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30 mai 2013

Attaques contre Gbagbo et le FPI: POURQUOI MAMADOU KOULIBALY N’A PAS DÉMISSIONNÉ AVANT LE 11 AVRIL 2011 ?

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Je viens de lire l’interview pamphlétaire accordée par Mamadou Koulibaly (Président de LIDER) à « Mutations », un journal Camerounais. Pour moi il n’y a rien de bien neuf dans la démarche de Mamadou Koulibaly… sauf qu’il affirme sa posture d’homme politique 'd’une certaine opposition' pas forcement politique mais qui voit en la formation politique qu’est le FPI, le 1er obstacle à franchir (ou briser) avant de prétendre au fauteuil Présidentiel.

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Aussi, dans sa tentative de piétiner LAURENT GBAGBO, je vois un homme 'touché, humilié' par la vérité et qui tente de renvoyer l’ascendeur à Aboudramane Sangare qui recevant en prison une délégation du Fpi le mardi 7 mai dernier a dit aux partisans de l'ancien régime qui cherchent à sécher leurs habits là où le soleil brille, 'qu’ils n'ont pas compris qu'ils doivent leur popularité au Fpi. Or en pensant devenir quelqu'un sans le Fpi, ils ont fini par découvrir qu'ils ne sont rien.'

La débâcle de Mamadou Koulibaly aux législatives dans la commune de Koumassi est la pour en attester. Bref…

Ma question est de demander à Mamadou Koulibaly POURQUOI IL N’A PAS DÉMISSIONNÉ lui le Président de l’Assemblée Nationale (Constitutionnellement 2eme personnage politique de l’état après le Président de la république bien que dans un régime présidentiel) et Numéro 3 du FPI le parti qu’il fustige depuis plus de 2 ans sur la place publique ?
POURQUOI le même Mamadou Koulibaly qui a donné une longue et belle communication le 2 Juin 2010 sur le sujet de « LA RESPONSABILITÉ DE LA CLASSE POLITIQUE DEVANT L'OPINION PUBLIQUE » lors du colloque organisé par la convention de la société civile en Côte d'Ivoire n’a pas PRIS SES RESPONSABILITÉS EN DÉMISSIONNANT DE LA PRÉSIDENCE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET DU FPI s’il était à ce point éloigné de la démarche du FPI et de Laurent Gbagbo ?

Cette propension risible consistant à conspuer le FPI pour justifier la création du LIDER (Liberté et Démocratie pour la République) m’inspire toujours la même légitime indignation. Mais cela ne fait que révéler la nature véritable de ce 'génie' dévoyé.
Bref... que ne FPI ne réponde pas pour lui donner du grain à moudre. Cela ne sera qu'une perte de temps et il n'attend que cette lucarne.

12 juillet 2011

DÉMISSION DE MAMADOU KOULIBALY DU FPI ET CRÉATION DE SON PARTI POLITIQUE : TENANTS ET ABOUTISSANTS.

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11 Avril 2011 – 11 Juillet 2011, exactement trois mois jour pour jour après l’enlèvement du Président Laurent Gbagbo, l’épée de Damoclès tenue à pleines mains par le Président par intérim du FPI, vient de tomber sur le parti qu’il (Laurent Gbagbo) a  crée, le tranchant vif au sein de son cœur gravement handicapé par l’emprisonnement ou l’exil de nombre de ses cadres les plus influents.

Incompréhension, émoi, terrible déception, colère, sont le lot de réactions à chaud suite à ce volt face tonitruant qui a animé les conversations en cette journée quasi décisive de la vie du Front Populaire Ivoirien.

Là question qui revient le plus souvent est POURQUOI MAINTENANT ? Car il est connu et su de tous que depuis l’Affaire Tagro, Mamadou Koulibaly le trublion de service du FPI était en total désaccord avec certains cadres du parti après des tensions qui couvaient depuis Mathusalem. Mais ce genre de frictions récurrentes étaient portées au crédit de la routine du Front Populaire Ivoirien un parti où semble t’il, chacun avait sont mot à dire tant les contradictions internes pouvaient être au final constructives.

Bien que ce coup de boutoir  ne soit pas inopiné, l’indignation est quasi unanime dans les rangs d’un FPI déjà suspicieux au vue des dernières sorties médiatiques de Mamadou Koulibaly, mais qui avait fini par lui donner carte blanche pour sortir le parti de l’ornière et le maintenir à flot.

Souvenez-vous le tollé général des cadres en exercice du FPI suite à la dernière sortie fracassante de Mamadou Koulibaly dans l’édition N° 2.630 du Magazine Jeune Afrique du 11 Juin 2011. Lorsqu’il a été soupçonné de vouloir créer son propre parti, le Président par Intérim du FPI avait répondu : «  Je n’ai pas d’argent pour le faire. J’ai simplement dit à Miaka Oureto, Le Secrétaire Général, que, si les cadres du FPI souhaitent continuer comme avant, j’arrêterai la politique pour me consacrer à l’enseignement et à la recherche. Mais que, s’ils souhaitent faire évoluer le parti, je suis prêt à les aider. Il faut moderniser nos structures, changer de nom et repenser notre idéologie. »

Revenons sur cette intervention du Nouveau LEADER du LIDER (Liberté et Démocratie pour la République)

-       Je n’ai pas d’argent pour le faire :

La question n’est plus de savoir quelle somme astronomique il faut pour créer un parti politique, le financer pour le  faire vivre en Côte d’Ivoire à ce jour, car de toute évidence, Mamadou Koulibaly semble avoir fait le plein de ses caisses en l’espace d’un mois. Bravo MK le nouveau Marx Karl.

Financer le parti : Sur ce point, l’aspect le plus incongru est que durant ces trois mois de crise au FPI, la seule revendication publique de Mamadou Koulibaly en lien direct avec les partis politiques  concernait l’application des accords de Marcoussis au niveau des closes se référant à la dotation budgétaire. Tiens donc !!!

Le 28 Juin 2011 dans un Interview réalisée par Traoré M. Ahmed de Nord Sud Quotidien, lorsque le journaliste lui pose la question de savoir ce qu’il attend de Ouattara Alassane, il répond en autre : « […] Je souhaite également aborder le sujet du financement des partis politiques. L’accord de Marcoussis a instauré le financement public des partis politiques et il est important de maintenir cette disposition […] » Alors quand je lis dans la déclaration de Mamadou Koulibaly daté du 11 Juillet 2011 estampillé Démission du FPI & Création de LIDER ce paragraphe « […] le respect de l’opinion publique et du chemin parcouru m’oblige à énoncer les causes qui motivent la séparation qui s’impose :

suite à la tentative de coup d’Etat de 2002 qui s’est muée en rébellion, les dirigeants du FPI ont accepté la signature de différents accords qui d’évidence allaient à l’encontre de l’intérêt de la Nation ivoirienne […] » L’accord de Marcoussis qu’il prend à bras le corps aujourd’hui et dont il espère profiter pour financer son parti ne fait il pas parti intégrante de ce qu’il rejette et qui serait entre autre l’une des causes de son départ du FPI ? N’est ce pas de l’opportunisme mesquin ?

-       Si les cadres du FPI souhaitent continuer comme avant, j’arrêterai la politique pour me consacrer à l’enseignement et à la recherche.

Quel coup de Poker magistral !!! Loin de ses parangons de vertus qu’il tente de nous vendre, Mamadou Koulibaly n’a-t-il pas servi un fieffé mensonge à tous les cadres, militants et sympathisants du FPI ?

-       Il faut moderniser nos structures, changer de nom et repenser notre idéologie.

Le LIDER serait il le FPI qui aurait changé de nom ? SINON QUE DEVIENT LE FPI ce parti « décapité, apeuré, affaibli » (selon les termes de Mamadou Koulibaly) ? Mamadou Koulibaly a-t-il volontairement entreprit de LIquiDER le FPI ?

A un moment ou cette nouvelle crise interne naissante était de l’ordre de l’imbroglio inextricable, j’avais avec retenue, fait ce constat : « Les plus fougueux sympathisants et militants du FPI auraient voulu qu’il (Mamadou Koulibaly) tape FORT sur la table d’un poing très ferme pour contrer vigoureusement l’imposture et la dictature naissante en Côte d’Ivoire. Ainsi pour avoir soufflé le chaud et le froid, il est accusé à tord ou à raison d’être un traitre qui débite des papelardises hors de propos et qui depuis belle lurette a comploté pour fragiliser son camp de l’intérieur pour un dessein égocentrique » Aujourd’hui, je ne peux que me résoudre à reconnaitre que ces reproches n’étaient pas fortuits.

Le FPI couché à même le sol, gisant inerte dans les ruines encore chaudes de la démocratie qu’elle a instauré en Côte d’Ivoire,  va-t-il mourir ?

Cette interrogation s’impose car en effet, Mamadou Koulibaly vient d’ouvrir une autoroute à grand trafic sur le chemin des fantasmes dévastateurs du Pouvoir Ouattara qui ne cache pas son profond désir ardent et déjà dévoilé de dissoudre le FPI et toutes ses instances.

11 juillet 2011

Mamadou Koulibaly démissionne Officiellement du FPI et crée son parti politique "Liberté et Démocratie pour la République (Lider)"

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Déclaration de Mamadou Koulibaly: Démission du FPI & Création de LIDER - Liberté et Démocratie pour la République

Lorsque dans un parcours politique, les évènements évoluent dans une voie qui n’est plus en adéquation avec votre vision, vos aspirations et vos valeurs, il devient nécessaire de se réorienter et de dissoudre les liens qui vous ont attaché à une formation politique dans laquelle vous ne vous reconnaissez plus.

Une organisation politique doit permettre à des citoyens qui partagent des idéaux et des objectifs communs de s’allier pour promouvoir un projet. Il lui incombe d’animer la vie politique ; de structurer l’opinion ; de générer des idées ; de proposer une politique ; d’être l’intermédiaire entre le peuple et le pouvoir et non d’être statique, inamovible, murée dans le désordre, l'idolâtrie, le culte de ses fondateurs, les contradictions sans issue et la peur des innovations. Elle ne peut rester réfractaire à tout changement, à toute réinvention.

Mon engagement au sein du Front populaire ivoirien étant allé jusqu’à l’épuisement de toutes les possibilités compatibles avec mes convictions, j’ai décidé d’y mettre un terme. Ce faisant, le respect de l’opinion publique et du chemin parcouru m’oblige à énoncer les causes qui motivent la séparation qui s’impose :

suite à la tentative de coup d’Etat de 2002 qui s’est muée en rébellion, les dirigeants du FPI ont accepté la signature de différents accords qui d’évidence allaient à l’encontre de l’intérêt de la Nation ivoirienne et conduisaient même à épouser les idées de l’agresseur et à les mettre en œuvre;

en ce qui concerne le scrutin de 2010, alors que les préalables du désarmement des rebelles et du redéploiement de l’administration sur l’intégralité du territoire n’avaient pas été remplis, rendant constitutionnellement impossible le déroulement des élections présidentielles dans un environnement serein et sécurisé, les cadres du FPI ne se sont nullement insurgés contre la tenue de ce scrutin organisé dans des conditions manifestement vouées à mettre en péril la vie de nos concitoyens ;

aujourd’hui, ayant contre toute logique accepté les règles du jeu, le FPI refuse totalement d’assumer les conséquences des élections et se vautre dans des rancœurs, des jalousies internes et des conflits permanents à l’image de ceux qui déchirent depuis des années les responsables du parti et qui fragilisent la base, empêchent d’avancer et de constituer une force d’opposition et de pouvoir dynamique, compte tenu des nouvelles dispositions dans lesquelles nous nous trouvons ;

alors que le Congrès est l’instance prévue au sein d’un parti politique pour garantir la libre expression des militants, depuis juillet 2001, aucun congrès n’a été organisé au sein du FPI. Cela est non seulement un signe de refus de l’exercice de la démocratie interne, mais témoigne également de l’inertie, de l’érosion des idées et du manque de vision du parti dont les instances n’ont pas été renouvelées une seule fois en dix ans ;

suite au cataclysme que nous venons de vivre, la haute direction du FPI refuse toujours un congrès-bilan et exclut tout changement, même indispensable, qui pourrait selon eux les affaiblir. S’abritant derrière le prétexte que tout changement serait assimilable à une traîtrise envers des camarades emprisonnés ou exilés, elle cherche surtout à préserver des chasses gardées personnelles au détriment de l’intérêt général et à masquer sa propre trahison envers nos militants, nos idéaux, la Côte d’Ivoire et la cause africaine.

Je n’ai point manqué d'égards envers mes camarades du FPI et, depuis les événements du 11 avril 2011, ayant en charge l’intérim de sa présidence, je me suis investi pour redonner vie au parti et pour constituer une opposition crédible. J’ai enchainé les rencontres et réunions, lancé des sujets de réflexion pour anticiper les proches défis, consacré du temps et de l’énergie à rassurer, regrouper, négocier la libération de nombre de prisonniers politiques du Golf ou de la Pergola, définir un cap commun pour reconstruire ensemble et expliquer en permanence notre position de non belligérance au nouveau régime et à la communauté internationale. Mon constat est que cette tentative a été vaine et que le FPI, en sa forme actuelle, ne peut devenir un grand parti d’opposition puisque le refus de toute évolution fige les perspectives.

La prudence enseigne que les changements ne doivent pas se faire pour des causes légères et passagères. Lorsqu’une longue suite de dérives et d’erreurs s’enchaine en toute irresponsabilité et qu’aucune volonté d'inventaire, d’évolution et de restructuration n’est admise, la nécessité de changer de méthode et de doctrine s’impose.

Ainsi, compte tenu de l’environnement politique actuel en Côte d’Ivoire, je juge indispensable de former un contre-pouvoir efficace dans le pays.

En tant que libéral attaché à la démocratie et à l'économie de marché, j’évalue justement la place importante d’une opposition forte pour freiner l’oppression d’un pouvoir présidentialiste absolu. Ainsi, dans l’intérêt des populations ivoiriennes, je vais m’employer avec mon équipe à le faire au sein d’un parti politique en création, dont le nom porte en lui-même une part de sa vision : Liberté et Démocratie pour la République, (LIDER), nouveau parti qui œuvrera pour l’instauration d’une société de confiance au sein de laquelle les Ivoiriens ne se méfient plus les uns des autres pour des raisons tribales, ethniques, régionales ou religieuses.

La liberté, en Côte d’Ivoire, sonne parfois comme un mot creux, un idéal réservé à des pays riches mais inatteignable pour la grande masse des populations des pays pauvres dont le souci est de trouver à manger chaque jour et de pouvoir se soigner pour survivre. On voit pourtant que, partout dans le monde, le recul de la pauvreté est lié à l’augmentation de la liberté. LIDER s’assigne la responsabilité d’éveiller les Ivoiriens à ces idées pour rompre avec le pessimisme qui confine l’individu dans un attentisme dévastateur et de restaurer chacun dans l’assurance qu’il lui faut avoir en ses propres capacités. Les Ivoiriens ne peuvent plus croire qu’ils doivent tout attendre de l’Etat car, depuis plusieurs décennies, les gouvernements se succèdent et la pauvreté demeure, voire même s’étend.

Lorsque les populations seront libres d’entreprendre une activité sans rencontrer mille barrières qui découragent les projets ; quand elles ne seront plus étouffées par l’impôt et le poids de l'Etat ; quand elles pourront avoir des titres de propriété qui sécurisent leurs activités et leur descendance ; quand elles pourront commercer librement avec le reste du monde ; quand elles ne seront plus asphyxiées par des entreprises en situation de monopole qui dictent leurs prix en les maintenant à des niveaux protégés par des législations injustes; quand toutes ces barrières seront tombées, et quand leurs droits à l’éducation, la santé et à la prospérité tout court seront les vrais enjeux de l’action politique, alors le progrès arrivera enfin et le développement du pays ne reposera plus uniquement sur une aide publique extérieure aliénatrice qui entrave plutôt l’avenir des peuples concernés.

La conviction de LIDER repose sur un socle constitué d’un état de droit, car un bon cadre institutionnel est nécessaire à l’exercice de la liberté dans une Nation en construction, qui aspire à conquérir une souveraineté totale lui permettant d’interagir d’égal à égal avec ses partenaires. Il est inadmissible que les populations d’Afrique en général et de Côte d’Ivoire en particulier soient interdites d’accès à la prospérité par des politiques surannées. Cessons de croire que nous sommes damnés ! Libérons-nous ! Soyons les acteurs de notre propre développement, de notre propre réussite, de notre propre vie.

La principale mission de LIDER sera de promouvoir ces idées et de développer des initiatives réalistes et novatrices pour redonner aux Ivoiriens, aux Africains, le goût du combat pour un avenir plus heureux et épanoui. Comment lutter quand on ne sait pas qu’une voie meilleure est possible ? LIDER s’engage à réveiller l’esprit militant et l’engagement reposant sur les idées.

L’autre mission, non moins importante, de ce parti politique sera de surveiller l’action du gouvernement en place pour dénoncer les dérives de manière à protéger les Ivoiriens. La démocratie ne se limite pas à glisser un bulletin dans l’urne, elle repose sur un contrôle permanent de l’action des dirigeants. L’opposition n’a pas pour mission de rester assise à pleurnicher, à se morfondre dans le nombrilisme et à se plaindre pendant cinq ans. Elle doit être proactive, décomplexée et constructive pour le bien-être des Ivoiriens.

C’est pour faire avancer ces idées auxquelles je crois fermement que j’ai posément pris la décision irrévocable de partir du FPI.

Empli d’une ferme confiance, j’appelle toutes les bonnes volontés qui partagent ces valeurs et ces convictions à apporter leur soutien, leur engagement, leur courage et leur honneur à LIDER pour qu’ensemble, nous osions conduire la Côte d’Ivoire sur la voie audacieuse de la liberté, du progrès et de la réussite individuelle et nationale.

Prof. Mamadou KOULIBALY

Fait à Abidjan, le 11 juillet 2011