un texte international de toute façon dévoyé.

Que s’est-il passé à Abobo ? Extraits du livre de Leslie Varenne.

«Le 3 mars, deux ou trois mille femmes défilent aux cris de «Gbagbo dégage». La manifestation est bon enfant. (…) Le rassemblement se tient au rond-point d’Anador, aussi appelé le carrefour du Banco. Le cortège croise les chars sortant du camp-commando d’Abobo pour aller se ravitailler au camp de gendarmerie d’Agban, circulant en sens inverse de la manifestation en direction d’Adjamé. Les femmes leur adressent des coucous de la main en signe de ralliement. Elles sont certaines d’avoir en face d’elles des tanks soustraits à l’armée par le Commando invisible lors des batailles. Subitement, des tirs atteignent les femmes. Le cortège panique, les femmes crient, s’enfuient dans la stupeur générale, personne ne comprend ce qu’il se passe. Officiellement, sept femmes meurent ce jour-là (…) Je n’étais pas sur place ce jour-là, mais lors de mes voyages à Abidjan, j’ai enquêté sur cet événement. Il me faudra des mois pour comprendre ce qu’il s’est réellement passé. Dans cette affaire, de nombreux points sont particulièrement troublants. Abibia, une marcheuse témoigne : «Au départ, nous ne voulions pas y aller. Abobo était en guerre à cette époque et cette marche était dangereuse. Mais le Golf nous a rassuré, il nous a dit que les Fongnons (les hommes du Commando invisible, ndlr) sécuriseraient la marche, et nous, nous avions une totale confiance en eux. Le Golf nous avait dit aussi que l’Onuci serait là. C’est pour cela que nous y sommes allées confiantes, habillées en boubous. Nous étions tellement rassurées qu’une des femmes est venue avec son bébé dans le dos. Elle est morte, mais personne n’a jamais mentionné le décès de son enfant.»

De son côté, le Commando invisible a été totalement surpris par cette manifestation : il n’avait tout simplement pas été prévenu par le Golf. Lorsque les hommes d’IB ont vu les femmes affluer, ils ont tout fait pour leur dire de rentrer chez elles. Mais ils ont seulement réussi à faire rebrousser chemin aux mères qui arrivaient de PK 18 et d’Anyama. En outre, à l’époque, le rond-point d’Anador n’est pas encore un territoire sous leur contrôle. Le choix du lieu du rassemblement est donc curieux. Pourquoi donner le rendez-vous sur la route et à l’heure où les chars passent pour aller se ravitailler ?

Huit mois après, Abiba s’interroge toujours : «Je n’ai pas toujours compris pourquoi le RHDP a choisi ce lieu.» L’endroit aurait pu apparaître comme stratégique si les femmes avaient marché en direction d’Abidjan, mais le meeting de fin de cortège devait avoir lieu devant la mairie d’Abobo. Autre élément incompréhensible, les femmes et les chars circulent en sens inverse, donc ils se font face. Or, les femmes sont atteintes dans le dos par des balles de mitrailleuse. Selon tous les témoignages recueillis, les tirs sont partis de la station Mobil à quelque quatre cents mètres environ du rond-point d’Anador. Les douilles ramassées par un des combattants du Commando invisible arrivé sur place après les tirs sont des douilles de calibre 12,7. Or les chars russes de Laurent Gbagbo sont équipés de mitrailleuses de 14 mm. (…) Le corps d’une femme a été emmené par sa famille, présente à proximité et inhumé le jour même.

Selon des témoins, les corps des six autres femmes auraient été ramassés par des jeunes hommes du RDR, parti d’Alassane Ouattara, puis transportés dans des estafettes (petits fourgons, ndlr). (…) Autre point étonnant : même en ces temps troublés, à Abidjan, la procédure est stricte, les victimes auraient dû être transportées à la morgue d’Anyama. Une autopsie aurait dû être pratiquée et les cadavres auraient dû être remis aux familles. Or, il n’en a rien été. Les six corps ont été enterrés dans un terrain vague, à l’insu de leurs parents, qui mettront des mois avant de connaître le lieu d’inhumation. Plusieurs mois après les faits, la Cour pénale internationale (CPI) se rend en Côte d’Ivoire et ne rencontre pas les familles. En revanche, l’ONUCI a interrogé les parents des victimes pour connaître leur version des faits et les a encouragés à prendre des avocats. Mais sans le soutien d’une organisation, comment ces familles pourraient-elles suivre une procédure aussi complexe et payer les honoraires des avocats ? Le parquet d’Abidjan, lui, signale l’ouverture d’une procédure.

Lors de mon investigation, j’apprendrai que deux commandants proches de Guillaume Soro étaient sur place ce jour-là. Etaient-ils là pour protéger les manifestantes ?»

Que d’éléments troublants !

Pour résumer, après son investigation, la journaliste française affirme que le RDR a en quelque sorte piégé ses militantes d’Abobo en leur mentant que le Commando invisible, non tenu au courant, et l’ONUCI, les protégeraient. Le parti ouattariste a choisi à dessein de faire manifester ses femmes sur la route où les FDS passent pour aller se ravitailler, et à l’heure de leur passage. Au final, des manifestantes affirment que les tirs de mitrailleuses criminels ne sont pas venus des chars de l’armée ivoirienne tandis que des combattants venus sur le terrain par la suite affirment que les douilles ne sauraient provenir desdits chars. De plus, il est incompréhensible que des mortes soient touchées dans le dos alors que les chars étaient en face d’elles. Ce qui est en outre frappant, c’est le fait que le RDR ait choisi d’empêcher toute autopsie et tout examen des corps des tuées en les soustrayant à leurs familles et en les enterrant à la va-vite dans un terrain vague, alors que la grande majorité des corps de la guerre postélectorale se trouvaient tout de même dans les morgues, malgré le conflit. Cette volonté délibérée d’empêcher des expertises sur les corps et d’empêcher les familles de les voir fait curieusement penser à ce qui s’est passé en novembre 2004 avec les dépouilles des neuf soldats français…

Les révélations de Leslie Varenne donnent en tout cas une légitimité nouvelle à la demande du président Laurent Gbagbo, qui sollicite depuis des mois une enquête internationale sur la fameuse tuerie des femmes d’Abobo. Une autre révélation de la journaliste confirme l’intuition répandue selon laquelle coups fourrés et montages visant à manipuler l’opinion publique internationale afin de légitimer une entrée en guerre directe de la France et de l’ONU. Une intuition qui fait que la version officielle sur le kidnapping de l’hôtel Novotel suscite jusqu’à présent de lourds questionnements…

Leslie Varenne explique, sur la base de confidences exclusives, que les attaques de l’hôtel du Golf le 9 avril, attribuées bruyamment aux FDS, ont été… des auto-coups des forces internationales.

«Des gars de l’ONUCI en tenue de camouflage»

Extraits du livre «Abobo la Guerre» évoquant le 11 avril, après le transfert violent de Laurent Gbagbo et de ses proches à l’hôtel du Golf. «Une heure après l’arrivée de ces illustres hôtes, son QG (l’hôtel du Golf, ndlr) est à nouveau attaqué à l’arme lourde. Comme la première fois, cette offensive ne fait ni blessé grave ni dégât majeur. Pourquoi les fidèles de Gbagbo bombardent-ils le lieu où se trouvent leur chef et son clan ? Pourquoi prennent-ils le risque de les tuer ou de les blesser ? Cette nouvelle agression a de quoi étonner. Un fonctionnaire de l’hôtel Sebroko révèle la vérité : «C’est l’ONUCI qui s’est tiré dessus lors des deux attaques, celle du 9 avril et celle du 11 avril, contre le Golf. La première fois, c’était pour légitimer les opérations en cours après la demande de cessez-le-feu de Laurent Gbagbo. La deuxième pour justifier sa capture et faire diversion. Un militaire ayant séjourné un mois à l’hôtel Sebroko après la guerre confirme : «En fait ce sont les gars de l’ONUCI en tenue de camouflage qui ont fait le coup. Bien sûr, les gars qui défendaient le Golf n’étaient pas au courant».

«La première victime d’une guerre, c’est la vérité», écrivait Hiram Warren Johnson, sénateur américain aujourd’hui décédé. Il avait décidément raison.

Théophile Kouamouo

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Preuve du montage en vidéo: par le 6 mars 2011

Voici comment on Crée une fausse information dans le but de discrediter l'adversaire politique.Ce qui est amusant c'est que l'ONU ainsi que la "la communauté internationale" sont complices de ces personnes, et amplifient l'information de ces faux massacres.